Le pire des virus… l’autorité

[Un tract sorti le 13 mars dernier à Paris, quatre jours avant le premier confinement du printemps. A (re)lire en cette veille du second prévu pour durer jusqu’au 1er décembre minimum.]

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Le décompte macabre des décès augmente de jour en jour, et dans l’imaginaire de chacun prend place la sensation, d’abord vague puis toujours un peu plus forte, d’être toujours plus menacé par la Grande Faucheuse. Pour des centaines de millions d’êtres humains, cet imaginaire n’est certainement pas nouveau, celui de la mort qui peut s’abattre sur n’importe qui, n’importe quand. Il suffit de penser aux damnés de la terre sacrifiés quotidiennement sur l’autel du pouvoir et du profit : ceux et celles qui survivent sous les bombes des États, au milieu de guerres infinies pour le pétrole ou pour les ressources minières, ceux et celles qui cohabitent avec la radioactivité invisible provoquée par des accidents ou des déchets nucléaires, ceux et celles qui traversent le Sahel ou la Méditerranée et qui sont enfermés dans des camps de concentration pour migrants, ceux et celles qui sont réduits à des morceaux de chair et d’os par la misère et la dévastation générées par l’agro-industrie et l’extraction de  matières premières… Et même dans les terres que l’on habite, à des époques pas très lointaines, on a connu la terreur des boucheries à échelle industrielle, les bombardements, les camps de mort… toujours créés par la soif de pouvoir et de richesse des États et des patrons, toujours fidèlement mis en place par des armées et des polices…

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Enchaînés à la couronne

[Un texte sorti le 14 mars dernier, trois jours avant le premier confinement du printemps. A (re)lire en cette veille du second prévu pour durer jusqu’au 1er décembre minimum.]

« La tyrannie la plus redoutable n’est pas celle qui prend figure d’arbitraire, c’est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité. »
A. Libertad, 1907

Avec l’épidémie passagère de Covid-19 qui se propage à travers le monde et les mesures drastiques qui s’enchaînent les unes après les autres de la Chine à l’Italie, une des premières réflexions qui vient en tête est de se demander qui de la poule de l’autorité ou de l’œuf de la soumission est actuellement en train de faire le plus de dégâts. Cette brusque accélération étatique de contrôles, d’interdictions, de fermetures, de militarisation, d’injonctions, de bombardements médiatiques, de zones rouges, de priorisation des morts et des souffrances, de réquisitions, de confinements en tous genres –typiques de n’importe quelle situation de guerre ou de catastrophe–, ne tombe en effet pas du ciel. Elle prospère sur un terrain largement labouré par les renoncements successifs des braves sujets de l’État à toute liberté formelle au nom d’une sécurité illusoire, mais aussi sur la dépossession généralisée de chaque aspect de notre vie et la perte d’une capacité autonome des individus à penser un monde complètement différent de celui-ci.
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Y a t-il une vie avant la mort ?

[Un tract sorti le 23 mars dernier à Marseille, une semaine après le premier confinement du printemps. A (re)lire en cette veille du second prévu pour durer jusqu’au 1er décembre minimum.]

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Ces derniers mois, un virus contre lequel n’existe pas de vaccin se propage, atteignant des organismes humains affaiblis notamment par les pollutions industrielles, la misère, les conditions de survie éprouvantes. Il contamine des centaines de milliers de personnes et tue des milliers d’autres. Ce virus et le traitement médiatique qui en est fait viennent activer une terreur ancienne, celle des différentes « pandémies » de peste noire et leurs dizaines de millions de mort-es au fil des siècles, terreur confirmée et amplifiée par les mesures spectaculaires et coercitives se répandant comme traînée de poudre. La mort et la peur qu’elle inspire, tenues à distance la plupart du temps dans « nos » sociétés occidentales (ou « normalisé-e » à renfort de protocoles médicaux), semble prendre sa revanche en envahissant l’espace social et incitant chacun.e à regarder l’autre comme un facteur de risque potentiel.
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Sur la situation des compagnon-ne-s Francisco et Mónica (octobre 2020)

Indymedia Nantes, 28 octobre 2020

Comme c’est déjà connu, les compagnon-ne-s se trouvent en prison depuis juillet, accusé-e-s de différentes attaques explosives ayant eu lieu en juillet 2019 et en février 2020. La procédure judiciaire à leur encontre reste ouverte, de même que le délai d’instruction, sans plus de nouvelles.

