Archives de catégorie : Le jus de ce monde

[Brochure] Sous des horizons proches. La haine des moulins à vent en France et en Allemagne

Sous des horizons proches. La haine des moulins à vent en France et en Allemagne, juin 2026, 48 p. A4


Zine en solidarité avec les anarchistes à Munich et Salzbourg

Pour pallier l’ennui d’un séjour en famille, d’un quotidien privé de vacances ou animer des discussions entre complices, voici des arguments et expériences à se partager à l’approche de l’été. Une sélection qui comporte une poignée de récits des dernières années depuis plusieurs endroits de l’Hexagone, précédée d’articles publiés dans des journaux anarchistes en Allemagne.

Les premiers sont issus de Hetzblatt gegen den Windpark !, un numéro unique distribué en Bavière à l’automne 2024. Environ 4 000 boîtes aux lettres, dans des communes des environs d’Altötting, ont reçu ce feuillet d’agitation anonyme contre un parc éolien qui doit se construire dans la région. L’ensemble aurait été saisi et détruit par les flics (vous pouvez prendre des nouvelles ici). La vague de censure et de répression dont fait l’objet ce journal a donné lieu, fin février 2025, à plusieurs perquisitions et arrestations à Munich et Salzbourg, ainsi qu’à l’incarcération de deux personnes durant près de 7 mois. Des récits plus détaillés se trouvent sur Sans nom et en anglais sur Act for Freedom Now !

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Bouches-du-Rhone : sabotage contre le CEA de Cadarache

Indymedia Lille, 18 juin 2026

Dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 Mai 2026, nous avons scié un pylone de la ligne électrique de 400 000 volt alimentant le CEA de Cadarache. Malheureusement il n’y a pas eu de court-circuit.

Une page particulière de l’histoire du nucléaire français c’est écrite à Cadarache. C’est là qu’a été dévellopé la propulsion nucléaire des sous-marins nucléaires lançeurs d’engins, fleuron de la dissuasion nucléaire française. Aujourd’hui le site habrite le projet ITER, projet de recherche sur la fusion nucléaire qui espère nous faire gober la fable d’une énergie propre, renouvelable et infinie.

On nous dira que cette action est dangereuse, mais c’est la normalité quotidienne du nucléaire qui est le véritable danger. Pour éviter tout risque d’accident nous avons laissé intacte l’autre ligne éléctrique alimentant le site, qui possède aussi son propre barrage hydroélectrique. Lire la suite

Erdre-en-Anjou (Maine-et-Loire) : sabotage du mât de mesure du projet d’éoliennes

Un mât de mesures d’un futur parc éolien citoyen a été vandalisé
Courrier de l’Ouest/Haut-Anjou, 17-19 juin 2026

Le mât de mesures de 120 m de haut, qui avait été installé en novembre 2025 à Erdre-en-Anjou (Maine-et-Loire) dans le cadre des études préalables à un projet de parc éolien, a été saboté dans la nuit du 9 au 10 juin. Une plainte a été déposée.

Le préjudice st estimé à 130 000 €, selon Jean-Claude Lecuit, membre du conseil d’administration du Souffle de l’Erdre, un des promoteurs du projet, qui implique également Alter energies et l’association nationale Energie partagée.

Ratisbonne (Allemagne) : double incendie contre le système électrique

Ratisbonne (Allemagne), 8 juin 2026. Incendie des câbles sous le pont qui enjambe le Danube et mène à la centrale hydroélectrique, qui elle-même alimente l’usine voisine de semi-conducteurs.

La nuit du dimanche au lundi 8 juin n’a pas été comme les autres à Ratisbonne, une ville industrieuse de Bavière située à mi-chemin entre Munich et Nuremberg. Non pas que ses habitants n’aient pas pu dormir sur leurs deux oreilles, mais parce que leur cher instrument de travail l’a échappé belle. Cette nuit-là en effet, pendant que d’honnêtes travailleurs régénéraient leur capacité de servitude volontaire avant de retourner au chagrin, des créatures de la nuit ont tenté de faire cramer le système électrique de la ville à deux endroits : d’une part au sud, dans la banlieue de Pentling, contre un pylône électrique situé près d’un  parc solaire ; d’autre part au nord-ouest de Ratisbonne,  en incendiant vers 4h du matin les câbles qui passent sous un pont enjambant le Danube, directement reliés à la centrale hydroélectrique du coin. Coût des dégâts estimés : non rendus publics dans le premier cas (où le dispositif semble avoir fait long feu), 30 000 euros dans le second.

