Archives de catégorie : Amérique du Sud

Puente Alto (Chili) : attaque incendiaire en défense du fleuve Maipo

(Traduit de l’espagnol de noticiasdelaguerrasocial, 2 octobre 2022)

Le 1er octobre 2022 vers 21h, des anonymes parviennent à rentrer sur le site de l’entreprise de graviers Baeza, située à l’intersection des rues Camino Internacional et Avenida Ejército Libertador, sur la commune de Puente Alto (en banlieue de la capitale Santiago).

Une fois à l’intérieur, cinq camions sont arrosés d’essence et réduits en cendres, les personnes parvenant à s’échapper sans être détectées. L’entreprise elle-même a évalué les pertes à 380 millions de pesos [plus de  400 000 euros], tandis que la Confédération Nationale de Propriétaires de Camions (CNDC) déclarait scandalisée : “pour la première fois un incendie affecte des camions de manière massive à Santiago”.

Peu de temps après, la Célula Insurreccional por el Maipo. Nueva Subversión a revendiqué cette attaque incendiaire en défense du fleuve Maipo, qu’on pourra lire ci-dessous.
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Porto Alegre (Brésil) : barricades contre les élections présidentielles

(traduit de l’espagnol de contrainfo, 3 octobre 2022)

Notre réponse : action directe !

Face au débat anarchiste sur le vote et les élections, notre réponse a été, est et sera l’action directe contre toute autorité. Il est urgent de dépasser le papier pour passer à l’action.

À l’aube du jour des élections présidentielles [du 2 octobre, qui a vu Lula arriver en tête contre Bolsonaro], nous avons mis le feu à plus de 300 drapeaux et tracts électoraux, qui ont allumé les pneus d’une barricade sur le viaduc de l’Avenue Silva Só, zone voisine du centre-ville. Avec cette action, nous coupons le flux de la normalité citoyenne, résignée à voter comme un mode de vie.

Sur la banderole et sur les tracts accompagnant l’incendie il était écrit : « Contre tous les politiques, Contre toute autorité, Vive l’anarchie ! »
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Paraguay : Beau comme des milliers de machines à voter qui partent en fumée

Jeudi 29 septembre 2022, un incendie s’est déclaré au cœur de la capitale paraguayenne, Asunción, pour ravager le Tribunal supérieur de justice électorale (TSJE), soit l’instance suprême du pays en la matière. Dans ce gigantesque brasier, les milliers d’urnes électroniques qui y étaient stockées ont également été réduites en cendres… en ne pouvant désormais plus servir à la primaire interne du 18 décembre prochain des grands partis politiques, ni à l’élection présidentielle prévue en avril 2023.

Selon Jaime Bestard, président de cet organe judiciaire, environ « 8.500 urnes électroniques et leur matériel électoral » sont parties en fumée, conduisant à la création immédiate d’un « comité de crise » pour enquêter sur les causes de cet incendie, contre lequel 300 pompiers ont lutté en vain pendant près de six heures. En vain, puisque tout a brûlé à l’intérieur, et que le bâtiment devra certainement être démoli.
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Cochabamba (Bolivie) : attaque solidaire contre un véhicule de police

(Traduit de l’espagnol de Contrainfo, 14 septembre 2022)

Au petit matin du 12 septembre, à 2h40, nous avons placé un engin incendiaire composé de quatre bouteilles en plastique d’un demi litre remplies d’essence, attachées ensemble avec du ruban adhésif, qui ont été enflammées par une mèche que nous avons fabriquée avec cinq allumettes et trois bâtons d’encens attachés avec des élastiques.

Nous avons placé cet engin rudimentaire derrière l’une des roues avant pour nous assurer que les dommages principaux touchent la zone du moteur.

