Lula est une petite commune d’un millier d’habitant.es, située dans la province de Nuoro, au pied de la région sauvage de la Barbagia (Sardaigne). C’est là que se trouve l’ancien complexe minier de Sos Enattos, fermé en 1997, qui après avoir ravagé pendant plus d’un siècle les entrailles de la montagne, s’est porté candidat pour accueillir un nouveau projet dévastateur : le Télescope Einstein (ET), dans lequel des centaines de millions d’euros sont prêts à être investis, notamment pour excaver 30 km de tunnels souterrains, construire des laboratoires scientifiques et un centre de recherche international.
C’est dans ce cadre, que deux chercheurs de l’Institut national de géophysique et volcanologie ont débarqué mi-juillet dans le village de Lula, afin de fignoler la candidature italienne pour le projet Einstein. Et il n’a pas même pas fallu plus d’une dizaine de jours pour que les blouses blanches puissent assister à une première expérience en direct : le passage de l’état solide à l’état gazeux de leurs véhicules, qui étaient garés devant leur maison de location, samedi 1er août vers 22h30.
Ce qui a d’ailleurs provoqué une réaction gravitationnelle en chaîne, que ces scientifiques bardés d’arrogance et de certitudes ont pu tester personnellement : un départ précipité de l’île, mettant fissa une mer entière entre la relativité d’Einstein et leur derrière.
[Synthèse de la presse locale, 2-4 août 2026]









Malgré une longue tradition de poncifs militants, on aurait tort de continuer à parler d’ « Europe forteresse ». Si l’expression est commode, elle fait oublier que les étrangers riches n’ont pas de problème d’accès au territoire européen. Elle cache aussi surtout le fait que le continent reste une terre d’immigration légale ou légalisée, comme elle l’a toujours été, en fonction des besoins de main d’œuvre. Le décalage croissant entre des immigrés choisis par nationalités, quotas ou durée de survie avant régularisation et tous ceux qui continuent d’arriver sans demander d’autorisation a ainsi souvent pu conduire à cette simplification.