Si les deux attaques provoquées à l’aide de dispositifs artisanaux n’ont pas réussi à provoquer de panne de courant majeure, les autorités ont tout de même confié les investigations au Bureau central de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme de Bavière, parce qu’elles soupçonnent fortement que cette attaque anonyme contre d’importantes installations de la ville visait en réalité à couper le jus à la grande usine de semi-conducteurs d’Infineon, qui se trouve à proximité immédiate du second lieu visé par ces sabotages.
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Reutlingen (Allemagne) : couper le jus à l’usine de semi-conducteurs « Bosch »

Reutlingen (Allemagne), 8 juin 2026. L’incendie volontaire de la sous-station électrique, provoque la mise à l’arrêt partiel de l’usine « Bosch » de semi-conducteurs.

À l’ouest de Reutlingen, ville de quelque 120.000 habitants située à quarante kilomètres de Stuttgart (Bade-Wurtemberg), la sous-station électrique de Betzingen a été sabotée vers 1h45 dans la nuit de dimanche à lundi 8 juin. Le grillage a été découpé, et trois foyers d’incendie ont été volontairement allumés contre des câbles et des transformateurs de haute en moyenne tension, gérés conjointement par les opérateurs Netze BW et FairNetz. Environ 200 pompiers ont été dépêchés sur place, mettant près de cinq heures pour parvenir à éteindre ces brasiers.

Des dizaines de milliers de personnes ont été immédiatement privées d’électricité, avant que ce nombre ne redescende à 7500 foyers dans la journée de lundi, et que l’ensemble ne soit à nouveau rebranché que mercredi 10 juin. Les dégâts sont estimés à plusieurs millions d’euros, et les travaux de réparation mettront de nombreux mois. Mais le plus alarmant pour tout le beau monde qui s’est étalé en torrents d’indignation, c’est qu’un complexe industriel, celui de Bosch employant 10 000 personnes et situé justement dans cette bonne ville de Reutlingen et sa banlieue de Kusterdingen, n’a pu redémarrer ses activités nuisibles que bien plus tard, et ce uniquement dans certains secteurs (comme la logistique), grâce à des générateurs d’urgence. Un complexe d’usines sensibles, au sein desquelles les esclaves salariés travaillent au développement et à la production de semi-conducteurs et d’unités de contrôleurs électroniques…
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Garching (Allemagne) : à propos du campus high-tech et de l’incendie de deux pylônes

Garching (Allemagne), 25 mai 2026. Incendie volontaire des câbles à haute-tension de deux pylônes, dans la zone du campus techno-scientifique.

(Traduit de l’allemand de de.indymedia, 1er juin 2026)

Le 25 mai dernier vers 3h50, un incendie volontaire
s’est produit contre des deux pylônes électriques à Garching, dans la banlieue nord de la capitale de la Bavière, Munich. « Les éléments dont nous disposons à ce jour indiquent clairement qu’il s’agit d’un acte de sabotage. Nos forces de sécurité mènent l’enquête à un rythme soutenu », a déclaré le ministre de l’Intérieur régional, Joachim Herrmann (CSU). Bien que l’incendie n’ait entraîné qu’une coupure de courant de 45 minutes*, on remarque la réticence des médias à évoquer le lieu et le contexte de l’incident. « Compte tenu de la cible et des modalités de l’action, on peut supposer qu’il s’agit d’un acte à motivation politique », a déclaré le parquet général, qui dirige l’enquête. Les médias locaux n’ont toutefois pas pipé mot sur les raisons pour lesquelles la cible conduit à cette conclusion. Quant à leurs confrères nationaux, ils ont gardé le silence total sur ce qui s’est passé. Une courte recherche sur Internet permet de montrer clairement pourquoi l’État est si sûr qu’il s’agissait bien d’un acte de sabotage.

La ville de Garching, près de Munich, est en grande partie occupée par le vaste campus de l’Université technique de Munich (Technische Universität München, TUM). Cet établissement, qui compte parmi les meilleures universités d’Europe, dispose de plusieurs sites répartis à travers toute la ville**. Le site du campus de Garching a été inauguré en 1957 avec la mise en service d’un réacteur de recherche. Il s’agissait de la première centrale nucléaire de la République fédérale d’Allemagne. Ce réacteur de recherche n’a jamais été utilisé pour produire de l’électricité, mais exclusivement à des fins de recherche ; il produit toutefois des déchets nucléaires depuis 70 ans (il y a 20 ans, un nouveau réacteur a été construit et l’ancien a été mis hors service).
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Rousset (Bouches-du-Rhône) : couper le jus aux usines de puces électroniques

Rousset (Bouches-du-Rhône), 2 juin 2026. L’incendie de deux transformateurs coupe le jus à la zone industrielle où se trouvent plusieurs usines de production de puces électroniques.

