Archives de catégorie : Technopolice

Besançon (Doubs) : et voici venu… le « fraudomètre »

Transports et fraude : Ginko met en place son
« fraudomètre »,
une première en France
France3 BFC/Ma Commune/Est Républicain, 9 mai 2022

Lier technologie et sciences comportementales pour réduire la fraude. À compter de ce lundi 9 mai et jusqu’en juillet 2022, est mis en place un fraudomètre sur le réseau Ginko de transports en commun de Besançon.

C’est une première en France assure Kéolis Besançon Mobilité (une filiale de la SNCF) qui a développé ce système avec l’aide d’un cabinet spécialisé en sciences comportementales à Lyon, et de la direction innovation du groupe Keolis au niveau national. Dans le jargon des sciences comportementales, on appelle ça le « nudge ». Une méthode douce destinée à faire adopter aux individus un comportement plus vertueux, sans les contraindre. En attendant, petite précision : le « nudge » n’empêche pas les contrôles dans les bus, et est même couplé à leur renforcement. Dans le monde des transports, c’est une petite révolution.
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Avis aux amateurs : Orange déploie les flics de demain dans ses « 5G Lab »

GR 100, le robot autonome de surveillance fabriqué par les Bordelais de Running Brains fait partie des projets qui expérimentent la 5G au sein du « 5G Lab » d’Orange à Eysines (Bordeaux Métropole)

Robot autonome de surveillance, télémédecine, vidéosurveillance : Orange teste la 5G dans son « Lab » bordelais
La Tribune, 20 avril 2022

« OK, c’est bien, mais à quoi ça sert ? » Que l’on soit chef d’entreprise ou simple particulier, c’est un peu la question que tout le monde se pose quand on en vient à parler de cette fameuse 5G tant vantée par les opérateurs télécoms sans que l’on n’en perçoive encore les applications concrètes. Et c’est pour répondre à ces interrogations qu’Orange déploie ces derniers mois des « 5G Lab » dans les grandes villes françaises. C’est à Eysines, dans la banlieue de Bordeaux, que le 8e « 5G Lab » vient d’ouvrir ses portes sur 200 m2 pour évangéliser les acteurs économiques, co-créer des cas d’usages et les tester.

Car une première précision s’impose : « La 5G, par définition, a été créée pour les usages BtoB ! », rappelle un cadre français de Cradlepoint, filiale d’Ericsson spécialisée dans la fabrication de routeurs 4G et 5G. Cette technologie d’avenir est en effet présentée comme la voie royale pour numériser tous les grands secteurs de l’économie, de l’énergie aux transports, en passant par l’automobile, la banque ou encore la santé. Avec Cradlepoint, qui compte cinq salariés en France dont deux à Mérignac, deux entreprises locales ont témoigné des potentialités de la 5G : Running Brains, marque de l’entreprise de robotique Génération Robots, elle-aussi basée à Mérignac, et Nomadeec, société bordelaise spécialisée dans la télémédecine notamment grâce à la réalité mixte.

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Paris : Un micro de flics trouvé à la bibliothèque anarchiste Libertad

Bibliothèque anarchiste Libertad, 2 avril 2022

Coucou à toutes et tous,

Bien que mes concepteurs m’aient pompeusement baptisée « RISO comcolor 7050 » en sortie d’usine, je suis plus connue sous le nom d’imprimante-photocopieuse de la bibliothèque anarchiste Libertad. Mon déménagement loin de la sale gueule des spéculateurs immobiliers qui m’employaient initialement me procura il y a deux ans un brin d’ivresse : adieu factures, quittances de loyer et autres dépliants publicitaires à reproduire… et que vivent les idées subversives ! Imaginez un peu si j’avais dû finir mes jours dans une énième succursale de la domination, à imprimer d’indigestes mémoires universitaires ou d’insipides pétitions démocrates adressées au pouvoir. Bref, dans cette bibli de Belleville, ce sont plutôt affiches, tracts, journaux, brochures et autres joyeusetés anti-autoritaires qui ont commencé à défiler sous mes yeux à un rythme saccadé, quand je ne roupillais pas pépère dans mon coin au milieu de livres et de discussions enflammées contre ce vieux monde.
Jusqu’à ce bel après-midi de printemps…

