Archives de catégorie : Dedans/Dehors

Bruxelles (Belgique) : le compagnon T. est sorti de taule

Après plus de 7 mois de détention préventive, T. est enfin sorti de la prison de Haren. Il a été condamné pour incendie volontaire de propriétés mobilières d’autrui avec circonstances aggravantes (faits commis la nuit) à 40 mois de prison assortis d’un sursis pour les mois suivant la première année et 1 600 € euros d’amende. Soit 1 an ferme et 28 mois de sursis. La peine ayant été effectuée pour plus d’un tiers, il est dehors sans aucune restriction. Le procureur comme la défense ont un mois pour faire appel.

À bas la justice, les flics et les prisons,
Liberté pour toustes !

[Extrait de Stuut, 22 juin 2026]

Nanterre (Hauts-de-Seine) : la porte de la taule à la voiture-bélier

Un automobiliste percute une entrée de la prison de Nanterre
puis incendie son véhicule
Actu.fr, 16 juin 2026 (extrait)

Attaque matinale. Ce mardi 16 juin 2026, en début de matinée, une voiture a percuté une des entrées du centre pénitentiaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), a appris actu Paris d’une source policière.

Les faits ont eu lieu aux alentours de 7 h 30 lorsque la voiture a percuté la porte équipée d’un dispositif antibélier. À son bord se trouvait un homme encagoulé, qui a pris la fuite après avoir mis le feu au véhicule. Un acte qui n’aurait pas eu de conséquences sur le fonctionnement de la prison et qui n’a fait aucun blessé. Une enquête a été ouverte et confiée au SDPJ 92 afin d’identifier l’auteur des faits et de déterminer les circonstances précises de l’incident.

Mérignac (Gironde) : saccage en règle du chantier du centre de rétention


Les bâtiments du futur centre de rétention administrative
de Mérignac vandalisés

Sud-Ouest/France Info, 19/20 janvier 2026

Grillage découpé, système de vidéosurveillance anéanti, vitres étoilées, câbles électriques arrachés, canalisations d’eau endommagées, carrelage brisé, murs dégradés, mousse expansive déversée dans des siphons, etc. Le ou les auteurs qui ont vandalisé les bâtiments du futur centre de rétention administrative (CRA) de Mérignac ont dévasté une grande partie du site.

Selon les premières constatations faites lundi matin, la quasi-totalité des panneaux vitrés, de type pare-balles, et du carrelage du bâtiment ont été fissurés. Plusieurs gaines électriques ont été également sectionnées, détaille le parquet. Le préjudice est estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Le saccage a été découvert ce lundi 19 janvier, en début de matinée, par les ouvriers qui s’apprêtaient à attaquer leur journée de travail. Plusieurs responsables du groupement d’entreprises œuvrant à la construction se sont déplacés pour constater l’ampleur des dégradations et ont immédiatement alerté la police.
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Munich (Allemagne) : Rébellion en temps de surveillance policière totale

[Note. De nombreux textes, analyses du dossier judiciaire, et lettre de prison ont déjà été traduits ici à propos de cette longue histoire répressive munichoise et de son contexte. Il est possible de les retrouver à partir de ce lien.]


Rébellion en temps de surveillance policière totale –
Lettre ouverte et mise à jour après la sortie de prison

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 30 octobre 2025

Comme cela a déjà été dit, nous (Nathalie et Manuel) avons été étonnamment relâché-e-s de détention le 22 septembre.

(suit une brève mise à jour sur la remise en liberté et les premières semaines qui ont suivi, ainsi que la publication a posteriori d’une lettre ouverte écrite en taule et datant d’août 2025)


Pour Nathalie, la porte de la cellule s’est ouverte vers midi et demie et une matonne lui a appris sa remise en liberté. Elle n’a pas pu revoir les autres détenues qui étaient enfermées en cellule ou au travail à ce moment-là. Elle a juste pu laisser de petites quantités de nourriture à quelques-unes. On l’a ensuite accompagnée vers la sortie puis mise à la porte vers 16h.

Manuel a été informé vers 14h, après la promenade. Comme les portes des cellules étaient ouvertes dans sa section à cette heure-là, il a pu prendre congé des autres prisonniers et filer quasiment toutes ses affaires à des codétenus.
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Dunkerque (Nord) : Spie-Batignolles, Business de tes morts

Indymedia Lille, 11 décembre 2025

Des nouvelles du projet de construction du CRA à Loon-Plage (près de Dunkerque). Les CRA sont des lieux d’enfermement des personnes n’ayant pas les bons papiers. Dans le grand programme raciste des gouvernements actuels, 10 nouveaux CRA sont en construction.

