Archives de catégorie : Le jus de ce monde

Calgary (Canada) : sabotage d’un fournisseur du gazoduc Coastal GasLink

Traduit de l’anglais de Montreal Counter Information, 24 juin 2022

Nous sommes des anarchistes engagés dans les luttes anticolonialistes et anti-extractivistes à travers l’île de la Tortue [nom donné à l’Amérique du Nord par certaines populations autochtones]. Nous avons suivi la lutte des défenseurs des terres Wet’suwet’en contre le gazoduc Coastal Gaslink et la répression subséquente de la GRC [gendarmerie du Canada] sur leur territoire. Nous voulons faire savoir aux entrepreneurs et aux bienfaiteurs de ce projet que nous les tenons pour complices de la violence colonisatrice de ce projet de pipeline. Ils ne sont pas à l’abri de nous, que ce soit sur le territoire ou en dehors.

Au cours du mois dernier, nous avons visité le dépôt de la société Bothar à Calgary. Après quelques recherches, nous avons découvert que Bothar est l’entreprise chargée d’exécuter le processus de microtunnelage (alias forage) sous la rivière Wedzin Kwa, la dernière des neuf traversées de rivières majeures à réaliser dans le cadre du gazoduc Coastal GasLink.

D’après notre reconnaissance, nous savions que cette entreprise possédait dans sa cour de Calgary au moins 3 têtes de forage, 2 mélangeurs de boue (pour le processus de bentonite), 2 ensembles de propulseurs de tuyaux et 2 stations de contrôle pour diriger le forage pendant le microtunnelage.
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[Tract] : Il n’y a pas que la nouvelle piscine qui déborde…

[reçu par mail le 18 juin 2022]

Il n’y a pas que la nouvelle piscine qui déborde :
pour en finir avec le nucléaire et son monde

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Depuis des décennies, l’industrie nucléaire, lorsqu’elle n’arrive plus à s’en débarrasser discrètement, accumule les déchets radioactifs. Edf, à court de sites pour stocker les combustibles usés produits dans ses centrales, décide en 2019 de construire une nouvelle piscine d’entreposage. Le site de BellevillesurLoire est d’abord visé mais, face à un début de fronde locale, les nucléaristes se replient sur une terre qu’ils jugent davantage conquise : le Cotentin. Ce sont quelques 130 cœurs de réacteurs usés qui seraient ainsi stockés par l’électricien sur le site de retraitement des combustibles nucléaires de La Hague géré par son complice historique Orano.

(…) Cette piscine d’entreposage de combustibles n’est qu’un infime maillon de la chaîne nucléaire. Et si c’est heureux que dans une presqu’île tellement sous l’emprise de l’industrie nucléaire et de l’Etat surgisse une opposition au projet, pour nous, ce n’est pas seulement cette piscine qu’il faut stopper mais l’industrie nucléaire qui produit les tonnes de déchets ou de combustibles qui finissent par s’y entreposer. C’est surtout ce monde nucléarisé dont la piscine d’entreposage de combustible n’est qu’une verrue supplémentaire que nous voulons abattre. Un monde absurde, qui mesure le bonheur à la taille des écrans plats, à la multiplication des antennes relais, un monde de réseau de marchandises et de données, qui maintient partout exploitation, domination et guerres. Un monde toujours plus dévoreur d’énergie, de terres rares et de minerais. Le nucléaire n’est qu’une manifestation particulièrement mortifère et concentrée de l’État et du capital lorsqu’ils se déploient.

Quelques anarchistes réfractaires au meilleur
des mondes nucléaires

[Extrait, ouvrir le PDF pour lire le tract en entier]

Chéronnac (Haute-Vienne) : sabotage du mât de mesure du projet d’éoliennes industrielles

Un mât de mesure installé pour un projet d’implantation
d’éoliennes a été détruit à Chéronnac

Le Populaire du Centre, 2 juin 2022

Installé au printemps 2021 dans le cadre d’un projet d’implantation d’éoliennes, le mât de mesure de Peyrassoulat, à Chéronnac (Haute-Vienne) a été détruit jeudi 2 juin.  À en croire certains habitants, certains ont d’abord cru que le mât avait été démonté car les études étaient terminées. Ce mât de mesure avait été installé sur une terre agricole privée après l’accord entre l’agriculteur propriétaire des terres et la société de construction 3N Développement qui porte le projet de création d’un parc éolien. Le mât de mesure devait enregistrer toutes les données nécessaires à la constitution du dossier justifiant de la construction du parc.

