Archives de catégorie : Technopolice

Rome (Italie) : un micro trouvé dans l’appartement de compagnons

Traduit de l’italien de infernourbano, 18 novembre 2022

Même histoire, même endroit, même machin. Découverte d’un micro dans un appartement à Rome.

Quelqu’un s’est glissé dans le domicile où nous vivons pour y placer un micro-espion, certainement dans les jours autour de la manifestation du 12 novembre à Rome en solidarité avec Alfredo [Cospito] et les autres compagnons prisonniers en grève de la faim. Dans la continuelle mauvaise interprétation de la « solidarité et complicité » qui se développe entre anarchistes, peut-être avec un certain sens de l’ironie ou peut-être avec une « perspicacité » d’enquêteur qui leur aura fait entrevoir un jeûne collectif, les intrus ont pensé que l’endroit le plus approprié pour abriter leur mouchard était l’arrière du four de la cuisine.

Alimenté par le câble de ce dernier, il était également équipé d’une batterie. Le fait est aggravé par la récidive, vu que dans le même lieu, alimenté par le même câble électrique, un autre micro-espion avait déjà été retrouvé il y a plusieurs mois. Le temps passe mais le contrôle reste.
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Pôle Emploi resserre ses mailles technologiques

Lille, 25 mars 2021

Heureux bénéficiaires d’un compteur électrique dit « communicant » (de type Linky) branché à domicile ! Heureux possesseurs d’un traceur permanent en poche, plus connu sous le nom de téléphone portable ! Vous saviez déjà que ces dispositifs technologiques permettent aux autorités trop curieuses d’estimer, pour l’un, à quelles heures un logement est occupé (ou pas) et s’il héberge par exemple des hôtes supplémentaires. Pendant que l’autre leur offre gratos chaque déplacement par géolocalisation, en plus d’espionner les conversations de son détenteur. Mais pourquoi réserver le privilège du contrôle social aux seuls flics en uniforme, alors qu’un paquet d’autres larbins se pressent régulièrement au portillon pour en resserrer les mailles ?

Prenez Pôle Emploi par exemple, ces flics du travail toujours en quête de précieuses informations pour priver à qui mieux mieux les allocataires de leurs propres cotisations (ne serait-ce qu’en matant l’adresse IP de leur actualisation mensuelle). A l’occasion du vote de la Loi de finances pour 2021, c’est ainsi qu’un petit amendement a été glissé dans le chapitre Travail et emploi, au cours de la navette entre l’Assemblée et le Sénat. Un simple numéro anodin de départ, qui s’est finalement transformé en l’article 268 de cette loi promulguée le 29 décembre 2020, entre les rôts de Noël et du Nouvel An. Un truc de quelques lignes, dont la portée a éclaté il y a quinze jours, à l’occasion de la parution tardive de son décret d’application au Journal Officiel.
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Royaume-Uni/Etats-Unis : les migrants, nouveaux cobayes de la prison électronique hors des murs

La surveillance électronique des migrants en forte hausse
La Presse (Canada), 3 juin 2022 (extraits)

Le nombre de migrants soumis en société à une forme de surveillance électronique tandis que leur dossier chemine devant les tribunaux est en forte hausse aux États-Unis, où une application téléphonique controversée utilisant la reconnaissance faciale s’impose comme l’outil de prédilection des autorités.

Les plus récentes données du service américain de l’Immigration et des Douanes (ICE) indiquent que plus de 200 000 personnes étaient inscrites en avril dans un programme d’« alternatives à la détention » prévoyant une telle surveillance, soit au moins deux fois plus qu’en décembre 2020. Environ 150 000 d’entre elles dépendaient de l’application SmartLink, comparativement à 5000 quelques années plus tôt.

Développée par une firme du Colorado, B.I. Incorporated, elle permet à la personne inscrite de rapporter régulièrement à distance sa présence aux autorités en prenant une photo qui est comparée à celle archivée au moment de son inscription. L’application relaie du même coup les données de géolocalisation de l’appareil pour confirmer où se trouve le participant.
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Marseille (Bouches-du-Rhône) : les calanques en mode QR-Code

C’est une première en France. Dans la calanque de Sugiton et des Pierres-tombées, menacée d’érosion en raison des 2.000 personnes qui fréquentent le site durant l’été, le parc national des Calanques a décidé de restreindre l’accès à ce site emblématique de Marseille . Désormais, la visite se fera uniquement sur réservation les 26 juin, 3 juillet et tous les jours du 10 juillet au 21 août. Trois jours avant leur venue, à 9 heures, et jusqu’à la veille 18 heures, les visiteurs devront réserver un pass sur une plateforme de réservation, mise en œuvre par la start-up marseillaise Troov, et ce, pas plus de huit fois durant la période de restrictions.

