Sans nom ?

Recommencer à zéro. Toujours. Ne rien lâcher. Jamais. Voici donc un nouveau site anarchiste d’agitation, qui rappellera peut-être quelques souvenirs enthousiastes à certains –comme le fut pendant le Grand confinement Démesure auquel nous avons emprunté la maquette–, et de mauvais peut-être à d’autres. Qu’importe pourtant, puisque la seule question qui vaille n’est bien entendu pas celle de la nostalgie, mais celle du présent, de l’agir ici et maintenant contre la domination, dont nous entendons recenser quelques traces non exhaustives.

Et puisque l’art avisé de la collection sied plus aux musées qu’à une guerre sociale vivante qui ne connaît pas de trêve (pas même sanitaire), ces brèves seront régulièrement accompagnées de réflexions variées pour que la pensée et l’action puissent vibrer de concert.

Enfin, si en cette période particulière de pandémie il paraît que plus rien ne doit demeurer comme avant, que ce soit alors au moins vers un processus insurrectionnel qui mettra à bas ce vieux monde de flics et de fric, d’autorité et de soumission, plutôt que de s’adapter une fois de plus à l’existant et à ses impératifs. Parce que ce n’est que du négatif que pourra surgir le positif d’un monde complètement autre, et pas d’une alternative ou d’un aménagement vers le moins pire, il reste un sûr moyen de cueillir la joie tout de suite – comme le disait déjà un vieux compagnon : Détruire passionnément !

PS : Ne pas oublier en lisant ces brèves que les journaux sont les porte-parole des flics et du pouvoir.

1.Ce que l'on ne peut nommer. Ex: cet amour sans nom pour la liberté ne trouvait d'égal que dans la haine contre toute autorité. 2.dont le nom n'est pas connu. Ex: ce sabotage mené par d'obscurs sans noms pourra appartenir à tous ceux qui le partagent. 3.D’une telle gravité que cela dépasse toute qualification. Ex: la simple vue d'un uniforme provoquait immédiatement un dégoût sans nom chez tout être doué de sens.