Archives par mot-clé : Allemagne

Erkrath (Allemagne) : tentative de sabotage d’un transformateur électrique

[Le 5 janvier 2026 est sorti un communiqué du C. Cette fois-ci, le parquet de Wuppertal a précisé qu’après la publication du communiqué, la police s’était rendue sur place et avait pu constater la présence d’un engin incendiaire ayant fait long feu, tout en commentant que « s’il avait fonctionné, il aurait pu provoquer une panne d’électricité à grande échelle. »
On trouvera ci-dessous une traduction de ce communiqué n°7, paru sur de.indymedia le 5 janvier, qui contenait en annexe une petite brochure en allemand (intitulée « Move fast and break things », voir à la fin du lien originel).]


Communiqué de revendication n° 7

Chère lectrice, cher lecteur,

nous ne nous sommes probablement jamais rencontré-e-s, mais nous savons malgré tout quelques choses sur toi. Nous savons qu’avec le lait maternel tu as déjà ingéré de la dioxine et des PCB ; que tu as été exposé-e dès le plus jeune âge à un cocktail de rayonnements naturels, radioactifs et électromagnétiques. Et nous savons que plusieurs grammes de microplastiques se sont déjà accumulés dans ton sang, tes reins, ton foie et même ton cerveau.
Ce que nous ne savons pas, c’est quand tu finiras par reconnaître ces agressions quotidiennes pour ce qu’elles sont. Quand prendras-tu tout cela personnellement ? Combien es-tu prêt-e à encaisser ? Et pourquoi ? Quand t’opposeras-tu ? D’ailleurs le feras-tu un jour ?
Où est ta limite ?

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Berlin (Allemagne) : le groupe Volcan débranche la centrale à gaz de la capitale

[Samedi 3 janvier à Berlin, vers 6h30 du matin, le « groupe Volcan : Couper le jus aux dominants » a incendié plusieurs câbles de la centrale à gaz fossile située à Lichterfelde. Cela a eu pour conséquence d’interrompre la fourniture d’électricité à 2200 entreprises et à 45000 foyers (soit 100 000 personnes), dans différents quartiers huppés du sud-ouest de la capitale allemande (Lichterfelde, Zehlendorf, Nikolassee, Wannsee). Concrètement, cinq câbles de 110 000 volts (haute tension) et dix câbles de 10 000 volts (moyenne tension) ont été détruits par cet incendie volontaire, à l’endroit où ils franchissaient le canal de Teltow sur une passerelle dédiée, déconnectant du réseau berlinois la partie « électricité » de la centrale à gaz, tandis que sa partie « chauffage urbain » était préservée. L’opérateur municipal Stromnetz Berlin a immédiatement eu recours à des solutions de contournement pour rétablir 7 000 foyers et 150 entreprises prioritaires, tout en annonçant que le rétablissement complet (et provisoire) du réseau ne sera pas effectif avant jeudi prochain, 8 janvier. Mardi soir, près de 25 500 foyers et 1 220 entreprises étaient encore privées de courant, dans ce qui a été qualifié de « pire attaque terroriste jamais perpétrée contre les infrastructures critiques de la capitale » par un des principaux journaux berlinois (Berliner Zeitung, 6 janvier).

A noter aussi, que saisissant l’occasion du black-out chez les riches, plusieurs expropriations ont eu lieu : entre samedi et lundi soir, les autorités ont par exemple recensé 7 cambriolages/vols réussis et 13 tentatives, concernant aussi bien villas que supermarchés ou distributeurs de billets, les conduisant à déployer chaque nuit 450 flics supplémentaires et un hélicoptère équipé de caméras thermiques et de projecteur dans ces quartiers. Dès dimanche, la ministre régionale (SPD) de l’Intérieur avait d’ailleurs décrété l’état d’urgence, facilitant ainsi l’intervention de l’armée et de la police fédérale. Côté antennes de téléphone portable mises en tilt, Vodafone a annoncé 27 sites coupés (sur 39), Telekom 17 sites touchés (sur 29), tandis qu’O2 en recensait 18. Deux jours plus tard, la couverture de la téléphonie mobile est revenue au sud-ouest de Berlin, mais reste en mode dégradé.  Et idem pour les lignes de S-Bahn (S1 et S7) et celle du train express régional (RE7), qui toutes ont été interrompues, puisque leur poste d’aiguillage a lui aussi été privé de jus. Et petite cerise sur le gâteau, une vingtaine d’écoles resteront également fermées jusqu’à mercredi.