Après avoir rentré nom, prénom, mail et numéro de téléphone, ce pass, valable pour cinq personnes la journée entière, génère un QR code à présenter aux agents de sécurité présents sur la zone restreinte, ou aux forces de l’ordre qui feront des contrôles sur la plage. Seules 400 personnes pourront accéder à cette zone de 9,5 hectares qui comprend la plage et l’arrière-plage, les fraudeurs risquent 68 euros d’amende par personne.
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Besançon (Doubs) : et voici venu… le « fraudomètre »

Transports et fraude : Ginko met en place son
« fraudomètre »,
une première en France
France3 BFC/Ma Commune/Est Républicain, 9 mai 2022

Lier technologie et sciences comportementales pour réduire la fraude. À compter de ce lundi 9 mai et jusqu’en juillet 2022, est mis en place un fraudomètre sur le réseau Ginko de transports en commun de Besançon.

C’est une première en France assure Kéolis Besançon Mobilité (une filiale de la SNCF) qui a développé ce système avec l’aide d’un cabinet spécialisé en sciences comportementales à Lyon, et de la direction innovation du groupe Keolis au niveau national. Dans le jargon des sciences comportementales, on appelle ça le « nudge ». Une méthode douce destinée à faire adopter aux individus un comportement plus vertueux, sans les contraindre. En attendant, petite précision : le « nudge » n’empêche pas les contrôles dans les bus, et est même couplé à leur renforcement. Dans le monde des transports, c’est une petite révolution.
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Avis aux amateurs : Orange déploie les flics de demain dans ses « 5G Lab »

GR 100, le robot autonome de surveillance fabriqué par les Bordelais de Running Brains fait partie des projets qui expérimentent la 5G au sein du « 5G Lab » d’Orange à Eysines (Bordeaux Métropole)

Robot autonome de surveillance, télémédecine, vidéosurveillance : Orange teste la 5G dans son « Lab » bordelais
La Tribune, 20 avril 2022

« OK, c’est bien, mais à quoi ça sert ? » Que l’on soit chef d’entreprise ou simple particulier, c’est un peu la question que tout le monde se pose quand on en vient à parler de cette fameuse 5G tant vantée par les opérateurs télécoms sans que l’on n’en perçoive encore les applications concrètes. Et c’est pour répondre à ces interrogations qu’Orange déploie ces derniers mois des « 5G Lab » dans les grandes villes françaises. C’est à Eysines, dans la banlieue de Bordeaux, que le 8e « 5G Lab » vient d’ouvrir ses portes sur 200 m2 pour évangéliser les acteurs économiques, co-créer des cas d’usages et les tester.

Car une première précision s’impose : « La 5G, par définition, a été créée pour les usages BtoB ! », rappelle un cadre français de Cradlepoint, filiale d’Ericsson spécialisée dans la fabrication de routeurs 4G et 5G. Cette technologie d’avenir est en effet présentée comme la voie royale pour numériser tous les grands secteurs de l’économie, de l’énergie aux transports, en passant par l’automobile, la banque ou encore la santé. Avec Cradlepoint, qui compte cinq salariés en France dont deux à Mérignac, deux entreprises locales ont témoigné des potentialités de la 5G : Running Brains, marque de l’entreprise de robotique Génération Robots, elle-aussi basée à Mérignac, et Nomadeec, société bordelaise spécialisée dans la télémédecine notamment grâce à la réalité mixte.

