Leverkusen (Allemagne) : double sabotage ferroviaire

Leverkusen (Allemagne), 10 juillet 2026. Le regard abritant les câbles incendiés, situé sur le pont ferroviaire qui enjambe la rivière Wupper.

[Le 11 juillet 2026, est sorti un communiqué du C. On trouvera ci-dessous une traduction de leur communiqué n°8, qui a revendiqué ce sabotage, paru sur de.indymedia.]


Sabotage ferroviaire le 10 juillet
Communiqué de revendication n° 8

Nous revendiquons le sabotage de la ligne ferroviaire au nord de Leverkusen. Des engins incendiaires ont été placés dans un grand regard de câbles situé à l’angle nord-est du pont qui enjambe la rivière Wupper, ainsi que dans un regard plus étroit, à mi-chemin entre le passage souterrain sous le pont et l’antenne-relais. Nous avons utilisé des minuteries, que nous avions déjà présentées dans la brochure « move fast and break things » [voir ici], ainsi qu’un litre d’allume-feu liquide par dispositif. Nous regrettons que le feu ait pu se propager légèrement en dehors des voies [plus exactement, à la broussaille adjacente, NdT], et remercions les pompiers de l’avoir maîtrisé. À l’avenir, nous attendrons des conditions météorologiques plus favorables.

La couverture médiatique de nos actions a donné lieu à quelques maladresses journalistiques. Nous avions déjà pris nos distances, dans un courrier précédent, par rapport aux idéologies dominantes de notre époque. Le fait que même les services de protection de la Constitution n’aient fait qu’effleurer le texte devrait donner matière à réflexion. En bref :

Pour la gauche, les êtres humains sont fondamentalement égaux en termes de capacités et de valeur. Il en découle que tous devraient disposer d’un pouvoir et d’un statut économique à peu près équivalents. La droite accorde davantage d’importance aux différences entre individus. Elle exige que les postes de pouvoir au sein de la hiérarchie sociale soient occupés par les personnes les plus compétentes. Ce débat est important, et doit avoir lieu dans toute société. Cependant, l’ampleur qu’a prise ce conflit culturel dans les esprits empêche désormais de se concentrer sur l’essentiel. Car bien sûr, pour des raisons de commodité, c’est toujours le camp adverse qui est tenu pour responsable.

Nous sommes en pleine extinction de masse. Si rien n’est fait pour l’enrayer, l’humanité y succombera tôt ou tard. La cause de l’extinction massive est l’escalade technologique. Ceux qui en tirent profit l’appellent le « progrès ». La cause de l’escalade technologique est la concurrence.

Comme la concurrence entre les êtres vivants peut certes être réduite, mais pas supprimée, l’élimination de la technologie industrielle est nécessaire. Au besoin, elle peut être mise en œuvre par une petite minorité, au moyen du sabotage. Les gouvernements et les grandes entreprises n’en sont pas capables en raison des lois de la concurrence, car cela reviendrait à saper leur propre base de pouvoir.

Langenfeld (Allemagne), 10 juillet 2026. La rigole abritant les câbles qui ont été incendiés, située le long des voies, au milieu de la sèche végétation.

Une fois complètement détruits, il est impossible de reconstruire l’ensemble des processus de production industriels.

Les plantes, les animaux et de nombreux êtres humains s’en porteront immédiatement mieux. Pour les habitants des métropoles, la transition sera difficile au début, inconfortable et dangereux, mais nous y parviendrons. Avec le temps, nous saurons en apprécier les avantages.

Notre mouvement porte plusieurs noms : nous sommes des anti-industriels. Nous sommes le mouvement anti-technologie. Nous sommes biocentriques. Nous sommes « vert foncé ». Nous sommes les nouveaux briseurs de machines.

Ce mouvement empêchera la planète d’être mise en pièces. Nous ne demandons pas d’autorisation pour cela.