Archives par mot-clé : Italie

Dolcè (Italie) : sabotage ferroviaire contre la guerre

La guerre est à nos portes, claquons-lui la porte au nez !
Traduit de l’italien de La Nemesi, 10 juin 2026

Dans la nuit du 29 au 30 mai, en continuité avec la grève générale contre la guerre, nous avons décidé de saboter la ligne ferroviaire sur le tronçon Vérone-Brennero. Nous avons choisi d’agir à cet endroit car le Brenner [col des Alpes entre l’Italie et l’Autriche] est un passage stratégique et fondamental pour l’exportation et l’importation de marchandises, de matières premières et d’armements. Nous l’avons fait en incendiant deux postes électriques. Les grèves contre la guerre et le génocide ont été marquées par le slogan « bloquons tout ».
Ceci notre contribution.
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Delicatessen

Terzo (Italie), 25 mars 2026. Sabotage du pylône de la ligne électrique qui alimente les pompes de l’oléoduc TAL.

(Traduit de l’italien de infranero, 14 mai 2026]

« Le principe qui a présidé au nouveau déploiement des unités est clair : rechercher l’ennemi pour le frapper sur ses points les plus sensibles »
(Journal de bord du Commandement de la division Garibaldi Carnia, 1945)

Voilà, ce n’est que maintenant que nous avons pu apprendre que fin mars, la destruction d’un seul pylône en Italie aurait bloqué l’approvisionnement en pétrole de l’Europe centrale pendant plusieurs jours [du 25 au 30 mars, NdT]. Une fois arrivé au port de Trieste, l’or noir est en effet injecté dans l’oléoduc Transalpin (TAL), qui couvre apparemment pas moins de 40 % des besoins pétroliers de l’Allemagne, 90 % de ceux de l’Autriche et plus de 50 % de ceux de la République tchèque. Mais tout ce pétrole brut ne circule pas sous terre le long de milliers de kilomètres par la seule volonté du Saint-Esprit, la simple force d’inertie. Il a besoin d’être pompé, ce qui fait que son acheminement nécessite de l’énergie, beaucoup d’énergie, qui provient d’installations réparties un peu partout à la surface. Le pylône abattu, par exemple, qui porte le numéro 416 et a été installé par l’entreprise Terna, est situé à Terzo, un petit village de trois cents habitants sur la route entre Tolmezzo et Paluzza (région du Frioul).

Étonnamment, la nouvelle du sabotage n’a été relayée que par la presse allemande, tandis qu’ici, en Italie, elle a été démentie par le groupe TAL (qui gère l’oléoduc), qui l’a qualifiée d’ « information dénuée de tout fondement », préférant qualifier l’incident de « ralentissement technique des activités » : une version toutefois démentie à son tour par Terna elle-même, qui attribue au contraire à des « inconnus » les dommages causés à sa ligne électrique. Et en effet, les images diffusées sont sans ambiguïté, montrant certains montants du pylône coupés net.
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Bologne (Italie) : compte rendu de la prise de parole d’Alfredo Cospito

[Reçu par mail, 28 mai 2026
traduction de l’italien de Brughiere, 19 mai 2026]

[Compte rendu de la deuxième séance du procès de Bologne contre six compagnon.nes, pour des fait qui ont eu lieu pendant la mobilisation d’octobre 2022 à avril 2023 en solidarité avec Alfredo Cospito, alors en grève de la faim contre le 41bis et l’emprisonnement à perpétuité. Les 6 personnes sont accusées d’une antenne cramée, de l’occupation d’une grue et de l’interruption d’une messe.
Les avocat.e.s ont appelé Alfredo comme témoin de la défense, la raison étant qu’il pouvait fournir des informations liées au contexte dans lequel ont eu lieu les fait. La juge a accepté, et le 18 mai 2026, Alfredo a donc pu prendre parole après un an et demi d’isolement total.]


Le 18 mai au tribunal de Bologne, a eu lieu la deuxième audience contre 6 compagnon.ne.s, accusés de faits spécifiques inhérents à la mobilisation de 2022-2023 aux côtés d’Alfredo Cospito contre le 41bis et l’emprisonnement à perpétuité.

