Archives de catégorie : Antimilitarisme/Guerre

Berlin (Allemagne) : incendie de véhicules d’un profiteur de guerre

Une mesure enflammée de désarmement chez Telekom !
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 15 juin 2026

« L’armement est un nouveau secteur d’activité que Deutsche Telekom  entend développer, et dans lequel il entrevoit un fort potentiel de croissance. »

Ce que le président du directoire de Deutsche Telekom [équivalent d’Orange ici, NdT], Tim Höttges, qualifie ici de « potentiel de croissance » ne signifie rien d’autre que : la guerre est une activité lucrative et le groupe veut sa part du gâteau.

Avec le développement de services informatiques destinés aux autorités de la défense et de sécurité, cette entreprise semi-publique incarne depuis longtemps déjà l’imbrication des technologies civiles et militaires. Mais cette nouvelle offensive vers le marché de l’armement revêt une dimension nettement nouvelle, et Deutsche Telekom se retrouve ainsi en excellente compagnie. L’Allemagne veut se préparer à la guerre et, dans ce contexte, son industrie en difficulté se réoriente en effet vers l’armement. Ainsi, des chars d’assaut devraient par exemple bientôt sortir des chaînes de production de l’usine Volkswagen d’Osnabrück et du constructeur ferroviaire Alstom à Görlitz, tandis que Rheinmetall prévoit de lancer dès juillet la production de munitions d’artillerie correspondantes dans l’ancienne usine Pierburg à Wedding. De son côté, Telekom prévoit de développer, en collaboration avec Rheinmetall, un bouclier de défense contre les drones. Par le biais de son fonds technologique de 2 milliards d’euros, l’entreprise prend également une participation dans la start-up de technologie de défense Quantum Systems, qui construit des drones de combat et de surveillance autonomes. Lire la suite

Meylan (Isère) : Incendie de l’armoire à fibre optique de Dassault

Indymedia Nantes, 19 juin 2026

Dans la nuit du 18 au 19 juin, l’armoire à fibre optique situé au 18 chemin de Malacher, à Meylan, a été incendié. Le contenu de l’armoire a entièrement brulé, à cause d’un demi-litre d’essence. À cette adresse, le bâtiment « Le Signal » abrite les locaux de plusieurs entreprises informatiques, dont Dassault Systèmes.

Cette entreprise développe des logiciels de conception 3D pour la fabrication et la construction dans tous les domaines, y compris l’aéronautique et l’armement. Dassault Systèmes possède des bureaux en Israël à Ra’anana, ville construite sur les ruines du village palestinien de Tabsur. De nombreuses entreprises d’armement israéliennes utilisent des logiciels vendus par Dassault Systèmes. Lire la suite

Bouches-du-Rhone : sabotage contre le CEA de Cadarache

Indymedia Lille, 18 juin 2026

Dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 Mai 2026, nous avons scié un pylone de la ligne électrique de 400 000 volt alimentant le CEA de Cadarache. Malheureusement il n’y a pas eu de court-circuit.

Une page particulière de l’histoire du nucléaire français c’est écrite à Cadarache. C’est là qu’a été dévellopé la propulsion nucléaire des sous-marins nucléaires lançeurs d’engins, fleuron de la dissuasion nucléaire française. Aujourd’hui le site habrite le projet ITER, projet de recherche sur la fusion nucléaire qui espère nous faire gober la fable d’une énergie propre, renouvelable et infinie.

