Archives de catégorie : Etats-Unis

Atlanta (Etats-Unis) : cramer le studio de cinéma pour défendre la forêt

A Atlanta (Georgie), le conseil municipal a voté le 8 septembre 2021 l’attribution de 34 hectares de la forêt de South River à un projet de centre de formation à la militarisation de la police de 90 millions de dollars, connu des habitants sous le nom de « Cop City ». Ces installations comprennent une ville reconstituée dans laquelle les flics pourront s’entraîner, ainsi qu’une base d’atterrissage pour hélicoptères, de nouveaux champs de tir, etc. Son développement est dirigé par la Fondation de la police d’Atlanta et les deux tiers du financement proviennent de donateurs « philanthropiques » et d’entreprises, renvoyant le reste de la facture au public.

Depuis avril 2021, une lutte est en cours pour s’opposer à ce projet de « Cop City », avec des attaques et sabotages réguliers et une occupation de la zone boisée à l’est, qui a repris son ancien nom de forêt de Weelaunee. Et comme le studio de tournage hollywoodien situé en bordure de la forêt, Shadowbox Studios (ex-Blackhall Studios), a lui aussi prévu de s’agrandir en détruisant 80 autres hectares du même côté que le projet de « Cop City », il est dès le début devenu une autre cible. Cet été, le 31 juillet dernier, lorsque des ouvriers sont intervenus accompagnés de flics pour tenter de défricher le terrain nécessaire à son agrandissement, ils ont par exemple été copieusement arrosés de pierres, une pelleteuse a été défoncée et un pick-up de l’entreprise incendié, après d’autres attaques identiques (voir la chronologie succincte ci-dessous).

Le 17 octobre 2022, des inconnus se sont cette fois introduits à l’intérieur de l’immense complexe cinématographique de Shadowbox Studios, où ils ont réussi à incendier partiellement une de ses structures (un bâtiment destiné à la conciergerie/vestiaire). Une attaque dont on trouvera ci-dessous une traduction du communiqué de revendication, avec quelques autres.
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Philadelphie (États-Unis) : une organisation anti-avortement perd sa vitrine

Traduit de l’anglais de Philly Anti-Capitalist, 7 juillet 2022

Aux petites heures du 6 juillet, le bureau de Pro-Life Union of Greater Philadelphia (88 Pennsylvania Ave Oreland, PA) a vu sa vitrine brisée et son mur vandalisé avec le tag « Jane’s Revenge ». L’Union pour la vie gère deux centres de crise pour femmes enceintes (Guiding Star Mother’s Home : 1940 E Chelten Ave, Philadelphie, PA, et The Cenacle : 1509 Church St, Philadelphie, PA) et une ligne d’assistance téléphonique anti-avortement (610-626-4006).
Elle organise également des rassemblements anti-avortement devant les cliniques qui le pratiquent, où les clients sont harcelés et humiliés, et fédère de nombreuses organisations impliquées dans divers programmes anti-avortement dans le Grand Philadelphie (la liste peut être consultée sur prolifeunion.org/member-organizations).
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Royaume-Uni/Etats-Unis : les migrants, nouveaux cobayes de la prison électronique hors des murs

La surveillance électronique des migrants en forte hausse
La Presse (Canada), 3 juin 2022 (extraits)

Le nombre de migrants soumis en société à une forme de surveillance électronique tandis que leur dossier chemine devant les tribunaux est en forte hausse aux États-Unis, où une application téléphonique controversée utilisant la reconnaissance faciale s’impose comme l’outil de prédilection des autorités.

Les plus récentes données du service américain de l’Immigration et des Douanes (ICE) indiquent que plus de 200 000 personnes étaient inscrites en avril dans un programme d’« alternatives à la détention » prévoyant une telle surveillance, soit au moins deux fois plus qu’en décembre 2020. Environ 150 000 d’entre elles dépendaient de l’application SmartLink, comparativement à 5000 quelques années plus tôt.