Mais ce jeudi 2 juin, le mât a donc été retrouvé au sol, et en morceaux. Non pas démonté, mais détruit. Ce vendredi 3 juin aucune plainte n’avait encore été déposée par la société. Les gendarmes de Saint-Laurent-sur-Gorre chargés des investigations et ayant déjà mené une enquête de voisinage n’ont pas communiqué concernant les pistes suivies et les circonstances du sabotage.
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Toulouse (Haute-Garonne) : Dépassons les bornes ! [mis à jour]

Indymedia Lille, 5 juin 2022

La nuit du 26 mai, à Toulouse, trois bornes de rechargement pour voiture électrique ont brûlé dans le quartier des sept deniers et avenue Crampel.

Le mirage nucléaire s’incarne dans des mines à ciel ouvert et un festival de cancers et bientôt en un vaste désert.
Nous ne voulons ni fossile ni nucléaire.
Le Capital perd son énergie à nous vendre ses rêves à sec et sa course au progrès.
Rien ne verdira l’industrie que sa mise à l’arrêt.
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Montréal (Canada) : les financiers du gazoduc ont un nom et une adresse

Visite nocturne chez un haut dirigeant de la RBC
Montreal contre info, 5 mai 2022

Tard dans la nuit, le 4 mai, des revenchards sont passé chez Michael Fortier, avenue Chester. M. Fortier était membre du cabinet fédéral sous le premier ministre Stephen Harper. Aujourd’hui, il est le vice-président du conseil des marchés des capitaux chez la Banque Royale du Canada. Retiré dans sa luxueuse demeure de Mont-Royal (un quartier huppé de Montréal séparé des pauvres et des exploités par un long mur), il n’y a aucun doute que M. Fortier se sente bien à l’aise avec la décision de son patron de poursuivre le financement du gazoduc Coastal GasLink (ou de tout autre projet dégueulasse financé par RBC). Lire la suite

Pouzin (Ardèche) : ça flambe encore chez Enedis

Feu sur une ligne à haute tension en Ardèche :
4000 abonnés privés d’électricité
Le Dauphiné/France Bleu Drôme Ardèche, 26 avril 2022

Dans la nuit de lundi à mardi, vers 3 heures du matin, un feu électrique a été signalé au niveaux de câbles de ligne à haute-tension présents sous un pont au Pouzin. Il s’agirait de câbles de 20 000 volts. Près de 4000 abonnés seraient, depuis, privés d’électricité dans le secteur du Pouzin, Rompon, Saint-Cierge-la-Serre et Baix.

La circulation est restée coupée jusqu’en milieu d’après-midi, un peu avant 16 heures sur le pont du Pouzin, le temps de vérifier s’il n’a pas été fragilisé par l’incendie. Mais le feu du câble électrique a été éteint dès 8h30 ce mardi . La circulation sur le fleuve a aussi été interrompue. 22 pompiers sont actuellement sur place. L’origine de ce feu électrique est, pour l’heure, inconnue.

Tours (Indre-et-Loire) : Enedis sent le roussi

Tours : cinq voitures d’Enedis incendiées dans le quartier
des Fontaines
France Bleu, 19 avril 2022

Cinq voitures ont été incendiées dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 avril, dans le quartier des Fontaines à Tours-Sud, sur le parking d’Enedis. Les véhicules appartiennent tous à la société d’électricité.

Les pompiers sont intervenus vers 2h du matin, après plusieurs appels des habitants. Ils ont d’abords cru à l’incendie du bâtiment à l’arrière, et ont engagé de nombreux moyens. L’origine criminelle est privilégiée par les enquêteurs.

