Lula (Italie) : coup de chaud pour le projet Einstein

Lula est une petite commune d’un millier d’habitant.es, située dans la province de Nuoro, au pied de la région sauvage de la Barbagia (Sardaigne). C’est là que se trouve l’ancien complexe minier de Sos Enattos, fermé en 1997, qui après avoir ravagé pendant plus d’un siècle les entrailles de la montagne, s’est porté candidat pour accueillir un nouveau projet dévastateur : le Télescope Einstein (ET), dans lequel des centaines de millions d’euros sont prêts à être investis, notamment pour excaver 30 km de tunnels souterrains, construire des laboratoires scientifiques et un centre de recherche international.

C’est dans ce cadre, que deux chercheurs de l’Institut national de géophysique et volcanologie ont débarqué mi-juillet dans le village de Lula, afin de fignoler la candidature italienne pour le projet Einstein. Et il n’a pas même pas fallu plus d’une dizaine de jours pour que les blouses blanches puissent assister à une première expérience en direct : le passage de l’état solide à l’état gazeux de leurs véhicules, qui étaient garés devant leur maison de location, samedi 1er août vers 22h30.

Ce qui a d’ailleurs provoqué une réaction gravitationnelle en chaîne, que ces scientifiques bardés d’arrogance et de certitudes ont pu tester personnellement : un départ précipité de l’île, mettant fissa une mer entière entre la relativité d’Einstein et leur derrière.

[Synthèse de la presse locale, 2-4 août 2026]

Pinneberg (Allemagne) : feu sur l’agent immobilier des forces de répression

Du feu pour le « Bureau fédéral chargé des missions immobilières »
(traduit de l’allemand de de.indymedia, 16 août 2026)

Hello, aujourd’hui
nous souhaitons vous présenter le « Bureau fédéral chargé des missions immobilières » (BImA). Vous ne le connaissez pas ? Cela vous semble ennuyeux ? C’est ce que nous pensions aussi jusqu’à peu. Mais la coopération civilo-militaire donne lieu à des situations pour le moins insolites. C’est pourquoi, la nuit du 15 au 16 août 2026, nous avons mis le feu au parking du BImA, situé au 1, Eggerstedtstraße, à Pinneberg (Schleswig-Holstein)*.

Le BImA gère et exploite toutes les casernes et tous les biens immobiliers de l’armée allemande [Bundeswehr]. Sa mission principale consiste à répondre aux besoins en terrains et en locaux des diverses institutions fédérales, notamment la Bundeswehr, la police fédérale et les douanes.
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Pise (Italie) : toute guerre moderne commence dans un laboratoire

(Traduit de l’italien de ispirAzione, 22 avril 2026)

La nuit du 7 au 8 avril 2026, six engins incendiaires ont été placés sur quatre poids-lourds et sur les tableaux électriques de deux grues, à l’intérieur du chantier de construction d’un technopôle de de l’École supérieure Sainte-Anne de Pise.

Il n’est pas possible de connaître l’étendue réelle des dégâts, vu le silence total des médias à ce sujet, mais il y en a eu, au vu des colonnes de fumée qui s’élevaient au loin.

Liberté pour Alfredo Cospito et pour tous les prisonniers de la guerre sociale.

Montréal (Canada) : feu et marteaux contre Microsoft et le constructeur de drones

Attaque résidentielle contre le développeur des drones IA
et attaque Molotov contre Microsoft

MTL Contre-info, 8 août 2026

Mercredi soir 5 août, les vitres et la porte d’une résidence ont été brisées et un bureau de Microsoft a été pris pour cible par des cocktails Molotov.

Cette action visait la résidence officielle du fondateur et le siège social de Munera Intelligence. Munera développe des drones dotés d’IA qui, conformément à un accord avec la Ville de Montréal annoncé en juin, seraient utilisés pour surveiller nos rues grâce à leur technologie d’intelligence artificielle. Les fenêtres et la porte de Dominic MacDuff-Auger ont été détruites.

