2012 : Avis de tempête

[Affiche couleur (54×37 cm) collée à partir d’avril 2012 sur les murs de Paname et d’ailleurs. Initialement mise en ligne sur le site Le Cri du Dodo.]


Avis de tempête

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La vie n’est pas une croisière où tout le monde s’amuse : un emploi perdu, une allocation menacée par les mesures d’austérité, une centrale nucléaire qui pète, un-e proche arrêté-e par les flics, une survie toujours plus difficile. Et dans ce monde en perpétuelle transformation, on s’attend à une prochaine tempête.

Beaucoup s’en remettent à la démocratie et font confiance à ses institutions, que ce soit les élections comme les syndicats, la police comme la justice, assurant au pouvoir la perpétuation dont il a besoin. Les sangsues nationalistes, religieuses et communautaires s’agitent, sentant que la situation peut leur être propice.

De son côté l’État se prémunit, resserre son contrôle et construit de nouvelles prisons pour enfermer les indésirables, les récalcitrant-e-s, celles et ceux qui se révoltent, celles et ceux qui préfèrent voler dans les magasins et arnaquer les allocs plutôt que de crever la dalle.
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Kalundborg (Danemark) : sabotage d’engins de chantier en défense de la forêt

[En 2023, le géant pharmaceutique Novo Nordisk a obtenu du gouvernement danois qu’il lâche plusieurs millions de couronnes pour tracer une autoroute de 28 kilomètres entre Holbæk et la ville portuaire de Kalundborg (sur l’île de Seeland), ce qui en fait le plus grand projet de construction d’autoroutes au Danemark depuis 2016.
Les travaux ont commencé en 2024 et devraient s’achever en 2028, détruisant en passant la forêt d’Orekrog qui fait obstacle à ce projet d’autoroute, construite à la fois au profit de Novo Nordisk et de l’armateur de porte-conteneurs Mærsk, qui souhaitent depuis longtemps transporter plus rapidement marchandises et travailleurs vers leurs usines et ports situés à Kalundborg.
Depuis août, des cabanes dans les arbres ont commencé à pousser comme des champignons, tandis que des défenseureuses de la forêt se préparaient à recevoir la police, et que la nouvelle du sabotage d’engins chargés d’abattre les arbres passait les frontières.
Vendredi 10 octobre, les derniers occupant.es des cabanes perchées dans la forêt d’Orekrog, expulsables depuis le 29 septembre, ont été dégagé.es par les flics à l’aide de grues… ]
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Canada : sabotages de voies ferrées sur la côte ouest

Depuis l’approbation en juin du gazoduc PRGT [Prince Rupert Gas Transmission], des douzaines de voies ferrées ont été court-circuitées, déconnectées, ou encore sabotées à travers toute la région de Colombie-Britannique (Canada).

La grande majorité des circuits de voie fonctionne en courant continu et sont relativement faciles à mettre hors d’usage. La méthode qui s’est révélée être la plus rapide et la plus discrète a consisté à sectionner le câble reliant les blocs de voie, nécessitant seulement une bonne pince monseigneur. Il est également possible d’attacher de manière sécurisée un fil de cuivre de  calibre 4 AWG [équivalent de 25 mm² en Europe] (souvent utilisé pour connecter le tableau électrique dans les logements) à la tête des rails. Et, évidemment, il est toujours possible de couper l’alimentation électrique. Cela peut impliquer d’endommager la mise à la terre, ce qui prend plus de temps mais est nettement plus dur à détecter et localiser.

Les détails techniques et les schémas des circuits de voie, et spécifiquement comment les saboter, sont facilement accessibles dans les manuels d’ingénierie de votre bibliothèque locale, dans d’anciens communiqués, et même présentés de manière claire dans certains fichiers PDF hébergés sur le site web du gouvernement du Canada. Lire la suite

Cauvicourt/Cintheaux (Calvados) : le data center n’est pas le bienvenu

Des tags à Cauvicourt et Cintheaux contre un projet de data center
Trognon, 7 octobre 2025

Un article de la presse locale relate que des tags « contre un projet d’installation de data center » ont fait leur apparition à Cauvicourt et Cintheaux, deux bourgades au sud de Caen. Ci-dessous, l’article et quelques informations complémentaires.