Lors de cette audience, plusieurs témoins ont été entendus et, parmi eux, Alfredo lui-même a pu prendre la parole par vidéoconférence depuis la prison de Bancali, en Sardaigne. Son émotion, combinée à celle de la trentaine de camarades présents dans la salle, a été immédiatement palpable. Alfredo a commencé par ces mots :
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Rome (Italie) : feu solidaire contre les véhicules de la « Guardia di Finanza »

[La nuit du 18 au 19 décembre 2025 à Rome, trois voitures garées devant le quartier général de la police économique et financière et du GICO (groupe d’enquête sur le crime organisé) ont été volontairement incendiées dans le quartier de Montesacro. Celles-ci appartenaient à des agents de la Guardia du finanza, et des allume-feu ainsi qu’un produit accélérant ont été retrouvés sur place. Cette attaque a été revendiquée quinze jours plus tard en solidarité avec des compagnon.nes anarchistes incarcéré.es, par un communiqué publié le 7 janvier sur lanemesi, que nous traduisons ci-dessous.]


Dans une période de grands bouleversements économico-politiques dans le monde, où se lèvent chaque jour de nouveaux vents de guerre, attaquer l’appareil militaire et de contrôle interne nous semble être un objectif sur lequel concentrer nos énergies et nos capacités.

Le corps de la guardia di finanza a toujours joué un rôle important dans le contrôle des frontières, dans la formation des polices à l’étranger et dans les missions de guerre, en particulier à travers sa propre aviation et marine militaire.

Rappelons la mission EUPOL COOPS en Palestine, la mission EUBAM en Libye et l’emploi de la guardia di finanza dans l’opération Frontex pour le contrôle des routes migratoires et des frontières européennes.
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Rome (Italie) : un micro-espion trouvé dans une voiture

Traduit de l’italien de Brughiere, 9 août 2025

Un mouchard composé de deux micros, avec carte SIM de l’opérateur de téléphonie Vodafone, carte SD de 32 gigas et un GPS, a été retrouvé dans une voiture.

Il semble qu’il ait commencé à enregistrer et émettre le 14 février 2025, ayant peut-être été installé fin janvier. Le mouchard se trouvait côté conducteur, en bas, à côté du siège, à gauche. Il tirait son jus par des câbles passant sous le volant, et l’emplacement de chacun  des micros était le suivant : un sous le siège conducteur et un près de la ceinture de sécurité, toujours du même côté.

Fin des transmissions, sales merdes !
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Rome (Italie) : 17 Teslas partent en fumée

Dix-sept Teslas ont flambé lors d’un incendie survenu la nuit de dimanche à lundi 31 mars, vers 4h30 du matin, chez le seul concessionnaire de la marque automobile présent à Rome.

Dans le quartier de Torrenova, où se trouvent à la fois des habitations et des bâtiments industriels, ces Teslas ont pris feu à plusieurs endroits, dans la cour même du concessionnaire de la via Serracapriola, et aussi quelques mètres plus loin sous les abris de recharge.

Si les enquêteurs ont fait savoir qu’ils n’excluaient aucune piste, ils penchent tout de même pour un incendie criminel, et comme on est en Italie, c’est la possibilité d’une « attaque anarchiste » qui a été pointée par la presse, à la suite du ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi. De son côté, le PDG de Tesla Elon Musk a réagi à cet incendie sur son réseau social X, en publiant un post contenant un seul mot : « Terrorism ». Car en la matière, le techno-fasciste et désormais ministre des États-Unis sait de quoi il parle…

[Synthèse de la presse italienne, 31 mars 2025]

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San Floriano (Italie) : ruiner la recherche sur les nouveaux OGM

En plein mois de juillet 2024, paraissait un article titré Grise mine dans les labos de la plaine du Pô…, qui revenait à la fois sur lesdites « Nouvelles techniques génomiques » (NTG) en cours de développement, et sur un fait promis à un bel avenir : le premier sabotage d’un essai à l’air libre de ces nouveaux OGMs. Un bel avenir de faulx et de pinces coupantes en effet, car pourquoi ce genre de sabotages s’arrêteraient-il en aussi bon chemin, alors que les mains qui manipulent les fameux ciseaux génétiques Crispr/Cas9 continuent, elles, à faire du vivant leur laboratoire à ciel ouvert ? Après les deux-cents plants de riz OGM 2.0 saccagés en juin à Mezzana Bigli (province de Pavie), nous voici donc face à une seconde bonne nouvelle en provenance d’Italie – ce qui n’est pas si courant.