À propos de la situation particulière de chacun-e d’entre elleux, nous pouvons informer que :
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Montgiscard (Haute-Garonne) : nouvel incendie d’une antenne-relais

C’est arrivé près de chez vous
Indymedia Nantes, 27 octobre 2020

A tous les amishs refoulés!!!
Sortons nos lampes à huile pour éclairer les ténèbres d’un monde dystopique.

Une antenne-relais en feu a illuminé une sombre soirée de couvre-feu le 23 octobre près de Montgiscard en Haute-Garonne.

Il y en a une près de chez toi – Bonne nuit les amishs!!!

A distance du monde

Les saisons changent
les jours sont similaires
divers épilogues
possibles rêves invisibles
routes inconnues
nuits imprévisibles

Si la vie a une valeur quantitative, il est évident que la science et la technique deviennent les religions de la domination. Le monde s’arme, progressant vers l’abîme. Aujourd’hui, on admet de façon inéluctable qu’il produise soin et contrôle totalisant contre une maladie incurable. Quelqu’un s’interroge-t-il sur comment la technologie semble à la fois toujours plus à la pointe et incontestable mais en même temps aussi vulnérable ? Quelque chose d’invisible et d’imperceptible est en train de faire s’écrouler une partie du système. Et vu que ce monde est basé sur le rapport millénaire entre pouvoir et servitude, nous sommes en train de tomber avec lui.
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Italie : nouveaux affrontements contre le couvre-feu

[Comme c’est souvent le cas lorsqu’éclate ce genre de situation de rue qui nous prend à l’improviste, beaucoup se demanderont qui sont et que veulent ces émeutiers qui protestent contre le couvre-feu en Italie (genre un retour à cette bonne vieille normalité) en tentant de rentrer leur colère dans de petites cases, plutôt que de se demander ce que nous voulons, nous, avec des idées, pratiques et perspectives révolutionnaires anarchistes qui ne se limitent pas à ce nouveau tour de vis du pouvoir. Non seulement pour agir (ou pas) à l’intérieur de telles protestations, mais aussi à côté ou en dehors d’elles.
Du côté des porte-parole de l’État, les grands journaux italiens ont par exemple choisi de mettre en avant ce matin 27 octobre selon les villes un petit côté gilet jaune hexagonal des manifestations des débuts pour son côté très hétérogène et l’aspect « guerilla urbaine », pointant par exemple à Turin aussi bien les « ultras » rivaux des deux clubs de foot (Juventus et le Torino), que des groupes de jeunes « vandales immigrés », des « complotistes » variés ou des petits commerçants : il faut dire que le saccage et parfois le pillage des boutiques de luxe de la via Roma (Apple store, Gucci, Geox, etc.) et dans de nombreuses autres rues adjacentes par 600 émeutiers a par exemple donné du fil à retordre aux forces anti-émeute jusque tard dans la nuit. A Milan idem, où c’est notamment le très commerçant corso Buenos Aires qui a été parcouru en scandant « Liberté, Liberté » puis la zone de Stazione Centrale, et où un grand journal du nord s’est fait plaisir à pointer « le groupe [de 300 manifestants] formé à la fois d’italiens et d’étrangers, de quelques militants de Forza Nuova [groupe d’extrême-droite] mais aussi d’anarchistes ». Il y aurait d’ailleurs eu des coups échangés entre fachos opposés aux destructions de vitrines, tentant du coup de faire office de SO informel (« on ne touche pas aux commerces, on est là pour autre chose »), et des groupes de plus jeunes de toutes origines venus au contraire pour exprimer leur rage, et pas que contre la police.
Cela promet de belles polémiques en perspective* qu’on a déjà connues ici dans les fameux milieux limitants, bien sûr en fonction des villes et des contextes qui peuvent varier (Naples n’est pas Trieste, et Milan n’est pas Rome, etc.), entre caricaturalement investir ce genre de manifs pour en chasser les fachos (y compris avec des pratiques qu’ils partagent plus difficilement), dépasser ces derniers et offrir d’autres possibilités, ou déserter ces rassemblements trop verrouillés localement en saisissant l’occasion que les flics soient bien occupés là pour agir ailleurs et autrement… y compris sur d’autres types de cibles moins évidentes que les flics et le mobilier urbain, et sans rien demander au pouvoir.
A Turin comme à Milan, il y a aussi eu des tentatives d’attaque des sièges de Région (ces rassemblements commencent souvent sur de grandes places quelques heures avant le couvre-feu, avant de partir en sauvage), et à Naples, pour la troisième journée consécutive, des centaines de jeunes ont à nouveau affronté les flics de façon mobile et monté des barricades de matériel urbain.
Enfin, précisons qu’il y eu des rassemblements sans cortèges sauvages ravageurs dans d’autres villes que Turin, Milan et Naples –parfois à l’initiative des réseaux d’extrême-droite ou de commerçants mais pas que–, comme Pescara, Vicenza, Perugia, Genova, Foggia, Pesaro, Trieste, Bologna, Firenze, Lecce (avec des slogans comme « Mieux vaut le risque de mourir de Covid que la certitude de mourir de faim »), Campobasso, etc. Les chiffes officiels de ce matin donnent au moins 5 arrêtés à Turin (dont deux pour le pillage du
Gucci et un pour le Vuitton), et 28 à Milan (dont 13 mineurs, et une anarchiste).

