Archives de catégorie : Italie

Sasso Marconi (Italie) : incendie solidaire de deux antennes

Traduit de l’italien de Il Rovescio, 31 mai 2022

« Guerre sociale contre la guerre de l’État », voici le tag laissé la nuit du 22 mai près de deux antennes-relais incendiées près de Bologne [du réseau internet Eolo, d’après la presse, Ndt].

Un geste minimal d’insubordination active contre un État qui vit de guerres et de massacres et accuse aujourd’hui les anarchistes de massacre, qui envoie des armes mais s’affiche en porte-drapeau de la paix, qui légitime l’usage de la torture à travers le régime carcéral 41bis. Nous agissons, car pendant deux ans ils nous ont enfermés à domicile par intermittence, nous ont fait du chantage et nous ont enlevé la possibilité de faire face à ce qui se passait sur la base de libres choix. Tout ça pour faire tourner la machine à fric du capitalisme. Et aujourd’hui, les riches sont plus riches, les pauvres sont plus pauvres, et la société est plus aliénante, plus jugeante et plus suspicieuse encore.
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Milan (Italie) : « saboter la guerre en attaquant les capitalistes et les bellicistes ici »

Traduit de l’italien de Il Rovescio, 20 mai 2022

11 mai – Un distributeur automatique de billets d’une agence de la banque Intesa-San paolo, située via Rapisardi à Milan, a été fracassé à coups de marteau.

Cette action vise à cibler un des nombreux affairistes impliqués dans la guerre en Ukraine. Intesa-San Paolo, principal groupe bancaire italien, est présent en Russie avec 28 agences, détient 1,3 milliard d’actifs, a émis plus de 5 milliards de prêts à des entreprises russes et détient plus de 50 millions d’obligations d’État. En 2017, il a acquis 19% du capital de Rosneft, le géant pétrolier russe, et contrôle la banque Pravex en Ukraine, qui fait actuellement l’objet d’une révision stratégique pour concilier ses bénéfices avec les sanctions occidentales.

Il faut saboter la guerre en attaquant les capitalistes et les bellicistes ici, et éviter les mobilisations du pacifisme civil.
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Gênes (Italie) : destruction incendiaire d’un pylône à haute tension

traduit de l’italien de infernourbano, 31 décembre 2021

La nuit de la veille de Noël, lassés du panorama factice de la ville qui s’apprête à festoyer sur le traîneau du capitalisme, nous avons décidé de contribuer aux illuminations en allumant un pylône à haute tension appartenant à Terna [équivalent italien de RTE] avec quelques bidons d’essence. Notre petit cadeau nocturne s’est déroulé sans encombre, illuminant le ciel gris de quelques éclairs éblouissants et de quelques bruits sourds.

À ce jour, nous ne connaissons pas les dégâts réels causés, mais nous savons que Terna devra peut-être ajouter notre pylône de Noël à la liste interminable des travaux de maintenance, d’amélioration et de modernisation qu’elle s’apprête à effectuer sur les quelque 75 000 km de réseaux italiens.

Évidemment, l’espoir était, reste et restera celui d’éteindre définitivement le système d’approvisionnement en énergie, cœur battant de ce monde malade de consommation et d’opulence, de dévastation, de guerres et de mort.
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Milan (Italie) : l’agence Unicredit fait boum

traduit de l’italien de Il Rovescio, 31 décembre 2021

Le rugissement de la révolte a brisé le silence d’une nuit d’hiver glaciale. La violence anarchiste s’est abattue contre Unicredit, explosant au cours de la nuit contre une de ses agences milanaises dans le quartier de Barona. Un engin explosif, placé sur le seuil de la banque, a détruit l’entrée et les distributeurs automatiques de billets adjacents.

Le géant bancaire, présidé par l’ancien ministre de l’économie Padoan, est la deuxième banque d’Italie et est présent dans dix-huit pays. Elle finance l’exportation d’armes et de systèmes militaires depuis des années et compte parmi ses actionnaires Black Rock, le leader mondial des fonds d’investissement. Dans un monde où les banques ont le pouvoir de déterminer la course des marchés et la vie des personnes, l’attaque directe contre de telles structures est l’une des meilleures armes de lutte.
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Quand ils frapperont à la porte…

«When they kick at your front door 

How you gonna come? 

