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Paris : Une voiture de service de la RATP en feu

Attaque (qui l’a reçu par mail), 10 mai 2022

Une nuit de fin avril j’ai mis le feu à une voiture de service de la RATP à Paris (rue des Rondeaux)

La RATP est un acteur incontournable de la gestion capitaliste/étatique de nos vies (en région parisienne). Elle nous transporte vers le travail, les lieux de consommation les différentes tâches qui nous sont imposées. Lire : exploitation et aliénation.

Elle fait le tri entre des bon pauvres à transporter gratuitement (mais avec la possibilité de contrôler leurs déplacements) et des mauvais qui n’ont pas les bons papiers ou ne veulent pas être tracés. Pour ces derniers, portiques, caméras partout, contrôleurs, vigiles, le tout en étroite collaboration avec la police.

Les rouages de cette normalité morbide sont en bas de chez toi !
Mettons des bâtons dans les roues du train-train quotidien !

un fraudeur

Paris : fêter son anniversaire dans les grandes largeurs

Paris : un détenu s’évade de l’hôpital Georges-Pompidou
Europe1/actu Hauts-de-Seine, 9 mai 2022 (extrait)

Il a pris la poudre d’escampette 48 heures avant son 26e anniversaire. Selon les informations recueillies par Europe 1, un détenu incarcéré à la maison d’arrêt de Nanterre dans les Hauts-de-Seine s’est évadé dimanche à la mi-journée de l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, dans le 15e arrondissement, où il avait été transféré pour une visite médicale. Alors qu’il était menotté et surveillé par des agents de l’administration pénitentiaire, il est sorti des toilettes et s’est enfui en empruntant une porte ouverte vers le parking des urgences de l’hôpital.

Le détenu suivait un traitement habituel pour une pathologie au sein de l’établissement hospitalier. Toujours selon les informations d’Europe 1, il est défavorablement connu pour des délits de vol, d’escroquerie ou encore d’abus de confiance. Il n’a pour le moment pas été retrouvé. L’enquête a été confiée au troisième district de la police judiciaire.

Munich (Allemagne) : à propos de perquisitions et de la saisie d’une imprimerie

Munich : A propos de descentes de police et d’une procédure de §129 contre des anarchistEs et du vol d’une imprimerie
traduit de l’allemand de Zuendlappen, 7 mai 2022

Que s’est-il passé ?

Comme nous l’avons déjà relaté, des descentes coordonnées de flics ont eu lieu mardi 26 avril contre des anarchistEs de Munich, sur la base de l’accusation de création d’une organisation criminelle (§129). Dans ce cadre, 4 appartements ont été perquisitionnés (dont 2 sans qu’aucun des accusés n’y habite), ainsi que plusieurs caves (parfois aussi les pièces voisines de celles prétendument attribuées aux accusés), une imprimerie et la bibliothèque anarchiste Frevel.

Coordonnés par le service de protection de l’Etat (K43, soit « Criminalité à motivation politique», NdT), une bande de flics cagoulés, armés de béliers, parfois d’armes à feu dégainées et même d’une cotte de mailles (oui, on ne sait pas si ce flic a perdu un pari ou si c’était la semaine des chevaliers), ont fait irruption dans les appartements à 6 heures pile du matin. Ces fameux paquets de testostérone ont même défoncé une porte dont la clé se trouvait à l’extérieur. Dans certains cas, eux-mêmes ou leurs collègues du service K123 (investigation numérique/surveillance des télécommunications) devaient s’être connectés au préalable au réseau WLAN local, en tout cas ils semblaient savoir exactement quels appareils étaient à ce moment-là connectés au réseau WLAN local. Munis de powerbanks [batterie portable] et de cages de Farraday en forme de sac (qui servent de protection contre les signaux radio), les agents se sont immédiatement jetés sur ces appareils (tous des smartphones) et les ont sécurisés lorsqu’ils étaient allumés.