* On pourra par exemple (re)lire ce Recueil de textes anarchistes à propos du mouvement des gilets jaunes, 24 p., août 2019]


Nouveaux incidents lors de manifestations anti-restrictions en Italie
AFP, 26 octobre 2020 (extrait)

La fermeture des restaurants et des bars à partir de 18 heures et de tous les théâtres, cinémas et salles de sport pendant un mois a suscité colère et inquiétude dans un pays déjà très durement affecté par deux mois de confinement au printemps et qui doit connaître cette année sa plus grave récession économique depuis la Seconde Guerre mondiale.
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Romagne (Vienne) : la loi divine découvre celle de la gravité

Entre-deux-Mers : le maire porte plainte après la destruction d’une croix en pierre
Sud Ouest, 26 octobre 2010

Haut de trois mètres, l’édifice religieux situé sur la commune de Romagne a été renversé. Le maire de Romagne Daniel Gaud a déposé plainte à la gendarmerie de Créon après avoir découvert la croix en pierre appelée « croix de Romagne » détruite en plusieurs morceaux.
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Transportés par le vent

En quête assidue d’ « un équilibre entre responsabilité économique, responsabilité Sociale et responsabilité environnementale», le groupe Agsm de Vérone (Italie) est une entreprise qui affirme avoir quelque scrupule de conscience. Son objectif est évidemment d’obtenir du profit, mais elle veut le faire de manière propre, de manière quasi éthique oserait-on dire. Active dans le secteur de l’énergie, cette société ne veut rien avoir à faire avec le pétrole, le gaz ou le nucléaire. Non Monsieur, « puisque le développement durable est dans l’ADN du Groupe Agsm», sa spécialité sera l’exploitation des prétendues ressources renouvelables. Même le soleil, l’eau et le vent peuvent alimenter la Méga-Machine qui est en train de ravager la planète ! Un de ses derniers projets est ainsi la construction d’un grand champ d’éoliennes sur le mont Giogo, dans la zone du Mugello en Toscane. Agsm a présenté le projet il y a un an, lançant l’envoi des autorisations procédurales menées par la région, auxquelles ont participé 44 organismes, sans oublier un « débat ouvert avec les citoyens» qui s’est conclu le 24 août dernier. Il s’est terminé parce qu’il a mis tout le monde d’accord ? Non, bien sûr, il s’est terminé parce que ce genre de débat n’est qu’une formalité ennuyeuse à expédier en vitesse avant de passer aux choses plus lucratives.
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Rive-de-Gier (Loire) : rosser les couvreurs de feu

Couvre-feu : trois hommes interpellés dans la Loire après l’agression d’un policier
L’Obs, 26 octobre 2020

Trois hommes âgés de 21 à 27 ans ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche à Rive-de-Gier, dans la Loire, après l’agression d’un policier lors d’un contrôle du couvre-feu, a-t-on appris dimanche de sources policières. L’incident s’est produit samedi vers 23h30 lors du contrôle, par deux policiers d’une brigade canine, d’un groupe de sept personnes alcoolisées qui violaient le couvre-feu dans le centre de cette commune de la vallée du Gier.