With your hands on your head 

Or on the trigger of your gun…»


Début décembre
, un des télé-virologues les plus appréciés des journalistes déclarait que la liberté de choix est un problème que le pouvoir devrait résoudre. Que ceux qui s’obstinent à ne pas obéir volontairement devraient être contraints de le faire de force. Que la liberté de ne pas se faire vacciner, par exemple, ne peut exister que pour un ermite qui vit seul au milieu du désert. Quant aux autres, citoyens de la société, « évidemment il n’y a pas d’alternative pour ces gens à l’obligation, mais à l’obligation, celle sérieuse, c’est-à-dire l’obligation qui t’envoie les carabiniers chez toi pour te prendre ». L’affirmation péremptoire a fait pouffer de rire la journaliste de service qui l’accueillait (et pas pour son italien laborieux).

Une semaine plus tard, le général d’armée auquel le gouvernement a confié la tâche de guider la guerre contre le redoutable virus a déclaré que lui et ses troupes sont prêts : en même temps que le Père Noël, il « fera les vaccinations maison par maison ». En plus des personnes âgées perdues dans les villages les plus reculés, les militaires sont « prêts à vacciner tout le public » — le public des enfants…

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Rome (Italie) : beau comme une caserne de carabiniers en flammes

Un incendie ravage une caserne de carabiniers à Rome
presse italienne, 15 décembre 2021

Les flammes ont englouti la caserne historique des carabiniers Salvo d’Acquisto à Rome. L’incendie s’est déclaré en fin de matinée de ce mercredi 15 décembre, vers 12h25. Il a touché l’étage supérieur du bâtiment du Neuvième régiment des carabiniers, soit la caserne du bataillon qui s’occupe de l’ordre public.

L’alarme a été donnée peu après par les militaires, qui ont remarqué les flammes, et les habitants, qui ont été alertés par une colonne de fumée s’élevant vers le ciel dans le quartier. Selon Il Messagero, un militaire a sauté par la fenêtre du premier étage de l’immeuble pour échapper aux flammes, retombant dans les bras de ses collègues. Un carabinier est blessé, mais de façon légère. Les causes de l’incendie restent encore à déterminer.

Côme (Italie) : la vitrine de la Lega au pavé

(QuiComo, 30 octobre, traduit de l’italien) – Acte de vandalisme contre le local provincial de la Lega [parti d’extrême-droite associé à la coalition gouvernementale au pouvoir*], situé via Dottesio à Côme. Une vitre sur rue a été endommagée, et la police scientifique est intervenue sur place pour procéder à des relevés destinés à l’enquête. Le conseiller régional du Parti Démocrate (gôche) Angelo Orsenigo a exprimé sa  » solidarité avec les dirigeants et les militants » de la Lega dans un communiqué de presse.

* Ndt : Le secrétaire d’État à l’Économie et aux Finances, Claudio Durigon (de la Lega), a par exemple dû démissionner en août 2021 suite à son souhait de baptiser un parc « Mussolini ». La Lega compte d’autres ministres dans la coalition italienne au pouvoir depuis février 2021, qui va du centre-gauche à l’extrême-droite.

Milan (Italie) : les chiens des puissants perdent leurs véhicules

traduit de l’italien de il rovescio, 1er novembre 2021

Services anti-piraterie, gardes du corps de VIP, installation de dispositifs de surveillance active, activité de conseil en matière de sécurité, etc etc Voici le prestigieux curriculum, directement consultable sur leur site, de l’entreprise de surveillance privée SKP Group.

Il s’agit d’une de ces sociétés privées qui se sont désormais hissées au rang de véritable corps de police et paramilitaire, capable de soutenir les traditionnelles forcées armées. Le personnel hautement qualifié, militairement entraîné et techniquement équipé est la garantie des services et des compétences qu’une telle entreprise offre aux puissants.

