Tous les articles par sansnom

[Livre] Los Incontrolados. Chronique de la Colonne de Fer

Nestor Romero, Los Incontrolados. Chronique de la Colonne de Fer (Espagne 1936-1937), précédé de La Colonne de Fer, la militarisation et l’avenir révolutionnaire en Espagne, ed. Anar’chronique, juin 2026, 280 p.
(10 euros / 7 euros pour les distros)


Juillet 1936, en Espagne l’heure est à la Révolution. A Valence, un groupe de quelques anarchistes jouent un rôle de catalyseur révolutionnaire, bloquant des casernes et libérant des prisonniers, formant alors ce qui deviendra par la suite la Colonne de Fer. Lire la suite

Bruxelles (Belgique) : le compagnon T. est sorti de taule

Après plus de 7 mois de détention préventive, T. est enfin sorti de la prison de Haren. Il a été condamné pour incendie volontaire de propriétés mobilières d’autrui avec circonstances aggravantes (faits commis la nuit) à 40 mois de prison assortis d’un sursis pour les mois suivant la première année et 1 600 € euros d’amende. Soit 1 an ferme et 28 mois de sursis. La peine ayant été effectuée pour plus d’un tiers, il est dehors sans aucune restriction. Le procureur comme la défense ont un mois pour faire appel.

À bas la justice, les flics et les prisons,
Liberté pour toustes !

[Extrait de Stuut, 22 juin 2026]

Bruxelles (Belgique) : l’anarchiste T. condamné à 5 ans, dont 1 an ferme

[Arrêté le 10 novembre 2025 et accusé de l’incendie de trois voitures de flics devant le commissariat d’Ixelles (voir ici), le compagnon T. était depuis incarcéré à la prison de Haren. Son procès s’est déroulé le 20 dernier (voir un compte-rendu ici), lors duquel la procureure fédérale avait demandé 3 ans de prison ferme. Finalement, le délibéré est tombé le 16 juin 2026, condamnant le compagnon anarchiste à 40 mois de taule, dont un an ferme.]


Quarante mois de prison pour avoir brûlé trois voitures de police
à Ixelles

Bruxelles Today, 17 juin 2026

Le prévenu X. X. a été condamné à quarante mois d’emprisonnement pour l’incendie volontaire de trois véhicules de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles, commis le 10 novembre 2025 vers 04h00 du matin, rue du Collège à Ixelles. La peine, prononcée mardi par le tribunal correctionnel francophone de Bruxelles, a été assortie d’un sursis pendant cinq ans, pour ce qui excède la première année d’emprisonnement.

L’incendie volontaire était contesté par le prévenu, qui demandait l’acquittement ou une peine clémente, mais le tribunal a cependant estimé qu’il était bien l’auteur des faits.
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Canelones (Uruguay) : feu à l’antenne de téléphonie mobile

Traduit de l’espagnol de informativoanarquista, 19 juin 2026

Le feu luddite est revenu illuminer la nuit de l’auto-satisfaction
citoyenne et la monotonie de nos vies de consommateurs. La nuit du 29 au 30 mai, à l’aube, nous avons cramé une antenne de téléphonie et toute sa merde d’appareillages radio-magnétiques. Cela s’est passé sur la côte de Canelones, territoire contrôlé par l’État assassin et répressif uruguayen. En mémoire du compagnon Punky Mauri, tombé il y a 17 ans, et de toutes les personnes en lutte assassinées et emprisonnées par le capital.

En ces temps de techno-fascisme et d’activisme de réseaux sociaux, nous rappelons que les bases matérielles de ce système qui contrôle la vie par le biais de la technique et des algorithmes peuvent être réduites en cendres. Salut aux sauvages !

Ned et ses ami.es

Silence !!!… les antennes sont en train de brûler.