Développée par une firme du Colorado, B.I. Incorporated, elle permet à la personne inscrite de rapporter régulièrement à distance sa présence aux autorités en prenant une photo qui est comparée à celle archivée au moment de son inscription. L’application relaie du même coup les données de géolocalisation de l’appareil pour confirmer où se trouve le participant.
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Worcester (Etats-Unis) : nouvelle déco pour deux centres anti-avortement

Deux fausses cliniques de Worcester, Massachusetts (Problem Pregnancy et Clearway Clinic) ont été attaquées. Les connards qui mentent aux personnes enceintes vulnérables au sujet de l’avortement pour les embrouiller et les convaincre de ne pas se faire avorter ont découvert ce matin que leurs bâtiments avaient été redécorés à coups de peinture et de verre brisé.

Comme d’autres l’ont dit, il est amusant et facile d’attaquer. Comme de plus en plus de personnes découvrent la joie d’attaquer l’infrastructure du patriarcat, les attaques vont sûrement se poursuivre avec une fréquence croissante. A tous ceux qui lisent ces lignes en pensant que cela semble être le bon moment, considérez ceci comme une invitation à rejoindre la fête. A tous les pourvoyeurs de patriarcat qui pourraient lire ceci, allez vous faire foutre, ou vous pourriez être le prochain.

Joyeusement vôtre,
Jane

[Traduit de l’anglais de Abolition Media, 8 juillet 2022]
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Etats-Unis : les attaques contre les centres anti-avortement ne cessent pas [mis à jour]

24 juin 2022. Manif devant la Cour Suprême des Etats-Unis (« La maternité forcée c’est l’esclavage des femmes »).

Vendredi 24 juin, la Cour suprême des États-Unis a enterré un arrêt qui, depuis un demi-siècle, garantissait le droit constitutionnel des Américaines à avorter. Cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales, mais renvoie les États-Unis à la situation en vigueur avant cet arrêt emblématique de 1973, quand chaque État pouvait les autoriser ou non. Une moitié des États du pays, surtout dans le Sud et le centre, plus conservateurs et religieux, pourraient bannir tout avortement légal à plus ou moins court terme. D’ores et déjà, 13 d’entre eux (Arkansas, Idaho, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Missouri, Dakota du nord, Oklahoma, Dakota du sud, Tennessee, Texas, Utah et Wyoming) ont décrété son interdiction quelques heures à peine après la décision de la Cour suprême (ou sous 30 jours pour certains), y compris en cas de viol ou d’inceste. Au total, ce sont près de 26 qui pourraient interdire l’avortement.

Si les attaques contre des centres religieux anti-avortement se sont multipliées tout au long du mois de juin, elles ont ont continué dès la nuit qui a suivi la décision de la Cour suprême. Le FBI est désormais chargé au niveau fédéral d’enquêter sur la trentaine d’attaques déjà recensées (dont plusieurs incendies criminels). Voici celles qui se sont immédiatement produites à Lynchburg (Virginie), Longmont (Colorado), Montpelier & Burlington (Vermont) et Portland (Oregon).
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Détroit (Etats-Unis) : deux centres anti-avortement pris pour cible

« La nuit du 19 juin, une bande de queers criminels a brisé les vitres de deux fausses cliniques anti-avortement dans la région de Détroit*, laissant les messages « si l’avortement n’est pas sûr, vous non plus » et « fausse clinique ».
Jane aura sa revanche** »

[Traduit de l’anglais de Abolition Media, qui a reçu le communiqué par mail, 21 juin 2022]

*NdT : il s’agit plus précisément les 12 fenêtres et 4 portes-vitrées du Lennon Pregnancy Center, situé à Dearborn Heights, et un peu plus au nord, du Pregnancy Care Center situé à Redford, dont les dégâts sont estimés entre 10 000 et 15 000 dollars. Les « fausses cliniques » sont des centres liés à la grossesse et tenus par des religieux, dont l’objectif est de dissuader à tout prix les jeunes filles d’avorter.
** NdT : sur « Jane’s Revenge« , voir ici à propos des attaques précédentes

