Archives par mot-clé : Allemagne

Berlin (Allemagne) : incendie de véhicules d’un profiteur de guerre

Une mesure enflammée de désarmement chez Telekom !
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 15 juin 2026

« L’armement est un nouveau secteur d’activité que Deutsche Telekom  entend développer, et dans lequel il entrevoit un fort potentiel de croissance. »

Ce que le président du directoire de Deutsche Telekom [équivalent d’Orange ici, NdT], Tim Höttges, qualifie ici de « potentiel de croissance » ne signifie rien d’autre que : la guerre est une activité lucrative et le groupe veut sa part du gâteau.

Avec le développement de services informatiques destinés aux autorités de la défense et de sécurité, cette entreprise semi-publique incarne depuis longtemps déjà l’imbrication des technologies civiles et militaires. Mais cette nouvelle offensive vers le marché de l’armement revêt une dimension nettement nouvelle, et Deutsche Telekom se retrouve ainsi en excellente compagnie. L’Allemagne veut se préparer à la guerre et, dans ce contexte, son industrie en difficulté se réoriente en effet vers l’armement. Ainsi, des chars d’assaut devraient par exemple bientôt sortir des chaînes de production de l’usine Volkswagen d’Osnabrück et du constructeur ferroviaire Alstom à Görlitz, tandis que Rheinmetall prévoit de lancer dès juillet la production de munitions d’artillerie correspondantes dans l’ancienne usine Pierburg à Wedding. De son côté, Telekom prévoit de développer, en collaboration avec Rheinmetall, un bouclier de défense contre les drones. Par le biais de son fonds technologique de 2 milliards d’euros, l’entreprise prend également une participation dans la start-up de technologie de défense Quantum Systems, qui construit des drones de combat et de surveillance autonomes. Lire la suite

Ratisbonne (Allemagne) : double incendie contre le système électrique

Ratisbonne (Allemagne), 8 juin 2026. Incendie des câbles sous le pont qui enjambe le Danube et mène à la centrale hydroélectrique, qui elle-même alimente l’usine voisine de semi-conducteurs.

La nuit du dimanche au lundi 8 juin n’a pas été comme les autres à Ratisbonne, une ville industrieuse de Bavière située à mi-chemin entre Munich et Nuremberg. Non pas que ses habitants n’aient pas pu dormir sur leurs deux oreilles, mais parce que leur cher instrument de travail l’a échappé belle. Cette nuit-là en effet, pendant que d’honnêtes travailleurs régénéraient leur capacité de servitude volontaire avant de retourner au chagrin, des créatures de la nuit ont tenté de faire cramer le système électrique de la ville à deux endroits : d’une part au sud, dans la banlieue de Pentling, contre un pylône électrique situé près d’un  parc solaire ; d’autre part au nord-ouest de Ratisbonne,  en incendiant vers 4h du matin les câbles qui passent sous un pont enjambant le Danube, directement reliés à la centrale hydroélectrique du coin. Coût des dégâts estimés : non rendus publics dans le premier cas (où le dispositif semble avoir fait long feu), 30 000 euros dans le second.

Si les deux attaques provoquées à l’aide de dispositifs artisanaux n’ont pas réussi à provoquer de panne de courant majeure, les autorités ont tout de même confié les investigations au Bureau central de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme de Bavière, parce qu’elles soupçonnent fortement que cette attaque anonyme contre d’importantes installations de la ville visait en réalité à couper le jus à la grande usine de semi-conducteurs d’Infineon, qui se trouve à proximité immédiate du second lieu visé par ces sabotages.
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Reutlingen (Allemagne) : couper le jus à l’usine de semi-conducteurs « Bosch »

Reutlingen (Allemagne), 8 juin 2026. L’incendie volontaire de la sous-station électrique, provoque la mise à l’arrêt partiel de l’usine « Bosch » de semi-conducteurs.

À l’ouest de Reutlingen, ville de quelque 120.000 habitants située à quarante kilomètres de Stuttgart (Bade-Wurtemberg), la sous-station électrique de Betzingen a été sabotée vers 1h45 dans la nuit de dimanche à lundi 8 juin. Le grillage a été découpé, et trois foyers d’incendie ont été volontairement allumés contre des câbles et des transformateurs de haute en moyenne tension, gérés conjointement par les opérateurs Netze BW et FairNetz. Environ 200 pompiers ont été dépêchés sur place, mettant près de cinq heures pour parvenir à éteindre ces brasiers.