Data Centers : des tags contre un projet d’installation
(Journal Ouest-France, le mercredi 1er octobre 2025)

Cauvicourt et Cintheaux ont reçu des tags lundi [29 septembre]. Des inscriptions à la peinture verte et rouge sont apparues sur plusieurs murs et panneaux de circulation. On peut y lire « Malheur au data center », « IA ni ici, ni là-bas » ou encore « Data center ni ici ni ailleurs ». Ces inscriptions ont surpris les élus. « C’est étonnant d’autant que, sur le secteur, il y a des projets qui suscitent de l’opposition de la population comme l’éolien mais les data centers c’est une première », reconnaît Marcel Jaeger, le maire de Cintheaux.
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[Brochure] Pratiques de surveillance et de répression connues à Bure

Cliquer sur l’image pour ouvrir le PDF de la brochure (32 pages A5)

Pratiques de surveillance et de répression connues à Bure
Bure Bure Bure, 5 octobre 2025

Texte essayant de recenser des pratiques de surveillance connues à Bure.

Sommaire

I) Méthode de surveillance connue déjà utilisée à Bure
Mission d’observation et de surveillance +++
Contrôles policiers, fichage, réquisitions, arrêtés préfectoraux ++
Usage d’hélicoptères et de drones +
Enquête auprès des magasins du coin ou des administrations +
Réquisition aux opérateurs téléphoniques +
Usage des caméras de surveillance +
Mises sous écoute téléphonique +
Ouverture des courriers postiers +-
Perquisitions +-
Imsi catcher +-
Usage de flics infiltrés —
Proposition de devenir indic, informateurs —
Balise GPS —
Sonorisation des lieux —
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[Livre] No mine in Gallok

[Reçu par mail, 30 septembre 2025]

No mine in Gallok. Ecocide et colonialisme en terres samís occupées par la Suède //
126 pages – format 195x260mm – 5 euros (-30% pour libraires et distributions) //
(éditeur anonyme – Pour toute commande : nomineingallok@riseup.net


Il me semble aujourd’hui important de partager ce qui se passe en Sápmi, au nord de la dite Scandinavie pour lever le voile sur les zones d’ombre des ravages coloniaux au sein même de l’Europe, sur et sous le sol. No Mine in Gállok donne des informations sur l’ampleur du désastre, pour mieux comprendre l’industrialisation en cours là-bas : mines, gigantesques parcs éoliens, monocultures d’arbres et champs de panneaux solaires à perte de vue… On y trouve des témoignages de personnes sámis, ou non, qui ont étudié ou lutté contre des projets écocidaires comme la mine de Gállok. Ielles se battent aussi contre l’annihilation des modes de vie peu industrialisés et contre la marchandisation des savoirs sámis. La solidarité qui me touche n’est pas un soutien aveugle à une lutte ou à une population locale, elle s’incarne dans nos propres actes et nos propres mots. Elle relie les individus qui tentent de se frayer un chemin vers la liberté et vers la libération des territoires tant fatigués de devoir être utiles et productifs. Elle associe nos combats contre toutes les dominations. Lire le sommaire

Charente-Maritime : les flics du travail portent bien leur nom


Charente-Maritime : une convention signée entre France Travail
et la gendarmerie
Ouest France, 2 octobre 2025 (extrait)

Ce mercredi 1er octobre, France Travail et le groupement de gendarmerie de la Charente-Maritime ont signé une convention dans le but de développer des actions communes. Si la collaboration existait déjà entre les deux entités, ce protocole prévoit le développement d’une relation plus fluide, réactive et de proximité entre les deux réseaux, matérialisée par des échanges réguliers d’informations entre les directeurs d’agence et les commandants de brigade de quatre secteurs (Saint-Pierre-d’Oléron, Saint-Jean-d’Angély, Saintes et Jonzac).

… Enfin, la gendarmerie et France Travail s’engagent à réaliser des actions de promotion réciproques lors d’opérations de présentation et de découverte des métiers de la gendarmerie aux fins de recrutement et, à l’inverse, d’accès à la réserve gendarmerie auprès des collaborateurs de France Travail.

Daejeon (Corée du Sud) : mais si, les datas centers peuvent brûler

De Police-secours à la gestion du trafic routier, l’incendie
d’une simple batterie électrique bloque la Corée du Sud

France Info, 29 septembre 2025

Un feu dans une batterie électrique vient de paralyser des centaines de services publics dans le pays. Ce feu a été repéré vendredi 26 septembre dans la soirée. Il a pris dans l’une des batteries électriques au lithium qui alimentent le grand centre de données du gouvernement sud-coréen (NIRS), situé à Daejeon, dans le centre du pays. C’est un peu la colonne vertébrale numérique de l’administration. Il faut imaginer de grands bâtiments climatisés remplis de serveurs et d’ordinateurs. C’est là que sont stockées une grande partie des informations de la population, nécessaires au fonctionnement des services publics en ligne, mais aussi des services financiers et de la Poste.