Berlin (Allemagne) : incendie de véhicules d’un profiteur de guerre

Une mesure enflammée de désarmement chez Telekom !
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 15 juin 2026

« L’armement est un nouveau secteur d’activité que Deutsche Telekom  entend développer, et dans lequel il entrevoit un fort potentiel de croissance. »

Ce que le président du directoire de Deutsche Telekom [équivalent d’Orange ici, NdT], Tim Höttges, qualifie ici de « potentiel de croissance » ne signifie rien d’autre que : la guerre est une activité lucrative et le groupe veut sa part du gâteau.

Avec le développement de services informatiques destinés aux autorités de la défense et de sécurité, cette entreprise semi-publique incarne depuis longtemps déjà l’imbrication des technologies civiles et militaires. Mais cette nouvelle offensive vers le marché de l’armement revêt une dimension nettement nouvelle, et Deutsche Telekom se retrouve ainsi en excellente compagnie. L’Allemagne veut se préparer à la guerre et, dans ce contexte, son industrie en difficulté se réoriente en effet vers l’armement. Ainsi, des chars d’assaut devraient par exemple bientôt sortir des chaînes de production de l’usine Volkswagen d’Osnabrück et du constructeur ferroviaire Alstom à Görlitz, tandis que Rheinmetall prévoit de lancer dès juillet la production de munitions d’artillerie correspondantes dans l’ancienne usine Pierburg à Wedding. De son côté, Telekom prévoit de développer, en collaboration avec Rheinmetall, un bouclier de défense contre les drones. Par le biais de son fonds technologique de 2 milliards d’euros, l’entreprise prend également une participation dans la start-up de technologie de défense Quantum Systems, qui construit des drones de combat et de surveillance autonomes. Lire la suite

[Brochure] Sous des horizons proches. La haine des moulins à vent en France et en Allemagne

Sous des horizons proches. La haine des moulins à vent en France et en Allemagne, juin 2026, 48 p. A4


Zine en solidarité avec les anarchistes à Munich et Salzbourg

Pour pallier l’ennui d’un séjour en famille, d’un quotidien privé de vacances ou animer des discussions entre complices, voici des arguments et expériences à se partager à l’approche de l’été. Une sélection qui comporte une poignée de récits des dernières années depuis plusieurs endroits de l’Hexagone, précédée d’articles publiés dans des journaux anarchistes en Allemagne.

Les premiers sont issus de Hetzblatt gegen den Windpark !, un numéro unique distribué en Bavière à l’automne 2024. Environ 4 000 boîtes aux lettres, dans des communes des environs d’Altötting, ont reçu ce feuillet d’agitation anonyme contre un parc éolien qui doit se construire dans la région. L’ensemble aurait été saisi et détruit par les flics (vous pouvez prendre des nouvelles ici). La vague de censure et de répression dont fait l’objet ce journal a donné lieu, fin février 2025, à plusieurs perquisitions et arrestations à Munich et Salzbourg, ainsi qu’à l’incarcération de deux personnes durant près de 7 mois. Des récits plus détaillés se trouvent sur Sans nom et en anglais sur Act for Freedom Now !

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Meylan (Isère) : Incendie de l’armoire à fibre optique de Dassault

Indymedia Nantes, 19 juin 2026

Dans la nuit du 18 au 19 juin, l’armoire à fibre optique situé au 18 chemin de Malacher, à Meylan, a été incendié. Le contenu de l’armoire a entièrement brulé, à cause d’un demi-litre d’essence. À cette adresse, le bâtiment « Le Signal » abrite les locaux de plusieurs entreprises informatiques, dont Dassault Systèmes.

Cette entreprise développe des logiciels de conception 3D pour la fabrication et la construction dans tous les domaines, y compris l’aéronautique et l’armement. Dassault Systèmes possède des bureaux en Israël à Ra’anana, ville construite sur les ruines du village palestinien de Tabsur. De nombreuses entreprises d’armement israéliennes utilisent des logiciels vendus par Dassault Systèmes. Lire la suite

Bouches-du-Rhone : sabotage contre le CEA de Cadarache

Indymedia Lille, 18 juin 2026

Dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 Mai 2026, nous avons scié un pylone de la ligne électrique de 400 000 volt alimentant le CEA de Cadarache. Malheureusement il n’y a pas eu de court-circuit.