Watauga (Etats-Unis) : petit retour de bâton pour le pasteur homophobe

Watauga (Texas), 18 juin 2022 : l’église baptiste après la petite visite nocturne de pédés anarchistes

Le pasteur de l’église baptiste de Stedfast, à Watauga (Texas) a prononcé au début du mois de juin un de ses petits sermons habituels, où il s’en prenait une fois de plus aux homosexuels, disant entre autres aménités à ses fidèles moutons que « chaque homosexuel devrait être aligné contre un mur, et recevoir une balle dans la nuque ».

Si le sermon du pasteur avait certes provoqué depuis de petites manifestations symboliques et pacifiques régulières devant son église, cela ne mangeait pas de pain, avant que de fiers pédés anarchistes ne décident de passer à l’action la nuit du samedi 18 juin, estimant peut-être que le minimum était de refaire la déco des grenouilles de bénitier en pratiquant quelque ouverture impromptue dans sa baie vitrée.
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Gresham (Etats-Unis) : un nouveau centre anti-avortement sous le feu de la critique

Gresham (Oregon), 11 juin 2022 : incendie du Centre anti-avortement des chrétiens de First Image

Depuis qu’un avant-projet de décision de la Cour suprême des États-Unis a fuité dans la presse début mai, révélant qu’une majorité de ses juges étaient prêts à annuler la jurisprudence de 1973 rendue dans l’arrêt Roe vs Wade, qui légalisait l’avortement dans tout le pays de façon constitutionnelle, les attaques contre les locaux des anti-avortements se multiplient. Y compris lorsqu’ils se présentent comme de banals centres de ressources sur la grossesse ou se cachent sous le faux-nez de « cliniques » de soins pour femmes en difficulté (généralement tenus par des chrétiens fondamentalistes).

Le dernier coup chaleureux porté contre les groupes anti-avortement s’est produit vers 3h du matin samedi 11 juin contre le Centre de ressources sur la grossesse à Gresham, dans la banlieue de Portland (Oregon). Là, le Gresham Pregnancy Resource Center, géré par l’organisation chrétienne fondamentaliste First Image, est parti en fumée malgré l’intervention des pompiers. Les dommages sont d’autant plus importants qu’il y a eu « des dégâts supplémentaires d’eau et de fumée dans d’autres parties du bâtiment », fermant pour un bon moment les portes de ce local. Les autorités pensent qu’un molotov a été lancé à travers une fenêtre, ce qui a déclenché l’incendie.
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Philadelphie/Lynnwood (Etats-Unis) : les centres anti-avortement perdent leurs vitres

Les vitres d’une fausse clinique brisées à Philadelphie
Traduit de l’anglais de Philly Anti-Capitalist, 12 juin 2022

Nous avons brisé toutes les fenêtres du centre de grossesse Hope sur Broad Street. Nous sommes fatigués de vos « valeurs familiales » et du fait que vous imposiez les familles et vos valeurs à nos corps. Cette fausse clinique répand des mensonges et fait partie d’une tentative plus large de priver des centaines de femmes et de personnes de leur autonomie corporelle.

Nous sommes inspirés par les actions des camarades du Wisconsin, du Colorado, de New York et d’une liste croissante d’endroits. Si l’attaque contre l’avortement ne cesse pas, nos attaques s’élargiront. Ceci est aussi un petit geste de complicité avec toutes les personnes emprisonnées par l’État, en l’honneur du 11 juin.

