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Crémone (Italie) : sabotage solidaire d’un poste électrique

(Traduit de l’italien de ispirAzione, 31 juillet 2026)

Le 1er juillet dernier, nous avons saboté un poste électrique. L’heureux hasard a voulu qu’une partie du centre de Crémone se retrouve plongé dans le noir. Plus de lumière dans les rues.
Sans crier gare, un black out s’est diffusé et a duré quelques heures.
L’énergie est liée à la guerre, la guerre à la répression, et répression signifie prison.
Par ce geste, nous avons voulu agir pour exprimer notre solidarité avec les anarchistes arrêtés le 16 juin.
Salut à tous les rebelles du monde, aussi bien ceux qui sont en taule que ceux qui luttent à l’extérieur.
En ces temps d’horreurs, nous ne pouvons oublier Ramy et Fakir*.


NdT : Abderrahim Fakir a été assassiné par étouffement dimanche 19 juillet 2026 dans le quartier de Pilastro, en périphérie de Bologne, menotté et immobilisé à terre par les flics, et observé passivement en train de mourir par plusieurs secouristes de la Croix-Rouge. Ramy Elgaml est décédé le 24 novembre 2024 dans le quartier de Corvetto, au sud-est de Milan, après que le scooter conduit par son pote ait été percuté par une patrouille de carabiniers lancée à leur poursuite.

Les autoradios ont des oreilles

Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.

La musique a bien dû leur casser la tête !

[Trouvé sur Indymedia Nantes, 1er août 2026]


Voir d’autres photos du dispositif

[Archives] 2008 : A l’assaut de Ceuta et Melilla

[Jeudi 30 et vendredi 31 juillet 2026, près de 50 000 migrants ont pris d’assaut avec succès la frontière qui sépare le Maroc de l’enclave espagnole de Ceuta, causant la mort d’au moins 72 d’entre eux, avant que la plupart ne reparte dans l’autre sens. L’article ci-dessous, qui revient en détail sur les premiers assauts contre cette frontière et la question de l’auto-organisation, a été publié en décembre 2008 dans le premier numéro de la revue anarchiste internationale « A corps perdu ».]


A l’assaut de Ceuta et Melilla

Malgré une longue tradition de poncifs militants, on aurait tort de continuer à parler d’ « Europe forteresse ». Si l’expression est commode, elle fait oublier que les étrangers riches n’ont pas de problème d’accès au territoire européen. Elle cache aussi surtout le fait que le continent reste une terre d’immigration légale ou légalisée, comme elle l’a toujours été, en fonction des besoins de main d’œuvre. Le décalage croissant entre des immigrés choisis par nationalités, quotas ou durée de survie avant régularisation et tous ceux qui continuent d’arriver sans demander d’autorisation a ainsi souvent pu conduire à cette simplification.

Les deux enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc constituent l’une des seules voies terrestres pour accéder en l’Europe. Si on sait que la Méditerranée constitue un des plus grands cimetières européen en raison du nombre de réfugiés noyés lors de la traversée vers l’Italie (Lampedusa et la Sicile), l’Espagne (le détroit de Gibraltar, les Canaries), mais aussi vers Chypre ou Malte, cette frontière a longtemps offert l’avantage d’un passage gratuit et plus sûr, pour peu que l’auto-organisation et la détermination soient au rendez-vous.

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[Livre] Réédition du Chant du cygne

[Reçu par mail, 23 juillet 2026]

Le chant du cygne, Saborder la société industrielle et défier le sort qu’elle nous réserve, Tumult [2022], 2e édition été 2026, 304 pages // format 190 x 125mm, 12 euros.
Pour toute commande: tumult_anarchie@riseup.net


Face au désastre climatique qui s’emballe, la société industrielle appuie sur l’accélérateur. Transition énergétique, innovations technologiques et renouveau industriel sont appelés à la rescousse des rouages qui se grippent et des moteurs qui crachotent.

Dans son sillage, le navire titanesque du progrès laisse un paysage affligeant de béton et d’acier, d’usines et de chaînes technologiques, de pollutions et de plastiques, de chimères agrochimiques et d’irradiations durables. A bord de ce navire, le confort des cabines peut être amélioré, la salle des machines réorganisée, les officiers au gouvernail remplacés, mais la liberté n’y est pas possible. Ce qui nous reste alors, c’est de l’envoyer au plus vite par le fond et oser le saut dans les eaux libres.