La construction de celui de Loon-Plage a débuté, des engins de chantier sont présents sur le terrain. Les coordonnées GPS : 51.004, 2.207.

On a appris ces derniers jours que le contrat pour la construction du Centre de Rétention Administratif (CRA) à Loon-Plage a été attribué à l’entreprise : SPIE BATIGNOLLES NORD.
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Coquelles (Pas-de-Calais) : mutinerie incendiaire au centre de rétention

Incendie et dégradations : sept pensionnaires du centre rétention de Coquelles condamnés
La voix du Nord, 11 décembre 2025

C’est une nuit agitée qu’ont connue les agents du centre de rétention administrative (CRA) cette nuit du 28 au 29 novembre. Lors d’une émeute, des retenus ont mis le feu dans deux chambres. Les matelas, les draps et les couvertures ont été incendiés.

Profitant de la confusion et, pendant que les agents s’affairaient à éteindre les deux feux, d’autres retenus en profitent pour dégonder une porte blindée afin de s’en servir comme bélier contre la porte de la cour extérieure. Au final, sept retenus identifiés sur les images des caméras de l’établissement sont interpellés.
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Meudon (Hauts-de-Seine) : incendie d’engins de chantier du datacenter

Indymedia Nantes, 26 novembre 2025

Dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 novembre, des engins incendiaires ont été déposés dans des engins de chantier du campus d’intelligence artificielle, jouxtant le datacenter Equinix existant. Ce chantier est situé dans la zone industrielle de Vélizy-Meudon, face au chantier du nouveau complexe de Thales. Parmi les clients d’Equinix figurent Thales, Dassault, Bouygues, Amazon et d’autres entreprises présentes dans ce quartier.

Ces entreprises font toutes partie du complexe militaro-industriel qui arme Israël et commet un génocide contre les palestinien·ne·s. Elles profitent toutes du génocide colonial, de la surveillance de masse et du contrôle des frontières. Les technologies développées par ces entreprises sont testées sur la population palestinienne et vendues à des pays du monde entier lors de salons professionnels tels que Milipol, qui s’est tenu en France du 18 au 21 novembre. L’intelligence artificielle est un élément clé de ces technologies, qu’Israël utilise pour surveiller et perpétrer son génocide contre les populations de Gaza et de Cisjordanie. Outre sa participation à des massacres coloniaux à l’international, la France militarise ses frontières et renforce la surveillance et la répression dans ses territoires colonisés et dans les quartiers. Pour tenter d’enrayer tout cela, nous avons choisi la voie du feu et du sabotage.
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Le chiffre du jour : 600

Au détour d’une tempête dans un verre d’eau, un chiffre qui témoigne de la guerre sociale a été rendu public. En 2024, « environ 600 magistrats ont fait l’objet de menaces ou de violences, sur un corps qui en compte 9 000 », selon un porte-parole du ministère de la Justice sur une radio officielle. Et croyez-le ou pas, mais selon la magie des chiffres, cela fait tout juste… 6,66 % du total des ordures en toge. À chacun.e sa conclusion.

[Franceinfo, 29 septembre 2025]

Munich (Allemagne) : lettre de la compagnonne N. depuis la prison d’Aichach (mai 2025)

Sur la vie d’une prisonnière

Tout ce qui rend cette société, dans laquelle nous sommes contraints de vivre, si hostile et si réfractaire à la vie, transparaît dans le lieu qu’elle a inventé pour rappeler à tous les êtres humains – ceux qui s’écartent de la norme comme ceux qui semblent pleinement s’y intégrer – ce qui attend quiconque franchit les limites ou sort de cet ordre : la prison. Un lieu qui, à la place ou en plus des condamnations à mort d’autrefois et d’aujourd’hui, met en œuvre une autre forme d’exécution : la mort suspendue. Enterrés vivants dans un tombeau jusqu’au jour de la résurrection, coupés de nos proches, du monde vivant et de l’impulsion naturelle de notre corps à se déplacer librement dans le monde, réduits à un numéro dans une machine parfaitement fonctionnelle, pour être gérés, observés, éduqués.