On nous dira que cette action est dangereuse, mais c’est la normalité quotidienne du nucléaire qui est le véritable danger. Pour éviter tout risque d’accident nous avons laissé intacte l’autre ligne éléctrique alimentant le site, qui possède aussi son propre barrage hydroélectrique. Lire la suite

Dolcè (Italie) : sabotage ferroviaire contre la guerre

La guerre est à nos portes, claquons-lui la porte au nez !
Traduit de l’italien de La Nemesi, 10 juin 2026

Dans la nuit du 29 au 30 mai, en continuité avec la grève générale contre la guerre, nous avons décidé de saboter la ligne ferroviaire sur le tronçon Vérone-Brennero. Nous avons choisi d’agir à cet endroit car le Brenner [col des Alpes entre l’Italie et l’Autriche] est un passage stratégique et fondamental pour l’exportation et l’importation de marchandises, de matières premières et d’armements. Nous l’avons fait en incendiant deux postes électriques. Les grèves contre la guerre et le génocide ont été marquées par le slogan « bloquons tout ».
Ceci notre contribution.
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Marseille (Bouches-du-Rhône) : ça sent le roussi chez Eurolinks

Feu contre l’usine d’armes eurolinks à marseille
Indymedia Lille, 5 juin 2026

On a brûlé l’arrivée électrique d’Eurolinks.

Pour mettre à l’arrêt plusieurs semaines cette usine de mort qui fabrique à marseille du matériel de guerre qui est vendu à l’armée israélienne qui commet un génocide en Palestine.

Pour montrer notre solidarité avec ceux qui subissent la guerre au Liban, en Iran, en Palestine et ailleurs.

Pour que les entreprises d’armement françaises arrêtent de faire du profit sur la mort et le colonialisme.
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[Brochure] À l’assaut du militarisme ! #3

Des brèves du désordre contre la guerre et la répression. Mai 2025 – avril 2026, précédées de « Soldaten-Brevier » (Berlin, 1907) et de « Qu’est-ce que le nationalisme ? » (Munich, 2025), 32 pages A5, mai 2026

Recevoir et diffuser : brevescontrelaguerre((((a))))inventati.org


« En effet, combien de nos camarades aimeraient à pouvoir répandre leurs idées et ne le peuvent, parce qu’ils savent que ces idées viendraient heurter celles de leur patron qui les chasserait et les priverait de travail ; et tandis qu’ils aimeraient à crier sur les toits ce qu’ils croient être la vérité, ils n’osent pas même le chuchoter à l’oreille de leurs camarades. Combien, pour les mêmes raisons, n’oseraient jamais écrire et signer ce qu’ils pensent. Ne voyons-nous pas les courageux qui, dans la presse ouvrière, osent dire la vérité aux puissants, tomber les uns après les autres sous le couperet de la guillotine sèche capitaliste.***Mais même dans les pays « plus libres », les libertés politiques atténuent-elles la misère de la classe ouvrière ? Chaque fois, dès que les ouvriers de l’État le plus « libre » se bougent pour obtenir de meilleures conditions de vie, la gendarmerie, la police et l’armée ne sont-elles pas mobilisées au mépris de tous ces droits politiques, pour écraser les ouvriers ? Ne serait-il pas folie de la part des ouvriers de défendre, avec leur sang et leur vie, de telles libertés qui ne signifient que liberté ou quelques peines de prison un peu plus courtes pour d’ambitieux journalistes et orateurs ? »

[Trouvé sur Indymedia Nantes, 3 juin 2026]

Rotterdam (Pays-Bas) : Contre leur guerre. Contre le silence : Sabotage

Traduit de l’anglais de IndyMedia NL, 29 mai 2026

Entre février et avril 2026, les câbles situés le long de la voie ferrée à hauteur du bois de Kralingen, menant au port de Rotterdam (Pays-Bas), ont été incendiés à deux reprises.

Comme les médias n’ont pas rendu compte de ces sabotages nous avons décidé de partager cette information, dans l’espoir que d’autres puissent trouver de l’inspiration de telles actions. Trop de mots ont déjà été écrits sur le génocide en cours, sur la guerre, sur le militarisme et sur la dévastation de la planète. Les marchandises qui rendent la guerre, le génocide et l’écocide possibles transitent par ce port. Il est de notre responsabilité à tous d’y mettre un terme.

Avec rage contre ceux qui sèment la mort et la destruction. Avec amour pour la vie et ceux qui cheminent avec douceur sur cette terre.