Des dizaines de milliers de personnes ont été immédiatement privées d’électricité, avant que ce nombre ne redescende à 7500 foyers dans la journée de lundi, et que l’ensemble ne soit à nouveau rebranché que mercredi 10 juin. Les dégâts sont estimés à plusieurs millions d’euros, et les travaux de réparation mettront de nombreux mois. Mais le plus alarmant pour tout le beau monde qui s’est étalé en torrents d’indignation, c’est qu’un complexe industriel, celui de Bosch employant 10 000 personnes et situé justement dans cette bonne ville de Reutlingen et sa banlieue de Kusterdingen, n’a pu redémarrer ses activités nuisibles que bien plus tard, et ce uniquement dans certains secteurs (comme la logistique), grâce à des générateurs d’urgence. Un complexe d’usines sensibles, au sein desquelles les esclaves salariés travaillent au développement et à la production de semi-conducteurs et d’unités de contrôleurs électroniques…
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Garching (Allemagne) : à propos du campus high-tech et de l’incendie de deux pylônes

Garching (Allemagne), 25 mai 2026. Incendie volontaire des câbles à haute-tension de deux pylônes, dans la zone du campus techno-scientifique.

(Traduit de l’allemand de de.indymedia, 1er juin 2026)

Le 25 mai dernier vers 3h50, un incendie volontaire
s’est produit contre des deux pylônes électriques à Garching, dans la banlieue nord de la capitale de la Bavière, Munich. « Les éléments dont nous disposons à ce jour indiquent clairement qu’il s’agit d’un acte de sabotage. Nos forces de sécurité mènent l’enquête à un rythme soutenu », a déclaré le ministre de l’Intérieur régional, Joachim Herrmann (CSU). Bien que l’incendie n’ait entraîné qu’une coupure de courant de 45 minutes*, on remarque la réticence des médias à évoquer le lieu et le contexte de l’incident. « Compte tenu de la cible et des modalités de l’action, on peut supposer qu’il s’agit d’un acte à motivation politique », a déclaré le parquet général, qui dirige l’enquête. Les médias locaux n’ont toutefois pas pipé mot sur les raisons pour lesquelles la cible conduit à cette conclusion. Quant à leurs confrères nationaux, ils ont gardé le silence total sur ce qui s’est passé. Une courte recherche sur Internet permet de montrer clairement pourquoi l’État est si sûr qu’il s’agissait bien d’un acte de sabotage.

La ville de Garching, près de Munich, est en grande partie occupée par le vaste campus de l’Université technique de Munich (Technische Universität München, TUM). Cet établissement, qui compte parmi les meilleures universités d’Europe, dispose de plusieurs sites répartis à travers toute la ville**. Le site du campus de Garching a été inauguré en 1957 avec la mise en service d’un réacteur de recherche. Il s’agissait de la première centrale nucléaire de la République fédérale d’Allemagne. Ce réacteur de recherche n’a jamais été utilisé pour produire de l’électricité, mais exclusivement à des fins de recherche ; il produit toutefois des déchets nucléaires depuis 70 ans (il y a 20 ans, un nouveau réacteur a été construit et l’ancien a été mis hors service).
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Lunebourg (Allemagne) : incendie solidaire d’un camion de l’armée

[La nuit du 4 au 5 mars 2026 vers 4h du matin, un camion porte-blindés de l’armée allemande de type « Elefant » a été englouti par les flammes  à Lunebourg (Basse-Saxe). Le véhicule était garé dans l’enceinte clôturée d’un garage pour camions, et « les dégâts se montent à bien plus de 100 000 euros », selon un porte-parole de la police locale, vu que l’engin de guerre a été entièrement détruit. Un communiqué a été publié le lendemain sur Indymedia, dont on trouvera ci-dessous la traduction de l’allemand.]


Un camion de la Bundeswehr de type « Elefant » incendié – Solidarité avec les élèves en grève !

Vous les élèves, êtes dans la rue, parce que vous refusez d’être de la chair à canon !
La « grève de l’école contre le service miliaire » mobilise des milliers d’entre vous.
En solidarité avec votre grève, dans la nuit du 4 au 5 mars 2026, nous avons incendié un poids-lourd de l’armée modèle Elefant, entreposé sur le site d’un garage de Lüneburg.