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Munich (Allemagne) : le procès contre les compagnon.nes tombe (provisoirement) à l’eau !

Nouvelles surprenantes : le procès prévu contre Zündlumpen
ne s’ouvrira pas

(traduit de l’allemand de de.indymedia, 27 décembre 2025]

Zündlumpen n°80, Munich, janvier 2021

Mais enfin, que se passe-t-il ? C’est la deuxième fois en peu de temps que nous n’en croyons pas nos yeux. D’abord la remise en liberté de Nathalie et Manuel. Et voilà qu’à présent la commission judiciaire Himmelstoß § Co refuse de faire passer en jugement sous sa tutelle l’affaire Zündlumpen [journal anarchiste publié entre 2019 et 2021]. Mieux encore : elle refuse complètement l’ouverture de la procédure à l’encontre du troisième accusé. Par conséquent une procédure pour constitution d’une organisation criminelle [association de malfaiteurs] n’est plus à l’ordre du jour. En effet, une telle association nécessite au moins l’inculpation de trois personnes. Il semble qu’aux yeux du tribunal régional il n’y ait pas suffisamment d’indices pour prouver la participation du troisième anarchiste au journal Zündlumpen. Ne se déclarant plus compétent, il délègue donc désormais la procédure contre deux personnes à un simple tribunal d’instance. En Bavière, il s’en passe des choses ! … que nous n’aurions jamais cru possibles, en incorrigibles  anarchistes que nous sommes.
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Munich (Allemagne) : Rébellion en temps de surveillance policière totale

[Note. De nombreux textes, analyses du dossier judiciaire, et lettre de prison ont déjà été traduits ici à propos de cette longue histoire répressive munichoise et de son contexte. Il est possible de les retrouver à partir de ce lien.]


Rébellion en temps de surveillance policière totale –
Lettre ouverte et mise à jour après la sortie de prison

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 30 octobre 2025

Comme cela a déjà été dit, nous (Nathalie et Manuel) avons été étonnamment relâché-e-s de détention le 22 septembre.

(suit une brève mise à jour sur la remise en liberté et les premières semaines qui ont suivi, ainsi que la publication a posteriori d’une lettre ouverte écrite en taule et datant d’août 2025)


Pour Nathalie, la porte de la cellule s’est ouverte vers midi et demie et une matonne lui a appris sa remise en liberté. Elle n’a pas pu revoir les autres détenues qui étaient enfermées en cellule ou au travail à ce moment-là. Elle a juste pu laisser de petites quantités de nourriture à quelques-unes. On l’a ensuite accompagnée vers la sortie puis mise à la porte vers 16h.

Manuel a été informé vers 14h, après la promenade. Comme les portes des cellules étaient ouvertes dans sa section à cette heure-là, il a pu prendre congé des autres prisonniers et filer quasiment toutes ses affaires à des codétenus.
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Brême (Allemagne) : Feu à Tesla !

Feu à Tesla ! Des bornes de recharge et des armoires
électriques incendiées !

(traduit de l’allemand de de.indymedia, 17 novembre 2025)

Smash COP30 : La semaine dernière, des représentant.es des États membres de l’ONU ont atterri à Belém, au Brésil, avec leur suite démesurée de journalistes, de forces de sécurité et de scientifiques, pour réfléchir à leur inaction, prendre des photos de groupe et édicter de grandes déclarations qu’ils ne respecteront pas.

Tout cela pendant que nous sommes gouverné.es par des personnes qui se soucient davantage d’approvisionner l’industrie allemande en matières premières critiques et d’assurer leur carrière après leur mandat que d’essayer de ne pas détruire complètement la planète.

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Langen ( Allemagne) : feu au container de la gravière de Sehring

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 17 octobre 2025

Moi, toi, nous, humains, créatures, qui ou quoi a/ont incendié un conteneur de chantier de l’entreprise Sehring à Langen (Hesse), dans la nuit du 16 au 17 octobre 25 !

L’anarchisme à l’offensive !