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[Brochure] Post-scriptum à La flamme d’or

[Reçu par mail, 30 juillet 2026]

Si la réception de la brochure [sortie en février 2026, voir le PDF ici] a été assez largement positive – du moins dans les quelques retours reçus – elle a aussi suscité de vives attaques, principalement concernant la partie sur les « leurres identitaires ». Cela a même valu quelques mots doux lors d’une causerie dans des rencontres anarchistes, certaines personnes qualifiant le texte de « raciste » et « transphobe ». Au passage, à titre perso, quand je considère que quelqu’un porte une position raciste et/ou transphobe, surtout dans ce genre d’espace, j’essaie de faire en sorte de le virer, et si je n’y parviens pas, je me casse. Mais il semble que porter jusqu’au bout les conséquences de sa pensée exprimée ne soit pas un principe de base pour tout le monde.

Cela a aussi valu d’assimiler les positions tenues dans la brochure à celles de Vanina, autrice du bouquin Les leurres postmodernes contre la réalité sociale des femmes, ainsi qu’à Tomjo, co-auteur de Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants et compagnon de route de PMO. Pour que les choses soient claires : je ne partage pas du tout les mêmes positions et suis en général en partie d’accord avec les critiques qui leur sont faites. Vanina, par exemple, me semble homogénéiser les mouvements queers et intersectionnels, pourtant traversés de tendances contradictoires, pour en faire une des causes principales de l’affaiblissement du féminisme révolutionnaire (ce qui n’en fait pas, comme j’ai pu l’entendre et le lire, une « facho » ou autre insulte de ce goût-là). Tomjo ne se contente pas de son côté d’homogénéiser queers, intersectionnel-les, wokes, postmodernes ou déconstruits, il reprend des clichés réacs certes avec style, mais surtout avec un ton méprisant.
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Sur les civilisés

(Traduit de l’italien de Infranero, 12 juillet 2026)

Le seul manuscrit de Joseph Déjacque qui nous soit parvenu est une lettre écrite le 20 février 1861, à la veille d’embarquer pour cette Europe, dont il était absent depuis sept ans. Dans cette dernière, adressée à un proscrit français réfugié en Suisse, Déjacque exprime tout son mépris pour un pays où il avait espéré trouver une plus grande liberté, mais où régnait au contraire « le crétinisme politique et religieux ». Les mots de Déjacque sur la société nord-américaine de l’époque sont très durs, et il vaut la peine de les rappeler ici : « L’Amérique est littéralement une nation d’épiciers, de boutiquiers en gros et en détail qui n’ont dans la tête et dans le cœur qu’une seule chose, le commerce, l’exploitation. La foi politique comme la foi religieuse de chacun n’est qu’une marchandise dont il spécule au profit de ses intérêts mercantiles. Il n’y a chez l’Américain qu’un sentiment, celui de sa vénalité et de la vénalité des autres ; ce sentiment est l’ivraie qui étouffe en lui toute grande idée. […] Les rues de New York, plantées de passants indigènes et exotiques, sont pour moi plus désertes que les forêts de l’Ouest, peuplées d’arbres et de rochers ; je serais moins seul, je crois, dans ces vastes solitudes que dans cette cité populeuse, pépinière d’hommes et de femmes américanisées. Je le dis avec plus d’humilité que de morgue (car enfin ces idiots sont mes frères, ils sont pétris de la même argile dont je suis pétri). Ici sauf de rares exceptions, je ne fréquente personne avec plaisir, et personne n’aime sérieusement ma fréquentation. Tous ceux qui mettent le pied sur le sol américain s’abrutissent en peu de temps, s’ils ne le sont déjà avant d’y venir, les uns en sacrifiant au Dieu Plutus, les autres en sacrifiant au Dieu Bacchus, le plus souvent en sacrifiant à tous les deux.. »
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Almere (Pays-Bas) : mais si, les datas centers peuvent brûler !

Beaucoup se souviennent peut-être de l’incendie du data center d’OVH à Strasbourg en mars 2021, avec ses près de quatre millions de sites internet mis à l’arrêt, et certainement un peu moins de celui du data center de Daejong en septembre 2025, qui avait pourtant mis en tilt 647 services de l’État sud-coréen, centralisés dans ce fleuron numérique au goût de cendres. Car oui, les data centers peuvent brûler et, ajouterait une petite souris malicieuse, s’ils le peuvent accidentellement et de l’intérieur, pourquoi ne le pourraient-ils pas aussi volontairement et de l’extérieur ?