Quand le feu s’est propagé, les opérateurs ont dû éteindre des milliers de machines pour laisser travailler les pompiers. On parle de 647 services de l’État immédiatement suspendus. Les pompiers ont finalement réussi à éteindre l’incendie samedi en fin d’après-midi, mais les équipes du gouvernement ont alors constaté qu’elles avaient perdu les serveurs qui font fonctionner 96 services publics. Parmi les services interrompus : police-secours ne pouvait plus localiser les victimes qui appelaient le 119, l’équivalent du 112 en France. Le système de gestion du trafic routier a été bloqué, tout comme le service de paiement des amendes de la police. Le portail qui permet aux familles de percevoir leurs aides sociales a également été coupé. Des dizaines de milliers de fonctionnaires ont perdu l’accès à leurs e-mails. La Poste a aussi été très perturbée, avec des problèmes pour les paiements par carte ou les virements des particuliers.
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Le chiffre du jour : 600

Au détour d’une tempête dans un verre d’eau, un chiffre qui témoigne de la guerre sociale a été rendu public. En 2024, « environ 600 magistrats ont fait l’objet de menaces ou de violences, sur un corps qui en compte 9 000 », selon un porte-parole du ministère de la Justice sur une radio officielle. Et croyez-le ou pas, mais selon la magie des chiffres, cela fait tout juste… 6,66 % du total des ordures en toge. À chacun.e sa conclusion.

[Franceinfo, 29 septembre 2025]

Alençon (Orne) : un « Top Chef » de la pyromanie

Feux de voitures à Alençon : les suspects, cousins, « faisaient un concours du meilleur pyromane »
Ouest France, 26 septembre 2025 (extrait)

Les incendies de voitures qui ont perturbé Alençon cet été 2025 pourraient être le fruit d’un jeu. Deux hommes, âgés de 35 et 16 ans, ont été interpellés par la police d’Alençon après une série d’une trentaine d’incendies dans différents quartiers de la ville, de fin juin à début septembre 2025.

Ces suspects sont cousins et « ils faisaient un concours de celui qui était le meilleur pyromane », indique une source proche du dossier. Ils admiraient ensuite leurs méfaits dans la presse. C’est ce qu’ils auraient indiqué aux enquêteurs durant leur garde à vue. Selon nos informations, ils auraient reconnu avoir incendié vingt-deux véhicules, parmi la trentaine partie en fumée durant cette période, ainsi que quatre conteneurs. Certains incendies s’étaient propagés à des bâtiments.

Préparation à la guerre : l’hôpital sommé de serrer les rangs

[En la matière, on pourra aussi relire ici l’article Préparation à la guerre : « sac de résilience », « manuel de survie », « sac d’évacuation » au menu des autorités (29 mars 2025)]


Les hôpitaux français doivent se préparer à un possible conflit
armé : ce que contient la lettre du ministère de la Santé aux ARS

La Dépêche/France Info, 27 août 2025

Les hôpitaux doivent se préparer à faire face à des situations de crises et un possible « engagement majeur » de la France d’ici mars 2026. C’est ce que préconise une instruction du ministère de la Santé adressée aux directeurs des agences régionales de santé le 18 juillet et révélée par Le Canard enchaîné.

Selon ce document, le milieu médical français doit pouvoir être prêt à réagir en cas de conflit armé généralisé en Europe. Ainsi, le courrier, consulté par l’AFP, invite les ARS à un scénario dans lequel il faudrait prendre en charge 100 combattants blessés au front par jour dans des centres médicaux de transit (CMT), sorte de gares de triage régionales, et dans les hôpitaux civils pendant deux mois, voire à des pics de 250 militaires pendant trois jours. Le Canard enchaîné précise que cela signifie entre 10 000 et 50 000 hommes qui pourraient être attendus dans les hôpitaux sur une période de 10 à 180 jours. Par ailleurs, les soignants sont appelés à rejoindre le Service de santé des Armées, « quel que soit leur secteur d’exercice« .
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Montréal (Canada) : le poste de police à coups de pierres

Un poste de quartier du SPVM vandalisé dans Hochelaga-Maisonneuve
TVA Nouvelles, 22 septembre 2025

Les méfaits auraient été commis en début de nuit, au poste de police du quartier 23, qui dessert le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Des roches ont été lancées contre des fenêtres de la façade de l’imposant bâtiment, qui abrite également des équipes spécialisées et la section des enquêtes sur les collisions de la police de Montréal. La porte d’entrée vitrée du poste de police a également été fracassée.

