Archives de catégorie : Allemagne

Leverkusen (Allemagne) : double sabotage ferroviaire [Mis à jour]

Leverkusen (Allemagne), 10 juillet 2026. Le regard abritant les câbles incendiés, situé sur le pont ferroviaire qui enjambe la rivière Wupper.

[Le 11 juillet 2026, est sorti un communiqué du C. On trouvera ci-dessous une traduction de leur communiqué n°8, qui a revendiqué ce sabotage, paru sur de.indymedia.]


Sabotage ferroviaire le 10 juillet
Communiqué de revendication n° 8

Nous prenons la responsabilité du sabotage de la ligne ferroviaire qui s’est produit au nord de Leverkusen. Des engins incendiaires ont été placés dans un grand regard de câbles situé à l’angle nord-est du pont qui enjambe la rivière Wupper, ainsi que dans un regard plus étroit, à mi-chemin entre le passage souterrain sous le pont et l’antenne-relais. Nous avons utilisé des minuteries, que nous avions déjà présentées dans la brochure « move fast and break things » [voir ici], ainsi qu’un litre d’allume-feu liquide par dispositif. Nous regrettons que le feu ait pu se propager légèrement en dehors des voies [plus exactement, à la broussaille adjacente, NdT], et remercions les pompiers de l’avoir maîtrisé. À l’avenir, nous attendrons des conditions météorologiques plus favorables. Lire la suite

Wiedemannsdorf (Allemagne) : cramer la continuité historique

Voilà pourquoi la demeure familiale du président nazi du Chili, Antonio José Kast a cramé aujourd’hui
(traduit de l’allemand de Kontrapolis, 24 juin 2026)

Au Chili,
la révolte a éclaté en 2019  [voir ici]
avant d’être éteinte par la pandémie de covid
et pacifiée par le référendum sur la Constitution.
Et 6 après, le fascisme se renforce.
C’est à peine croyable.
Un président d’extrême-droite, José Kast, a été élu.
Ce fascisme n’est pas le fruit du hasard,
il ne sort pas de nulle part.
Il vient d’ici, du Sud de l’Allemagne, dans la région de l’Allgäu [au sud-ouest de la Bavière].
C’est pourquoi la maison familiale du président nazi Antonio José Kast a brûlé aujourd’hui.
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Berlin (Allemagne) : incendie de véhicules d’un profiteur de guerre

Une mesure enflammée de désarmement chez Telekom !
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 15 juin 2026

« L’armement est un nouveau secteur d’activité que Deutsche Telekom  entend développer, et dans lequel il entrevoit un fort potentiel de croissance. »

Ce que le président du directoire de Deutsche Telekom [équivalent d’Orange ici, NdT], Tim Höttges, qualifie ici de « potentiel de croissance » ne signifie rien d’autre que : la guerre est une activité lucrative et le groupe veut sa part du gâteau.

Avec le développement de services informatiques destinés aux autorités de la défense et de sécurité, cette entreprise semi-publique incarne depuis longtemps déjà l’imbrication des technologies civiles et militaires. Mais cette nouvelle offensive vers le marché de l’armement revêt une dimension nettement nouvelle, et Deutsche Telekom se retrouve ainsi en excellente compagnie. L’Allemagne veut se préparer à la guerre et, dans ce contexte, son industrie en difficulté se réoriente en effet vers l’armement. Ainsi, des chars d’assaut devraient par exemple bientôt sortir des chaînes de production de l’usine Volkswagen d’Osnabrück et du constructeur ferroviaire Alstom à Görlitz, tandis que Rheinmetall prévoit de lancer dès juillet la production de munitions d’artillerie correspondantes dans l’ancienne usine Pierburg à Wedding. De son côté, Telekom prévoit de développer, en collaboration avec Rheinmetall, un bouclier de défense contre les drones. Par le biais de son fonds technologique de 2 milliards d’euros, l’entreprise prend également une participation dans la start-up de technologie de défense Quantum Systems, qui construit des drones de combat et de surveillance autonomes. Lire la suite

[Brochure] Sous des horizons proches. La haine des moulins à vent en France et en Allemagne

Sous des horizons proches. La haine des moulins à vent en France et en Allemagne, juin 2026, 48 p. A4


Zine en solidarité avec les anarchistes à Munich et Salzbourg

Pour pallier l’ennui d’un séjour en famille, d’un quotidien privé de vacances ou animer des discussions entre complices, voici des arguments et expériences à se partager à l’approche de l’été. Une sélection qui comporte une poignée de récits des dernières années depuis plusieurs endroits de l’Hexagone, précédée d’articles publiés dans des journaux anarchistes en Allemagne.

