Une mesure enflammée de désarmement chez Telekom !
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 15 juin 2026
« L’armement est un nouveau secteur d’activité que Deutsche Telekom entend développer, et dans lequel il entrevoit un fort potentiel de croissance. »
Ce que le président du directoire de Deutsche Telekom [équivalent d’Orange ici, NdT], Tim Höttges, qualifie ici de « potentiel de croissance » ne signifie rien d’autre que : la guerre est une activité lucrative et le groupe veut sa part du gâteau.
Avec le développement de services informatiques destinés aux autorités de la défense et de sécurité, cette entreprise semi-publique incarne depuis longtemps déjà l’imbrication des technologies civiles et militaires. Mais cette nouvelle offensive vers le marché de l’armement revêt une dimension nettement nouvelle, et Deutsche Telekom se retrouve ainsi en excellente compagnie. L’Allemagne veut se préparer à la guerre et, dans ce contexte, son industrie en difficulté se réoriente en effet vers l’armement. Ainsi, des chars d’assaut devraient par exemple bientôt sortir des chaînes de production de l’usine Volkswagen d’Osnabrück et du constructeur ferroviaire Alstom à Görlitz, tandis que Rheinmetall prévoit de lancer dès juillet la production de munitions d’artillerie correspondantes dans l’ancienne usine Pierburg à Wedding. De son côté, Telekom prévoit de développer, en collaboration avec Rheinmetall, un bouclier de défense contre les drones. Par le biais de son fonds technologique de 2 milliards d’euros, l’entreprise prend également une participation dans la start-up de technologie de défense Quantum Systems, qui construit des drones de combat et de surveillance autonomes. Lire la suite






FERCHAU est une entreprise de services en ingénierie informatique qui propose des solutions techniques à la Bundeswehr (forces armées allemandes) et à d’autres industries militaires en Europe. FERCHAU affirme qu’elle « connecte les personnes et les technologies pour le niveau supérieur ». Elle développe en effet des produits et des systèmes pour la machine de guerre, notamment dans les domaines « de la cybersécurité, de l’ingénierie des systèmes basée sur des modèles, de la réalité augmentée et l’analyse des données ». Elle organise des campagne de recrutement avec la Bundeswehr pour recruter des spécialistes pour la guerre des drones et envoie des spécialistes pour la maintenance les escadrons Eurofighter de l’armée de l’air de l’OTAN. 