Depuis le 30 septembre dernier, les blouses blanches du département de biotechnologie de l’Université de Vérone cultivaient avec amour une variété très spéciale de Chardonnay, plantée dans la Valpolicella, petite zone viticole située à l’est du lac de Garde. L’institution était plutôt fière de sa parcelle expérimentale au milieu des autres cultures de San Floriano, puisqu’il s’agissait rien moins que de « la première plantation en plein champ en Europe de vignes obtenues grâce aux technologies d’évolution assistée (TEA)*, confirmant l’avant-garde internationale de la recherche dans le secteur vitivinicole menée par [notre] groupe de génétique agricole » et bla bla bla. Oui, bla bla bla, parce qu’il faut peut-être parler de tout cela au passé, suite à la visite ravageuse rendue par un petit groupe d’inconnus à la parcelle universitaire, la nuit de mercredi à jeudi 12 février.

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Carrare (Italie) : Langues de feu

Traduit de l’italien de  LaNemesi, 25 novembre 2024

Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 novembre, un incendie a illuminé une nuit sans lune, sur les Alpes apuanes, en détruisant trois engins de chantier dans une carrière de marbre à Campo di Cecina, près de Carrare.

Dans ces endroits où il est facile de passer inaperçu, des machines et des structures indispensables pour le systèmes industriel sont souvent laissées sans surveillance.

Que les brasiers de ce genre se répandent contre les machines dévastatrices et leurs misérables propriétaires.

Sardaigne (Italie) : le capitalisme vert à nouveau sous le feu

Le 9 septembre dernier, à l’occasion d’attaques contre des éoliennes industrielles à Mamoiada puis à Villacidro, était paru ici une petite synthèse sur les mobilisations contre la « spéculation énergétique » en Sardaigne, avec quelques détails à propos de ces deux sabotages de la fin août.

Or il se trouve que la série ne s’est pas arrêtée là, puisqu’un troisième s’est produit peu après contre une des innombrables nuisances « vertes » en cours d’installation sur l’île. La nuit du lundi au mardi 11 septembre vers 4h, dans la zone de Garganu située vers Tuili au sud du territoire, deux mille panneaux photovoltaïques ont ainsi été entièrement détruits après avoir été aspergés d’essence puis enflammés. Ces derniers étaient stockés là en attendant de servir au chantier de la multinationale polonaise de l’énergie, Greenvolt Power.
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Sardaigne (Italie) : le prix du capitalisme vert

En Sardaigne comme en de nombreuses autres régions d’Europe, se multiplient depuis plusieurs années des projets énergétiques pour alimenter le capitalisme vert. Dans les régions les plus ensoleillées ou maritimes, déjà infestées par le tourisme de masse, il s’agit principalement de parc solaires et éoliens.

Sur cette île méditerranéenne au large de la Corse, les monstres d’acier et de ciment doivent passer à tout prix, quitte à arracher de force oliviers, abricotiers et amandiers, pour les remplacer par d’immenses aérogénérateurs industriels dont le mât peut aller jusqu’à 200 mètres de haut. Près de 800 nouveaux projets de « production d’énergies renouvelables » y sont officiellement en cours d’étude, avec certains qui ont l’art de symboliser tous les autres, comme celui de la multinationale chinoise Chint, qui a acheté en avril 2024 plus de mille hectares au nord de l’île (à Nurra), afin d’y construire la plus importante centrale de panneaux photovoltaïques au sol jamais conçue au niveau européen. Face aux protestations citoyennistes croissantes, allant de manifestations de comités locaux en piquet  dans le port d’Oristano pour tenter de bloquer l’arrivée d’un chargement de mâts éoliens, et qui mettent notamment en avant les paysages, la spéculation ou le fait que la Sardaigne ne peut pas continuer à être ravagée de la sorte juste pour exporter de l’énergie soi-disant « verte » vers le continent, la présidente de la région s’est vite trouvée confrontée à un dilemme.