La ville insiste sur le fait que ces drones ne seraient utilisés que sur des chantiers. Cependant, à l’instar de tout système de caméras, les données collectées par ces drones ne feront que renforcer le système de surveillance que la police met en place pour couvrir l’ensemble de la ville. Ce programme de drones s’inscrit dans un projet plus vaste, comprenant notamment l’annonce récente du déploiement et de l’installation, dans toute la ville, de caméras alimentées par l’IA et gérées par la police, qui vise à normaliser les intrusions croissantes dans nos vies et à mener une guerre constante contre notre capacité à jouir de notre liberté. Il ne fait aucun doute que si l’utilisation des drones dotés d’IA par la ville est autorisée à se développer, notre avenir sera de plus en plus celui d’un monde où le ciel sera rempli de robots effectuant des livraisons pour Amazon et veillant à notre obéissance totale à des gouvernements toujours plus autoritaires.
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Portland (États-Unis) : destruction de quatre tourelles de caméras

(Traduit de l’anglais de Rose City Counter-Info, 6 août 2026)

Il y a quelques nuits, on a décidé de se lancer un défi : détruire quatre tourelles de vidéosurveillance en une seule nuit. On a trouvé que c’était plus facile que prévu, et aussi très joyeux ! On en a détruit une près du pont piétonnier entre Clinton et la 14e, une autre près de la pharmacie CVS sur la 33e, et deux près de l’hypermarché Fred Meyers sur la 28e.

On a constaté qu’il nous fallait moins de 30 secondes pour escalader la tourelle, briser toutes les caméras, détruire les panneaux solaires et écrire un message, et crever les pneus de la remorque. Nous avons eu l’idée de grimper sur la tour grâce à un autre communiqué d’attaque. On a rencontré aucun problème lors de cette aventure, et certains gars du quartier nous ont même encouragés et remerciés de nous occuper de ces nuisances.
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Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines) : « bourgeois de merde »

«De la révolte et de l’écœurement» : avec la sécheresse,
les golfs pris pour cibles

RMC/Europe 1, 10-13 août 2026

Dans la nuit du 29 au 30 juillet, trois greens du golf de Tremblay-sur-Mauldre, dans les Yvelines, ont été saccagés à coups de bêche, endommageant le gazon sur 15 à 20 centimètres.

Un coup de téléphone et de nombreux dégâts. En se rendant sur place il y a une dizaine de jours,  son directeur, Emmanuel Bachot, découvre l’étendue des dégâts. « Je n’avais pas fait le tour du golf le matin. C’est un joueur qui est arrivé au trou numéro 4. Il m’appelle pour m’alerter de la situation. Il y avait le trou numéro 4, le numéro 6 et le trou numéro 7 qui étaient vandalisés« , raconte le directeur. « J’ai dû remettre tout en état pour que les joueurs puissent rentrer mais si on doit tout remettre parfaitement en place, c’est 20.000 euros par green, soit 60.000 euros pour les trois« , dénonce Emmanuel Bachot.

Les auteurs se sont attaqués aux greens, les surfaces les plus sensibles du parcours. À plusieurs endroits, la pelouse a été retournée à coups de bêche. Des inscriptions telles que « bourgeois de merde » ou « sport de luxe », accompagnées de symboles anarchistes, ont également été tracées sur le sol. Europe 1 évoque des dégradations similaires ces dernières semaines à Roissy-en-France (Val-d’Oise) et à Noues-de-Sienne (Calvados).

Saint-Hostien (Haute-Loire) : sabotage incendiaire du chantier routier

Une enquête ouverte après l’incendie d’un engin de chantier
de la future RN88

Le Progrès/L’Éveil de Haute-Loire, 7 août 2026 (extrait)

Les sapeurs-pompiers sont intervenus le jeudi 6 août aux alentours de 3 heures pour un début d’incendie sur le pneu avant droit d’une pelleteuse. Elle était stationnée le long de la RD28 sur la commune de Saint-Hostien. Elle servait dans le cadre de la construction d’un pont de la future RN88. Dans la matinée, les gendarmes se sont rendus sur place pour faire des prélèvements. Selon les premiers éléments de l’enquête, ce départ de feu pourrait être d’origine criminelle. Une plainte a été déposée.

Ce chantier de la future RN88, dont la maîtrise d’ouvrage est confiée à la région Auvergne Rhône-Alpes, est sujet à de fortes tensions. Des dégradations ont déjà été constatées par le passé, notamment des graffitis laissés sur des machines lors du chantier préparatoire. En novembre 2023, les opposants au chantier s’étaient invités sur le terrain de fouilles archéologiques pour dénoncer une « exploitation abusive des terrains ». La force avait été employée par les forces de l’ordre.

Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) : Ni France ni Travail !

Trois véhicules d’agents de France Travail vandalisés sur le parking de l’agence
RCI, 6 août 2026 (extrait)

La Direction régionale de France Travail Guadeloupe & Îles du Nord réagit fermement après des actes de vandalisme survenus le vendredi 31 juillet 2026 sur le parking de son site de Pointe-à-Pitre.

Au cours de cette journée, trois véhicules personnels appartenant à des conseillers de l’établissement ont subi des dégâts matériels importants, incluant des carrosseries abîmées et des pare-brise fissurés.

Une plainte a été déposée auprès des services de police compétents. La direction a pris des mesures pour sécuriser les lieux, accompagner les agents touchés et renforcer la surveillance de l’agence.

États-Unis : une vague de sabotages vise les caméras de surveillance Flock

Aux États-Unis, une vague de sabotages vise des caméras
de surveillance de masse
AFP/Guardian et autres, 9 août 2026

En quelques années, la start-up Flock a installé plus de 120 000 caméras de surveillance des véhicules dans 49 États. Mais un vaste mouvement populaire s’en prend désormais à ce réseau accusé d’atteinte à la vie privée – jusqu’à les saboter à la chaîne.

La nébuleuse anti-Flock s’active depuis des mois sur internet : carte participative des caméras, partage de techniques pour bloquer leur vision, jusqu’à saluer chaque « héros » arrêté pour en avoir détruit. Le principal groupe Facebook, « DeFlock America », compte plus de 600 000 membres et en accueille des milliers supplémentaires chaque jour. Sur un autre réseau (TikTok), un contenu ironique à succès conseille par exemple « de ne pas rechercher des lasers verts dans la gamme de 490 à 570 nanomètres au-dessus de 1 000 milliwatts, parce que cela pourrait endommager les capteurs d’image » de ces caméras… Lire la suite

Les autoradios ont des oreilles… et deux balises GPS !

Indymedia Nantes, 8 août 2026

Mise à jour de la dernière trouvaille : un fil qui n’a pas été suivi jusqu’au bout lors du premier démontage amenait à un boîtier aimanté fixé à une paroi entre l’arrière de l’autoradio et la boite à gants (il fallait démonter un autre cache en plastique). Il contenait une grosse batterie et une autre balise GPS (Taoglas, Quectel M66, Ublox MaxM10) avec carte SIM (voir photos). Vu la connectique et vu que le fil était branché au premier dispositif (voir photos), ce boîtier ne semble pas avoir été ajouté entre temps. Voir les autres photos

Crémone (Italie) : sabotage solidaire d’un poste électrique

(Traduit de l’italien de ispirAzione, 31 juillet 2026)

Le 1er juillet dernier, nous avons saboté un poste électrique. L’heureux hasard a voulu qu’une partie du centre de Crémone se retrouve plongé dans le noir. Plus de lumière dans les rues.
Sans crier gare, un black out s’est diffusé et a duré quelques heures.
L’énergie est liée à la guerre, la guerre à la répression, et répression signifie prison.
Par ce geste, nous avons voulu agir pour exprimer notre solidarité avec les anarchistes arrêtés le 16 juin.
Salut à tous les rebelles du monde, aussi bien ceux qui sont en taule que ceux qui luttent à l’extérieur.
En ces temps d’horreurs, nous ne pouvons oublier Ramy et Fakir*.


NdT : Abderrahim Fakir a été assassiné par étouffement dimanche 19 juillet 2026 dans le quartier de Pilastro, en périphérie de Bologne, menotté et immobilisé à terre par les flics, et observé passivement en train de mourir par plusieurs secouristes de la Croix-Rouge. Ramy Elgaml est décédé le 24 novembre 2024 dans le quartier de Corvetto, au sud-est de Milan, après que le scooter conduit par son pote ait été percuté par une patrouille de carabiniers lancée à leur poursuite.

Les autoradios ont des oreilles

Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.

La musique a bien dû leur casser la tête !

[Trouvé sur Indymedia Nantes, 1er août 2026]


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