Les premiers sont issus de Hetzblatt gegen den Windpark !, un numéro unique distribué en Bavière à l’automne 2024. Environ 4 000 boîtes aux lettres, dans des communes des environs d’Altötting, ont reçu ce feuillet d’agitation anonyme contre un parc éolien qui doit se construire dans la région. L’ensemble aurait été saisi et détruit par les flics (vous pouvez prendre des nouvelles ici). La vague de censure et de répression dont fait l’objet ce journal a donné lieu, fin février 2025, à plusieurs perquisitions et arrestations à Munich et Salzbourg, ainsi qu’à l’incarcération de deux personnes durant près de 7 mois. Des récits plus détaillés se trouvent sur Sans nom et en anglais sur Act for Freedom Now !

Lire la suite de la présentation de la brochure

Ratisbonne (Allemagne) : double incendie contre le système électrique

Ratisbonne (Allemagne), 8 juin 2026. Incendie des câbles sous le pont qui enjambe le Danube et mène à la centrale hydroélectrique, qui elle-même alimente l’usine voisine de semi-conducteurs.

La nuit du dimanche au lundi 8 juin n’a pas été comme les autres à Ratisbonne, une ville industrieuse de Bavière située à mi-chemin entre Munich et Nuremberg. Non pas que ses habitants n’aient pas pu dormir sur leurs deux oreilles, mais parce que leur cher instrument de travail l’a échappé belle. Cette nuit-là en effet, pendant que d’honnêtes travailleurs régénéraient leur capacité de servitude volontaire avant de retourner au chagrin, des créatures de la nuit ont tenté de faire cramer le système électrique de la ville à deux endroits : d’une part au sud, dans la banlieue de Pentling, contre un pylône électrique situé près d’un  parc solaire ; d’autre part au nord-ouest de Ratisbonne,  en incendiant vers 4h du matin les câbles qui passent sous un pont enjambant le Danube, directement reliés à la centrale hydroélectrique du coin. Coût des dégâts estimés : non rendus publics dans le premier cas (où le dispositif semble avoir fait long feu), 30 000 euros dans le second.

Si les deux attaques provoquées à l’aide de dispositifs artisanaux n’ont pas réussi à provoquer de panne de courant majeure, les autorités ont tout de même confié les investigations au Bureau central de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme de Bavière, parce qu’elles soupçonnent fortement que cette attaque anonyme contre d’importantes installations de la ville visait en réalité à couper le jus à la grande usine de semi-conducteurs d’Infineon, qui se trouve à proximité immédiate du second lieu visé par ces sabotages.
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Reutlingen (Allemagne) : couper le jus à l’usine de semi-conducteurs « Bosch »

Reutlingen (Allemagne), 8 juin 2026. L’incendie volontaire de la sous-station électrique, provoque la mise à l’arrêt partiel de l’usine « Bosch » de semi-conducteurs.

À l’ouest de Reutlingen, ville de quelque 120.000 habitants située à quarante kilomètres de Stuttgart (Bade-Wurtemberg), la sous-station électrique de Betzingen a été sabotée vers 1h45 dans la nuit de dimanche à lundi 8 juin. Le grillage a été découpé, et trois foyers d’incendie ont été volontairement allumés contre des câbles et des transformateurs de haute en moyenne tension, gérés conjointement par les opérateurs Netze BW et FairNetz. Environ 200 pompiers ont été dépêchés sur place, mettant près de cinq heures pour parvenir à éteindre ces brasiers.

Des dizaines de milliers de personnes ont été immédiatement privées d’électricité, avant que ce nombre ne redescende à 7500 foyers dans la journée de lundi, et que l’ensemble ne soit à nouveau rebranché que mercredi 10 juin. Les dégâts sont estimés à plusieurs millions d’euros, et les travaux de réparation mettront de nombreux mois. Mais le plus alarmant pour tout le beau monde qui s’est étalé en torrents d’indignation, c’est qu’un complexe industriel, celui de Bosch employant 10 000 personnes et situé justement dans cette bonne ville de Reutlingen et sa banlieue de Kusterdingen, n’a pu redémarrer ses activités nuisibles que bien plus tard, et ce uniquement dans certains secteurs (comme la logistique), grâce à des générateurs d’urgence. Un complexe d’usines sensibles, au sein desquelles les esclaves salariés travaillent au développement et à la production de semi-conducteurs et d’unités de contrôleurs électroniques…
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Garching (Allemagne) : à propos du campus high-tech et de l’incendie de deux pylônes

Garching (Allemagne), 25 mai 2026. Incendie volontaire des câbles à haute-tension de deux pylônes, dans la zone du campus techno-scientifique.