Mardi 29 mars 2022, après avoir retiré une quinzaine de vis pour enlever plusieurs carters et accéder enfin à mes entrailles, des esprits curieux se sont en effet soudain retrouvés nez à nez avec un petit voyant rouge. Alors qu’ils tentaient pour la énième fois de résoudre une panne récurrente, c’est sur un dispositif d’écoute bien planqué qu’ils sont tombés. J’ignore depuis combien de temps il se trouvait là, mais toujours est-il que les larbins policiers ont au moins dû entrer dans la bibliothèque quand il n’y avait personne, avant de choisir mon bide pour le dissimuler et y faire un peu de bricolage. Pour cela, ils ont directement soudé deux câbles à ma prise d’alimentation, qu’ils ont ensuite relié à un transformateur (220v/12v), lui-même connecté à un petit boîtier contenant une carte routeur RB800 modifiée, une batterie, une carte micro SD de 64 Go, une carte sim Orange… d’où dépassaient une antenne et deux micros (gauche et droite), fixés au plus proche des fentes donnant vers l’extérieur. L’imposante stature de ma carcasse l’empêchant de partir en vadrouille, ils n’ont par contre pas jugé nécessaire de me rajouter un GPS, bien que la connectique soit présente à l’intérieur du boîtier. Enfin, suite à une petite autopsie, il s’avère que ce dispositif a été fabriqué par l’un des fournisseurs de différents services de renseignement : Innova, implanté à Trieste (Italie)*.

Quant au fond, il n’y a rien d’étonnant à ce que celles et ceux qui entendent détruire toute autorité fassent l’objet des attentions indiscrètes de l’État, que ce soit dans des bibliothèques ou des domiciles, des véhicules ou via les téléphones portables, dans le cadre d’enquêtes judiciaires comme de besogneuses « notes blanches » des services de renseignement. Même si c’est plus largement tout individu qui ne file pas droit qui peut entrer dans son collimateur. Ce n’est ainsi ni la première ni la dernière fois que les unes et les autres dénicheront ici ou là de tels dispositifs de surveillance.

Continuer à défendre et à diffuser ses idées subversives sans tomber dans la paranoïa, tout en trouvant des manières d’approfondir des relations affinitaires loin de tout appareillage électronique reste encore et toujours un défi. Quant à rendre publique cette découverte afin qu’elle puisse être utile à tous –selon les bons conseils que nous a immédiatement prodigués notre amie Riso–, cela nous semble le minimum à faire dans ce genre de cas.

Quelques participantes et participants
à la bibliothèque anarchiste Libertad
19 rue Burnouf – 75019 Paris
Permanences tous les mardis de 17h à 20h

* Voir ici : https://earsandeyes.noblogs.org/innova/

PS : on trouvera ci-joint l’ensemble des photos du dispositif-espion, ainsi que la fiche technique du RB800.

Sevreau (Deux-Sèvres) : la flicaille espionne les opposants aux bassines

Ils découvrent une caméra militaire qui espionnait des militants écologistes
Le Courrier de l’Ouest, 18 mars 2022

Une caméra militaire raccordée à un routeur et des batteries lithium a été découverte sous un filet de camouflage à l’entrée du bourg de Sevreau, près de Niort. Elle était orientée vers le domicile du père de Julien Le Guet, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! ». Ce collectif s’oppose, depuis plusieurs années, au nom de la protection de l’environnement, à la construction de grandes réserves d’eau pour les agriculteurs des Deux-Sèvres.

« Souriez car à partir de maintenant, vous êtes filmés« . Julien Le Guet essaie d’en plaisanter mais il n’a pas vraiment envie de rire, ce vendredi 18 mars. A une semaine de la mobilisation citoyenne attendue à La Rochénard contre le projet des réserves de substitution, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! » a découvert que la maison de son père était sous surveillance vidéo et sans doute sur écoute.

À proximité de son habitation située à l’entrée du bourg de Sevreau, entre Niort et Magné, c’est tout un dispositif militaire qui a été installé à l’abri des regards. C’est le chien d’un ami qui a flairé les équipements dernier cri : une caméra, sortant à peine du sol, recouverte de ronces et d’herbe, reliée à un routeur Pepwave et à deux mallettes renfermant des batteries lithium de haute technologie étiquetées Accuwatt, dissimulées dans un fossé, sous une bâche et un filet de camouflage.