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Paris : Un micro de flics trouvé à la bibliothèque anarchiste Libertad

Bibliothèque anarchiste Libertad, 2 avril 2022

Coucou à toutes et tous,

Bien que mes concepteurs m’aient pompeusement baptisée « RISO comcolor 7050 » en sortie d’usine, je suis plus connue sous le nom d’imprimante-photocopieuse de la bibliothèque anarchiste Libertad. Mon déménagement loin de la sale gueule des spéculateurs immobiliers qui m’employaient initialement me procura il y a deux ans un brin d’ivresse : adieu factures, quittances de loyer et autres dépliants publicitaires à reproduire… et que vivent les idées subversives ! Imaginez un peu si j’avais dû finir mes jours dans une énième succursale de la domination, à imprimer d’indigestes mémoires universitaires ou d’insipides pétitions démocrates adressées au pouvoir. Bref, dans cette bibli de Belleville, ce sont plutôt affiches, tracts, journaux, brochures et autres joyeusetés anti-autoritaires qui ont commencé à défiler sous mes yeux à un rythme saccadé, quand je ne roupillais pas pépère dans mon coin au milieu de livres et de discussions enflammées contre ce vieux monde.
Jusqu’à ce bel après-midi de printemps…

Mardi 29 mars 2022, après avoir retiré une quinzaine de vis pour enlever plusieurs carters et accéder enfin à mes entrailles, des esprits curieux se sont en effet soudain retrouvés nez à nez avec un petit voyant rouge. Alors qu’ils tentaient pour la énième fois de résoudre une panne récurrente, c’est sur un dispositif d’écoute bien planqué qu’ils sont tombés. J’ignore depuis combien de temps il se trouvait là, mais toujours est-il que les larbins policiers ont au moins dû entrer dans la bibliothèque quand il n’y avait personne, avant de choisir mon bide pour le dissimuler et y faire un peu de bricolage. Pour cela, ils ont directement soudé deux câbles à ma prise d’alimentation, qu’ils ont ensuite relié à un transformateur (220v/12v), lui-même connecté à un petit boîtier contenant une carte routeur RB800 modifiée, une batterie, une carte micro SD de 64 Go, une carte sim Orange… d’où dépassaient une antenne et deux micros (gauche et droite), fixés au plus proche des fentes donnant vers l’extérieur. L’imposante stature de ma carcasse l’empêchant de partir en vadrouille, ils n’ont par contre pas jugé nécessaire de me rajouter un GPS, bien que la connectique soit présente à l’intérieur du boîtier. Enfin, suite à une petite autopsie, il s’avère que ce dispositif a été fabriqué par l’un des fournisseurs de différents services de renseignement : Innova, implanté à Trieste (Italie)*.

Quant au fond, il n’y a rien d’étonnant à ce que celles et ceux qui entendent détruire toute autorité fassent l’objet des attentions indiscrètes de l’État, que ce soit dans des bibliothèques ou des domiciles, des véhicules ou via les téléphones portables, dans le cadre d’enquêtes judiciaires comme de besogneuses « notes blanches » des services de renseignement. Même si c’est plus largement tout individu qui ne file pas droit qui peut entrer dans son collimateur. Ce n’est ainsi ni la première ni la dernière fois que les unes et les autres dénicheront ici ou là de tels dispositifs de surveillance.

Continuer à défendre et à diffuser ses idées subversives sans tomber dans la paranoïa, tout en trouvant des manières d’approfondir des relations affinitaires loin de tout appareillage électronique reste encore et toujours un défi. Quant à rendre publique cette découverte afin qu’elle puisse être utile à tous –selon les bons conseils que nous a immédiatement prodigués notre amie Riso–, cela nous semble le minimum à faire dans ce genre de cas.

Quelques participantes et participants
à la bibliothèque anarchiste Libertad
19 rue Burnouf – 75019 Paris
Permanences tous les mardis de 17h à 20h

* Voir ici : https://earsandeyes.noblogs.org/innova/

PS : on trouvera ci-joint l’ensemble des photos du dispositif-espion, ainsi que la fiche technique du RB800.

Sevreau (Deux-Sèvres) : la flicaille espionne les opposants aux bassines

Ils découvrent une caméra militaire qui espionnait des militants écologistes
Le Courrier de l’Ouest, 18 mars 2022

Une caméra militaire raccordée à un routeur et des batteries lithium a été découverte sous un filet de camouflage à l’entrée du bourg de Sevreau, près de Niort. Elle était orientée vers le domicile du père de Julien Le Guet, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! ». Ce collectif s’oppose, depuis plusieurs années, au nom de la protection de l’environnement, à la construction de grandes réserves d’eau pour les agriculteurs des Deux-Sèvres.