Trois d’entre elles ont bousculé et fait chuté au sol l’un des policiers, avant de le frapper à coups de poing et de pied et de prendre la fuite, précise-t-on de même source.
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Toulouse : la PAF fait son sale taf

Toulouse- A Seysses comme ailleurs, la Police Aux Frontières (PAF) fait son sale taf
Indymedia Nantes, 26 octobre 2020

Pour rappel : 7 personnes ont été condamnées à 2 mois de prison ferme suite à des tags et des affiches (contre les flics, les juges, les matons, les bourgeois, l’etat, le patriarcat, le confinement imposé…), et pour refus de signalétique et identités imaginaires. Elles sont enfermées à Seysses depuis plus d’un mois maintenant.

Il y a plusieurs jours, la PAF est venue à la prison de Seysses, interroger certaines personnes condamnées dans cette histoire qui avaient donné une identité belge (et né en belgique) ou bien française (mais né au portugal). Deux personnes ont pour l’instant reçu des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Francais) et des ICTF de 3 ans (Interdiction de Circuler sur le Territoire Francais).
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Naples (Italie) : le couvre-feu sent le brûlé

|En Italie, trois régions viennent d’instaurer un couvre-feu : celles de Rome (Latium), Milan (Lombardie) et Naples (Campanie). Le Piémont et la Sicile imposeront dans la semaine qui vient à leur tour le couvre-feu, et d’autres régions pourraient faire de même, à moins que le gouvernement ne décrète la mesure sur le plan national. Si à Rome ce sont 200 militants du parti d’extrême-droite Forza Nuova qui l’ont bravé samedi soir, à Naples ce sont des centaines de jeunes qui avaient saisi l’occasion la veille pour affronter la police.]

Belga/AFP, 24 octobre 2020

La Campanie, région du sud-ouest de l’Italie fait l’objet de nouvelles mesures restrictives visant à endiguer une hausse rapide de la courbe des contaminations. Mais le couvre-feu (23h00 à 05h00) instauré vendredi et la crainte d’un nouveau confinement ont d’ores et déjà suscité un vent de colère dans la région, se traduisant par des manifestations avec quelques débordements.

Vers 23 heures, plusieurs centaines de personnes, souvent jeunes, ont allumé des fumigènes, incendié des poubelles et lancé des projectiles sur les policiers antiémeute déployés dans le centre-ville. Des appels avaient été lancés sur les réseaux sociaux pour défier le couvre-feu également en vigueur dans les régions de Rome et de Milan.
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Villepinte (Seine-Saint-Denis) : visite anticarcérale à la mairie

Visite nocturne à la mairie de Villepinte contre le projet de nouvelle prison
Indymedia Nantes, 24 octobre 2020

Le  16 octobre était prévu à la mairie de Villepinte une permanence de la commissaire enquêtrice liée au projet d’agrandissement  de la prison de Villepinte sur la commune voisine de Tremblay-en-France, avec 700 nouvelles places. L’idée d’un nouveau lieu d’enfermement et tout le vernis démocratique qui l’entoure nous insupportent, alors on a décidé de participer à l’enquête publique, mais à notre manière.

La veille, nous avons saboté les serrures de plusieurs portes ( super glue + étain), et redécoré les murs du bâtiment (dont la façade) :
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Malmö (Suède) : cramer les voitures des riches

Combien de Tesla ont brûlé dans cette concession ?
Turbo, 22 octobre 2020 (extrait)

Le centre Tesla de Malmö, en Suède, a été touché par un incendie ce mercredi 21 octobre. Si le bâtiment principal n’a pas été touché, 7 véhicules ont été détruits dans lors du sinistre, décrit comme un acte « potentiellement volontaire » par les autorités.

L’incendie qui a sévi dans la concession Tesla de Malmö n’a heureusement fait aucune victime. Les dégâts matériels, en revanche, sont assez importants et concernent principalement les véhicules qui se trouvaient dans une zone de stationnement. Six Model S et une Model 3 ont été détruites, dans un espace pourtant vaste, de plus de 300 m2. Ce qui laisse les pompiers intervenus penser qu’il s’agit d’un acte délibéré, compte tenu de la disposition des lieux : aucune chance qu’un véhicule mette le feu à un autre, stationné à proximité.