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Ukraine : un profiteur technologique de guerre

L’Ukraine utilise le sulfureux logiciel de reconnaissance
faciale de ClearView AI
Le Temps (Suisse), 15 mars 2022

C’est une surprise. Fortement critiquée pour son système de reconnaissance faciale, l’entreprise américaine ClearView AI collabore depuis peu avec les autorités ukrainiennes. Son logiciel doit permettre d’identifier des Russes présents sur son territoire, qu’ils soient vivants ou décédés. Ce rapprochement entre les autorités ukrainiennes et la firme new-yorkaise a été initiée par cette dernière qui, selon des révélations de l’agence Reuters , a offert ses services gratuitement au pays attaqué par la Russie.

L’Ukraine a commencé samedi à utiliser le logiciel de ClearView AI, notamment pour identifier des personnes à des barrages (checkpoints). Le but est d’identifier des Russes, sans doute pour démasquer des combattants infiltrés parmi les civils et voulant se livrer à des actes de sabotage. Le directeur de ClearView AI, Hoan Ton-That, a précisé qu’il n’offrira pas ses servives aux autorités russes.

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Canada : l’État géolocalise en masse pour mieux confiner

Données personnelles: le comité de l’Éthique convié à
une réunion d’urgence

Journal du Québec, 10 janvier 2022 (extrait)

Le comité parlementaire fédéral de l’Éthique se réunira d’urgence cette semaine pour discuter des questions entourant la collecte de données personnelles de géolocalisation par Santé Canada.

Durant la période des Fêtes, Santé Canada a confirmé qu’il s’est servi des données de géolocalisation de 33 millions d’appareils cellulaires pour mieux mesurer et évaluer les impacts des mesures sanitaires, comme le confinement et le couvre-feu de l’année dernière, sans en avoir fait part au public.

Le 17 décembre dernier, quelques jours avant cette révélation, le gouvernement publiait un appel d’offres pour trouver une entreprise en mesure de lui fournir les données de géolocalisation des Canadiens pour «contribuer à la réponse à la pandémie de COVID-19».

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La technopolice de Google Maps…

Google Maps : le mafieux Gioacchino Gammino intercepté près de Madrid
France Info, 7 janvier 2022

Un chef de la mafia italienne a été arrêté en Espagne après 20 ans de cavale. Il avait refait sa vie sous un faux nom. Il s’était évadé d’une prison de Rome, et ce sont des photos de Google Maps qui ont permis de l’identifier.

Gioacchino Gammino, 61 ans, un ancien chef de la mafia sicilienne en cavale depuis 20 ans, a été capturé aux portes de Madrid. Frappé d’un mandat d’arrêt pour meurtre, il a été appréhendé de la façon la plus inattendue qu’il soit, grâce à une image du site Google Maps, d’une rue de Galapagar, au Nord de Madrid, où on le voit en train de discuter devant une épicerie. Son visage est flouté, mais les enquêteurs parviennent à reconnaître un signe distinctif, une cicatrice sur le côté gauche du menton. Lire la suite

Suède : et voici le passe sanitaire sous-cutané

Covid-19. Une entreprise suédoise teste l’implantation du passe sanitaire sous la peau avec une puce
Ouest France, 21 décembre 2021

Grâce à une technologie sans fil, les micropuces électroniques peuvent stocker et diffuser des données, comme les puces de cartes de crédit par exemple. Le passe sanitaire pourrait être stocké de la même façon.

C’est donc ce que propose l’entreprise DSruptive Subdermals, spécialisée dans les implants de micropuces. La puce, de la taille d’un grain de riz, est implantée dans le bras ou sur la main. Sans batterie et sans signal, elle s’active uniquement au contact de capteurs.
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Martinique/Nouvelle-Calédonie : dans les colonies, les antennes flambent aussi (et pas que)

Le Diamant (Martinique), 24 novembre 2021. Destruction incendiaire du radar de la station Météo France et de l’antenne-relais située un peu plus loin.

