[La nuit du 4 au 5 mars 2026 vers 4h du matin, un camion porte-blindés de l’armée allemande de type « Elefant » a été englouti par les flammes à Lunebourg (Basse-Saxe). Le véhicule était garé dans l’enceinte clôturée d’un garage pour camions, et « les dégâts se montent à bien plus de 100 000 euros », selon un porte-parole de la police locale, vu que l’engin de guerre a été entièrement détruit. Un communiqué a été publié le lendemain sur Indymedia, dont on trouvera ci-dessous la traduction de l’allemand.]
Un camion de la Bundeswehr de type « Elefant » incendié – Solidarité avec les élèves en grève !
Vous les élèves, êtes dans la rue, parce que vous refusez d’être de la chair à canon !
La « grève de l’école contre le service miliaire » mobilise des milliers d’entre vous.
En solidarité avec votre grève, dans la nuit du 4 au 5 mars 2026, nous avons incendié un poids-lourd de l’armée modèle Elefant, entreposé sur le site d’un garage de Lüneburg.
Personne ne nous protégera des prétendus dangers, ni les politicien-ne-s, ni le développement de l’armée, pas plus que le réarmement. Certain-e-s reprochent aux élèves comme vous d’être égoïstes et prétendent que vous devriez plutôt défendre votre « patrie ». C’est des conneries – la guerre sert toujours les riches et les puissant-e-s de n’importe quel État et pas celles et ceux revêtu-e-s d’un uniforme et envoyé-e-s au front. Ce qui nous aide le plus, c’est de nous réunir, et par exemple de faire grève.
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Histoires de la zad de Notre-Dame-des-Landes, seconde édition revue et augmentée, décembre 2025, 400 pages

Incognito, Expériences qui défient l’identification, Mutines Séditions, traduit de l’italien, décembre 2025, 144 pages // 3e édition augmentée d’une postface



Plusieurs jours ont maintenant passé depuis l’annonce de la mort d’un chef d’État étranger, malade depuis longtemps, dans un pays d’Amérique du Sud. L’info n’a surpris personne. Elle était attendue, presque annoncée. Tout comme étaient prévues les condoléances plus ou moins hypocrites de la moitié des chancelleries du monde entier, et le deuil de millions de ses compatriotes, ces sujets qui infestent la planète depuis des siècles en se serrant les coudes autour de leurs maîtres. Désirant la mort de tout État, la mort de ce type nous a laissé plutôt indifférents. Seul un sourire entendu -parce que la mort d’un chef de gouvernement fait toujours plaisir-, mais rien de plus. Si elle avait été provoquée par un acte de révolte, là oui il y aurait eu de quoi fêter sa disparition. Mais pour un cancer, qu’il soit naturel ou pas, quel goût y trouverions-nous ?