Pour alimenter le débat, un nouvel exemple est venu d’Almere, métropole de 230 000 habitant.es située sur la rive opposée de la capitale hollandaise, afin de participer au banquet des imaginaires enflammés. C’est le 7 mai dernier, vers 8h30 du matin, qu’une l’alarme anti-incendie s’est déclenchée dans un des data centers du nord de la ville, provoquant l’évacuation de son personnel, le confinement de la population des alentours gavée de fumées toxiques, et l’arrivée en force des pompiers trente minutes plus tard. L’incendie du centre de données d’Almere, vite classé comme majeur et accidentel, a conduit les soldats du feu à lutter pendant près de 12 heures d’affilée contre les flammes, en affrontant le paradoxe qu’elles sont parties pile à l’endroit qui devait pourtant garantir la continuité des flux : le local technique de refroidissement situé à l’arrière des bâtiments, abritant également les groupes électrogènes de secours et ledit « système d’alimentation sans interruption » (UPS-ASI). Sans compter qu’il s’en est fallu de peu pour que les réservoirs souterrains contenant près d’un million de litres de diesel, afin de pouvoir justement alimenter ces systèmes autonomes de secours en cas de panne ou de sabotage électrique, ne finissent par être touchés à leur tour…
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Saint-Étienne (Loire) : « Contre toutes les armées et tous les États, partout, tout le temps ! »

Contre la propagande militariste d’extrême gauche

Le NPA et BDS projettaient un film militariste pro-ukraine, on était pas hyper content.es.

Jeudi 2 juillet, le NPA et BDS sainté projetaient au cinéma Le Méliès le film « Guerre en Ukraine Les combattants anti-autoritaires ». Des copaines avaient vu le film, et on a décidé d’aller y apporter notre grain de sel.

Le film projeté par le NPA et BDS, en plus de se dire « anti-autoritaire », explique que pour résister à l’attaque de l’État russe, il faudrait s’engager dans l’armée régulière ukrainienne, ce que font d’ailleurs des anarchistes, assumant par là de se battre aux côtés de néo-nazis. On a voulu apporter une critique antimilitariste.

En effet, on est plutôt du côté des déserteurices. La position que des anarchistes d’ukraine essaient d’imposer dans les cercles anarchistes nous débetectent, sans parler que toute critique est renvoyée à des positions pro-russes (campisme quand tu nous tiens). Lire la suite

10 ans en voyage – Une accolade depuis la clandestinité

(Traduit de l’allemand de Kontrapolis, 14 juillet 2026)

Mes très cher-e-s

Depuis nulle part, je vous serre fort contre mon cœur et j’aimerais vous faire savoir que dans l’ensemble je vais bien !

Malheureusement, les derniers jours ont été un peu rudes, ce jubilé ne cessait de me catapulter vers le passé et ce jour où j’ai dû toustes vous laisser derrière moi. Cette vibrante visualisation de cette époque a eu pour conséquence de faire remonter des sentiments archivés. 10 ans se sont écoulés … Et bien que le temps soit une illusion, je retombe toujours dans le fait d’y croire. Pourtant, alors que je vous écris ces lignes, le passé tombe en écailles de la vieille façade et une bourrasque balaye l’avenir. Je suis avec vous, ici ou ailleurs. Et rien ne peut interrompre ce lien.
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Grenoble (Isère) : le constructeur de prisons Eiffage sous le feu

Pelleteuse d’Eiffage, brûle !
Cric, 1er juillet 2026

Dans la nuit du 27 au 28 juin, nous avons incendié une pelleteuse près des chantiers de l’A480 [autoroute urbaine de la métropole grenobloise], appartenant à APPR / Eiffage. Sans vouloir viser particulièrement ce chantier, cette attaque est avant tout une participation à l’offensive contre cette entreprise qui construit des prisons et des CRA partout en France. Nous voulons leur dire que tous leurs projets sont une cible et sont accessibles.

Le groupe Eiffage est une gigantesque entreprise de construction, qui construit toutes les infrastructures du capitalisme et du fascisme (autoroutes, prisons, CRA, commissariat, immobilier touristique, data center, nucléaire,…).
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Ottawa (Canada) : « Mangez les riches »

Ottawa : Des camions vandalisés au centre de distribution
de Metro
MTLC, 23 juin 2026

Salut Metro, tu te demandes toujours qui sont ces gens qui se sont introduits dans la cour de ton centre de distribution à Sandy Hill ? Celleux qui ont percé sans peine les pneus de tes camions — vingt-cinq pour être exact — et saboté le système de freinage de six autres ? Qui ont entièrement recouvert ces mêmes camions de peinture ? Vous obligeant à les laver à la hâte le lendemain matin pour ne pas avoir à traverser la ville avec des slogans comme « Mangez les riches » et « Fuck Metro » affichés sur vos camions. Oh, mais attendez, vous ne pouviez pas, les pneus étaient à plat ! Comme on pouvait le lire sur l’un de vos camions : pas de pneus, pas de profits, n’est-ce pas ?
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Leverkusen (Allemagne) : double sabotage ferroviaire [Mis à jour]

Leverkusen (Allemagne), 10 juillet 2026. Le regard abritant les câbles incendiés, situé sur le pont ferroviaire qui enjambe la rivière Wupper.