Allez savoir pourquoi, mais par un beau matin de fin d’automne est venue s’immiscer une petite intuition : et si les antennes-relais étaient aussi prises pour cible dans les colonies ? Après tout, dans ces contextes comme ailleurs, pourquoi des révoltés n’identifieraient-ils pas à leur tour ces structures de la domination comme des cibles légitimes pour leurs propres raisons ? Si on sait déjà que plusieurs antennes-relais ont été incendiées dans l’île de la Réunion depuis trois ans, qu’en est-il par exemple des Antilles secouées par une vague d’émeutes ces dernières semaines, ou de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique Sud, qui a connu de nombreuses attaques contre l’industrie minière de nickel, et où le troisième référendum sur l’indépendance est prévu ce dimanche ? Bien sûr, on se doute bien que ce genre de sabotages ne sont pas forcément mis en avant, ni par un pouvoir soucieux d’éviter toute publicisation excessive d’exemples potentiellement contagieux, ni par les démocrates aspirants gestionnaires qui souhaitent prendre les rênes du développement technologisé insulaire à sa place… mais ne dit-on pas aussi que qui cherche trouve ?
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Madrid (Espagne) : contre le pass covid et la digitalisation

traduit de l’espagnol de Indymedia Barcelone, 12 novembre 2021

Les vitres et la serrure d’un local de l’entreprise Telefónica* ont été détruites à Madrid. Contre le passeport Covid et la digitalisation.

Un petit geste de solidarité avec les compagnonnes de Bergame réprimées pour leur lutte contre pass sanitaire italien (Green pass).

NdT : géant espagnol des télécommunications

Saint-Héand (Loire) : l’antenne-relais réduite au silence [MaJ]

D’après un reportage télévisé de la chaîne localeTL7 du 6 novembre titré « Il faudra attendre encore avant d’avoir du réseau », et portant sur les réparations en cours, c’est à la fois une antenne Bouygues et celles de Free et SFR qui ont été touchées par ce sabotage incendiaire. Quant au chef de chantier, il n’a pu que déplorer la grande quantité de câbles à acheminer sur place puis remplacer (jusqu’au sommet avec nacelle spéciale pour Bouygues) ainsi que l’absence de stocks disponibles de connecteurs, en cette veille de week-end. Tout cela risquant fort de prolonger la déconnexion du réseau plus longtemps qu’espéré par les opérateurs.

Panne sur les réseaux Bouygues et SFR après l’incendie
d’une antenne

Le Progrès/Radio Scoop, 3 novembre 2021

Ce mercredi, des milliers d’abonnés Bouygues et SFR sont privés d’internet et de téléphone sur un vaste secteur de l’agglomération stéphanoise. La cause : un incendie qui a touché un site Bouygues télécom sur la commune de Saint-Héand dans la nuit de mardi à mercredi.

Au lieu-dit « la Pierre de la Bauche », l’antenne Bouygues et son local technique ont été la proie des flammes. D’après Bouygues Télécom, la panne touche les abonnés des secteurs nord-est et nord de Saint-Etienne, depuis Saint-Just-Saint-Rambert jusqu’à Rive-de-Gier, en passant par Saint-Chamond, La Grand-Croix ou encore Lorette. Selon la préfecture de la Loire, ces clients se trouvent principalement dans un secteur comprenant les communes de Montrond-les-Bains, Saint-Galmier, La Fouillouse Saint-Héand et Andrézieux-Bouthon. 

S’il appartient à Bouygues Télécom, les clients des opérateurs SFR et Free rencontrent, eux aussi, des difficultés pour se connecter au réseau, puisque les trois opérateurs partagent des infrastructures passives.
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Zaventem (Belgique) : les bureaux de l’entreprise de technologie Devoteam en cendres

(Extrait de Het Laatste Nieuws (HLN),  6 octobre 2021,
traduit du néerlandais)

Dans un immeuble de bureaux de la Belgicastraat à Zaventem [Brabant flamand], le troisième étage a été lourdement endommagé par un incendie mardi soir. Un gardien a remarqué l’incendie et a prévenu les secours. Il n’y a eu aucune victime. Selon le parquet, l’incendie a été déclenché au niveau de la société de technologie Devoteam.

Mercredi matin, le parquet de Halle-Vilvorde a envoyé un expert incendie dans la zone industrielle de Keiberg pour connaître les circonstances exactes. Après une visite sur place, l’expert en incendie désigné est arrivé à la conclusion qu’il y avait des indices d’intention malveillante, soit que le feu avait été délibérément allumé.  À la suite de l’incendie, le troisième étage de l’immeuble de bureaux a été placé sous scellés.