Personne ne nous protégera des prétendus dangers, ni les politicien-ne-s, ni le développement de l’armée, pas plus que le réarmement. Certain-e-s reprochent aux élèves comme vous d’être égoïstes et prétendent que vous devriez plutôt défendre votre « patrie ». C’est des conneries – la guerre sert toujours les riches et les puissant-e-s de n’importe quel État et pas celles et ceux revêtu-e-s d’un uniforme et envoyé-e-s au front. Ce qui nous aide le plus, c’est de nous réunir, et par exemple de faire grève.
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Erkrath (Allemagne) : tentative de sabotage d’un transformateur électrique

[Le 5 janvier 2026 est sorti un communiqué du C. Cette fois-ci, le parquet de Wuppertal a précisé qu’après la publication du communiqué, la police s’était rendue sur place et avait pu constater la présence d’un engin incendiaire ayant fait long feu, tout en commentant que « s’il avait fonctionné, il aurait pu provoquer une panne d’électricité à grande échelle. »
On trouvera ci-dessous une traduction de ce communiqué n°7, paru sur de.indymedia le 5 janvier, qui contenait en annexe une petite brochure en allemand (intitulée « Move fast and break things », voir à la fin du lien originel).]


Communiqué de revendication n° 7

Chère lectrice, cher lecteur,

nous ne nous sommes probablement jamais rencontré-e-s, mais nous savons malgré tout quelques choses sur toi. Nous savons qu’avec le lait maternel tu as déjà ingéré de la dioxine et des PCB ; que tu as été exposé-e dès le plus jeune âge à un cocktail de rayonnements naturels, radioactifs et électromagnétiques. Et nous savons que plusieurs grammes de microplastiques se sont déjà accumulés dans ton sang, tes reins, ton foie et même ton cerveau.
Ce que nous ne savons pas, c’est quand tu finiras par reconnaître ces agressions quotidiennes pour ce qu’elles sont. Quand prendras-tu tout cela personnellement ? Combien es-tu prêt-e à encaisser ? Et pourquoi ? Quand t’opposeras-tu ? D’ailleurs le feras-tu un jour ?
Où est ta limite ?

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Berlin (Allemagne) : le groupe Volcan débranche la centrale à gaz de la capitale

[Samedi 3 janvier à Berlin, vers 6h30 du matin, le « groupe Volcan : Couper le jus aux dominants » a incendié plusieurs câbles de la centrale à gaz fossile située à Lichterfelde. Cela a eu pour conséquence d’interrompre la fourniture d’électricité à 2200 entreprises et à 45000 foyers (soit 100 000 personnes), dans différents quartiers huppés du sud-ouest de la capitale allemande (Lichterfelde, Zehlendorf, Nikolassee, Wannsee). Concrètement, cinq câbles de 110 000 volts (haute tension) et dix câbles de 10 000 volts (moyenne tension) ont été détruits par cet incendie volontaire, à l’endroit où ils franchissaient le canal de Teltow sur une passerelle dédiée, déconnectant du réseau berlinois la partie « électricité » de la centrale à gaz, tandis que sa partie « chauffage urbain » était préservée. L’opérateur municipal Stromnetz Berlin a immédiatement eu recours à des solutions de contournement pour rétablir 7 000 foyers et 150 entreprises prioritaires, tout en annonçant que le rétablissement complet (et provisoire) du réseau ne sera pas effectif avant jeudi prochain, 8 janvier. Mardi soir, près de 25 500 foyers et 1 220 entreprises étaient encore privées de courant, dans ce qui a été qualifié de « pire attaque terroriste jamais perpétrée contre les infrastructures critiques de la capitale » par un des principaux journaux berlinois (Berliner Zeitung, 6 janvier).

A noter aussi, que saisissant l’occasion du black-out chez les riches, plusieurs expropriations ont eu lieu : entre samedi et lundi soir, les autorités ont par exemple recensé 7 cambriolages/vols réussis et 13 tentatives, concernant aussi bien villas que supermarchés ou distributeurs de billets, les conduisant à déployer chaque nuit 450 flics supplémentaires et un hélicoptère équipé de caméras thermiques et de projecteur dans ces quartiers. Dès dimanche, la ministre régionale (SPD) de l’Intérieur avait d’ailleurs décrété l’état d’urgence, facilitant ainsi l’intervention de l’armée et de la police fédérale. Côté antennes de téléphone portable mises en tilt, Vodafone a annoncé 27 sites coupés (sur 39), Telekom 17 sites touchés (sur 29), tandis qu’O2 en recensait 18. Deux jours plus tard, la couverture de la téléphonie mobile est revenue au sud-ouest de Berlin, mais reste en mode dégradé.  Et idem pour les lignes de S-Bahn (S1 et S7) et celle du train express régional (RE7), qui toutes ont été interrompues, puisque leur poste d’aiguillage a lui aussi été privé de jus. Et petite cerise sur le gâteau, une vingtaine d’écoles resteront également fermées jusqu’à mercredi.