Lorsqu’on se retrouve pour la première fois dans les griffes de cette machine, on est surpris de voir à quel point tout nous semble familier. Certains diront même : « Ce n’est pas une punition. C’est un internat de rééducation. » Et ils ont raison. Mais ils oublient que nous ne découvrons pas la prison le jour de notre incarcération ; elle fait partie de notre vie depuis notre plus jeune âge : au jardin d’enfants, à l’école, à l’hôpital, puis plus tard au bureau, à l’usine, à la caserne, à la maison de retraite. Triés et rangés, habitués dès le plus jeune âge au tic-tac de l’horloge et au rythme des machines, enfermés dans des cavernes de béton, coupés du rythme pulsatoire du devenir et du déclin, réduits à une fonction dans le système, conditionnés à considérer le pays et ses habitants en fonction de la valeur monétaire que l’on peut en tirer, pleins d’ignorance, voire de mépris arrogant envers toutes les activités et compétences liées à la subsistance et à l’auto-organisation. Lire la suite de la lettre de N.

Oregon (États-Unis) : Toutes les caméras sont des flics

[Traduit de l’anglais sur indy nantes de Rose City Counter-Info
3 août 2025]

Le 25 juillet, le FBI a mené une descente matinale sur une maison à Portland et kidnappé une personne âgée de 24 ans sur des accusations fédérales reliées à une manifestation au bâtiment de l’ICE. Iel encourt 20 ans de prison prétendument pour avoir « agressé un agent » et des dégradations sur la façade du centre de l’ICE à SW Portland début juin. Le FBI l’a identifié·e en faisant passer une photo (sur laquelle son visage est visible) dans un logiciel de recherche par reconnaissance faciale. La photo a été prise par Mark Graves, un photographe du Oregonian.

Chaque caméra est un atout pour l’État et une menace pour celleux qui résistent. Du journaliste professionnel « ne faisant que son travail » au livestreamer du mouvement qui est « de ton côté », au manifestant·e agitant son téléphone pour une publi de réseau social – toutes les caméras sont des flics. Cette affaire est juste l’exemple le plus récent, mais il y en a eu beaucoup plus auparavant. Alors que s’étend l’utilisation de l’IA et de logiciels de reconnaissance faciale, il est plus important que jamais de bloquer, peinturlurer, et péter des caméras aux manifs.
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Nantes (Loire-Atlantique) : Contre les CRA contre l’État

Indymedia Nantes, 29 juillet 2025

La semaine dernière dans le cadre de la lutte contre les CRA (Centre de Rétention Administrative), les frontières et l’enfermement en général une mairie annexe (Chantenay) a été attaqué à coup de marteau et de tags (“Feu aux CRA” et “Crève la taule”) .

Traqués par les institutions de l’Etat que ce soit par la CAF,  France Travail les contrôleurs ou les flics les sans papiers sont des indérisables bien utile pour les patrons qui peuvent les exploiter contre pas grand chose (voir rien du tout) la menace d’une expulsion planant constamment au dessus de leurs têtes, ils sont considérés comme jetable et indésirable que ce soit par la droite ou la gauche qui ne cherche qu’à accentuer leur exploitation et à toujours plus faciliter leur expulsions.

Contre l’Etat et contre ceux qui aspirent à le gérer (qu’ils soient de droite ou de gauche) reprennons l’offensive. Pour des cendres de rétention feu à toutes les prisons !

Contre l’apathie vive l’attaque !
Sabotons la machine à expulser !
Mort à l’Etat vive l’anarchie !

[Archives] Le collectif anti-expulsion : Combattre la mécanique de l’expulsion en France dans les années 1990

[Trouvé sur Trognon, 25 juin 2025, traduction d’un article paru en anglais sur le site Crimethlnc le 26 mars dernier]

Dans le récit qui suit, l’auteur raconte des scènes issues du Mouvement contre les expulsions, en France, à la fin des années 1990. A l’heure où Donald Trump, Elon Musk et leurs laquais s’en prennent aux sans-papiers et kidnappent des immigrés qui s’opposent au génocide, même quand ils sont porteurs de Green Card, c’est un bon moment pour étudier comment des gens se sont opposés à la violence d’état dans d’autres lieux et d’autres temps. Ceci est une adaptation du mémoire à venir Another war is possible, qui relate les expériences vécues par le mouvement mondial contre le fascisme et le capitalisme au tournant du siècle. Si vous souhaitez lire le reste du livre, vous pouvez le commander sur PM Press.