Le Vigen (Haute-Vienne) : l’antenne-relais part en fumée

[Jeudi 7 mai vers 4h50 du matin au Vigen, à une dizaine de kilomètres au sud de Limoges (Haute-Vienne), le transformateur TDF situé au pied d’un pylône de télécommunication de Bouygues Telecom a été volontairement incendié. Le feu a ravagé batteries, armoires techniques, mais aussi les câbles de l’antenne-relais. Les services de téléphonie mobile de Bouygues, et les radios BFM, RMC et Radio Espérance ont été coupés dans la zone. On trouvera ci-dessous le communiqué de revendication, publié le lendemain sur Indy Nantes.]


La guerre n’est pas un accident

Ce jeudi 7 mai, à l’aube, une antenne relais de l’opérateur Bouygues et un transformateur TDF de radio numérique diffusant BFM, a brûlé au sud de Limoges, au lieu-dit de « la croix de l’arbre ».

Cette infrastructure de média et de télécommunication a été ciblé car elle est partie prenante de l’industrie militaire et de l’imposition du numérique partout dans nos vies.

Pour Bouygues, les guerres en cours sont un profit comme un autre. A travers une de son entreprise INEO defense, il assure l’infrastructure de communication de l’armée française. Quant à BFM ou RMC leurs réseaux participent à faire de nous des spectateurs des massacres en Palestine, au Liban comme ailleurs.
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Bourges et alentours (Cher) : triple sabotage contre l’industrie de guerre

[Le 7 avril vers 4h du matin, dans la ville de Bourges (Cher) et ses vertes campagnes, se sont produits trois sabotages incendiaires contre les nœuds électriques qui alimentent l’industrie de guerre dont la région est infestée :
– plusieurs installations partent en fumée à l’intérieur du poste-source à Haute-Tension « Orchidée », situé avenue de l’Europe à l’entrée de la commune de La Chapelle-Saint-Ursin. Ce dernier est situé à quelques centaines de mètres du fabricant de munitions KNDS.
– un transformateur électrique est incendié à Saint-Florent-sur-Cher, non loin du Subdray où est implanté le constructeur de missiles MBDA.
– les câbles haute tension sont incendiés le long d’un pylône électrique installé à Bourges, à l’entrée de la voie verte, chemin de Villeneuve. Il est situé près de l’autre usine MBDA, et un tag « Actions contre la guerre » a été retrouvé sur place.
La préfecture du Cher évalue le coût des dégâts de ce sabotage coordonné à « plusieurs millions d’euros », avec des travaux de remise en état s’étendant « sur plusieurs mois », mais se garde bien d’évoquer les retards de production engendrés sur ces chaînes de production militaire qui fonctionnent à flux tendu, en mode « économie de guerre ». Le courant n’a été rétabli que vers 7 heures du matin pour les 4.000 foyers adjacents privés d’électricité.
Enfin, c’est le parquet de Paris qui a été saisi du dossier, le confiant à la SDAT, au motif que ces faits pourraient constituer « une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». On trouvera ci-dessous le communiqué de revendication paru le lendemain.]


Face aux guerres entre États : insoumission et sabotage !
Indymedia Lille, 8 avril 2026

Dans la nuit du 6 au 7 avril nous avons saboté à Bourges et dans ses alentours le réseau électrique qui alimente ce « bastion de la défense terrestre nationale » où écoles militaires, Direction Générale de l’Armement Techniques Terrestres, centres de formations techniques y côtoient « le premier pôle de concentration d’industriels de la Défense en Europe » : Missilier MBDA, canonnier KNDS (Nexter), équipementiers Roxel, Michelin, Mécachrome, Auxitrol Weston, ASB Aerospatiale, etc, et leurs dizaines d’entreprises sous-traitantes.
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Lunebourg (Allemagne) : incendie solidaire d’un camion de l’armée

[La nuit du 4 au 5 mars 2026 vers 4h du matin, un camion porte-blindés de l’armée allemande de type « Elefant » a été englouti par les flammes  à Lunebourg (Basse-Saxe). Le véhicule était garé dans l’enceinte clôturée d’un garage pour camions, et « les dégâts se montent à bien plus de 100 000 euros », selon un porte-parole de la police locale, vu que l’engin de guerre a été entièrement détruit. Un communiqué a été publié le lendemain sur Indymedia, dont on trouvera ci-dessous la traduction de l’allemand.]