Bien que tous leurs véhicules puissent être incendiés, le choix d’une camionnette de la Force Spéciale de Lutte Contre la Violence (FELCV) n’est pas dû au hasard. Sans exception, toutes les forces de police sont l’ennemi, et nous ne tombons pas dans le panneau de leur ritournelle de lutte contre la violence sexiste [la FELCV est une division spéciale de la police bolivienne chargée des violences de genre et créée en 2014, Ndt]. Le patriarcat tombera lorsque tombera la dernière pierre de cette société carcérale. Nous haïssons leur capitalisme avec sa perspective de genre. Nous abhorrons son rejeton d’un État contraint à des différences insondables pour satisfaire les besoins des oligarchies post-coloniales. Nous ne réclamons rien des institutions, nous ne voulons pas de police dans nos quartiers et nos communautés sous prétexte de la sécurité des femmes. Vous, flics assassins, êtes le phallus (maintenant roussi) du patriarcat !
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México (Mexique) : attaque explosive contre le commissariat… Ricardo Flores Magón

[Traduit de l’espagnol de anarquia, 6 septembre 2022]

Après minuit…
Le trois septembre 2022, nous avons placé un engin explosif artisanal composé de dynamite, de poudre noire, de sulfate d’ammonium, de nitrates, de phosphates et de gaz butane. Cela s’est passé à environ une heure du matin contre le poste de police Ricardo Flores Magón situé dans les rues Jaime Torres Bodet et Ciprés, de la colonie Santa María La Ribera sur le territoire occupé par la Ville de Mexico [et plus précisément au nord de la capitale, dans l’arrondissement de Cuauhtémoc].

I.
Nous sommes anarchistes. Nous refusons que la police mexicaine ose utiliser le nom de Ricardo Flores Magón, que nous considérons comme un important point de référence de la lutte anarchiste internationaliste et qui a détesté tout type de gouvernement au cours de sa vie, pour nommer un poste de la police répressive de la ville de Mexico. Nous avertissons que nous rebrûlerons ce même commissariat jusqu’à ce qu’ils cessent de salir ce nom de manière aussi détestable.
Nous refusons aussi que le gouvernement du Mexique utilise notre compagnon Magón pour tenter de légitimer l’imposition de son gouvernement militarisé.

Nous n’avons pas peur d’eux ! Nous ne leur permettrons pas de déformer l’histoire de l’anarchisme pour légitimer quelque gouvernement que ce soit !
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Chili : un mois de juillet enflammé dans les territoires mapuche

Le 9 juillet 2021 à Carahue (Chili), Pablo Marchant Gutiérrez était assassiné lors d’une attaque contre des véhicules de l’entreprise Forestal Mininco, filiale du géant de la cellulose CMPC. L’ex-étudiant en anthropologie de 29 ans qui avait ensuite rejoint la lutte mapuche à travers la CAM (Coordinadora Arauco Malleco), était en train de participer à l’incendie d’un minibus, d’un skidder et d’un camion-citerne vers 17h sur le domaine de Santa Ana-Tres Palos, lorsqu’il a reçu une balle en pleine tête tirée à courte distance par des carabiniers chargés de protéger les intérêts des exploitants forestiers. Suite à cet assassinat policier, c’est alors toute la zone mapuche qui s’était enflammée pendant de longues semaines.

Aujourd’hui, un an après la mort de Pablo Marchant, comment pense-t-on que des camarades tombés au cours de la lutte puissent être commémorés ? En organisant des marches blanches où l’on s’assoit dignement par terre dans un silence de granit ? En organisant des manifestations unitaires pour faire flotter ses grands drapeaux au vent entre deux conférences, tout en se gardant bien que rien ne puisse déborder, au nom de la « dignité » et de la « mémoire », bien entendu ? Ou alors en multipliant les attaques en ordre dispersé afin de poursuivre la lutte, continuant ainsi de faire vivre leurs idées en son sein ? C’est en tout cas ce qu’ont par exemple choisi les groupes décentralisés de la CAM, nommés Organes de résistance territoriale (ORT*), mais aussi d’autres groupes de lutte mapuche et des anonymes, avec une multiplication des intérêts forestiers détruits autour de cette date anniversaire dans différentes zones de la région.