Gare de Lyon : Paris, 5 mai 1998

C’est le début de soirée, Sophie et moi sommes assis dans la zone d’attente des trains longue distance de la Gare de Lyon à Paris, l’une des gares les plus fréquentées d’Europe. Tout autour de nous, des voyageurs se précipitent dans tous les sens. Une caméra toujours autour du cou de papa, des familles de touristes stressés précipitant leurs enfants à travers la station se mêlent aux hommes d’affaires fatigués qui attendent de rentrer chez eux.

« Tu as fait du bon travail avec ta tenue », me dit-elle en me regardant de la tête aux pieds. J’ai rencontré Sophie lors d’une action (ou bien une manifestation, un concert, quelque chose du genre) il y a environ un an et nous sommes devenus inséparables pour toutes les actions politiques. Elle a mon âge, est étudiante au Lycée Autogéré de Paris 1 et si je ne connaissais pas très bien le contexte dans lequel elle fait ce commentaire, je pourrais penser qu’elle flirte avec moi.

« Tu as l’air plutôt bien toi-même », réponds-je. Elle a réussi à se transformer en figure craquante de l’adolescente française moyenne parfaitement insignifiante. Fondamentalement, elle ressemble à une jeune Spice Girl dans son survêtement Adidas et ses baskets. Moi, par contre, j’ai opté pour un look nettement plus précurseur : pantalon kaki, polo, veste non-définie et mocassins. Elle me regarde de nouveau, fait une pause et retire légèrement son compliment : « Ce n’est pas la garde-robe la plus fonctionnelle, cependant. Les pantalons kaki se démarquent et les mocassins ne sont probablement pas parfaits pour courir. » Lire la suite

Bouchemaine (Maine-et-Loire) : Des vitres étoilées pour Vinci !

Indymedia Nantes, 23 juin 2025

La semaine dernière, l’état fRançais a encore mis en place un dispositif policier démesuré pour effectuer des rafles de personnes sans-papiers.

Après avoir été raflées, ces personnes sont emmenées dans des Centres de Rétention Administrative (CRA). Sans ces lieux d’enfermement, sa politique ignoble avec les exilé.e.s serait plus difficile à mettre en place.

Une filiale de Vinci construction va participer à la construction du CRA de Dijon.
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Koné (Nouvelle-Calédonie) : quintuple évasion de la maison d’arrêt

Cinq détenus évadés de la prison de Koné dans la nuit
Nouvelle-Calédonie la1ere, 14 mai 2025 (extrait)

La découverte d’une tache de sang apparente à l’extérieur de la maison d’arrêt, sur le chemin de ronde. Voilà ce qui a déclenché l’alerte, dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 mai, au centre de détention de Koné, d’où cinq hommes se sont évadés, en deux temps. Au moins l’un d’eux s’est blessé, en franchissant le double grillage de l’enceinte, selon l’hypothèse des gendarmes.

D’importants moyens ont été déployés pour localiser les fugitifs : la brigade cynophile de Koné, les personnels de la brigade territoriale, renforcés par des mobiles, un hélicoptère de la gendarmerie et des techniciens en investigation criminelle arrivés de Nouméa. Dans la matinée, les deux premiers évadés ont été retrouvés, à Koné côté Pouembout. Dans l’après-midi, les recherches se poursuivaient activement pour les trois autres, originaires de Koné et de Canala. Lire la suite

Liancourt (Oise) : les matons ont un nom… et une adresse

La façade de la maison d’un couple d’agents pénitentiaires
incendiée

France3, 6 mai 2025 (extrait)

La façade de la maison d’un couple, agents pénitentiaires à la prison de Liancourt dans l’Oise, a pris feu dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 mai. Seule la femme était présente lors de l’incendie, mais elle n’a pas été blessée. Elle aurait été réveillée par l’intervention des pompiers, prévenus par un autre couple qui occupe l’étage de la maison. Les faits se sont produits entre minuit et 2h du matin. Une fenêtre aurait été cassée pour y jeter un produit inflammable.

Le procureur de la République de Beauvais parle d’un « départ de feu » et indique qu’une « forte odeur d’essence a été sentie sur cette façade ». Dans un communiqué, il précise avoir ouvert une enquête pour « dégradation d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes, commise en raison de la qualité de personnes dépositaires de l’autorité publique ». Elle a été confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Clermont.

Les agents pénitentiaires de la prison de Liancourt ont débrayé ce mardi matin et organisé une opération « prison morte », c’est-à-dire qu’ils n’assurent que le service minimum et qu’une seule promenade a eu lieu aujourd’hui pour les détenus.

anonyme, inconnu, inqualifiable, innommable, insupportable