Après ce prélude, les enquêteurs du K43 se sont approchés et ont présenté aux personnes concernées les ordonnances de perquisition et les pseudo-témoins amenés sur place par les autorités municipales locales. Et c’est parti pour un tour : pendant environ six heures et demie, les porcs ont fouillé à la recherche des objets habituels, comme des ordinateurs, des supports de stockage, des téléphones portables, mais aussi des imprimantes, des publications anarchistes, des « documents et/ou des fichiers qui renseignent sur les idées d’extrême gauche et anarchistes » des accusés, des enregistrements personnels, des données financières, des « documents et/ou fichiers renseignant sur d’éventuels projets d’attentats des accusés», ainsi que des « plans, outils et/ou matières premières pour la fabrication de bombes, d’engins incendiaires ou d’autres objets susceptibles de servir à commettre un attentat terroriste», rien que ça. Ils ont surtout saisi des supports de stockage, des ordinateurs (y compris ceux de non-accusés), des imprimantes, des notes personnelles, de la correspondance, plusieurs centaines de publications anarchistes dans des langues les plus diverses. En outre, ils ont cherché avec zèle des contrats de location pour des locaux loués, et les ont certainement réclamés aux propriétaires des caves perquisitionnées.
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Madison (Etats-Unis) : le local des anti-avortement au molotov

Le 3 mai, un avant-projet de décision de la Cour suprême des États-Unis a fuité dans la presse, révélant qu’une majorité de ses juges étaient prêts à annuler la jurisprudence de 1973 rendue dans l’arrêt Roe vs Wade, qui légalisait l’avortement dans tout le pays de façon constitutionnelle. Si la Cour Suprême confirmait cet avant-projet au 30 juin prochain, cela renverrait immédiatement chaque État nord-américain à la possibilité d’interdire ou d’autoriser les avortements, ainsi qu’à toutes leurs législations antérieures à 1973.

Si on prend par exemple celui du Wisconsin, c’est donc la loi précédente de 1849 interdisant cette pratique qui entrerait à nouveau en vigueur, conduisant les femmes à se rendre dans le Minnesota et l’Illinois pour pratiquer un avortement légal. Alors que de premières mobilisations de rue s’organisent déjà en mode « soyons les plus nombreu.ses possible avec de petites pancartes à la main», un autre son de cloche vient pourtant de s’immiscer dans le débat, en choisissant de relancer le chemin de l’action directe loin de toute délégation aux politiciens et pacificateurs de service.
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Douarnenez (Finistère) : le PS à coup de masse

Montréal (Canada) : les financiers du gazoduc ont un nom et une adresse

Visite nocturne chez un haut dirigeant de la RBC
Montreal contre info, 5 mai 2022

Tard dans la nuit, le 4 mai, des revenchards sont passé chez Michael Fortier, avenue Chester. M. Fortier était membre du cabinet fédéral sous le premier ministre Stephen Harper. Aujourd’hui, il est le vice-président du conseil des marchés des capitaux chez la Banque Royale du Canada. Retiré dans sa luxueuse demeure de Mont-Royal (un quartier huppé de Montréal séparé des pauvres et des exploités par un long mur), il n’y a aucun doute que M. Fortier se sente bien à l’aise avec la décision de son patron de poursuivre le financement du gazoduc Coastal GasLink (ou de tout autre projet dégueulasse financé par RBC). Lire la suite

Moscou (Russie) : « Si le jour s’éteint à jamais… »



Le 2 mai 2022 en plein cœur de Moscou
, sur la place de la Révolution près du monument à Karl Marx, un inconnu a jeté un molotov contre les véhicules anti-émeutes de l’OMON (forces spéciales du ministère de l’intérieur russe) qui sont généralement garés-là. Les flammes ont réussi à ronger l’un d’entre eux pendant plusieurs minutes avant d’être éteintes.

L’inconnu a malheureusement été immédiatement arrêté. Il s’agit de Vitaly Koltsov, 45 ans, père de trois enfants et diplômé en philosophie, qui avait déjà participé à des rassemblements antigouvernementaux en 2017, il a été arrêté pour avoir désobéi aux flics, et en 2019 pour avoir violé « l’ordre établi » de tenir des rassemblements.

Qu’est-ce qui a poussé Vitaly à se lancer dans une attaque radicale anti-guerre au cœur de Moscou, avec une probabilité de presque 100 % d’être arrêté ? Une épigramme écrite par lui-même peut fournir un début de réponse :

Si le jour s’éteint à jamais
Notre gloire ne s’effacera pas
La mort n’arrive qu’une fois,
Choisissons-le à notre goût
Pour voir à la fin,
Comment le désert a été illuminé
Par nos cœurs ardents
Dans la lumière montante.
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Nijnevartovsk (Russie) : un sixième bureau d’enrôlement aux molotovs

A Nijnevartovsk, dans la lointaine Sibérie occidentale, un nouveau bureau d’enrôlement militaire a subi une attaque incendiaire, après ceux des régions de Zubova Polyana, Voronej, Sverdlovsk, Ivanovo et Lukhovitsy (Moscou).