D’un côté, il y a le bordel interne à ces mobilisations hétérogènes, où les uns disent « non » aux éoliennes mais « oui » aux infrastructures de terminal méthanier, tandis que d’autres, comme les associations écolos institutionnelles (Legambiente, Greenpeace, WWF), ont fini par se retirer bruyamment  des protestations, en expliquant qu’au fond les éoliennes c’est plutôt propre, et que la priorité est avant tout d’exiger un moratoire sur les énergies fossiles ( dont provient 75 % de l’électricité de Sardaigne, avec 40 % exportée vers la péninsule italienne). Et d’un autre côté, il y a bien sûr l’ensemble des intérêts politico-économiques en jeu, y compris en termes de « transition énergétique » financée par l’Union européenne, même si les éoliennes et autres parcs photovoltaïques ne servent en réalité qu’à lisser les courbes de consommation d’énergies fossiles sur le marché industriel de l’énergie.
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Grise mine dans les labos de la plaine du Pô…

Sans remonter au vieux débat entre marxistes et anarchistes pour savoir si « les individus sont le simple produit de l’histoire » ou si ce sont à l’inverse « les individus qui font l’histoire », il est un petit jeu de l’esprit auquel certains se sont peut-être déjà adonnés. Non pas celui –certes plaisant– consistant à se demander quel super-pouvoir on choisirait si on pouvait n’en adopter qu’un, mais celui –qui l’est tout autant– de savoir quelle figure du passé on supprimerait volontiers de la surface de la terre grâce à une machine à remonter le temps. Beaucoup citeraient alors probablement le nom de Staline ou de Hitler, tandis que d’autres, plus iconoclastes, n’hésiteraient pas à prononcer celui de nucléaristes prestigieux comme Albert Einstein ou Marie Curie. Sauf que si la catastrophe n’est pas réservée au passé ou cantonnée au futur, mais est bien cet éternel présent où tout devrait continuer de la sorte, on pourrait aussi s’intéresser à quelques êtres humains nés il n’y a pas si longtemps que cela. Question de responsabilités individuelles oblige.

Il y a quatre ans, en pleine pandémie de confinements liés au covid-19, un journal anarchiste publiait un article passé un peu inaperçu, titré « Le Prix Nobel est une ordure » (1), et qui n’est pas sans rapport avec le petit jeu évoqué ci-dessus. Il mettait en avant les co-lauréates du trophée de chimie décerné à Stockholm en octobre 2020, pour la mise au point en 2012 d’un système universel d’édition du génome (« Crispr-Cas9 »), soit rien moins qu’un « outil pour réécrire le code de la vie » dont « seule l’imagination peut fixer la limite de l’utilisation », selon le jury du prix Nobel lui-même. Appelé plus prosaïquement « le couteau suisse du génome », ce Crispr-Cas9 élaboré par Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna permet en effet de tailler aisément dans le vif de l’ADN de toutes les espèces vivantes, afin d’en supprimer une portion ou d’en rajouter d’autres, c’est-à-dire de modifier à volonté le patrimoine génétique de n’importe quelle cellule végétale ou animale (2).
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Pise (Italie) : attaque incendiaire contre la fibre optique

(traduit de l’italien de lanemesi, 27 juin 2024)

Dans la nuit du 1er au 2 juin, nous avons incendié une armoire de fibre optique à Pise, dans le quartier de la Fontina, avec des chiffons et du combustible. Nous avons choisi cet endroit parce qu’il est situé dans une zone industrielle à proximité d’un hypermarché Carrefour, d’un laboratoire de robotique de l’Institut Sant’Anna et d’une banque (la Banco di Pisa).

La réalité quotidienne nous montre que la domination et la guerre sont directement liées au développement de ces technologies, tout comme le massacre « smart » [à l’aide de l’IA] de la population de Gaza. Si les médias ont minimisé les dégâts en les attribuant à une défaillance, ils ont dû admettre que les réparations prendront beaucoup de temps. Espérons que cela ait gâché le travail des instituts susmentionnés et les célébrations de cette république hypocrite.