Anti-Hope Brigade
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Buffalo (Etats-Unis) : le centre des anti-avortement part en fumée

Amherst (Buffalo, N-Y),7 juin 2022 : le centre de santé des anti-avortement de CompassCare part en fumée

Le 2 mai, un avant-projet de décision de la Cour suprême des États-Unis a fuité dans la presse, révélant qu’une majorité de ses juges étaient prêts à annuler la jurisprudence de 1973 rendue dans l’arrêt Roe vs Wade, qui légalisait l’avortement dans tout le pays de façon constitutionnelle. Si la Cour Suprême confirmait cet avant-projet au 30 juin prochain, cela renverrait immédiatement chaque État nord-américain à la possibilité d’interdire ou d’autoriser les avortements, ainsi qu’à toutes leurs législations antérieures à 1973. Treize États ont d’ailleurs déjà voté des « trigger laws », des lois interdisant l’avortement qui s’appliqueront automatiquement dès l’officialisation de la décision de la Cour Suprême.

Depuis, de grandes manifestations pacifiques se sont tenues, organisées par des associations comme le planning familial américain et la Women’s March, appelées aussi par plusieurs syndicats et collectifs, tous faisant appel au bon vouloir des politiciens (notamment démocrates). Mais d’autres ont décidé de passer à l’action directe, en faisant référence dans leur communiqué au Jane Collective, ce collectif féministe qui avait favorisé des IVG illégales sûres à des milliers de femmes avant 1973. C’est ainsi qu’à Madison (Wisconsin) le 8 mai dernier, le siège du groupe de pression anti-avortement Wisconsin Family Action avait été consumé par deux molotovs, accompagné d’un tag « Si l’avortement est menacé, vous l’êtes aussi » ainsi que d’un A cerclé. L’attaque avait été revendiquée deux jours plus tard par le groupe Jane’s Revenge [la vengeance de Jane].

Amherst (Buffalo, N-Y),7 juin 2022

Et pour ne pas en rester là, mardi 7 juin vers 3h du matin, c’est cette fois le centre de santé anti-avortement CompassCare, situé à Amherst, en banlieue de Buffalo (Etat de New-York) qui a été entièrement ravagé par les flammes. A l’arrière du bâtiment trônait un immense tag disant : Jane was here [Jane est passée ici]. Compasscare se présente comme un de ces centres de santé qui fournit des soins de grossesse, pompeusement baptisé « clinique », mais est en réalité un bastion bien connu de l’extrême-droite religieuse, dont l’objectif est d’attirer les jeunes femmes pour les empêcher à tout prix d’avorter.

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Madison (Etats-Unis) : le local des anti-avortement au molotov

Le 2 mai, un avant-projet de décision de la Cour suprême des États-Unis a fuité dans la presse, révélant qu’une majorité de ses juges étaient prêts à annuler la jurisprudence de 1973 rendue dans l’arrêt Roe vs Wade, qui légalisait l’avortement dans tout le pays de façon constitutionnelle. Si la Cour Suprême confirmait cet avant-projet au 30 juin prochain, cela renverrait immédiatement chaque État nord-américain à la possibilité d’interdire ou d’autoriser les avortements, ainsi qu’à toutes leurs législations antérieures à 1973.

Si on prend par exemple celui du Wisconsin, c’est donc la loi précédente de 1849 interdisant cette pratique qui entrerait à nouveau en vigueur, conduisant les femmes à se rendre dans le Minnesota et l’Illinois pour pratiquer un avortement légal. Alors que de premières mobilisations de rue s’organisent déjà en mode « soyons les plus nombreu.ses possible avec de petites pancartes à la main», un autre son de cloche vient pourtant de s’immiscer dans le débat, en choisissant de relancer le chemin de l’action directe loin de toute délégation aux politiciens et pacificateurs de service.
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Portland (Etats-Unis) : attaque solidaire avec les défenseurs de la forêt contre le projet de « Cop City »

« Portland, Oregon, Nuit de la Terre :

Les portes, les vitres et les distributeurs de billets du centre financier de la Bank of America ont été brisés et le bâtiment a été recouvert de messages contre la destruction de la forêt d’Atlanta.