[Le 11 juillet 2026, est sorti un communiqué du C. On trouvera ci-dessous une traduction de leur communiqué n°8, qui a revendiqué ce sabotage, paru sur de.indymedia.]


Sabotage ferroviaire le 10 juillet
Communiqué de revendication n° 8

Nous prenons la responsabilité du sabotage de la ligne ferroviaire qui s’est produit au nord de Leverkusen. Des engins incendiaires ont été placés dans un grand regard de câbles situé à l’angle nord-est du pont qui enjambe la rivière Wupper, ainsi que dans un regard plus étroit, à mi-chemin entre le passage souterrain sous le pont et l’antenne-relais. Nous avons utilisé des minuteries, que nous avions déjà présentées dans la brochure « move fast and break things » [voir ici], ainsi qu’un litre d’allume-feu liquide par dispositif. Nous regrettons que le feu ait pu se propager légèrement en dehors des voies [plus exactement, à la broussaille adjacente, NdT], et remercions les pompiers de l’avoir maîtrisé. À l’avenir, nous attendrons des conditions météorologiques plus favorables. Lire la suite

Dijon (Côte-d’Or) : le constructeur de prisons Pennequin sous le feu

Dijon contre les CRA : un tractoptelle en moins pour les collabo
de Pennequin …

Indymedia Nantes, 13 juillet 2026

Par une belle soirée de mai, nous nous sommes faufilé.es dans les locaux flamboyants (mais pas encore totalement flambés …) de la société Pennequin, fierté du BTP local, qui a choisi de se lancer dans la construction d’une nouvelle prison pour sans papiers (un CRA), à Longvic, à côté de Dijon.

Les centres de rétention administrative (CRA) servent à enfermer et parfois expulser des personnes qui n’ont pas ou plus les papiers français. Les CRA en tant qu’institution sont l’une des expressions les plus violentes du racisme d’état qui vise les étranger.es racisé.es. Enfermés jusqu’à 3 mois, les retenu.es sont à la merci des flics et les passages à tabac sont fréquents. Chaque année, des personnes y sont tuées, par les flics ou par les conditions insoutenables qui détruisent les corps et les esprits. L’etat raciste et colonial a décidé de construire une dizaine de nouveaux CRA d’ici 2027 (Dijon, Béziers, Aix/Luynes, Dunkerque, Goussainville, Nantes, Mayotte, Oissel, Bordeaux…). Ça s’inscrit dans un mouvement plus large au niveau français et européen de guerre systématique et organisée contre celles et ceux qui bravent les frontières. Lire la suite

Wiedemannsdorf (Allemagne) : cramer la continuité historique

Voilà pourquoi la demeure familiale du président nazi du Chili, Antonio José Kast a cramé aujourd’hui
(traduit de l’allemand de Kontrapolis, 24 juin 2026)

Au Chili,
la révolte a éclaté en 2019  [voir ici]
avant d’être éteinte par la pandémie de covid
et pacifiée par le référendum sur la Constitution.
Et 6 après, le fascisme se renforce.
C’est à peine croyable.
Un président d’extrême-droite, José Kast, a été élu.
Ce fascisme n’est pas le fruit du hasard,
il ne sort pas de nulle part.
Il vient d’ici, du Sud de l’Allemagne, dans la région de l’Allgäu [au sud-ouest de la Bavière].
C’est pourquoi la maison familiale du président nazi Antonio José Kast a brûlé aujourd’hui.
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Montréal (Canada) : Les responsables de la crise ont des noms et des adresses

MTL Contre-info, 2 juillet 2026

À la classe propriétaire,

Why we break windows ? Pourquoi est-ce qu’on a brisé vos fenêtres (et peinturé vos bureaux) ? Comme chaque 1er juillet, plusieurs ménages locataires vont se retrouver à la rue. D’autres dans des logements inadéquats, insalubres et/ou trop chers. Dans les prochains jours, on va entendre parler de la crise du logement. Des prix qui montent. Du manque de logements disponibles. Pis comme à chaque année, la majorité des gens vont passer à un autre appel. On connait la chanson. Mais une chose dont on ne parle jamais, ou que du bout des lèvres, c’est des responsables de la crise. Le logement n’est pas en crise comme par magie. Les ménages qui se retrouvent à la rue ne sont pas les victimes du marché invisible. La gentrification et la financiarisation du logement ne sont pas des phénomènes naturels. Il y a des gens derrière cette crise, des gens derrière ce marché, des gens derrière ces phénomènes. Et ces gens ont des noms et des adresses.  Lire la suite