C’est ce que nous avons pensé et, lors d’une randonnée nocturne après avoir fait un peu de tourisme à Langen, nous avons pris l’initiative de forcer le portail de pacotille de la gravière de Sehring, pour transformer rapidement son container de chantier en un immense feu de joie, beaucoup plus joli ainsi, dirais-je… ou dirions-nous ? Lire la suite

Munich (Allemagne) : sortie de prison des deux anarchistes M. et N.

Hier, le 22 septembre 2025, nous, Nathalie et Manuel, avons été libérés de détention provisoire de manière inattendue. Youhou.

On nous a conseillé de suivre un programme de déradicalisation* auprès du commissariat K43 de Munich [celui chargé de l’ « extrémisme de gauche »]. Pour l’instant, nous allons nous reposer et nous vous en dirons plus très bientôt.

S’il vous plaît, ne nous envoyez plus de lettres à la prison, elles finiraient inutilement sur le bureau des flics.

Merci pour votre formidable soutien !

Ce qui s’est passé auparavant : Mise à jour sur l’incarcération des deux compagnon.nes (juin 2025)

* Ndt : en Allemagne, les « Aussteigerprogramm », soit littéralement les « programmes de sortie », ont pour équivalent hexagonal les programmes de déradicalisation. Ils concernent aussi bien les islamistes que les néonazis, les antifas que les autonomes ou les proches du PKK (sur la base du volontariat). A Munich, ils sont gérés depuis 2001 par le Centre d’information bavarois contre l’extrémisme (BIGE).

[Traduit de l’allemand de de.indymedia, 23 septembre 2025]

Berlin (Allemagne) : couper le jus du plus grand parc technologique d’Europe


[Mardi 9 septembre dans les quartiers Sud de Berlin, vers 3h30 du matin, des flammes ont volontairement englouti deux pylônes électriques de 35 mètres de haut et de 110 kV, situés rue Königsheide dans le quartier de Johannisthal, coupant le jus au plus grand parc technologique d’Europe implanté non loin de là à Altendorf. Des chaînes en acier ont aussi été enroulées autour des gaines d’isolation des câbles, pour provoquer un court-circuit une fois celles-ci fondues par les flammes. Ces deux pylônes sont situés en bout de ligne aérienne, là où l’électricité passe des airs à la voie souterraine.
Plus largement, l’ensemble des quartiers sud de la capitale allemande ont été privés de courant, incluant ses 50 000 habitants, 3000 entreprises (dont celles du parc technologique), les centres commerciaux, les tramways, une douzaine d’écoles (restées fermées), les feux de circulation, et les communications téléphoniques.
Le dispositif provisoire de connexion mis en place n’a permis de rétablir tout le courant qu’au bout de 60 heures (soit jeudi 11 septembre dans l’après-midi), et les réparations du réseau sur les deux pylônes devraient durer jusqu’en 2026, selon le porte-parole de l’entreprise Stromnetz. Cette rupture d’électricité à Berlin est également la plus longue depuis des décennies, puisque celle accidentelle de février 2019 à Köpenick, n’avait touché que 30 000 foyers et duré environ 30 heures.
Voici une traduction de l’allemand du communiqué de revendication paru le jour-même sur de.indymedia, et signé «
Quelques anarchistEs »…]


Attaque contre le complexe militaro-industriel –
Black out dans le plus grand parc technologique d’Europe

9 septembre, au petit matin : des milliers de villes s’éveillent, des millions de personnes sont tirées de leur sommeil par le bip strident de leur réveil, annonçant le début d’une nouvelle journée de monotonie et d’apathie – 15 minutes pour boire un café avant de filer au turbin. Une heure dans les transports en commun, quelques regards croisés, personne ne parle, chacun rivé sur son écran. Des tonnes de voitures sillonnent les rues, le vacarme des sirènes effraie les rares oiseaux qui tournoient au-dessus de la ville. Les quartiers deviennent chaque jour un peu plus mornes. La solitude s’installe parmi la foule, entre les immeubles de béton, les clôtures et les caméras. Encerclés par une présence policière qui menace de plus en plus de nous étouffer. Des écrans publicitaires qui nous incitent à la consommation ou nous invitent à rejoindre l’armée allemande (Bundeswehr). Oui, nous y voilà à nouveau : « Le monde se relèvera grâce à l’esprit allemand » [célèbre phrase d’un poème de Geibel en 1861, qui résonne comme un appel au monde à « devenir plus allemand » NdT]. Le « tournant historique » exige une défense inébranlable de la patrie et d’être prêt à la guerre, que le « corps du peuple » se serre les coudes et fasse des sacrifices. La militarisation progresse et, derrière la promesse néolibérale de prospérité, le visage fasciste se montre de plus en plus ouvertement. La résignation et le pessimisme gagnent du terrain, et l’on respire une certaine tristesse.