Pour toutes ces raisons, quelques véhicules de SKP ont été incendiés la nuit du 27 au 28 octobre*. Probablement habitués à opérer sans perturbation, ils laissaient généralement leurs voitures sans protection devant leur local situé via Ripamonti  à Milan. Une erreur qu’ils ont payé au prix cher.
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Milan (Italie) : le parti au pouvoir à coups de masse

traduit de l’italien de roundrobin, 18 octobre 2021

Milan – La nuit du 7 au 8 octobre ont été fracassées les vitres du local du Partito Democratico, section du quartier d’Ortica.

Inutile de dépenser trop de mots sur cet infâme parti. Au même titre que tous les autres, sa ligne et action de gouvernement (ces huit dernières années c’est le parti qui a majoritairement gouverné) tend à favoriser l’élite et à empirer les conditions de vie des plus démunis. De plus, c’est un des principaux responsables des restrictions actuelles et du green pass [pass sanitaire italien], instrument de chantage et de discrimination qui impose la ségrégation sociale à qui le refuse.

Cette action veut lancer un message clair : entreprendre et soutenir une lutte centrée sur la prolifération d’actions directes contre les institutions et ceux qui en tiennent les rênes.
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Rome (Italie) : incendie solidaire du véhicule d’une entreprise de technologie

traduit de l’italien de Inferno urbano, 5 octobre 2021

Le 28 août à Rome lors de la semaine internationale de solidarité avec les anarchistes prisonnier.es, nous avons incendié une voiture de l’entreprise Sirti. Sirti collabore à la digitalisation et au déploiement technologique qui est fondamental dans cette phase de développement de la domination ; nous n’avons besoin d’autre aucune autre motivations pour l’attaquer.

Solidarité avec toutes et tous les anarchistes prisonnier.es dans le monde ! Force et proximité avec Boris, dans le coma en France suite à l’incendie de sa cellule !
A toutes celles et ceux qui continuent à illuminer les nuits avec leurs actions !

Pour l’action directe incendiaire et destructive,
Vive l’anarchie

Turin (Italie) : révolte incendiaire au centre de rétention

traduit de l’italien (La Stampa, 10 septembre 2010, extrait)

(Turin) – Révolte dans le centre de rétention (CPR, Centro di Permanenza per il Rimpatrio) situé corso Brunelleschi : un groupe de migrants a mis le feu à plusieurs matelas, dans une tentative de déclencher un incendie contre les modules d’habitation. L’alarme s’est déclenchée dans le module rouge de la structure, subdivisée en plusieurs zones. Les effets de l’incendie étaient visibles jusqu’à l’extérieur, où une colonne de fumée s’est élevée au-dessus du centre.

Le module rouge a été entièrement détruit, soit 35 places du centre de rétention. Six retenus ont été transportés à l’infirmerie avec une légère intoxication liée à la fumée, tandis que les agents de la police de l’immigration tentent d’identifier les auteurs de la révolte.

Pozzallo (Italie) : révolte incendiaire dans le centre pour migrants

Dimanche 18 juillet vers 18h30, un incendie s’est déclaré dans le hotspot de Pozzallo, en Sicile (province de Ragusa), après que certains migrants aient mis le feu à leurs matelas. Le Hotspot de l’union européenne enfermait une centaine de migrants, dont une vingtaine de mineurs, arrivés récemment en Italie  à bord d’embarcations de fortune. Enfermés dans cette structure le temps de leur quarantaine-covid, ils devaient ensuite être orientés vers d’autres centres de rétention de Sicile.

Le bâtiment principal a été mis hors d’usage par l’incendie, et la préfecture a immédiatement « réhabilité » l’ancien bâtiment destiné aux femmes, et aussi transféré une vingtaine de migrants à Cifalì, portant leur total restant à 78. Pourtant, ce qui fait que les comptes ne tournent pas rond, c’est que 36 migrants ont réussi à s’évader du Hotspot de Pozzallo grâce à son incendie. Si 7 ont été repris, les autres courent toujours…

[synthèse de la presse italienne, 20 juillet 2021]

Gênes (Italie) : sabotages incendiaires d’infrastructures technologiques et énergétique [mis à jour]

Gênes : Incendies de l’antenne-relais 5G du Pôle technologique Erzelli, d’armoires de data-serveurs et contre un pylône à haute-tension de Terna
traduction revue à partir de l’original en italien paru sur Actforfreedomnow, 30 juin 2021