Un camion de la Bundeswehr de type « Elefant » incendié – Solidarité avec les élèves en grève !

Vous les élèves, êtes dans la rue, parce que vous refusez d’être de la chair à canon !
La « grève de l’école contre le service miliaire » mobilise des milliers d’entre vous.
En solidarité avec votre grève, dans la nuit du 4 au 5 mars 2026, nous avons incendié un poids-lourd de l’armée modèle Elefant, entreposé sur le site d’un garage de Lüneburg.

Personne ne nous protégera des prétendus dangers, ni les politicien-ne-s, ni le développement de l’armée, pas plus que le réarmement. Certain-e-s reprochent aux élèves comme vous d’être égoïstes et prétendent que vous devriez plutôt défendre votre « patrie ». C’est des conneries – la guerre sert toujours les riches et les puissant-e-s de n’importe quel État et pas celles et ceux revêtu-e-s d’un uniforme et envoyé-e-s au front. Ce qui nous aide le plus, c’est de nous réunir, et par exemple de faire grève.
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Le pouvoir s’alarme de l’antimilitarisme des « ennemis de l’intérieur »

Novembre 2024 : transit par route d’une centaine d’engins blindés et de matériel sensible de l’US Army, entre Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) et Ottmarsheim (Haut-Rhin)
Attisé par l’ultragauche, l’antimilitarisme fait une inquiétante
percée en France

Le Figaro, 29 décembre 2025

« La guerre à la guerre » : derrière ce mot d’ordre droit venu du socialisme révolutionnaire défendu par Rosa Luxemburg il y a un peu plus d’un siècle, toute une nébuleuse d’ultragauche orchestre à bas bruit une campagne de sabotages et d’actions de déstabilisation ciblant l’appareil militaro-industriel de défense à travers tout le pays. Vent debout contre l’augmentation du budget des armées, doté d’une enveloppe de 400 milliards d’euros consentie dans la loi de programmation 2024-2030, ulcérés par la relance d’un service national volontaire censé exalter l’élan patriotique et furieux après la confirmation, le 21 décembre dernier par Emmanuel Macron, de la construction d’un futur porte-avions de nouvelle génération, les plus « ultras » font grimper la fièvre antimilitariste. Depuis des mois, leurs manifestations prennent les formes les plus inquiétantes. Lire la suite

Meudon (Hauts-de-Seine) : incendie d’engins de chantier du datacenter

Indymedia Nantes, 26 novembre 2025

Dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 novembre, des engins incendiaires ont été déposés dans des engins de chantier du campus d’intelligence artificielle, jouxtant le datacenter Equinix existant. Ce chantier est situé dans la zone industrielle de Vélizy-Meudon, face au chantier du nouveau complexe de Thales. Parmi les clients d’Equinix figurent Thales, Dassault, Bouygues, Amazon et d’autres entreprises présentes dans ce quartier.

Ces entreprises font toutes partie du complexe militaro-industriel qui arme Israël et commet un génocide contre les palestinien·ne·s. Elles profitent toutes du génocide colonial, de la surveillance de masse et du contrôle des frontières. Les technologies développées par ces entreprises sont testées sur la population palestinienne et vendues à des pays du monde entier lors de salons professionnels tels que Milipol, qui s’est tenu en France du 18 au 21 novembre. L’intelligence artificielle est un élément clé de ces technologies, qu’Israël utilise pour surveiller et perpétrer son génocide contre les populations de Gaza et de Cisjordanie. Outre sa participation à des massacres coloniaux à l’international, la France militarise ses frontières et renforce la surveillance et la répression dans ses territoires colonisés et dans les quartiers. Pour tenter d’enrayer tout cela, nous avons choisi la voie du feu et du sabotage.
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Meudon-la-Forêt (Île-de-France) : Répondre au génocide par le feu. Attaque du transformateur du futur campus de Thalès

Meudon. Helios 2, le nouveau site de Thales doit être livré en 2026 et le déménagement achevé l’année suivante.