Les informations ne cessent de relayer des nouvelles catastrophiques. Guerres et génocides ne cessent jamais. Au contraire : à Gaza, au Congo, au Soudan, en Ukraine, les massacres continuent et les dirigeants se frottent les mains. Les affaires marchent bien. De nouveaux accords sont constamment conclus afin d’exploiter les ressources d’autres pays en privant les populations de leurs moyens de subsistance. Les néofascistEs sont solidement installés au pouvoir dans un nombre croissant de pays et le capital est constamment à leur service. La vague réactionnaire d’antiféminisme et d’hostilité envers les personnes queer est alimentée par les Tech Bros, et l’IA poursuit son ascension fulgurante, rendant le monde toujours plus artificiel. Leur promesse dystopique de progrès : une technocratie fascistoïde avec des aspirations extra-planétaires en réponse à l’effondrement de la planète. Tout semble indiquer que ce monde est perdu depuis longtemps, qu’il n’y a aucune possibilité d’agir, que nos actions ne servent à rien, comme si les temps de révolte appartenaient à un passé lointain.

Mais aujourd’hui, tout ne fonctionne pas aussi bien que d’habitude. Dans le plus grand parc technologique d’Europe, à l’est de Berlin, habituellement en pleine effervescence, cette normalité semble s’être dissipée en quelques minutes aux premières heures du matin. L’obscurité a fait place à une lueur d’espoir, car l’apathie et la frustration ne sont pas les seules réactions à cette réalité oppressante. Lire la suite du communiqué de revendication

Kassel (Allemagne) : feu au parc automobile de l’armée

[Mardi 19 août à Kassel (région de Hesse), vers 3h du matin, des flammes ont englouti quatre véhicules civils appartement au parc automobile de l’armée allemande (Bundeswehr), garés sur le site de l’ancienne caserne Lüttich du quartier de Marbachshöhe. Tous les quatre (un Iveco, deux Mercedes Vito et un break Volkswagen) ont été entièrement détruits par cette attaque, et les dégâts estimés à 150 000 euros par la police. Voici la traduction du communiqué paru le lendemain sur de.indymedia, et signé par « des anarchistes »…]


Jamais prêt pour la guerre ! Feu au parc automobile de la Bundeswehr à Kassel

C’est la guerre, et l’Allemagne se prépare. Une frénésie militaire, politique et économique a éclaté, et tout le monde est censé s’y rallier. L’ « Opération Allemagne » doit rendre le pays prêt pour la guerre d’ici cinq ans, et le camouflage fleurit partout : Rheinmetall, KNDS et consorts s’accaparent des sites les uns après les autres, la clause civile s’effrite dans les universités, la direction du groupe Volkswagen envisage ouvertement de se lancer dans le secteur de l’armement, les hôpitaux et les structures d’approvisionnement sont préparés à la guerre et la Bundeswehr (armée allemande) fait la promotion du service militaire dans les écoles, sur les réseaux sociaux et sur les panneaux publicitaires à travers des campagnes d’image soigneusement polies. L’investissement dans l’armement devient un principe de durabilité. Parallèlement au réarmement matériel et idéologique, on observe un glissement autoritaire à l’intérieur du pays, comme le montre la répression contre la solidarité avec la Palestine ou le mouvement antimilitariste. Ce tournant répressif historique est également en plein essor.
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Potsdam (Allemagne) : ni télévision, ni téléphone, ni internet

Traduit de l’allemand de switchoff, 7 août 2025 (extrait)

Pas de télévision, pas de téléphone, pas d’Internet. Depuis jeudi matin 7 août, des milliers de clients Vodafone de la ville de Potsdam [en proche banlieue de Berlin] sont privés de ces services. La raison : un incendie criminel !