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Munich (Allemagne) : le procès contre les compagnon.nes tombe (provisoirement) à l’eau !

Nouvelles surprenantes : le procès prévu contre Zündlumpen
ne s’ouvrira pas

(traduit de l’allemand de de.indymedia, 27 décembre 2025]

Zündlumpen n°80, Munich, janvier 2021

Mais enfin, que se passe-t-il ? C’est la deuxième fois en peu de temps que nous n’en croyons pas nos yeux. D’abord la remise en liberté de Nathalie et Manuel. Et voilà qu’à présent la commission judiciaire Himmelstoß § Co refuse de faire passer en jugement sous sa tutelle l’affaire Zündlumpen [journal anarchiste publié entre 2019 et 2021]. Mieux encore : elle refuse complètement l’ouverture de la procédure à l’encontre du troisième accusé. Par conséquent une procédure pour constitution d’une organisation criminelle [association de malfaiteurs] n’est plus à l’ordre du jour. En effet, une telle association nécessite au moins l’inculpation de trois personnes. Il semble qu’aux yeux du tribunal régional il n’y ait pas suffisamment d’indices pour prouver la participation du troisième anarchiste au journal Zündlumpen. Ne se déclarant plus compétent, il délègue donc désormais la procédure contre deux personnes à un simple tribunal d’instance. En Bavière, il s’en passe des choses ! … que nous n’aurions jamais cru possibles, en incorrigibles  anarchistes que nous sommes.
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Munich (Allemagne) : Rébellion en temps de surveillance policière totale

[Note. De nombreux textes, analyses du dossier judiciaire, et lettre de prison ont déjà été traduits ici à propos de cette longue histoire répressive munichoise et de son contexte. Il est possible de les retrouver à partir de ce lien.]


Rébellion en temps de surveillance policière totale –
Lettre ouverte et mise à jour après la sortie de prison

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 30 octobre 2025

Comme cela a déjà été dit, nous (Nathalie et Manuel) avons été étonnamment relâché-e-s de détention le 22 septembre.

(suit une brève mise à jour sur la remise en liberté et les premières semaines qui ont suivi, ainsi que la publication a posteriori d’une lettre ouverte écrite en taule et datant d’août 2025)


Pour Nathalie, la porte de la cellule s’est ouverte vers midi et demie et une matonne lui a appris sa remise en liberté. Elle n’a pas pu revoir les autres détenues qui étaient enfermées en cellule ou au travail à ce moment-là. Elle a juste pu laisser de petites quantités de nourriture à quelques-unes. On l’a ensuite accompagnée vers la sortie puis mise à la porte vers 16h.

Manuel a été informé vers 14h, après la promenade. Comme les portes des cellules étaient ouvertes dans sa section à cette heure-là, il a pu prendre congé des autres prisonniers et filer quasiment toutes ses affaires à des codétenus.
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Brême (Allemagne) : Feu à Tesla !

Feu à Tesla ! Des bornes de recharge et des armoires
électriques incendiées !

(traduit de l’allemand de de.indymedia, 17 novembre 2025)

Smash COP30 : La semaine dernière, des représentant.es des États membres de l’ONU ont atterri à Belém, au Brésil, avec leur suite démesurée de journalistes, de forces de sécurité et de scientifiques, pour réfléchir à leur inaction, prendre des photos de groupe et édicter de grandes déclarations qu’ils ne respecteront pas.

Tout cela pendant que nous sommes gouverné.es par des personnes qui se soucient davantage d’approvisionner l’industrie allemande en matières premières critiques et d’assurer leur carrière après leur mandat que d’essayer de ne pas détruire complètement la planète.

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Langen ( Allemagne) : feu au container de la gravière de Sehring

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 17 octobre 2025

Moi, toi, nous, humains, créatures, qui ou quoi a/ont incendié un conteneur de chantier de l’entreprise Sehring à Langen (Hesse), dans la nuit du 16 au 17 octobre 25 !

L’anarchisme à l’offensive !

C’est ce que nous avons pensé et, lors d’une randonnée nocturne après avoir fait un peu de tourisme à Langen, nous avons pris l’initiative de forcer le portail de pacotille de la gravière de Sehring, pour transformer rapidement son container de chantier en un immense feu de joie, beaucoup plus joli ainsi, dirais-je… ou dirions-nous ? Lire la suite

Munich (Allemagne) : sortie de prison des deux anarchistes M. et N.