(Traduit de l’allemand de de.indymedia, 1er juin 2026)

Le 25 mai dernier vers 3h50, un incendie volontaire
s’est produit contre des deux pylônes électriques à Garching, dans la banlieue nord de la capitale de la Bavière, Munich. « Les éléments dont nous disposons à ce jour indiquent clairement qu’il s’agit d’un acte de sabotage. Nos forces de sécurité mènent l’enquête à un rythme soutenu », a déclaré le ministre de l’Intérieur régional, Joachim Herrmann (CSU). Bien que l’incendie n’ait entraîné qu’une coupure de courant de 45 minutes*, on remarque la réticence des médias à évoquer le lieu et le contexte de l’incident. « Compte tenu de la cible et des modalités de l’action, on peut supposer qu’il s’agit d’un acte à motivation politique », a déclaré le parquet général, qui dirige l’enquête. Les médias locaux n’ont toutefois pas pipé mot sur les raisons pour lesquelles la cible conduit à cette conclusion. Quant à leurs confrères nationaux, ils ont gardé le silence total sur ce qui s’est passé. Une courte recherche sur Internet permet de montrer clairement pourquoi l’État est si sûr qu’il s’agissait bien d’un acte de sabotage.

La ville de Garching, près de Munich, est en grande partie occupée par le vaste campus de l’Université technique de Munich (Technische Universität München, TUM). Cet établissement, qui compte parmi les meilleures universités d’Europe, dispose de plusieurs sites répartis à travers toute la ville**. Le site du campus de Garching a été inauguré en 1957 avec la mise en service d’un réacteur de recherche. Il s’agissait de la première centrale nucléaire de la République fédérale d’Allemagne. Ce réacteur de recherche n’a jamais été utilisé pour produire de l’électricité, mais exclusivement à des fins de recherche ; il produit toutefois des déchets nucléaires depuis 70 ans (il y a 20 ans, un nouveau réacteur a été construit et l’ancien a été mis hors service).
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Allemagne : vague massive de répression contre le mouvement éco-anarchiste

BureBureBure, 24 mars 2026

Comme le rapportent à l’unisson divers médias bourgeois, 18 perquisitions ont eu lieu ce matin tôt dans tout le pays. Elles ont concerné des logements privés et des lieux anarchistes. Berlin a été le théâtre de la plupart de ces perquisitions, avec 15 opérations. D’autres perquisitions ont eu lieu à Hambourg, Düsseldorf et Kyritz (Brandebourg). Selon les autorités, l’opération visait quatre personnes prétendument identifiées issues de la scène anarchiste. Aucune arrestation n’a été effectuée à ce jour dans ce cadre. Ces perquisitions font suite à un acte de sabotage commis à la fin de l’année dernière contre le parc technologique Berlin-Adlershof. Cette action faisait notamment référence à la participation du groupe Vinci/Eurovia au projet CIGEO à Bure et a causé environ 70 millions d’euros de dégâts matériels.

Nous souhaitons beaucoup de courage et tout le meilleur aux personnes concernées, et aux flics ce qu’ils méritent !

ACABisous

Lunebourg (Allemagne) : incendie solidaire d’un camion de l’armée

[La nuit du 4 au 5 mars 2026 vers 4h du matin, un camion porte-blindés de l’armée allemande de type « Elefant » a été englouti par les flammes  à Lunebourg (Basse-Saxe). Le véhicule était garé dans l’enceinte clôturée d’un garage pour camions, et « les dégâts se montent à bien plus de 100 000 euros », selon un porte-parole de la police locale, vu que l’engin de guerre a été entièrement détruit. Un communiqué a été publié le lendemain sur Indymedia, dont on trouvera ci-dessous la traduction de l’allemand.]


Un camion de la Bundeswehr de type « Elefant » incendié – Solidarité avec les élèves en grève !

Vous les élèves, êtes dans la rue, parce que vous refusez d’être de la chair à canon !
La « grève de l’école contre le service miliaire » mobilise des milliers d’entre vous.
En solidarité avec votre grève, dans la nuit du 4 au 5 mars 2026, nous avons incendié un poids-lourd de l’armée modèle Elefant, entreposé sur le site d’un garage de Lüneburg.