« Souriez car à partir de maintenant, vous êtes filmés« . Julien Le Guet essaie d’en plaisanter mais il n’a pas vraiment envie de rire, ce vendredi 18 mars. A une semaine de la mobilisation citoyenne attendue à La Rochénard contre le projet des réserves de substitution, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! » a découvert que la maison de son père était sous surveillance vidéo et sans doute sur écoute.

À proximité de son habitation située à l’entrée du bourg de Sevreau, entre Niort et Magné, c’est tout un dispositif militaire qui a été installé à l’abri des regards. C’est le chien d’un ami qui a flairé les équipements dernier cri : une caméra, sortant à peine du sol, recouverte de ronces et d’herbe, reliée à un routeur Pepwave et à deux mallettes renfermant des batteries lithium de haute technologie étiquetées Accuwatt, dissimulées dans un fossé, sous une bâche et un filet de camouflage.

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Ukraine : un profiteur technologique de guerre

L’Ukraine utilise le sulfureux logiciel de reconnaissance
faciale de ClearView AI
Le Temps (Suisse), 15 mars 2022

C’est une surprise. Fortement critiquée pour son système de reconnaissance faciale, l’entreprise américaine ClearView AI collabore depuis peu avec les autorités ukrainiennes. Son logiciel doit permettre d’identifier des Russes présents sur son territoire, qu’ils soient vivants ou décédés. Ce rapprochement entre les autorités ukrainiennes et la firme new-yorkaise a été initiée par cette dernière qui, selon des révélations de l’agence Reuters , a offert ses services gratuitement au pays attaqué par la Russie.

L’Ukraine a commencé samedi à utiliser le logiciel de ClearView AI, notamment pour identifier des personnes à des barrages (checkpoints). Le but est d’identifier des Russes, sans doute pour démasquer des combattants infiltrés parmi les civils et voulant se livrer à des actes de sabotage. Le directeur de ClearView AI, Hoan Ton-That, a précisé qu’il n’offrira pas ses servives aux autorités russes.

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Canada : l’État géolocalise en masse pour mieux confiner

Données personnelles: le comité de l’Éthique convié à
une réunion d’urgence

Journal du Québec, 10 janvier 2022 (extrait)

Le comité parlementaire fédéral de l’Éthique se réunira d’urgence cette semaine pour discuter des questions entourant la collecte de données personnelles de géolocalisation par Santé Canada.

Durant la période des Fêtes, Santé Canada a confirmé qu’il s’est servi des données de géolocalisation de 33 millions d’appareils cellulaires pour mieux mesurer et évaluer les impacts des mesures sanitaires, comme le confinement et le couvre-feu de l’année dernière, sans en avoir fait part au public.

Le 17 décembre dernier, quelques jours avant cette révélation, le gouvernement publiait un appel d’offres pour trouver une entreprise en mesure de lui fournir les données de géolocalisation des Canadiens pour «contribuer à la réponse à la pandémie de COVID-19».

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La technopolice de Google Maps…

Google Maps : le mafieux Gioacchino Gammino intercepté près de Madrid
France Info, 7 janvier 2022

Un chef de la mafia italienne a été arrêté en Espagne après 20 ans de cavale. Il avait refait sa vie sous un faux nom. Il s’était évadé d’une prison de Rome, et ce sont des photos de Google Maps qui ont permis de l’identifier.

Gioacchino Gammino, 61 ans, un ancien chef de la mafia sicilienne en cavale depuis 20 ans, a été capturé aux portes de Madrid. Frappé d’un mandat d’arrêt pour meurtre, il a été appréhendé de la façon la plus inattendue qu’il soit, grâce à une image du site Google Maps, d’une rue de Galapagar, au Nord de Madrid, où on le voit en train de discuter devant une épicerie. Son visage est flouté, mais les enquêteurs parviennent à reconnaître un signe distinctif, une cicatrice sur le côté gauche du menton. Lire la suite

Suède : et voici le passe sanitaire sous-cutané

Covid-19. Une entreprise suédoise teste l’implantation du passe sanitaire sous la peau avec une puce
Ouest France, 21 décembre 2021

Grâce à une technologie sans fil, les micropuces électroniques peuvent stocker et diffuser des données, comme les puces de cartes de crédit par exemple. Le passe sanitaire pourrait être stocké de la même façon.