Petit aperçu chronologique de ces attaques récentes en territoire mapuche (régions de La Araucanía, Los Ríos et Bío Bío) Lire la suite

Los Álamos (Chili) : « le développement capitaliste n’est pas compatible avec la vie des Mapuches »

Los Álamos (Chili), 28 avril 2022 : trente-trois camions et engins de chantier détruits par les flammes lors d’une attaque contre l’industrie forestière

Jeudi 28 avril 2022, un groupe de 40 personnes du groupe Resistencia Mapuche Lavkenche (RML), a attaqué au petit matin plusieurs entreprises d’exploitation forestière sur la commune de Los Álamos, dans la région de Bío Bío (Chili). Trente-trois camions-bennes, tractopelles, chargeurs frontaux et autres camionnettes ont été livrés aux flammes en moins de trois heures, tandis que les deux voies d’accès aux entreprises (route de Trongol et chemin de Pilpilco) était barrées soit par des camions en feu déplacés là, soit par des barrages d’arbres abattus. Cette attaque coordonée a été décrite par la presse chilienne comme la plus importante « depuis la reprise de la lutte violente par les groupes radicaux mapuche en 1997».

Inutile de dire que les entreprises de dévastation de la forêt (comme l’Asociación de Contratistas Forestales) ont immédiatement réclamé la prolongation de l’état d’urgence instauré en octobre 2021 dans tout le Sud du Chili, qui avait pris fin le 16 mars dernier avec le nouveau gouvernement – de gôche – de Gabriel Boric. Il faut en effet souligner qu’au nord du Chili, un même état d’urgence (Estado de Excepción) avec intervention de militaires pour appuyer la police, instauré cette fois en février dernier, a par contre été maintenu à la frontière avec la Bolivie et le Pérou. Mais l’arrivée de migrants pauvres en provenance du Vénézuela au nord, n’est pas la lutte prolongée d’une partie des mapuche au sud pour récupérer la terre et en chasser les exploiteurs, avec laquelle l’État chilien tente de rétablir le dialogue. Et ce n’est pas la nouvelle ministre de l’Intérieur Iskia Siches qui le démentira, elle qui le 15 mars, lors de ses premiers jours en fonction, avait eu la mauvaise idée de vouloir apaiser le conflit par un geste symbolique, en se rendant dans la communauté de Temucuicui (région d’Araucanía) afin de rencontrer le père de Camilo Catrillanca, un jeune paysan abattu d’une balle dans la tête en novembre 2018 par le Groupe d’opérations spéciales des carabiniers chargé de rétablir l’ordre.
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Santiago (Chili) : incendie solidaire de trois bus de la capitale

traduit de l’espagnol de Buscando la kalle via athens.indymedia, 2 mars 2022

« Trois bus incendiés dans les communes de Lo Hermida, Peñalolen, Santiago, sur le territoire dominé par l’Etat chilien.

Sabotons le système de transport comme expression de refus pratique de la paix sociale des riches (début mars).

Jeunesse combattante : insurrection permanente !
Jusqu’à détruire le dernier bastion de la société carcérale !
Prisonnier.e.s subversifs, anarchistes et mapuche hors des prisons !  »
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Villa Francia (Santiago du Chili) : incendie solidaire d’un bus du transantiago

traduit de l’espagnol de Noticias de la Guerra Social, 6 mars 2022

Le 13 février 2022, le bus du Transantiago de la ligne 509 a été
intercepté entre les rues 5 de abril et vista hermosa, dans le quartier de Estación Central, secteur de Villa Francia.

Un groupe d’anonymes est monté dans le bus, a maîtrisé le chauffeur avec une arme à feu pour ensuite l’obliger à descendre du bus. Le bus a été incendié et des tracts laissés sur place.

L’action incendiaire a eu lieu la veille du procès de Luis Tranamil,
prisonnier politique mapuche.
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Chili : la lutte mapuche continue sous état d’urgence

Dans une partie des zones mapuche, soit les quatre provinces de Bío Bío, Arauco, Malleco et Cautín, l’Etat chilien a décrété l’état d’urgence le 12 octobre dernier suite à l’offensive des groupes de lutte qui multiplient les attaques d’intérêts forestiers et les occupations de terres. Cela signifie notamment une augmentation de barrages policiers sur les routes freinant la circulation de la population, et surtout l’occupation du territoire avec des militaires des forces armées venus renforcer flics et carabiniers sur le terrain pour protéger les exploiteurs de ressources. Aujourd’hui 27 janvier, cet état d’urgence (nommé Estado de Excepción Constitucional) vient d’être reconduit pour la huitième fois consécutive depuis octobre par le Parlement, fixant son nouveau terme au 24 février.