Vers huit heures du matin, la police a reçu un appel d’urgence : un incendie faisait rage près du pont Nuthebrücke, dans la rue Friedrich-Engels de Potsdam. Les flammes jaillissaient d’un puits de câbles. Depuis, quatre antennes relais Vodafone sont hors service. 6422 clients câblés de l’entreprise ne peuvent plus accéder à Internet chez eux, ni téléphoner, ni regarder la télévision.

La police soupçonne un incendie criminel sur la voie ferrée voisine. Il y a deux ans, un incendie s’était déjà déclaré près du pont. Après les pompiers, les enquêteurs du Landeskriminalamt (LKA, office régional de police criminelle) se sont rendus sur place. Ils ont examiné les lieux à la recherche d’indices et interrogé les riverains et les passants.
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Hohenmölsen (Allemagne) : sabotage de la ligne de transport de charbon

Dans la nuit de vendredi à samedi 2 août, des inconnus ont délibérément mis le feu à des câbles le long d’une ligne de fret destinée au transport de charbon. Une section d’une longueur d’environ 100 mètres a été touchée, sur des câbles faisant 40 centimètres de diamètre. L’enquête a été confiée à la sécurité de l’État (Staatsschutz).

Cela s’est produit dans le quartier de Webau de la ville de Hohenmölsen (région de Saxe-Anhalt). Un porte-parole de la Deutsche Bahn a déclaré que le transport de passagers n’était pas affecté, parce qu’il s’agit d’une ligne non électrifiée. Cette dernière a été rouverte après la fin des investigations, mais « les travaux visant à rétablir complètement le fonctionnement devraient se poursuivre jusqu’à lundi. »

[Synthèse de la presse allemande (Tagesschau), 2 août 2025]

Munich (Allemagne) : lettre de la compagnonne N. depuis la prison d’Aichach (mai 2025)

Sur la vie d’une prisonnière

Tout ce qui rend cette société, dans laquelle nous sommes contraints de vivre, si hostile et si réfractaire à la vie, transparaît dans le lieu qu’elle a inventé pour rappeler à tous les êtres humains – ceux qui s’écartent de la norme comme ceux qui semblent pleinement s’y intégrer – ce qui attend quiconque franchit les limites ou sort de cet ordre : la prison. Un lieu qui, à la place ou en plus des condamnations à mort d’autrefois et d’aujourd’hui, met en œuvre une autre forme d’exécution : la mort suspendue. Enterrés vivants dans un tombeau jusqu’au jour de la résurrection, coupés de nos proches, du monde vivant et de l’impulsion naturelle de notre corps à se déplacer librement dans le monde, réduits à un numéro dans une machine parfaitement fonctionnelle, pour être gérés, observés, éduqués.

Lorsqu’on se retrouve pour la première fois dans les griffes de cette machine, on est surpris de voir à quel point tout nous semble familier. Certains diront même : « Ce n’est pas une punition. C’est un internat de rééducation. » Et ils ont raison. Mais ils oublient que nous ne découvrons pas la prison le jour de notre incarcération ; elle fait partie de notre vie depuis notre plus jeune âge : au jardin d’enfants, à l’école, à l’hôpital, puis plus tard au bureau, à l’usine, à la caserne, à la maison de retraite. Triés et rangés, habitués dès le plus jeune âge au tic-tac de l’horloge et au rythme des machines, enfermés dans des cavernes de béton, coupés du rythme pulsatoire du devenir et du déclin, réduits à une fonction dans le système, conditionnés à considérer le pays et ses habitants en fonction de la valeur monétaire que l’on peut en tirer, pleins d’ignorance, voire de mépris arrogant envers toutes les activités et compétences liées à la subsistance et à l’auto-organisation. Lire la suite de la lettre de N.

Hambourg (Allemagne) : sabotage du trafic portuaire de marchandises

Saboter le bellicisme et le réarmement ! «Quoi qu’il en coûte. »
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 8 août 2025

La nuit du 7 au 8 août 2025, nous avons saboté une ligne ferroviaire de fret dans le port de Hambourg, au sud de Wilhelmsburg. Nous avons délibérément choisi cette portion car nous ne voulions pas frapper les passagers, déjà en difficulté, mais plutôt l’industrie de l’armement et les fauteurs de guerre.