Ndt : selon la presse italienne (Genova24 du 20 juin), les dégâts contre le pylône de Terna ont également conduit ce gestionnaire national du réseau électrique à haute-tension (équivalent de RTE en France) à couper provisoirement l’électricité dans toute la zone de Coronata où se sont produits ces sabotages.
Voici la traduction du communiqué de revendication :

Nous sommes dans une époque où le triomphe de la science, de la technologie et de la technique ne cesse de s’imposer. Cela ne signifie pas que nous nous trouvons dans un monde de science-fiction ou visionnaire, mais que, dans la réalité crue, la science après avoir fidèlement servi la politique (l’État) et l’économie (le capital), est désormais devenue la force motrice du nouveau cadre productif et économique.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, elle fournissait à l’Etat les moyens de propagande (TV, radio, presse), les moyens de répression (armes) et les moyens de production industrielle qui ont réduit la main d’oeuvre. Depuis le milieu du siècle dernier, le pouvoir de la science s’est accru toujours plus pour envahir chaque aspect de nos vies, et avec les bio- et nano-technologies, la vie elle-même.

Le monopole de la vérité semble avoir rendu la science toute-puissante, comme cela a été le cas pour l’État avec son monopole historique de la violence.
Science, Église et État se sont affrontés par le passé pour prendre le pouvoir ou pour le partage des pouvoirs. A présent, ce sont la science et la technologie qui déterminent et influencent la politique étatique et les stratégies économiques, sociales et répressives : elles ne sont donc pas neutres.
Le capitalisme finance des armées de techniciens qui se consacrent à la recherche et à la création de nouveaux produits et « ressources » uniquement gérables par des spécialistes, en plus des produits qui une fois mis à disposition des masses façonnent le monde qui nous entoure en devenant « indispensables » et parfois indestructibles, comme le nucléaire.
Ce processus est aussi rapide que la croissance de la technologie, et a restreint la liberté individuelle.

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Bologne (Italie) : la vitrine des matons en miettes

Bologne, 2 mai 2021 – C’est arrivé une fois de plus, pour la quatrième fois depuis son inauguration le 5 novembre 2019. Des pierres et des actes de vandalisme se sont produits contre le local de l’Anppe, l’association nationale de matons (associazione nazionale di polizia penitenziaria)  située via Ferrarese 11/C. Les dégâts se montent à trois mille euros.

L’action de ces inconnus remonte au 1er mai ou à la nuit précédente, et la Digos (DGSI) et le service d’investigation de la Pénitentiaire sont intervenus sur place. « Nous pensons que derrière ce nouvel épisode se trouvent des motivations politiques, mais nous n’avons aucun suspect pour le moment » a déclaré le responsable de la structure. Avant les pierres, le local avait déjà reçu des injures ces derniers mois (« Fascistes, assassins, amnistie* »).

NdT : « amnistie », certainement pour les prisonniers protagonistes des mutineries ravageuses dans les prisons italiennes en mars 2020 (voir ici et ).

[Traduit de l’italien. Extrait du journal local, Il resto del carlino, 2 mai 2021]

Offanengo (Italie) : l’antenne 5G part en flammes

Cela s’était déjà passé le 16 janvier dernier à Casale Cremasco (Crema). A présent cela s’est répété à sept kilomètres de distance, sur la commune de Offanengo. La cible est toujours la même : un pylône de téléphonie mobile 5G. La revendication aussi : « Non à la société digitale. Stop 5G», la première fois ; «Stop à la 5G», la seconde. Les carabiniers sont chargés de la double attaque incendiaire volontaire, dont la dernière vers 4h au matin du 26 avril sur un pylône de via Tirone, près du terrain de sport de la commune d’Offanengo. Les flammes sont montées jusqu’à vingt mètres de haut, alertant un voisin.  » L’enquête est en cours, les faits sont clairs, il existe un lien possible entre les deux faits« , a déclaré le lieutenant-colonel Lorenzo Maria Repetto, commandant du service d’enquête des carabiniers (Reparto operativo).

[Traduit du Corriere della sera, 27 avril 2021]