Une enquête ouverte après un incendie dans un transformateur électrique de la zone industrielle de Rousset
La Provence, 5 juin 2026 (extrait)

Dans la nuit du lundi 1er juin au mardi 2 juin, un « acte de malveillance« , selon la municipale, a provoqué l’incendie du transformateur électrique de puissance situé dans la zone industrielle de Rousset. Un grillage de l’enceinte où se situe le transformateur a été sectionné pour parvenir sur les lieux, toujours selon la municipalité. Cette dégradation a entraîné une coupure d’électricité qui a impacté trois entreprises du secteur [où sont présents les fabricants de semi-conducteurs STMicroelectronics, Microchip Technology et leurs fournisseurs*]. Un transformateur de puissance est un composant électrique haute tension essentiel dans l’exploitation des réseaux électriques. Dès la découverte des faits, la police municipale est intervenue afin de recueillir les premiers éléments utiles à l’enquête. Lire la suite

Delicatessen

Terzo (Italie), 25 mars 2026. Sabotage du pylône de la ligne électrique qui alimente les pompes de l’oléoduc TAL.

(Traduit de l’italien de infranero, 14 mai 2026]

« Le principe qui a présidé au nouveau déploiement des unités est clair : rechercher l’ennemi pour le frapper sur ses points les plus sensibles »
(Journal de bord du Commandement de la division Garibaldi Carnia, 1945)

Voilà, ce n’est que maintenant que nous avons pu apprendre que fin mars, la destruction d’un seul pylône en Italie aurait bloqué l’approvisionnement en pétrole de l’Europe centrale pendant plusieurs jours [du 25 au 30 mars, NdT]. Une fois arrivé au port de Trieste, l’or noir est en effet injecté dans l’oléoduc Transalpin (TAL), qui couvre apparemment pas moins de 40 % des besoins pétroliers de l’Allemagne, 90 % de ceux de l’Autriche et plus de 50 % de ceux de la République tchèque. Mais tout ce pétrole brut ne circule pas sous terre le long de milliers de kilomètres par la seule volonté du Saint-Esprit, la simple force d’inertie. Il a besoin d’être pompé, ce qui fait que son acheminement nécessite de l’énergie, beaucoup d’énergie, qui provient d’installations réparties un peu partout à la surface. Le pylône abattu, par exemple, qui porte le numéro 416 et a été installé par l’entreprise Terna, est situé à Terzo, un petit village de trois cents habitants sur la route entre Tolmezzo et Paluzza (région du Frioul).

Étonnamment, la nouvelle du sabotage n’a été relayée que par la presse allemande, tandis qu’ici, en Italie, elle a été démentie par le groupe TAL (qui gère l’oléoduc), qui l’a qualifiée d’ « information dénuée de tout fondement », préférant qualifier l’incident de « ralentissement technique des activités » : une version toutefois démentie à son tour par Terna elle-même, qui attribue au contraire à des « inconnus » les dommages causés à sa ligne électrique. Et en effet, les images diffusées sont sans ambiguïté, montrant certains montants du pylône coupés net.
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Grenoble (Isère) : Ni taule ni nucléaire, incendie pour leurs voitures

Nantes Indymedia, 6 juin 2026

Dans la nuit du 31 mai au 1 juin, un véhicule appartenant à Equans (filiale du groupe Bouygues) stationné rue de la Pasionaria a été incendié, près de Grenoble.

Equans, à travers sa filiale INEO Défense, est « spécialisée dans les technologies de pointe pour la défense et la sécurité des forces armées », notamment pour la communication et la navigation de l’armée française et la surveillance sur le terrain.

Equans, à travers sa filiale INEO Nucléaire et Axima Nucléaire, intervient sur le réseau électrique et dans la maintenance des centrales nucléaires en France. Une pensée pour la Gare de Luméville, lieu de résistance au projet Cigéo, expulsée récemment. Lire la suite

Froges (Isère) : couper le jus aux usines de semi-conducteurs

Revendiqué d’attaque de pylônes contre STM et Soitec
Indymedia Nantes, 5 juin 2026

Revendiqué d’attaque de pylônes contre STM et Soitec : de l’eau et des étoiles, pas des puces et du nucléaire !