Lors d’un bilan réalisé début janvier portant sur les 100 premiers jours de cet état d’urgence, le gouvernement du Président Piñera a pu se vanter de près de 56 700 contrôles de personnes et véhicules réalisés dans ces deux régions et 140 incarcérations, portant à une baisse de 44% des « faits de violence rurale ». Cependant, on ne peut que remarquer que malgré la lourde occupation militaire, les attaques incendiaires, tirs et barrages contre les flics n’ont de loin pas cessé, en passant officiellement de 108 au cours des cent jours précédents (juillet-septembre) à 89 depuis octobre. Et même l’arrivée du nouveau maître de gôche au pouvoir, Gabriel Boric, qui a remporté l’élection présidentielle chilienne de décembre (il prendra ses fonctions le 11 mars prochain), n’a pas changé la donne.

Dans un communiqué, la Coordinadora Arauco Malleco (CAM) a en effet posé n’être « ni avec la droite ni avec le progressisme servile », déclarant refuser le paternalisme qui entend dicter à la population mapuche comment elle doit lutter (soit renoncer à la violence politique), en concluant « nous répondons à cette nouvelle gauche hippie, progressiste et bienveillante qui célèbre à présent un gouvernement social-démocrate, ou pour être plus précis de centre-gauche, que la population mapuche a son propre système autonome »… avant d’inviter la « population rebelle mapuche » à « continuer à résister et à revendiquer la violence politique comme instrument légitime de notre lutte, quel que soit celui qui gouverne et qui maintient le modèle d’accumulation capitaliste et son échafaudage colonial ».
De son côté, une autre organisation de lutte mapuche,
 Resistencia Mapuche Lavkenche (RML) a précisé dans un de ses communiqués que « Tant que les entreprises forestières et de granulats continueront de dévaster notre territoire, que les entreprises touristiques continueront de profiter de nos ressources et que les prisons du sud continueront d’être remplies de Mapuche, le weichan [la lutte] ne s’arrêtera pas. Ni avec Piñera ni avec Boric ».

Et maintenant, voici un aperçu des attaques d’entreprises forestières, d’église, de poste de carabiniers ou de résidences pour touristes qui se sont produites en territoire mapuche pendant les mois de décembre 2021 et janvier 2022, malgré l’état d’urgence…
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La Paz (Bolivie) : explosion contre le siège des évêques [MaJ]

Revendication de l’explosion contre le siège de la
Conférence épiscopale bolivienne (CEB)

retraduit de l’espagnol de anarquia, 28 novembre 2021

Aux premières heures du mercredi 24 novembre, évitant les nombreuses patrouilles de la zone, et à quelques mètres d’une voiture de police de garde, nous avons placé et fait exploser un engin contre l’entrée du siège de la Conférence épiscopale bolivienne (CEB), la plus haute instance de l’Église catholique en Bolivie.

Cette action parle d’elle-même. L’objectif était d’endommager l’infrastructure de la CEB et d’envoyer un message clair que les abus de l’Église ne resteront pas sans riposte. C’est la seule réponse possible à une institution qui persiste à torturer les corps pour perpétuer sa morale hypocrite.

Récemment, une fois de plus, cette institution a obligé une fillette de 11 ans à accoucher (1). Ils ont prolongé aussi longtemps qu’ils l’ont pu sa grossesse issue d’un viol. Chaque jour que cette enfant a passé séquestrée par l’archevêché bolivien, sous la contrainte de menaces morales, est, à l’évidence, une forme de torture.
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Buenos Aires (Argentine) : attaque incendiaire contre le terminal de bus

traduit de l’espagnol de contrainfo, 29 octobre 2021

Du territoire dominé, pillé et dévasté par l’état argentin, nous prenons et poursuivons la pratique d’attaque directe comme une initiative de plus en soutien solidaire et un geste en complicité avec nos frères et sœurs enfermé-e-s dans les geôles du monde entier.

Au petit matin de ce 20 octobre, nous nous sommes mobilisé-e-s furtivement et de manière décidée dans les rues de Derqui pour allumer le feu dans le terminal de bus de cette localité, et le plus beau des purificateurs s’est développé à son aise.