Toulouse (Haute-Garonne) : Le silence électrique ne nous fera pas taire

IAATA, 14 avril 2022

La nuit du 12 au 13 avril, deux bornes de rechargement de voitures électriques ont été sabotées à l’angle du boulevard de Suisse, avec de la mousse expansive et à coups de marteau.

Le silence électrique ne nous fera pas taire sur ce qu’il produit de misère, de pollution et de cancers. Le nucléaire n’a comme horizon que l’expansion du monde capitaliste.
Refusons le néolibéralisme fascisant, peu importe son visage.

Ni nucléaire ni charbon
Ni Le Pen ni Macron

Meylan (Isère) : couper le jus du technopole numérique



Nouveau sabotage électrique : Inovallée visée à son tour ?

Le Dauphiné, 14 avril 2022

Après les grandes entreprises de haute technologie du bassin de Crolles la semaine dernière , c’est très probablement Inovallée, principal parc technologique de la région grenobloise, qui a été la cible, mercredi, d’une nouvelle action de sabotage menée sur une installation électrique . Une action de dégradation qui, selon nos informations, ne fait pas de doute, le procureur de la République de Grenoble ayant par ailleurs, deux heures après les faits, confirmé au Dauphiné Libéré que l’hypothèse d’un « acte criminel » était privilégiée.L’incendie s’est déclaré vers 15 h 30 dans l’enceinte même d’un poste source haute tension d’Enedis situé au 19, chemin du Vieux-Chêne à Meylan. Une installation placée entre des immeubles d’entreprises et l’A 41, en plein cœur d’une technopole d’environ 380 entreprises axées sur le domaine des technologies numériques.

« Certaines personnes ont entendu un bruit d’explosion », indiquait sur place Philippe Cardin, le maire de Meylan, une heure environ après le début du sinistre. Il semble que le feu ait été bref et très limité, mais il a mis hors d’usage l’un des deux groupes du site dont la fonction est de transformer la haute tension en moyenne tension (20 000 volts). Le résultat a été immédiat : environ 10 000 clients (particuliers et entreprises) ont été privés d’électricité dans six communes : Meylan et Montbonnot principalement, ainsi que Saint-Martin-d’Hères, Gières, Saint-Ismier et Biviers. Mais selon Enedis, « cette coupure n’a duré que quelques minutes, grâce à des opérations effectuées à distance » et le courant a été très vite rétabli pour tous les clients concernés.

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Crolles/Bernin (Isère) : pas de retour immédiat à la normale

Unité de fabrication des semi-conducteurs de ST-Microelectronics

[Suite au double sabotage des nuits du 4 puis du 5 avril contre les lignes à haute-tension, qui ont mis temporairement à l’arrêt les usines de semi-conducteurs ST-Micro et Soitec, il semble que le retour à la normale ne soit pas aussi simple que cela. Petit aperçu à travers quelques articles tirés de la presse économique.]

La Silicon Valley grenobloise de nouveau « rebranchée »
après un incendie sur ses lignes électriques

La Tribune Auvergne-Rhône Alpes, 6 avril 2022 (extrait)

La coupure de courant, provoquée par l’incendie de plusieurs lignes à haute tension qui transitaient par le pont de Brignoud (Isère) dans la nuit de lundi à mardi, aura été à la fois inédite, mais aussi particulièrement impactante pour le bassin du Grésivaudan, un secteur proche de Grenoble, qui accueille plusieurs grands industriels de la microélectronique comme STMicroelectronics et Soitec.

« Ces deux entreprises ont pu commencer à redémarrer, mais en mode dégradé, car hormis les pertes de fabrication dont il faudra probablement reparler plus tard, on sait que ce secteur dispose d’équipements qui n’aime pas les coupures de courant intempestives », traduit le vice-président délégué en charge de la promotion économique pour la communauté de communes du Grésivaudan, Jean-François Clappaz.