La nuit du 3 mai 2022 peu avant 3h30,  des inconnus ont en effet ont jeté deux molotovs contre l’entrée du bureau d’enregistrement et d’enrôlement militaire de la rue Mira à Nijnevartovsk. Si le premier molotov s’est d’emblée éteint, le second a par contre enflammé les boiseries, avant que le feu ne soit étouffé par des policiers venus à la rescousse  avec des extincteurs. Un autre molotov inutilisé aurait été retrouvé sur les lieux.

Les inconnus ont réussi à s’échapper, et la police recherche désormais deux personnes pour cet attaque qualifiée d’ « incendie criminel« .

[A partir du site anarchiste russe a2day, 4 mai 2022]

Villenauxe-la-Grande (Aube) : évasion culturelle

Aube : un prisonnier s’évade lors d’une sortie au musée
Est Eclair/France3 Grand Est, 1er et 4 mai 2022 (extrait)

Un détenu du centre de détention de Villenauxe-la-Grande s’est fait la belle, vendredi matin, lors d’une visite au musée Camille-Claudel à Nogent-sur-Seine, aux alentours de 9h30 vendredi 29 avril 2022. Ils étaient cinq à participer à cette sortie. Le détenu a réussi à déjouer la vigilance des gardiens avant que la visite ne commence. Une évasion préparée en amont puisqu’un complice l’attendait en voiture, à proximité.

Cette évasion est intervenue trois jours avant celle d’un autre détenu dans des circonstances similaires à l’opéra de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Après cet incident pour le moins fâcheux, une enquête a été immédiatement ouverte. Le fugitif était toujours recherché dans la soirée du mardi 3 mai. Âgé d’une trentaine d’années, l’évadé aurait pu sortir (normalement) de prison au mois de juillet 2023, après avoir purgé sa peine « pour faits de vol ».

Leipzig (Allemagne) : une antenne-relais part en fumée contre le militarisme

traduit de l’allemand de Zuendlappen, 2 mai 2022

Nous avons attaqué les chemins de fer allemands (Deutsche Bahn, DB) en tant que partie de la logistique de guerre en Europe. Nous n’avons pas oublié que cette entreprise (même si elle tente actuellement de blanchir son image avec des livraisons « humanitaires » en Ukraine) participe depuis des années à la livraison d’armes. Nos ami.e.s du Rojava, en particulier, sont tué.e.s tous les jours avec des armes fournies par la DB. La coopération entre les chemins de fer allemands et le régime fascisant d’Erdogan est étroite.

Ainsi, dans la nuit du 28 au 29 avril, nous avons mis le feu à une antenne-relais de la DB à Markkleeberg. La ligne sur laquelle se trouve l’antenne a été et est toujours utilisée pour la livraison d’armes. Nous essayons ainsi de contrer la logique de guerre actuelle avec nos moyens et souhaitons que les dégâts matériels soient les plus importants possibles. Lorsque la ligne n’est pas utilisée pour le transport de véhicules militaires, des voitures, du charbon et d’autres matières premières destructrices y sont envoyés avec assiduité dans le monde entier.
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Toulouse (Haute-Garonne) : des vitres éclatées pour l’immobilier !

IAATA, 3 mai 2022

Quelques coups dans une vitre d’agence immobilière dans une nuit d’avril pour briser en même temps la tranquillité de celleux qui se sentent légitimes à posséder le toit des autres et à faire du fric dessus.

Sans espoir que ça freine leurs activités mais l’important c’est de maintenir le conflit.

A bas la propriété privée et la gentrification, à bas les élections, à bas l’état, à bas ce monde.

Pourquoi réclamer l’essentiel ? Squatte, vole et esquive/tape celleux qui t’en empêches.

Nancy (Meurthe-et-Moselle) : le plus beau des poèmes… la liberté

Un détenu en permission s’évade de l’Opéra
Est Républicain, 2 mai 2022 (extrait)

Un jeune détenu de Nancy, qui bénéficiait d’une permission pour participer à un spectacle à l’Opéra, n’a pas pu résister à l’appel de la liberté à l’issue de la représentation. Il s’est enfui en courant et n’a pas réintégré la prison. L’homme qui n’est pas considéré comme dangereux, était pourtant bientôt libérable.