Devoteam est une entreprise de 500 employés en Belgique [leader international du conseil en stratégie numérique,  plates-formes technologiques et cyber-sécurité, couvrant notamment les domaines du cloud, de l’automatisation et de l’exploitation des données]. Le PDG Benny Moonen est surpris que les incendiaires s’en soient pris à son entreprise : « Cet incendie nous cause beaucoup de tracas. Il va maintenant falloir chercher de nouveaux bureaux dans le quartier. On ne sait pas encore si ce sera temporaire ou permanent. Dans ce bâtiment, nous occupions les deuxième et troisième étages. Le second étage a subi des dégâts de fumée et d’eau, mais le troisième étage a été complètement détruit. »

Roubaix (Nord) : le Digitruck de Huawei sur le grill

Roubaix: le «digitruck» installé sur la place
de la Liberté incendié

La Voix du Nord/20Minutes, 23 et 25 octobre 2021

Le Digitruck, un espace de formations gratuites pour aider les passants à mieux gérer leurs appareils numériques, aura tenu cinq jours à Roubaix. Installé lundi dernier sur la place de la Liberté, le conteneur du géant de l’électronique Huawei a été incendié dans la nuit de vendredi à samedi.

Ce samedi matin, les policiers du commissariat de Roubaix procédaient aux premières constatations après l’incendie, dans la nuit, du container installé depuis quelques jours. Depuis début juillet, le Digitruck sillonne les villes des Hauts-de-France pour dispenser « des formations gratuites aux personnes en difficulté face au numérique », explique Huawei, organisateur de l’événement. Après une escale à Lens, dans le Pas-de-Calais, le conteneur a été garé à Roubaix et les partenaires de Huawei, Simplon et Close the Gap, ont commencé à recevoir les habitants. Mais tout s’est arrêté brusquement après que, dans la nuit de vendredi à samedi, des individus non identifiés ont mis le feu après avoir pillé l’endroit.
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Athènes (Grèce) : attaque aux molotovs contre le Secrétariat général des systèmes d’information (MaJ)

Presse grecque (Ekathimerini), 21 octobre – Des anarchistes ont revendiqué sur Indymedia Athènes l’attaque incendiaire contre le Secrétariat général des systèmes d’information à Moschato, près du Pirée au sud d’Athènes, le 10 octobre dernier.

Ce groupe entendait notamment se montrer solidaire des 14 compagnons arrêtés ou sous surveillance sur la base de leur ADN. Environ sept molotovs ont été lancés en tout, touchant aussi bien le parking que le bâtiment qui abrite les bureaux et le data center du gouvernement grec hébergeant l’ensemble des données de son site officiel (gov.gr).


Attaque contre le Secrétariat général des systèmes d’information (KEPYO) de Moschato le 10 octobre 2021
retraduit du grec de Indymedia Athènes, 20 octobre 2021

L’État-major est organisé, équipé et en place.

Pendant la pandémie, alors que le gouvernement Mitsotákis restreignait notre liberté de toutes les manières possibles, il a non seulement armé de ses forces répressives, mais a aussi procédé au renforcement de son hégémonie électronique.

Au prétexte de fournir des services de vidéoconférence pour répondre aux besoins de l’enseignement à distance, les données de 1,6 million d’utilisateurs de la plateforme WebEX ont été remises à Cisco, qui peut les réutiliser à ses propres fins commerciales. Nos vies, grâce à la télémétrie, sont constamment transformées en marchandises et revendues à toute partie intéressée. Elles sont classées par catégorie et stockées indéfiniment.
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Orléans (Loiret) : et voici les caméras à détecteur de « sons anormaux »

Sécurité : la ville d’Orléans va tester des détecteurs
de sons anormaux

France bleu, 2 octobre 2021

Actuellement, les 220 caméras de la ville fournissent à la police municipale de l’image mais pas de son : c’est impossible pour des raisons techniques et surtout juridiques – pour le respect de la vie privée, il est en effet interdit d’enregistrer des conversations dans la rue… D’où l’idée de se doter d’un moyen qui permettrait de repérer les bruits suspects, comme les détonations, les bris de glace, les cris de détresse, les accidents, etc.

C’est ce que propose la start-up orléanaise Sensivic, basée au Lab’O, qui a conçu un logiciel basé sur des détecteurs de sons et capable de définir le paysage sonore habituel d’une ville. Lorsqu’un son anormal se produit, cela déclenche une alerte, qui pourrait être reliée au système de vidéosurveillance de la ville : c’est l’expérimentation qui va bientôt avoir lieu au CSO, le centre de sécurité orléanais, là où la police municipale gère les images diffusées par les caméras.
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