Le chiffre du jour : déjà 4777 amendes pour non-respect du couvre-feu

Jeudi 22 octobre, en plus d’avoir placé sous couvre-feu 38 départements supplémentaires plus la Polynésie (soit 54 sur 102 en tout, et 46 millions d’habitants), précisant également que « des mesures beaucoup plus dures » pourraient suivre, le Premier ministre Castex a annoncé que 32 033 contrôles ont déjà été effectués en une semaine et 4 777 amendes données pour non-respect du couvre-feu.

Saint-Donat-sur-l’Herbasse (Drôme) : la cage technologique perd un de ses barreaux

Saint-Donat-sur-l’Herbasse : un feu détruit une voiture et un bâtiment appartenant à Orange
Dauphiné Libéré, 19 octobre 2020

Il était un peu plus de minuit dans la nuit du dimanche à lundi 19 octobre lorsque les sapeurs-pompiers ont été appelés pour un feu de voiture à Saint-Donat-sur-l’Herbasse.

L’incendie durant lequel ils ont lutté pendant deux heures a entièrement détruit le véhicule et un bâtiment attenant de chez Orange de 60 m2. Ce matin les lieux sont toujours sous surveillance. 1500 clients n’ont plus accès à leurs services fixe et internet à Saint-Donat-sur-l’Herbasse, Bren et Marsaz. Le réseau mobile est également très perturbé dans le secteur de Saint-Donat-sur-l’Herbasse, Ratières, et Bren.

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Santiago (Chili) : la seule église qui illumine…


Le 18 octobre au Chili
se sont déroulées des manifestations dans de nombreuses villes à l’occasion du premier anniversaire de la révolte qui avait éclaté fin 2019 suite à l’augmentation du prix des transports à Santiago avant de se répandre à travers tout le pays en enflammant aussi bien des bâtiments d’État, des partis, de l’université ou des caisses de retraite, que des métros et bus, des antennes de téléphonie et de nombreux supermarchés (après avoir été pillés).

C’est dans ce contexte que ce dimanche à Santiago, 30 000 manifestants se sont réunis dès le début de la matinée dans le centre de la capitale sur Plaza Italia, non seulement pour célébrer l’anniversaire de la révolte, mais aussi en ce qui concerne toute la frange citoyenne et degôche, pour appeler à voter « oui » (« Apruebo») au référendum national du 25 octobre, initialement prévu en avril et reporté pour cause de coronavirus, qui se prononcera à la fois pour ou contre l’abandon de la Constitution héritée de Pinochet, et sur la méthode pour en rédiger une nouvelle *. Cette échéance électorale est un des fruits de la récupération du soulèvement de 2019 par les partis de gauche et de droite réunis dans une même crainte du potentiel insurrectionnel qui couvait au sein de la révolte (et appuyé par de nombreuses assemblées de base), afin de la ramener sur des rails institutionnels.
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Iquique (Chili) : l’acharnement finit par payer

Le 18 octobre au Chili se sont déroulées des manifestations dans de nombreuses villes à l’occasion du premier anniversaire de la révolte qui avait éclaté fin 2019. En plus de tout ce qui s’est passé dans la capitale Santiago, comme les deux incendies d’églises, les affrontements avec la flicaille et les pillages, au moins deux événements ont ému les autorités ce dimanche à Iquique, dans la province de Tarapacá.

Le premier s’est produit lorsqu’une voiture a été cramée par des manifestants et que le portail du supermarché Lider a été enfoncé pour le piller, avenida Héroes de La Concepción. Quant au second, il a montré une fois de plus les possibilités offertes aux individus qui ont identifié l’ennemi en se donnant les moyens d’agir, au-delà de la foule qui a notamment procédé à un blocage à hauteur de Pozo Almonte, sur la ruta 5 qui relie la ville portuaire d’Iquique à l’intérieur du pays.
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1.Ce que l'on ne peut nommer. Ex: cet amour sans nom pour la liberté ne trouvait d'égal que dans la haine contre toute autorité. 2.dont le nom n'est pas connu. Ex: ce sabotage mené par d'obscurs sans noms pourra appartenir à tous ceux qui le partagent. 3.D’une telle gravité que cela dépasse toute qualification. Ex: la simple vue d'un uniforme provoquait immédiatement un dégoût sans nom chez tout être doué de sens.