En début de semaine, nous avons attaqué deux pylônes sur les lignes à haute tension qui alimentent le poste électrique de Froges (dans le Grésivaudan). Ce poste fournit de l’électricité notamment aux usines de sémiconducteurs STMicroelectronics et Soitec. Nous avons scié les bases de ces pylônes, mais ils sont restés debout malgré nos efforts pour les faire tomber et provoquer une coupure. Lire la suite

Marseille (Bouches-du-Rhône) : ça sent le roussi chez Eurolinks

Feu contre l’usine d’armes eurolinks à marseille
Indymedia Lille, 5 juin 2026

On a brûlé l’arrivée électrique d’Eurolinks.

Pour mettre à l’arrêt plusieurs semaines cette usine de mort qui fabrique à marseille du matériel de guerre qui est vendu à l’armée israélienne qui commet un génocide en Palestine.

Pour montrer notre solidarité avec ceux qui subissent la guerre au Liban, en Iran, en Palestine et ailleurs.

Pour que les entreprises d’armement françaises arrêtent de faire du profit sur la mort et le colonialisme.
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Bouchemaine (Maine-et-Loire) : Deuxième avis de passage pour Vinci !

Indymedia Nantes, 31 mai 2026

Après un premier passage fracassant de camarades en juin 2025 (action contre la construction d’un immonde CRA), un deuxième passage a récemment eu lieu à l’agence de Vinci construction à Bouchemaine.

Cette fois-ci, c’est pour sa participation au projet CIGÉO que des vitres ont été cassées. Cette action s’inscrit dans l’appel « Plus chaud que le nucléaire – pour un printemps noir en 2026 ! »

Solidarités révolutionnaires avec les camarades subissant la répression, notamment en Allemagne (suite au sabotage du parc technologique Berlin-Adlershof) et à Bruxelles où T. est incarcéré suite à l’attaque incendiaire de 3 véhicules de police.

Liberté pour toustes !

Contre le nucléaire, et son monde de merde !

Le Vigen (Haute-Vienne) : l’antenne-relais part en fumée

[Jeudi 7 mai vers 4h50 du matin au Vigen, à une dizaine de kilomètres au sud de Limoges (Haute-Vienne), le transformateur TDF situé au pied d’un pylône de télécommunication de Bouygues Telecom a été volontairement incendié. Le feu a ravagé batteries, armoires techniques, mais aussi les câbles de l’antenne-relais. Les services de téléphonie mobile de Bouygues, et les radios BFM, RMC et Radio Espérance ont été coupés dans la zone. On trouvera ci-dessous le communiqué de revendication, publié le lendemain sur Indy Nantes.]


La guerre n’est pas un accident

Ce jeudi 7 mai, à l’aube, une antenne relais de l’opérateur Bouygues et un transformateur TDF de radio numérique diffusant BFM, a brûlé au sud de Limoges, au lieu-dit de « la croix de l’arbre ».

Cette infrastructure de média et de télécommunication a été ciblé car elle est partie prenante de l’industrie militaire et de l’imposition du numérique partout dans nos vies.

Pour Bouygues, les guerres en cours sont un profit comme un autre. A travers une de son entreprise INEO defense, il assure l’infrastructure de communication de l’armée française. Quant à BFM ou RMC leurs réseaux participent à faire de nous des spectateurs des massacres en Palestine, au Liban comme ailleurs.
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Caen (Calvados) : sabotage antinucléaire contre la ligne Cherbourg-Paris

(Caen) Sabotage sur la ligne Cherbourg-Paris – pour un printemps noir en 2026
Indymedia Lille, 27 avril 2026

Dans la nuit du 26 avril, quarante ans jour pour jour après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, un feu de signalisation de la SNCF a été saboté le long de la ligne Cherbourg-Paris, du côté de Caen. Le feu a été mis à l’armoire électrique de l’appareil le long de la voie.

D’après la SNCF et la presse, « l’acte de malveillance » provoque des retards de train d’au moins 30 minutes dans les deux sens sur les lignes Cherbourg-Caen-Paris et Caen-Coutances-Granville-Rennes ce 27 avril. Un retour à la normale est annoncé pour 17h. Lire la suite