Une page particulière de l’histoire du nucléaire français c’est écrite à Cadarache. C’est là qu’a été dévellopé la propulsion nucléaire des sous-marins nucléaires lançeurs d’engins, fleuron de la dissuasion nucléaire française. Aujourd’hui le site habrite le projet ITER, projet de recherche sur la fusion nucléaire qui espère nous faire gober la fable d’une énergie propre, renouvelable et infinie.

On nous dira que cette action est dangereuse, mais c’est la normalité quotidienne du nucléaire qui est le véritable danger. Pour éviter tout risque d’accident nous avons laissé intacte l’autre ligne éléctrique alimentant le site, qui possède aussi son propre barrage hydroélectrique. Lire la suite

Gare aux LAPI !

Loi RIPOST, quand Nuñez attaque : les « LAPI » ou
la surveillance massive des déplacements

La Quadrature du Net, 17/06/2026
(sans les liens cliquables vers les sites institutionnels)

À un an des présidentielles, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez tente de laisser sa marque pour avoir, lui aussi, sa loi sécuritaire. Le résultat est la loi dite « RIPOST », sorte de fourre-tout de mesures répressives sans aucune cohérence globale. Déjà examiné au Sénat, ce texte arrive lundi 22 juin à l’Assemblée nationale et constitue une vitrine pour le ministre qui souhaite montrer force et autorité face à des comportements de loisirs jugés « déviants » (free party, rodéo urbain, feux d’artifice…). Cette loi est également un énième accélérateur de surveillance. Non seulement elle prolonge et étend l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique mais elle renforce aussi massivement le dispositif méconnu, mais non moins dangereux, des lecteurs automatiques de plaque d’immatriculation.

Les LAPI, qu’est ce que c’est ?

Les lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation, plus fréquemment dénommés par l’acronyme « LAPI », sont encore peu connus en France. Pourtant, derrière ces quatre lettres se cache un dispositif ancien qui permet d’identifier et de localiser des véhicules en France à grande échelle.

Concrètement, les LAPI sont des boîtiers contenant des lecteurs optiques et un système informatique, dont le but est de reconnaître et de lire les plaques d’immatriculation à la volée. À partir d’une photo ou d’une analyse vidéo en temps réel, ces lecteurs peuvent ainsi, selon un appel d’offres de 2018, « détecter les véhicules, isoler les plaques d’immatriculation, reconnaître les caractères supportés par ces plaques et les traiter » de façon à en faire une donnée brute, facilement exploitable automatiquement. En d’autres termes, quand une voiture ou tout autre véhicule immatriculé (moto, scooter, camion…) passe devant un LAPI, il est pris en photo et le numéro de plaque, la localisation et l’heure atterrissent immédiatement dans une base de données. La photographie du véhicule et de ses passagers peut également être conservée. Il s’agit donc d’une technique d’identification et de traçage d’un véhicule et, a fortiori, du ou de la propriétaire qui l’a immatriculé ainsi que potentiellement de ses occupant·es. Lire la suite

Erdre-en-Anjou (Maine-et-Loire) : sabotage du mât de mesure du projet d’éoliennes

Un mât de mesures d’un futur parc éolien citoyen a été vandalisé
Courrier de l’Ouest/Haut-Anjou, 17-19 juin 2026

Le mât de mesures de 120 m de haut, qui avait été installé en novembre 2025 à Erdre-en-Anjou (Maine-et-Loire) dans le cadre des études préalables à un projet de parc éolien, a été saboté dans la nuit du 9 au 10 juin. Une plainte a été déposée.