Indymedia Nantes, 22 septembre 2025

Alors que le génocide à Gaza entre en phase terminale, les marchands d’armes collabos ont plus que jamais pignon sur rue.

Thalès, qui fournit depuis des années les drones tueurs israéliens en systèmes de pilotage, qui fournit les armées du monde entier en drones, missiles, blindés et systèmes électroniques, se paie en ce moment même la construction d’un énorme campus à Meudon-la-Forêt. A deux pas du site déjà existant Hélios 1 à Vélizy, “Hélios 2″ va accueillir 2 500 salariés penchés sur les équipements aéronautiques à usage civil et militaire.

Le futur plus grand site mondial de la boîte s’intégrera super bien dans l’”écosystème” infernal de Vélizy-Meudon, qui regroupe des sites de Dassault, de Bouygues, de MBDA France (un constructeur de missiles), d’une base militaire, de la caserne des CRS 8 et d’un data center penché sur l’IA, entre autres. Eiffage, chargé du projet d’Hélios 2 et multipliant les chantiers de taules et de CRAs ailleurs, a son propre campus pas loin. Un quartier dédié entièrement à l’armement et aux technologies de contrôle : cette contre-utopie fout la gerbe, mais offre une concentration de cibles utile lorsqu’on cherche à leur montrer que personne n’est inatteignable.

La semaine dernière, nous avons profité de la nuit pour entrer dans le transformateur électrique qui alimente en jus le chantier Hélios 2 à Meudon et mettre le feu aux câbles à haute tension dedans.
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Berlin (Allemagne) : couper le jus du plus grand parc technologique d’Europe


[Mardi 9 septembre dans les quartiers Sud de Berlin, vers 3h30 du matin, des flammes ont volontairement englouti deux pylônes électriques de 35 mètres de haut et de 110 kV, situés rue Königsheide dans le quartier de Johannisthal, coupant le jus au plus grand parc technologique d’Europe implanté non loin de là à Altendorf. Des chaînes en acier ont aussi été enroulées autour des gaines d’isolation des câbles, pour provoquer un court-circuit une fois celles-ci fondues par les flammes. Ces deux pylônes sont situés en bout de ligne aérienne, là où l’électricité passe des airs à la voie souterraine.
Plus largement, l’ensemble des quartiers sud de la capitale allemande ont été privés de courant, incluant ses 50 000 habitants, 3000 entreprises (dont celles du parc technologique), les centres commerciaux, les tramways, une douzaine d’écoles (restées fermées), les feux de circulation, et les communications téléphoniques.
Le dispositif provisoire de connexion mis en place n’a permis de rétablir tout le courant qu’au bout de 60 heures (soit jeudi 11 septembre dans l’après-midi), et les réparations du réseau sur les deux pylônes devraient durer jusqu’en 2026, selon le porte-parole de l’entreprise Stromnetz. Cette rupture d’électricité à Berlin est également la plus longue depuis des décennies, puisque celle accidentelle de février 2019 à Köpenick, n’avait touché que 30 000 foyers et duré environ 30 heures.
Voici une traduction de l’allemand du communiqué de revendication paru le jour-même sur de.indymedia, et signé «
Quelques anarchistEs »…]


Attaque contre le complexe militaro-industriel –
Black out dans le plus grand parc technologique d’Europe