Personne ne nous protégera des prétendus dangers, ni les politicien-ne-s, ni le développement de l’armée, pas plus que le réarmement. Certain-e-s reprochent aux élèves comme vous d’être égoïstes et prétendent que vous devriez plutôt défendre votre « patrie ». C’est des conneries – la guerre sert toujours les riches et les puissant-e-s de n’importe quel État et pas celles et ceux revêtu-e-s d’un uniforme et envoyé-e-s au front. Ce qui nous aide le plus, c’est de nous réunir, et par exemple de faire grève.
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Erkrath (Allemagne) : tentative de sabotage d’un transformateur électrique

[Le 5 janvier 2026 est sorti un communiqué du C. Cette fois-ci, le parquet de Wuppertal a précisé qu’après la publication du communiqué, la police s’était rendue sur place et avait pu constater la présence d’un engin incendiaire ayant fait long feu, tout en commentant que « s’il avait fonctionné, il aurait pu provoquer une panne d’électricité à grande échelle. »
On trouvera ci-dessous une traduction de ce communiqué n°7, paru sur de.indymedia le 5 janvier, qui contenait en annexe une petite brochure en allemand (intitulée « Move fast and break things », voir à la fin du lien originel).]


Communiqué de revendication n° 7

Chère lectrice, cher lecteur,

nous ne nous sommes probablement jamais rencontré-e-s, mais nous savons malgré tout quelques choses sur toi. Nous savons qu’avec le lait maternel tu as déjà ingéré de la dioxine et des PCB ; que tu as été exposé-e dès le plus jeune âge à un cocktail de rayonnements naturels, radioactifs et électromagnétiques. Et nous savons que plusieurs grammes de microplastiques se sont déjà accumulés dans ton sang, tes reins, ton foie et même ton cerveau.
Ce que nous ne savons pas, c’est quand tu finiras par reconnaître ces agressions quotidiennes pour ce qu’elles sont. Quand prendras-tu tout cela personnellement ? Combien es-tu prêt-e à encaisser ? Et pourquoi ? Quand t’opposeras-tu ? D’ailleurs le feras-tu un jour ?
Où est ta limite ?

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Berlin (Allemagne) : le groupe Volcan débranche la centrale à gaz de la capitale

[Samedi 3 janvier à Berlin, vers 6h30 du matin, le « groupe Volcan : Couper le jus aux dominants » a incendié plusieurs câbles de la centrale à gaz fossile située à Lichterfelde. Cela a eu pour conséquence d’interrompre la fourniture d’électricité à 2200 entreprises et à 45000 foyers (soit 100 000 personnes), dans différents quartiers huppés du sud-ouest de la capitale allemande (Lichterfelde, Zehlendorf, Nikolassee, Wannsee). Concrètement, cinq câbles de 110 000 volts (haute tension) et dix câbles de 10 000 volts (moyenne tension) ont été détruits par cet incendie volontaire, à l’endroit où ils franchissaient le canal de Teltow sur une passerelle dédiée, déconnectant du réseau berlinois la partie « électricité » de la centrale à gaz, tandis que sa partie « chauffage urbain » était préservée. L’opérateur municipal Stromnetz Berlin a immédiatement eu recours à des solutions de contournement pour rétablir 7 000 foyers et 150 entreprises prioritaires, tout en annonçant que le rétablissement complet (et provisoire) du réseau ne sera pas effectif avant jeudi prochain, 8 janvier. Mardi soir, près de 25 500 foyers et 1 220 entreprises étaient encore privées de courant, dans ce qui a été qualifié de « pire attaque terroriste jamais perpétrée contre les infrastructures critiques de la capitale » par un des principaux journaux berlinois (Berliner Zeitung, 6 janvier).

A noter aussi, que saisissant l’occasion du black-out chez les riches, plusieurs expropriations ont eu lieu : entre samedi et lundi soir, les autorités ont par exemple recensé 7 cambriolages/vols réussis et 13 tentatives, concernant aussi bien villas que supermarchés ou distributeurs de billets, les conduisant à déployer chaque nuit 450 flics supplémentaires et un hélicoptère équipé de caméras thermiques et de projecteur dans ces quartiers. Dès dimanche, la ministre régionale (SPD) de l’Intérieur avait d’ailleurs décrété l’état d’urgence, facilitant ainsi l’intervention de l’armée et de la police fédérale. Côté antennes de téléphone portable mises en tilt, Vodafone a annoncé 27 sites coupés (sur 39), Telekom 17 sites touchés (sur 29), tandis qu’O2 en recensait 18. Deux jours plus tard, la couverture de la téléphonie mobile est revenue au sud-ouest de Berlin, mais reste en mode dégradé.  Et idem pour les lignes de S-Bahn (S1 et S7) et celle du train express régional (RE7), qui toutes ont été interrompues, puisque leur poste d’aiguillage a lui aussi été privé de jus. Et petite cerise sur le gâteau, une vingtaine d’écoles resteront également fermées jusqu’à mercredi.