Le préjudice st estimé à 130 000 €, selon Jean-Claude Lecuit, membre du conseil d’administration du Souffle de l’Erdre, un des promoteurs du projet, qui implique également Alter energies et l’association nationale Energie partagée.

Nanterre (Hauts-de-Seine) : la porte de la taule à la voiture-bélier

Un automobiliste percute une entrée de la prison de Nanterre
puis incendie son véhicule
Actu.fr, 16 juin 2026 (extrait)

Attaque matinale. Ce mardi 16 juin 2026, en début de matinée, une voiture a percuté une des entrées du centre pénitentiaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), a appris actu Paris d’une source policière.

Les faits ont eu lieu aux alentours de 7 h 30 lorsque la voiture a percuté la porte équipée d’un dispositif antibélier. À son bord se trouvait un homme encagoulé, qui a pris la fuite après avoir mis le feu au véhicule. Un acte qui n’aurait pas eu de conséquences sur le fonctionnement de la prison et qui n’a fait aucun blessé. Une enquête a été ouverte et confiée au SDPJ 92 afin d’identifier l’auteur des faits et de déterminer les circonstances précises de l’incident.

Ratisbonne (Allemagne) : double incendie contre le système électrique

Ratisbonne (Allemagne), 8 juin 2026. Incendie des câbles sous le pont qui enjambe le Danube et mène à la centrale hydroélectrique, qui elle-même alimente l’usine voisine de semi-conducteurs.

La nuit du dimanche au lundi 8 juin n’a pas été comme les autres à Ratisbonne, une ville industrieuse de Bavière située à mi-chemin entre Munich et Nuremberg. Non pas que ses habitants n’aient pas pu dormir sur leurs deux oreilles, mais parce que leur cher instrument de travail l’a échappé belle. Cette nuit-là en effet, pendant que d’honnêtes travailleurs régénéraient leur capacité de servitude volontaire avant de retourner au chagrin, des créatures de la nuit ont tenté de faire cramer le système électrique de la ville à deux endroits : d’une part au sud, dans la banlieue de Pentling, contre un pylône électrique situé près d’un  parc solaire ; d’autre part au nord-ouest de Ratisbonne,  en incendiant vers 4h du matin les câbles qui passent sous un pont enjambant le Danube, directement reliés à la centrale hydroélectrique du coin. Coût des dégâts estimés : non rendus publics dans le premier cas (où le dispositif semble avoir fait long feu), 30 000 euros dans le second.

Si les deux attaques provoquées à l’aide de dispositifs artisanaux n’ont pas réussi à provoquer de panne de courant majeure, les autorités ont tout de même confié les investigations au Bureau central de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme de Bavière, parce qu’elles soupçonnent fortement que cette attaque anonyme contre d’importantes installations de la ville visait en réalité à couper le jus à la grande usine de semi-conducteurs d’Infineon, qui se trouve à proximité immédiate du second lieu visé par ces sabotages.
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[Livre] Pour propager l’attaque (EN)

Traduit de l’anglais de Act for freedom, 15 février 2026

Il n’y a aucune raison d’en revenir aux groupes formels acronymisés, au chauvinisme des guérillas rouges, aux technicismes qui tuent l’esprit, à la peur de la répression qui jette de l’eau sur le feu, aux spécialisations qui font obstacle à la propagation de la révolte, au scepticisme politico-réaliste qui freine la possibilité insurrectionnelle.

Pas un millimètre en arrière ! Une fois tout cela aura été jeté dans le bûcher auquel il appartient, en même temps que toute forme de militarisme et de politique (quel que soit leur habillage), l’anarchisme offensif et subversif aura tout un univers à explorer. Un univers qui a été préservé et est re-proposé ici à travers son héritage satanique, dont la publication que vous tenez entre vos mains fait partie. Cet héritage vivant est notre bien le plus précieux, notre arme la plus diabolique.
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