Selon nos informations, un policier se trouvait à l’intérieur du bâtiment de la rue Hochelaga lorsque le vandalisme a eu lieu. Il serait rapidement sorti du bâtiment, mais n’aurait pas été en mesure de voir les suspects à l’œuvre, ceux-ci ayant déjà pris la fuite.

[Livre] Le Diable au corps renaît encore !

[Reçu par mail, 26 septembre 2025]

Diavolo in corpo, Le moindre mal et autres textes, Lutines Séditions, traduit de l’italien, 120 pages, septembre 2025, 6,50 euros


Initialement publié en 2010 chez Mutines Séditions, ce recueil à la traduction de l’italien entièrement révisée, est le premier titre de notre nouvelle maison, Lutines Séditions. Il contient une dizaine d’articles parus en 1999-2000 dans la revue anarchiste « Diavolo in corpo », qui ont conservé toute leur charge détonante, qu’ils abordent la question de la justice et de la vengeance, des passions et du chaos, du nucléaire et de ses chantages, du terrorisme et de son rapport à l’État, de l’enfermement et des migrants, ou celle des élections et du moindre mal, qui a donné son nouveau titre à l’ensemble.

Parce que ces textes nous poussent à sortir de l’éternel présent de la domination, mais aussi parce qu’en renversant la table, ils ne cachent pas leur volonté de tout bouleverser, y compris le petit monde de la subversion… voilà au moins une bonne raison de les (re)découvrir.


Pour toute commande, le livre est disponible dans les librairies, bibliothèques et distros habituelles, dont l’éponyme Distro Lutines Séditions.
On peut aussi écrire à commandes[arobase]lutineseditions.fr


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Mulhouse (Haut-Rhin) : l’État continue de se venger contre les gilets jaunes [MàJ]

Juillet 2019, incendie de l’antenne-relais de Seppois-le-Bas (Haut-Rhin)

Alsace: 14 « gilets jaunes » jugés pour l’incendie de pylônes téléphoniques
AFP/France3, 25 septembre 2025

Le procès de quatorze « gilets jaunes » âgés de 22 à 63 ans pour l’incendie de neuf pylônes téléphoniques dans le Haut-Rhin, principalement en 2019, s’est ouvert jeudi à Mulhouse.

Jugés pour « destruction du bien d’autrui par moyen dangereux » et « participation à une association de malfaiteurs », ils encourent 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende.

L’enquête avait débuté après l’incendie, le 5 janvier 2019, d’un premier pylône téléphonique sur la commune d’Altkirch, à proximité du rond-point de Carspach, important lieu de rassemblement des gilets jaunes dans le département.
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2018 : Les citoyennistes, collabos de l’empoisonnement normé de nos vies

« Depuis toujours », la commune de Walbach (900 habitants) dans la vallée de Munster (celle du fromage), puise son eau à cinq sources différentes en provenance des Vosges alsaciennes. Or depuis peu, l’Agence régionale de Santé (ARS) vient d’estimer que leur eau est trop douce, trop pure pour les tuyaux de raccordement : elle ne contient pas assez de calcaire, nécessaire pour renforcer ces derniers depuis l’intérieur ! Conclusion de l’ARS : il faut raccorder la commune de Walbach au réseau de la grande ville voisine, Colmar, blindé en calcaire certes, mais aussi en plomb, nitrate et nickel.

La protestation ne s’est pas faite attendre, et c’est un type de Walbach qui mène pour l’instant la danse, grâce à sa casquette de Président du coin de l’UFC Que choisir. Mais comme s’opposer à l’absurdité d’adapter l’eau aux tuyaux plutôt que le contraire n’est pas encore venu jusqu’au cerveau de cette grande lumière, notre opposant-en-chef propose comme alternative de… rajouter du calcaire à la source trop pure du village, afin de s’épargner au moins les autres saloperies « dans les normes » de la ville de Colmar. Lire la suite

anonyme, inconnu, inqualifiable, innommable, insupportable