L’affaire sort tellement de l’ordinaire qu’elle pourrait servir de scénario à un film.  Tout part d’un spectacle musical, « Le Fou d’Amour », qui a été créé afin de permettre à des habitants et des écoliers du quartier sensible du Haut-du-Lièvre à Nancy de monter sur la scène de l’Opéra.

Dix musiciens de l’orchestre symphonique les ont accompagnés lors d’une unique représentation donnée ce vendredi, en début de soirée, devant une salle comble. Un détenu de 22 ans de la maison d’arrêt de Nancy a également participé au spectacle. Il avait obtenu une autorisation de sortie spéciale d’un juge d’application des peines pour la durée de la représentation. Une intervenante d’une association culturelle l’a pris en charge à sa sortie de prison et l’a accompagné jusqu’à l’Opéra

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Pamiers (Ariège) : la nouvelle caisse du comico a fait long feu

Le point sur l’enquête suite à l’incendie d’un véhicule de police devant le commissariat de Pamiers
La Dépêche, 2 mai 2022 (extrait)

« Devant le commissariat ! Ça ne rigole pas ! C’est la première fois que je vois ça depuis que je suis en Ariège». L’incendie qui a frappé un véhicule de police stationné juste devant l’hôtel de police de Pamiers, ce week-end, a marqué les esprits dans le monde des forces de l’ordre.

D’autant plus que selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agit « a priori » d’un acte volontaire indique la procureure de permanence au tribunal judiciaire de Foix, ce lundi matin. C’est donc la piste criminelle qui est privilégiée pour expliquer comment – et pourquoi – cette 5008 Peugeot dernier cri a pris feu.
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Los Álamos (Chili) : « le développement capitaliste n’est pas compatible avec la vie des Mapuches »

Los Álamos (Chili), 28 avril 2022 : trente-trois camions et engins de chantier détruits par les flammes lors d’une attaque contre l’industrie forestière

Jeudi 28 avril 2022, un groupe de 40 personnes du groupe Resistencia Mapuche Lavkenche (RML), a attaqué au petit matin plusieurs entreprises d’exploitation forestière sur la commune de Los Álamos, dans la région de Bío Bío (Chili). Trente-trois camions-bennes, tractopelles, chargeurs frontaux et autres camionnettes ont été livrés aux flammes en moins de trois heures, tandis que les deux voies d’accès aux entreprises (route de Trongol et chemin de Pilpilco) était barrées soit par des camions en feu déplacés là, soit par des barrages d’arbres abattus. Cette attaque coordonée a été décrite par la presse chilienne comme la plus importante « depuis la reprise de la lutte violente par les groupes radicaux mapuche en 1997».

Inutile de dire que les entreprises de dévastation de la forêt (comme l’Asociación de Contratistas Forestales) ont immédiatement réclamé la prolongation de l’état d’urgence instauré en octobre 2021 dans tout le Sud du Chili, qui avait pris fin le 16 mars dernier avec le nouveau gouvernement – de gôche – de Gabriel Boric. Il faut en effet souligner qu’au nord du Chili, un même état d’urgence (Estado de Excepción) avec intervention de militaires pour appuyer la police, instauré cette fois en février dernier, a par contre été maintenu à la frontière avec la Bolivie et le Pérou. Mais l’arrivée de migrants pauvres en provenance du Vénézuela au nord, n’est pas la lutte prolongée d’une partie des mapuche au sud pour récupérer la terre et en chasser les exploiteurs, avec laquelle l’État chilien tente de rétablir le dialogue. Et ce n’est pas la nouvelle ministre de l’Intérieur Iskia Siches qui le démentira, elle qui le 15 mars, lors de ses premiers jours en fonction, avait eu la mauvaise idée de vouloir apaiser le conflit par un geste symbolique, en se rendant dans la communauté de Temucuicui (région d’Araucanía) afin de rencontrer le père de Camilo Catrillanca, un jeune paysan abattu d’une balle dans la tête en novembre 2018 par le Groupe d’opérations spéciales des carabiniers chargé de rétablir l’ordre.
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