Les salles blanches, utilisées notamment dans le processus de production de l’industrie de semi-conducteurs, dépendent notamment de systèmes de ventilation filtrés et de différents capteurs (température, humidité, etc) en vue de garantir un niveau de concentration très faible de particules et de poussières en suspension dans l’air, qu’il faut pouvoir recalibrer notamment lors de leur remise en route. Sans compter les réglages des équipements de production eux-mêmes, qui sont chargés de combiner un haut niveau de qualité et une production en volume, tout en produisant à une échelle très petite, de l’ordre du namomètre. Lire la suite

Villard-Bonnot (Isère) : sabotage de la production de deux géants des semi-conducteurs [mis à jour]

Incendie de plusieurs lignes électriques en Isère :
l’hypothèse d’un nouveau sabotage

Le Dauphiné/France bleu, 5 avril 2022

Ce mardi 5 avril 2022, à 1h44, un incendie de câbles électriques sous le pont de Brignoud qui enjambe l’Isère entre Villard-Bonnot et Crolles s’est déclaré. Huit lignes 20.000 volts et une ligne 225.000 volts ont pris feu. Un périmètre de sécurité a été instauré afin de prévenir tout risque pour les populations ou l’environnement. Les services de sécurité sont sur place. Le feu a été complètement éteint dans le courant de la journée.

L’incendie rappelle celui ayant touché la société ST Micro à Crolles, ce lundi 4 avril. Le lien entre les deux événements a été fait, annonce Eric Vaillant, le procureur de Grenoble. La section de recherches de la gendarmerie a été saisie. Ce mardi matin, de la fumée se dégageait encore des câblages incendiés, le pont de Brignoud étant fermé à la circulation. La gendarmerie a bouclé tout le secteur et interdit les accès au pont, d’importants bouchons étant enregistrés dans tout le secteur.

Parmi les neuf câbles visés par les incendiaires, on compte un câble très haute-tension de 225 000 volts de RTE. Au plus fort de l’incendie, 5539 clients ont été privés d’électricité. La plupart ont pu être raccordés avant 6h30. 350 clients restaient sans électricité à 14h30, ce mardi 5 avril, a annoncé la préfecture de l’Isère. Le courant a été coupé dans les villes de Crolles et Bernin et sur la zone industrielle qui rassemble notamment ST Micro et Soitec deux entreprises majeures du Grésivaudan, et plus largement du bassin Grenoblois. La production de semiconducteurs a été stoppée en pleine nuit chez ces deux société qui emploient plusieurs milliers de personnes.

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Froges (Isère) : couper le jus au producteur de puces électroniques [mis à jour]



Incendie à Froges sur un site de RTE : la société ST Micro
visée, l’ultra-gauche suspectée
Le Dauphiné, 4 avril 2022

L’hypothèse d’un acte commis par des activistes de l’ultra-gauche est privilégiée par les enquêteurs de la gendarmerie, a appris le Dauphiné Libéré ce lundi auprès du parquet de Grenoble après les dégradations par incendie commises dans l’enceinte d’un site de transformation de RTE à Froges.

Comme nous le révélions ce lundi matin, ce site a été visé dans la nuit de dimanche à lundi par des incendiaires : des inconnus sont parvenus à entrer dans les lieux et à communiquer le feu à des câblages sur un transformateur. Les dégâts seraient importants sur ce site mais n’impacteraient pas à l’heure actuelle la distribution d’électricité dans le secteur.

Des inscriptions parmi lesquelles figure le symbole de l’anarchie ont été relevées, qui ciblent la société ST Microelectronics basée à Crolles, accusée par ces mêmes tags d’être un trop important consommateur d’électricité. Selon le parquet, l’alimentation électrique du site de ST Micro n’a pas été perturbée de façon importante par cette action. La brigade de recherches de la compagnie de Meylan a été saisie de l’enquête.