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Munich (Allemagne) : le procès contre les compagnon.nes tombe (provisoirement) à l’eau !

Nouvelles surprenantes : le procès prévu contre Zündlumpen
ne s’ouvrira pas

(traduit de l’allemand de de.indymedia, 27 décembre 2025]

Zündlumpen n°80, Munich, janvier 2021

Mais enfin, que se passe-t-il ? C’est la deuxième fois en peu de temps que nous n’en croyons pas nos yeux. D’abord la remise en liberté de Nathalie et Manuel. Et voilà qu’à présent la commission judiciaire Himmelstoß § Co refuse de faire passer en jugement sous sa tutelle l’affaire Zündlumpen [journal anarchiste publié entre 2019 et 2021]. Mieux encore : elle refuse complètement l’ouverture de la procédure à l’encontre du troisième accusé. Par conséquent une procédure pour constitution d’une organisation criminelle [association de malfaiteurs] n’est plus à l’ordre du jour. En effet, une telle association nécessite au moins l’inculpation de trois personnes. Il semble qu’aux yeux du tribunal régional il n’y ait pas suffisamment d’indices pour prouver la participation du troisième anarchiste au journal Zündlumpen. Ne se déclarant plus compétent, il délègue donc désormais la procédure contre deux personnes à un simple tribunal d’instance. En Bavière, il s’en passe des choses ! … que nous n’aurions jamais cru possibles, en incorrigibles  anarchistes que nous sommes.
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Munich (Allemagne) : Rébellion en temps de surveillance policière totale

[Note. De nombreux textes, analyses du dossier judiciaire, et lettre de prison ont déjà été traduits ici à propos de cette longue histoire répressive munichoise et de son contexte. Il est possible de les retrouver à partir de ce lien.]


Rébellion en temps de surveillance policière totale –
Lettre ouverte et mise à jour après la sortie de prison

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 30 octobre 2025

Comme cela a déjà été dit, nous (Nathalie et Manuel) avons été étonnamment relâché-e-s de détention le 22 septembre.

(suit une brève mise à jour sur la remise en liberté et les premières semaines qui ont suivi, ainsi que la publication a posteriori d’une lettre ouverte écrite en taule et datant d’août 2025)


Pour Nathalie, la porte de la cellule s’est ouverte vers midi et demie et une matonne lui a appris sa remise en liberté. Elle n’a pas pu revoir les autres détenues qui étaient enfermées en cellule ou au travail à ce moment-là. Elle a juste pu laisser de petites quantités de nourriture à quelques-unes. On l’a ensuite accompagnée vers la sortie puis mise à la porte vers 16h.

Manuel a été informé vers 14h, après la promenade. Comme les portes des cellules étaient ouvertes dans sa section à cette heure-là, il a pu prendre congé des autres prisonniers et filer quasiment toutes ses affaires à des codétenus.
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Brême (Allemagne) : Feu à Tesla !

Feu à Tesla ! Des bornes de recharge et des armoires
électriques incendiées !

(traduit de l’allemand de de.indymedia, 17 novembre 2025)

Smash COP30 : La semaine dernière, des représentant.es des États membres de l’ONU ont atterri à Belém, au Brésil, avec leur suite démesurée de journalistes, de forces de sécurité et de scientifiques, pour réfléchir à leur inaction, prendre des photos de groupe et édicter de grandes déclarations qu’ils ne respecteront pas.

Tout cela pendant que nous sommes gouverné.es par des personnes qui se soucient davantage d’approvisionner l’industrie allemande en matières premières critiques et d’assurer leur carrière après leur mandat que d’essayer de ne pas détruire complètement la planète.

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Langen ( Allemagne) : feu au container de la gravière de Sehring

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 17 octobre 2025

Moi, toi, nous, humains, créatures, qui ou quoi a/ont incendié un conteneur de chantier de l’entreprise Sehring à Langen (Hesse), dans la nuit du 16 au 17 octobre 25 !

L’anarchisme à l’offensive !

C’est ce que nous avons pensé et, lors d’une randonnée nocturne après avoir fait un peu de tourisme à Langen, nous avons pris l’initiative de forcer le portail de pacotille de la gravière de Sehring, pour transformer rapidement son container de chantier en un immense feu de joie, beaucoup plus joli ainsi, dirais-je… ou dirions-nous ? Lire la suite