Hier, le 22 septembre 2025, nous, Nathalie et Manuel, avons été libérés de détention provisoire de manière inattendue. Youhou.

On nous a conseillé de suivre un programme de déradicalisation* auprès du commissariat K43 de Munich [celui chargé de l’ « extrémisme de gauche »]. Pour l’instant, nous allons nous reposer et nous vous en dirons plus très bientôt.

S’il vous plaît, ne nous envoyez plus de lettres à la prison, elles finiraient inutilement sur le bureau des flics.

Merci pour votre formidable soutien !

Ce qui s’est passé auparavant : Mise à jour sur l’incarcération des deux compagnon.nes (juin 2025)

* Ndt : en Allemagne, les « Aussteigerprogramm », soit littéralement les « programmes de sortie », ont pour équivalent hexagonal les programmes de déradicalisation. Ils concernent aussi bien les islamistes que les néonazis, les antifas que les autonomes ou les proches du PKK (sur la base du volontariat). A Munich, ils sont gérés depuis 2001 par le Centre d’information bavarois contre l’extrémisme (BIGE).

[Traduit de l’allemand de de.indymedia, 23 septembre 2025]

Berlin (Allemagne) : couper le jus du plus grand parc technologique d’Europe


[Mardi 9 septembre dans les quartiers Sud de Berlin, vers 3h30 du matin, des flammes ont volontairement englouti deux pylônes électriques de 35 mètres de haut et de 110 kV, situés rue Königsheide dans le quartier de Johannisthal, coupant le jus au plus grand parc technologique d’Europe implanté non loin de là à Altendorf. Des chaînes en acier ont aussi été enroulées autour des gaines d’isolation des câbles, pour provoquer un court-circuit une fois celles-ci fondues par les flammes. Ces deux pylônes sont situés en bout de ligne aérienne, là où l’électricité passe des airs à la voie souterraine.
Plus largement, l’ensemble des quartiers sud de la capitale allemande ont été privés de courant, incluant ses 50 000 habitants, 3000 entreprises (dont celles du parc technologique), les centres commerciaux, les tramways, une douzaine d’écoles (restées fermées), les feux de circulation, et les communications téléphoniques.
Le dispositif provisoire de connexion mis en place n’a permis de rétablir tout le courant qu’au bout de 60 heures (soit jeudi 11 septembre dans l’après-midi), et les réparations du réseau sur les deux pylônes devraient durer jusqu’en 2026, selon le porte-parole de l’entreprise Stromnetz. Cette rupture d’électricité à Berlin est également la plus longue depuis des décennies, puisque celle accidentelle de février 2019 à Köpenick, n’avait touché que 30 000 foyers et duré environ 30 heures.
Voici une traduction de l’allemand du communiqué de revendication paru le jour-même sur de.indymedia, et signé «
Quelques anarchistEs »…]


Attaque contre le complexe militaro-industriel –
Black out dans le plus grand parc technologique d’Europe

9 septembre, au petit matin : des milliers de villes s’éveillent, des millions de personnes sont tirées de leur sommeil par le bip strident de leur réveil, annonçant le début d’une nouvelle journée de monotonie et d’apathie – 15 minutes pour boire un café avant de filer au turbin. Une heure dans les transports en commun, quelques regards croisés, personne ne parle, chacun rivé sur son écran. Des tonnes de voitures sillonnent les rues, le vacarme des sirènes effraie les rares oiseaux qui tournoient au-dessus de la ville. Les quartiers deviennent chaque jour un peu plus mornes. La solitude s’installe parmi la foule, entre les immeubles de béton, les clôtures et les caméras. Encerclés par une présence policière qui menace de plus en plus de nous étouffer. Des écrans publicitaires qui nous incitent à la consommation ou nous invitent à rejoindre l’armée allemande (Bundeswehr). Oui, nous y voilà à nouveau : « Le monde se relèvera grâce à l’esprit allemand » [célèbre phrase d’un poème de Geibel en 1861, qui résonne comme un appel au monde à « devenir plus allemand » NdT]. Le « tournant historique » exige une défense inébranlable de la patrie et d’être prêt à la guerre, que le « corps du peuple » se serre les coudes et fasse des sacrifices. La militarisation progresse et, derrière la promesse néolibérale de prospérité, le visage fasciste se montre de plus en plus ouvertement. La résignation et le pessimisme gagnent du terrain, et l’on respire une certaine tristesse.