Le port de Hambourg est un important point de transbordement de matériel militaire. Des tonnes d’armes, de munitions, d’équipements et de composants militaires en partent chaque jour.
Nombre de ces équipements militaires sont produits à Hambourg. Diverses entreprises hambourgeoises fabriquent elles-mêmes les instruments de guerre ou fournissent sciemment des composants particuliers, qu’ils soient optiques, électroniques ou mécaniques. Ceux qui profitent de la guerre fournissent aussi bien la Bundeswehr [armée allemande] que les forces armées d’autres pays.

Des transports nucléaires transitent également régulièrement par le port de Hambourg, malgré la sortie de l’Allemagne du nucléaire. Les navires des compagnies maritimes MACS, OOCL et Hapag-Lloyd sont particulièrement impliqués dans ces opérations. En 2024, 154 transports nucléaires ont été recensés.
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Leipzig (Allemagne) : les profiteurs du contrôle sur le grill

Feu aux profiteurs du contrôle et de la surveillance.
Teilauto sur le grill
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 6 août 2025

Au cours des dernières années, des voitures appartenant au service municipal chargé de faire respecter l’ordre public, appelé « police municipale » [Polizeibehörde] à Leipzig, ont pris feu spontanément à plusieurs reprises.

En 2020, ils ont perdu tellement de voitures qu’ils ne pouvaient plus se rendre sur leurs lieux d’intervention. Des interventions au cours desquelles, pendant l’état d’urgence lié au coronavirus, ils harcelaient les gens dans les parcs parce qu’ils ne voulaient pas se confiner, effectuaient des contrôles 2G [contrôles liés au pass sanitaire obligatoire], etc.

Afin de rétablir leur capacité opérationnelle, ils ont alors utilisé des véhicules de Teilauto [entreprise régionale d’autopartage]. Nous considérons cela comme un soutien à un État de plus en plus autoritaire, et avons donc incendié 4 voitures de Teilauto la nuit du 4 au 5 août, dans la Karl-Heine-Straße [quartier de Plagwitz].
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Düsseldorf (Allemagne) : coup double contre le trafic ferroviaire !

[Dans la septième plus grande ville d’Allemagne, Düsseldorf, située dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le « Commando Angry Birds » fait régulièrement parler de lui depuis quelques années. En août 2024, il a par exemple revendiqué un incendie de câbles de signalisation ferroviaires à Mettmann, qui est venu se rajouter à ses précédents sabotages déjà menés contre le trafic ferroviaire : l’un à Düsseldorf en janvier 2024, et cinq autres dans la même ville revendiqués en mai 2023. Après avoir généreusement partagé un manuel intitulé « Mettre le feu aux câbles pour débutant.e.s » à l’automne 2024, il est revenu sur sa propre vision de l’effondrement dans son Communiqué n°4 publié en janvier 2025, puis a revendiqué le sabotage de trois nouvelles antennes de télécommunication en juin 2025.
Au beau milieu de l’été, le « Commando Angry Birds » vient de provoquer une nouvelle perturbation à quelques jours d’un énorme chassé-croisé : la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 juillet, sur l’une des plus importantes lignes ferroviaires allemandes, entre Duisbourg et Düsseldorf où passent plus de 620 trains par jour (hors trains de marchandises) et à deux pas de l’aéroport, s’est produite une double attaque simultanée contre les câbles situés le long des voies. La première en a endommagé près de 60 m aux abords d’un poste d’aiguillage, et la seconde, un kilomètre plus loin, en a détruit cinq de la taille d’un poing, mesurant chacun 20 mètres de long. Ce sabotage a été revendiqué par le communiqué n°6 du Commando Angry Bird, publié sur le 31 juillet sur de.indymedia, dont nous livrons ci-dessous une traduction de l’allemand.]


Sabotage ferroviaire – Communiqué n°6
Switch off the system of destruction

Le corridor Rhin-Alpes relie Rotterdam, Amsterdam, Duisbourg, Cologne, Francfort, Mannheim, Bâle, Zurich, Milan et Gênes, quelques-uns des centres économiques les plus importants d’Europe. Dans la région « Duisburg-Düsseldorf-Cologne », ce corridor se heurte à un de ses nombreux goulets d’étranglement. Toute perturbation du trafic ferroviaire à cet endroit provoque des répercussions directes ou indirectes sur cet espace économique, en raison des déviations des trains concernés.
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