Ce n’est qu’une démonstration du fait qu’ici rien, absolument rien, n’est encore terminé et que tout, absolument tout, reste à voir.
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Chili : les attaques en zone mapuche continuent de plus belle

Vendredi 9 juillet à Carahue, un ex-étudiant en anthropologie de 29 ans qui avait  rejoint la lutte mapuche à travers la CAM (Coordinadora Arauco Malleco), Pablo Marchant, était assassiné par un carabinier d’une balle en pleine tête au cours d’une attaque contre des véhicules de l’entreprise forestière Forestal Mininco. Loin de réclamer une quelconque justice à l’État assassin, différents groupes mapuche radicaux de plusieurs régions (Biobío, La Araucanía et Los Ríos) avaient alors immédiatement entrepris de continuer à faire vivre les idées de « Toño » en s’en prenant à des entreprises qui exploitent l’eau ou la forêt : en moins d’une semaine, le pouvoir recensait déjà 44 blocages de routes, 22 attaques par armes à feu contre des patrouilles de carabiniers ou des vigiles, et 11 attaques incendiaires qui avaient détruit 39 véhicules (camions et engins de chantier forestiers).

Aujourd’hui 1er août, un peu moins d’un mois plus tard, tous ceux qui espéraient réduire ces attaques vengeresses à une inévitable flambée passagère de rage et de colère de quelques jours, ont reçu une petite douche froide lors du traditionnel bilan officiel du ministère de l’Intérieur. Ce dernier a en effet non seulement pointé une augmentation générale de 94% des « faits de violence » en zone mapuche (Macrozona Sur) lors du premier semestre 2021, mais aussi recensé plus de 150 « attentats » menés suite à l’assassinat de Pablo Marchant.

Voici donc la suite de notre petit aperçu chronologique des sabotages menés contre les entreprises de la région, qui ont détruit une cinquantaine d’équipements forestiers supplémentaires ces deux dernières semaines…
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Chili : la zone mapuche s’enflamme après l’assassinat de Pablo Marchant [mis à jour]

Au Sud du Chili, une partie de la population mapuche mène depuis de nombreuses années une lutte acharnée aussi bien contre les grands propriétaires latifundistes (incendie de leurs villas et occupations de terres) que contre les exploitants agro-forestiers, les grands barrages hydro-électriques ou les élevages intensifs de saumon. C’est dans ce cadre que vendredi 9 juillet à Carahue, Pablo Marchant Gutiérrez a été assassiné lors d’une attaque contre des véhicules de l’entreprise Forestal Mininco (filiale du géant de la cellulose CMPC).

L’ex-étudiant en anthropologie de 29 ans qui avait ensuite rejoint la lutte mapuche à travers la CAM (Coordinadora Arauco Malleco), était en train de participer à l’incendie d’un minibus, d’un skidder et d’un camion-citerne vers 17h sur le domaine de Santa Ana-Tres Palos, lorsqu’il a reçu une balle en pleine tête tirée à courte distance par des carabiniers chargés de protéger les intérêts des exploitants forestiers. Un autre saboteur ainsi qu’un employé ont également été blessés par balle lors de l’échange de tirs, et le parquet s’est empressé de faire l’hypothèse que celle qui a envoyé le second à l’hôpital venait du M16 qu’aurait tenu Pablo Marchant.

De son côté, la CAM a immédiatement rendu public le fait que Pablo venait d’être abattu par un carabinier lors d’une action de sabotage menée par un de ses groupes locaux (Órgano de Resistencia Territorial, ORT), celui nommé Lafkenche-Leftraru, devenant ainsi un combattant mapuche (weichafe) tombé au cours de la lutte. Son corps a été accompagné le lendemain par 300 personnes depuis l’institut médico-légal de Temuco jusqu’à la commune de Lumaco, où se tiendra la veillée de son corps (féretro) jusqu’à mardi 13 juillet, jour de son enterrement.

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Galvarino (Chili) : l’industrie forestière perd cinq camions

Une nouvelle attaque incendiaire s’est produite ce mercredi matin [6 janvier] dans la région de La Araucanía, en territoire mapuche. Elle a eu lieu dans le secteur Lolenco sur la commune de Galvarino à la limite de Lumaco, où des inconnus ont brûlé cinq camions et un skidder (engin utilisé pour sortir les grumes de l’exploitation forestière) dans le Fundo Santa Elena.
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