9 septembre, au petit matin : des milliers de villes s’éveillent, des millions de personnes sont tirées de leur sommeil par le bip strident de leur réveil, annonçant le début d’une nouvelle journée de monotonie et d’apathie – 15 minutes pour boire un café avant de filer au turbin. Une heure dans les transports en commun, quelques regards croisés, personne ne parle, chacun rivé sur son écran. Des tonnes de voitures sillonnent les rues, le vacarme des sirènes effraie les rares oiseaux qui tournoient au-dessus de la ville. Les quartiers deviennent chaque jour un peu plus mornes. La solitude s’installe parmi la foule, entre les immeubles de béton, les clôtures et les caméras. Encerclés par une présence policière qui menace de plus en plus de nous étouffer. Des écrans publicitaires qui nous incitent à la consommation ou nous invitent à rejoindre l’armée allemande (Bundeswehr). Oui, nous y voilà à nouveau : « Le monde se relèvera grâce à l’esprit allemand » [célèbre phrase d’un poème de Geibel en 1861, qui résonne comme un appel au monde à « devenir plus allemand » NdT]. Le « tournant historique » exige une défense inébranlable de la patrie et d’être prêt à la guerre, que le « corps du peuple » se serre les coudes et fasse des sacrifices. La militarisation progresse et, derrière la promesse néolibérale de prospérité, le visage fasciste se montre de plus en plus ouvertement. La résignation et le pessimisme gagnent du terrain, et l’on respire une certaine tristesse.

Les informations ne cessent de relayer des nouvelles catastrophiques. Guerres et génocides ne cessent jamais. Au contraire : à Gaza, au Congo, au Soudan, en Ukraine, les massacres continuent et les dirigeants se frottent les mains. Les affaires marchent bien. De nouveaux accords sont constamment conclus afin d’exploiter les ressources d’autres pays en privant les populations de leurs moyens de subsistance. Les néofascistEs sont solidement installés au pouvoir dans un nombre croissant de pays et le capital est constamment à leur service. La vague réactionnaire d’antiféminisme et d’hostilité envers les personnes queer est alimentée par les Tech Bros, et l’IA poursuit son ascension fulgurante, rendant le monde toujours plus artificiel. Leur promesse dystopique de progrès : une technocratie fascistoïde avec des aspirations extra-planétaires en réponse à l’effondrement de la planète. Tout semble indiquer que ce monde est perdu depuis longtemps, qu’il n’y a aucune possibilité d’agir, que nos actions ne servent à rien, comme si les temps de révolte appartenaient à un passé lointain.

Mais aujourd’hui, tout ne fonctionne pas aussi bien que d’habitude. Dans le plus grand parc technologique d’Europe, à l’est de Berlin, habituellement en pleine effervescence, cette normalité semble s’être dissipée en quelques minutes aux premières heures du matin. L’obscurité a fait place à une lueur d’espoir, car l’apathie et la frustration ne sont pas les seules réactions à cette réalité oppressante. Lire la suite du communiqué de revendication

Caen (Calvados) : « Non aux classes défense, A bas toutes les armées ».

Deux écoles privées caennaisses visées par des tags anti-militaristes et anarchistes
Trognon, 6 septembre 2025

En cette semaine de rentrée des classes, deux établissements scolaires privés caennais, qui proposent l’option « classe défense », ont reçu de la visite.

La presse locale a fait état de tags anarchistes sur l’Institution Sainte-Marie, découverts le jour de la rentrée, lundi matin. On pouvait lire sur la façade de l’établissement scolaire (école-collège-lycée) les inscriptions « Non aux classes défense » et « Ni dieu ni maître ». Plus loin dans la rue, il est aussi écrit « A bas toutes les armées ».

Un autre établissement privé, l’Institution Saint-Joseph (maternelle-primaire-collège), qui lui aussi propose l’option « classe défense », a également reçu de la visite dans la semaine, voyant sa façade recouverte des inscriptions « Non aux classes défense », « Guerre à la guerre » et « Ni dieu ni maître ». Depuis la rentrée 2025, les collégiens et collégiennes peuvent suivre un parcours « défense » au sein d’une classe de 29 élèves de 3e, en partenariat avec l’armée française.
Lire la suite qui détaille le dispositif Classes Défense

anonyme, inconnu, inqualifiable, innommable, insupportable