Les informations ne cessent de relayer des nouvelles catastrophiques. Guerres et génocides ne cessent jamais. Au contraire : à Gaza, au Congo, au Soudan, en Ukraine, les massacres continuent et les dirigeants se frottent les mains. Les affaires marchent bien. De nouveaux accords sont constamment conclus afin d’exploiter les ressources d’autres pays en privant les populations de leurs moyens de subsistance. Les néofascistEs sont solidement installés au pouvoir dans un nombre croissant de pays et le capital est constamment à leur service. La vague réactionnaire d’antiféminisme et d’hostilité envers les personnes queer est alimentée par les Tech Bros, et l’IA poursuit son ascension fulgurante, rendant le monde toujours plus artificiel. Leur promesse dystopique de progrès : une technocratie fascistoïde avec des aspirations extra-planétaires en réponse à l’effondrement de la planète. Tout semble indiquer que ce monde est perdu depuis longtemps, qu’il n’y a aucune possibilité d’agir, que nos actions ne servent à rien, comme si les temps de révolte appartenaient à un passé lointain.

Mais aujourd’hui, tout ne fonctionne pas aussi bien que d’habitude. Dans le plus grand parc technologique d’Europe, à l’est de Berlin, habituellement en pleine effervescence, cette normalité semble s’être dissipée en quelques minutes aux premières heures du matin. L’obscurité a fait place à une lueur d’espoir, car l’apathie et la frustration ne sont pas les seules réactions à cette réalité oppressante. Lire la suite du communiqué de revendication

Kassel (Allemagne) : feu au parc automobile de l’armée

[Mardi 19 août à Kassel (région de Hesse), vers 3h du matin, des flammes ont englouti quatre véhicules civils appartement au parc automobile de l’armée allemande (Bundeswehr), garés sur le site de l’ancienne caserne Lüttich du quartier de Marbachshöhe. Tous les quatre (un Iveco, deux Mercedes Vito et un break Volkswagen) ont été entièrement détruits par cette attaque, et les dégâts estimés à 150 000 euros par la police. Voici la traduction du communiqué paru le lendemain sur de.indymedia, et signé par « des anarchistes »…]


Jamais prêt pour la guerre ! Feu au parc automobile de la Bundeswehr à Kassel

C’est la guerre, et l’Allemagne se prépare. Une frénésie militaire, politique et économique a éclaté, et tout le monde est censé s’y rallier. L’ « Opération Allemagne » doit rendre le pays prêt pour la guerre d’ici cinq ans, et le camouflage fleurit partout : Rheinmetall, KNDS et consorts s’accaparent des sites les uns après les autres, la clause civile s’effrite dans les universités, la direction du groupe Volkswagen envisage ouvertement de se lancer dans le secteur de l’armement, les hôpitaux et les structures d’approvisionnement sont préparés à la guerre et la Bundeswehr (armée allemande) fait la promotion du service militaire dans les écoles, sur les réseaux sociaux et sur les panneaux publicitaires à travers des campagnes d’image soigneusement polies. L’investissement dans l’armement devient un principe de durabilité. Parallèlement au réarmement matériel et idéologique, on observe un glissement autoritaire à l’intérieur du pays, comme le montre la répression contre la solidarité avec la Palestine ou le mouvement antimilitariste. Ce tournant répressif historique est également en plein essor.
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Potsdam (Allemagne) : ni télévision, ni téléphone, ni internet

Traduit de l’allemand de switchoff, 7 août 2025 (extrait)

Pas de télévision, pas de téléphone, pas d’Internet. Depuis jeudi matin 7 août, des milliers de clients Vodafone de la ville de Potsdam [en proche banlieue de Berlin] sont privés de ces services. La raison : un incendie criminel !

Vers huit heures du matin, la police a reçu un appel d’urgence : un incendie faisait rage près du pont Nuthebrücke, dans la rue Friedrich-Engels de Potsdam. Les flammes jaillissaient d’un puits de câbles. Depuis, quatre antennes relais Vodafone sont hors service. 6422 clients câblés de l’entreprise ne peuvent plus accéder à Internet chez eux, ni téléphoner, ni regarder la télévision.

La police soupçonne un incendie criminel sur la voie ferrée voisine. Il y a deux ans, un incendie s’était déjà déclaré près du pont. Après les pompiers, les enquêteurs du Landeskriminalamt (LKA, office régional de police criminelle) se sont rendus sur place. Ils ont examiné les lieux à la recherche d’indices et interrogé les riverains et les passants.
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