[NdT : Suite à la publication de ce communiqué, les journaux italiens annoncent que la Digos a été saisie de l’enquête sur ce sabotage incendiaire, mais également d’un second, survenu vers 4h du matin la nuit du 25 juin, cette fois contre une armoire électrique située le long des voies ferroviaires entre Pise et Florence (à Putignano-Sant’Ermete plus précisément).]

Casalecchio (Italie) : gâcher la fête des chasseurs-alpins

Chaque année depuis 1920, l’association nationale des chasseurs-alpins (Alpini) organise un grand rassemblement annuel dans une ville différente, au cours de la deuxième semaine de mai. Sauf bien entendu lorsque l’Etat prive les spectateurs éberlués de cette immense parade belliciste, comme en 2020 et 21 (gestion militarisée de la pandémie de covid-19 oblige). Cette année, pour donner une petite idée, ce sont ainsi près de 100 000 chasseurs alpins qui ont défilé sans interruption pendant 13 heures d’affilée à Vicenza, devant un demi-million de personnes.

Pourtant, il semble que certains soient encore un peu réticents aux si glorieuses vertus bellicistes et patriarcales de ce corps militaire, qui a par exemple servi aussi bien en Afghanistan qu’en Irak, au point –qui sait ?– de songer à leur gâcher la fête. La nuit du 12 au 13 mai, alors qu’ils étaient en train de célébrer leur 95e rassemblement annuel, un de leurs locaux a ainsi été incendié à un peu plus d’une centaine de kilomètres de là. Cela s’est passé à Casalecchio (Emilie-Romagne), où du chalet qui abritait leurs activités , dont une unité cynophile, il reste désormais beaucoup de suie et de cendres. Les dégâts sont estimés à 25 000 euros.

[Synthèse de la presse régionale italienne, 14 mai 2024]

Gradisca d’Isonzo (Italie) : émeute et évasions au centre de rétention

Une nouvelle révolte a éclaté la nuit du 28 au 29 mai dans le centre de rétention (Cpr) de Gradisca d’Isonzo, situé dans la province de Gorizia. Vers 22h30, des prisonniers sans-papiers en attente d’expulsion se munis d’extincteurs pour attaquer les gardes, tout en leur jetant des morceaux de béton arrachés à la structure. Ils ont réussi à tenir l’aile du centre jusque vers 1h30 du matin, le temps de la rendre inutilisable, malgré l’arrivée en force de « policiers, carabiniers, militaires et guardia di finanza [douane] » pour tenter de circonscrire l’émeute, selon la presse locale.

Dans ce centre de rétention qui enferme une petite centaine de retenus, et compte désormais une aile en moins, les évasions se multiplient, parallèlement à la démolition de la structure par les reclus. Suite à la dernière en date la nuit du 28 au 29 avril dernier, lorsque deux d’entre eux ont pris la poudre d’escampette en sautant du toit (un troisième s’est malheureusement blessé lors du saut), le syndicat de flics Siulp recensait désormais 21 évadés depuis le début l’année 2024.

[Synthèse de la presse locale (Telefriuli & Rai), 29 avril & 29 mai 2024]

Rome (Italie) : attaque incendiaire contre deux agences « ENI Plenitude »

Traduit de l’italien de lanemesi, 11 janvier 2024

La nuit du Nouvel An, nous avons attaqué deux agences de ENI Plenitude à Rome, l’une située Viale Somalia et l’autre Via Togliatti.

L’action a été accomplie en déposant trois engins incendiaires (composés de pétards et de cartouches de gaz) entre les vitrines et les rideaux métalliques des agences.

Nous avons frappé ENI pour ses responsabilités dans l’exploitation et la pollution de la planète, et dans la militarisation des territoires dits en voie de développement.

Les guerres sont consubstantielles au capitalisme, grâce auxquelles le capital s’étend en se créant de nouveaux marchés et des ressources à piller.
ENI participe aux prospections de nouveaux gisements dans la bande de Gaza et est strictement liée aux intérêts géopolitiques italiens.
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