C’est donc ce que propose l’entreprise DSruptive Subdermals, spécialisée dans les implants de micropuces. La puce, de la taille d’un grain de riz, est implantée dans le bras ou sur la main. Sans batterie et sans signal, elle s’active uniquement au contact de capteurs.
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Martinique/Nouvelle-Calédonie : dans les colonies, les antennes flambent aussi (et pas que)

Le Diamant (Martinique), 24 novembre 2021. Destruction incendiaire du radar de la station Météo France et de l’antenne-relais située un peu plus loin.

Allez savoir pourquoi, mais par un beau matin de fin d’automne est venue s’immiscer une petite intuition : et si les antennes-relais étaient aussi prises pour cible dans les colonies ? Après tout, dans ces contextes comme ailleurs, pourquoi des révoltés n’identifieraient-ils pas à leur tour ces structures de la domination comme des cibles légitimes pour leurs propres raisons ? Si on sait déjà que plusieurs antennes-relais ont été incendiées dans l’île de la Réunion depuis trois ans, qu’en est-il par exemple des Antilles secouées par une vague d’émeutes ces dernières semaines, ou de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique Sud, qui a connu de nombreuses attaques contre l’industrie minière de nickel, et où le troisième référendum sur l’indépendance est prévu ce dimanche ? Bien sûr, on se doute bien que ce genre de sabotages ne sont pas forcément mis en avant, ni par un pouvoir soucieux d’éviter toute publicisation excessive d’exemples potentiellement contagieux, ni par les démocrates aspirants gestionnaires qui souhaitent prendre les rênes du développement technologisé insulaire à sa place… mais ne dit-on pas aussi que qui cherche trouve ?
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Madrid (Espagne) : contre le pass covid et la digitalisation

traduit de l’espagnol de Indymedia Barcelone, 12 novembre 2021

Les vitres et la serrure d’un local de l’entreprise Telefónica* ont été détruites à Madrid. Contre le passeport Covid et la digitalisation.

Un petit geste de solidarité avec les compagnonnes de Bergame réprimées pour leur lutte contre pass sanitaire italien (Green pass).

NdT : géant espagnol des télécommunications

Saint-Héand (Loire) : l’antenne-relais réduite au silence [MaJ]

D’après un reportage télévisé de la chaîne localeTL7 du 6 novembre titré « Il faudra attendre encore avant d’avoir du réseau », et portant sur les réparations en cours, c’est à la fois une antenne Bouygues et celles de Free et SFR qui ont été touchées par ce sabotage incendiaire. Quant au chef de chantier, il n’a pu que déplorer la grande quantité de câbles à acheminer sur place puis remplacer (jusqu’au sommet avec nacelle spéciale pour Bouygues) ainsi que l’absence de stocks disponibles de connecteurs, en cette veille de week-end. Tout cela risquant fort de prolonger la déconnexion du réseau plus longtemps qu’espéré par les opérateurs.

Panne sur les réseaux Bouygues et SFR après l’incendie
d’une antenne

Le Progrès/Radio Scoop, 3 novembre 2021

Ce mercredi, des milliers d’abonnés Bouygues et SFR sont privés d’internet et de téléphone sur un vaste secteur de l’agglomération stéphanoise. La cause : un incendie qui a touché un site Bouygues télécom sur la commune de Saint-Héand dans la nuit de mardi à mercredi.

Au lieu-dit « la Pierre de la Bauche », l’antenne Bouygues et son local technique ont été la proie des flammes. D’après Bouygues Télécom, la panne touche les abonnés des secteurs nord-est et nord de Saint-Etienne, depuis Saint-Just-Saint-Rambert jusqu’à Rive-de-Gier, en passant par Saint-Chamond, La Grand-Croix ou encore Lorette. Selon la préfecture de la Loire, ces clients se trouvent principalement dans un secteur comprenant les communes de Montrond-les-Bains, Saint-Galmier, La Fouillouse Saint-Héand et Andrézieux-Bouthon. 

S’il appartient à Bouygues Télécom, les clients des opérateurs SFR et Free rencontrent, eux aussi, des difficultés pour se connecter au réseau, puisque les trois opérateurs partagent des infrastructures passives.
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