La Bank of America a été attaquée en raison de son financement de la Fondation de la police d’Atlanta et du projet Cop City * qui tente de remplacer la forêt par des infrastructures policières.

Fuck cops
Fuck banks
Depuis la côte ouest, solidarité avec ceux qui défendent la forêt.

Planifiez, préparez, attaquez !
Carpe noctem mes amis »

* NdT : A Atlanta, le conseil municipal a voté le 8 septembre 2021 l’attribution de 34 hectares de la forêt de South River à un projet de centre de formation à la militarisation de la police de 90 millions de dollars, connu des habitants sous le nom de « Cop City ». Ces installations comprennent une ville reconstituée dans laquelle les flics pourront s’entraîner, ainsi qu’une base d’atterrissage pour hélicoptères, de nouveaux champs de tir, etc. Son développement est dirigé par la Fondation de la police d’Atlanta et les deux tiers du financement proviennent de donateurs « philanthropiques » et d’entreprises, renvoyant le reste de la facture au public.

[traduit de l’anglais de Abolitionmedia, 28 avril 2022]

Etats-Unis/Union Européenne : les camps de la démocratie font le plein

Au Texas, un centre pour migrants mineurs surpeuplé,
où “les maladies pullulent”

Courrier international, 24 juin 2021

Une nouvelle étape semble avoir été franchie dans la précarité des conditions d’accueil des mineurs isolés. Le centre de détention de Fort Bliss, situé à El Paso, au Texas, est composé d’au moins douze tentes gérées par l’armée américaine. Plus de 2000 migrants mineurs originaires d’Amérique centrale (principalement du Salvador, du Guatemala et de Honduras) y sont entassés dans des conditions si critiques que “certains enfants tentent de s’ouvrir les veines”, témoignent des employés du centre dans une enquête vidéo publiée par la BBC.

Ces derniers mois, des images filmées dans le camp de détention pour mineurs de Donna, également au Texas, avaient déjà soulevé l’indignation. Mais les vidéos capturées en cachette par le personnel de Fort Bliss montrent une détresse plus grande encore.

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Portland (Etats-Unis) : Black Lives Matter fait son travail…

À Portland, la victoire de Biden divise anarchistes et militants Black Lives Matter
Courrier International, 17 novembre 2020 (Los Angeles Times)

Dans cette ville de l’Oregon qui détient le record du nombre de manifestations pour la justice raciale aux États-Unis, la victoire du candidat démocrate à la présidentielle fait naître des tensions entre anarchistes et militants noirs.

Voilà des mois que Portland, la plus grosse ville de l’État de l’Oregon, situé sur la côte ouest des États-Unis, est devenue un lieu emblématique de la lutte du mouvement Black Lives Matter contre les violences policières et pour la justice raciale. Notamment “grâce à l’attention médiatique portée à ses manifestations nocturnes rituelles opposant militants anarchistes et forces de l’ordre”, souligne le Los Angeles Times.
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Kenosha (Etats-Unis) : 3e nuit d’émeute face aux assassinats policiers

Les camions-poubelle en feu devant le tribunal

Dimanche soir 23 août à Kenosha, une ville du Wisconsin de 100 000 habitants au bord du lac Michigan, Jacob Blake, un homme noir de vingt-neuf ans qui s’interposait au départ dans une dispute a reçu en pleine rue sept coups de feu dans le dos, tirés à bout portant par une patrouille de police alors qu’il regagnait sa voiture. Il est actuellement toujours dans le coma en salle d’opération, et risque minimalement d’être paralysé à vie des deux jambes. Dès le premier soir, des manifestations et des échauffourées ont éclaté avec la police. Lundi 24 août, un couvre-feu a été décrété par le gouverneur du comté de Kenosha à partir de 20h, l’état d’urgence prononcé et le nombre de membres de la garde nationale doublé (de 125 à 250)… et les émeutes ont commencé à se répandre en ville juste après son entrée en vigueur, des émeutes qui n’ont pas cessé depuis trois nuits.
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