Mise à jour (Le Dauphiné, 4 avril, 19h25) : « L’entreprise STMicroelectronics basée à Crolles a confirmé avoir enregistré une coupure temporaire d’alimentation électrique après l’incendie volontaire sur un poste de RTE à Froges. L’alimentation de secours a été enclenchée. »

STMicroelectronics est une multinationale franco -italienne  qui conçoit, fabrique et commercialise des puces électroniques (semi-conducteurs). Elle est l’un des tout premiers acteurs mondiaux du secteur économique de la production de semi-conducteurs, et a réintégré le CAC 40 en septembre 2017.
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Toulouse (Haute-Garonne) : attaque solidaire d’un collabo du nucléaire

Action contre Arcadis à Toulouse
IAATA, 2 avril 2022

Dans la nuit du 30 au 31 mars, on a tagué « Non à CIGEO » et étiolé les vitres de la société Arcadis à Toulouse pour mettre en lumière son rôle dans l’industrie nucléaire.

Arcadis est un des leader mondial du conseil et de « l’ingénierie durable » pour « l’environnement naturel et construit », présent dans plus de 70 pays. Tel un monstrueux sous-traitant qui rode, il est impliqué dans la réalisation des plans des galeries souterraines et des plans du funiculaire de CIGEO, projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Parmi les autres « oeuvres » d’Arcadis, on retrouve entre autres le projet du Grand Paris Express et la 3eme ligne de métro de Toulouse.

Contre le nucléaire qui ne sera jamais propre !
Contre l’expansion énergétique, technologique et ceux qui la plannifient !

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Toulouse : les architectes du nucléaire à la masse

Stop Bure : action contre des architectes
IAATA, 26 mars 2022

Alors qu’à Toulouse et ailleurs a lieu une semaine contre le nucléaire, certaines ont voulut participer à leur manière : les vitres de l’architecte Kardham ont été étoilées et un tag laissé : STOP BURE !

Kardham est une agence d’architecture dont la renommée n’est plus à faire. Entre autres merdes, ils conçoivent une partie des batiments de CIGEO à Bure. Si le message qui leur a été laissé reste symbolique c’est avant tout une invitation à géner autant que faire se peut, là où on se trouve, le grand désastre nucléaire.

L’industrie nucléaire, qu’elle soit civile ou militaire se présente comme inéluctable, indiscutable, absolument nécessaire, elle est ce qui permet aujourd’hui la société industrielle, le développement numérique sans limites et la hausse continue de la consommation énergétique.
On la présente comme une solution au marasme écologique alors qu’elle est l’une des principales causes du désastre en cours.
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Savoie : deux arrestations suite au sabotage d’un collabo du nucléaire

Sabotage et menaces contre la société Poma :
deux suspects mis en examen

Le Dauphiné, 24 mars 2022

Deux hommes de 29 et 51 ans, suspectés d’avoir saboté un pylône de l’entreprise spécialisée dans le transport par câbles et régulièrement visée par des menaces des milieux anarchistes depuis son engagement dans un projet d’enfouissement de déchets nucléaires, ont été arrêtés ce mardi en Savoie.

Le 9 septembre 2021, un message posté sur une plateforme contributive proche des milieux anticapitalistes et anarchistes revendiquait, « le sabotage quelques jours plus tôt de lignes téléphériques de la société Poma dans les stations des Alpes”, sans qu’il soit précisé de quelles stations il s’agissait ni même du ou des départements alpins où elles étaient érigées. En des termes plus ou moins poétiques, illustrés d’une photo de boulons et d’écrous, il était ainsi écrit que : “Dans les montagnes alpines, nous avons fondu sur des installations de l’entreprise Poma pour venger son engagement dans le projet CIGEO d’enfouissement des déchets nucléaires ! »

Une semaine plus tard, le 16 septembre, la rédaction grenobloise du Dauphiné Libéré recevait une enveloppe contenant un écrou et une lettre revendiquant plusieurs autres déboulonnages et menaçant de s’en prendre plus généralement aux infrastructures des stations de ski mises en place par la société Poma. Deux courriers similaires parvenaient le lendemain à la société Andra à Bure dans la Meuse et au siège de la société Poma à Voreppe. L’un était accompagné d’une rondelle, l’autre d’un contre-écrou.

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