Archives par mot-clé : Chili

Puente Alto (Chili) : attaque incendiaire en défense du fleuve Maipo

(Traduit de l’espagnol de noticiasdelaguerrasocial, 2 octobre 2022)

Le 1er octobre 2022 vers 21h, des anonymes parviennent à rentrer sur le site de l’entreprise de graviers Baeza, située à l’intersection des rues Camino Internacional et Avenida Ejército Libertador, sur la commune de Puente Alto (en banlieue de la capitale Santiago).

Une fois à l’intérieur, cinq camions sont arrosés d’essence et réduits en cendres, les personnes parvenant à s’échapper sans être détectées. L’entreprise elle-même a évalué les pertes à 380 millions de pesos [plus de  400 000 euros], tandis que la Confédération Nationale de Propriétaires de Camions (CNDC) déclarait scandalisée : “pour la première fois un incendie affecte des camions de manière massive à Santiago”.

Peu de temps après, la Célula Insurreccional por el Maipo. Nueva Subversión a revendiqué cette attaque incendiaire en défense du fleuve Maipo, qu’on pourra lire ci-dessous.
Lire le communiqué

Angol (Chili) : destruction du chantier de parc éolien

Lundi 15 août peu avant 20h, sur le domaine de La Cabaña situé dans la commune de Angol (région mapuche de La Araucanía), huit individus masqués ont fait irruption sur le chantier de construction d’un champ d’éoliennes industrielles. Après avoir désarmé les trois vigiles et leur avoir soustrait téléphones et talkie-walkie, les inconnus ont détruit par le feu six engins de chantiers dédiés et quatre camions, avant de disparaître dans la nuit.

Cette destruction du chantier d’éoliennes réalisé pour le compte de la compagnie d’électricité Enel, a été revendiqué par Resistencia Mapuche Malleco (RMM), dont une banderole laissée sur place disait notamment « Latifundistes, entreprises forestières et parcs éoliens dégagez de tout le Wallmapu« , tout en appuyant la grève de la faim des prisonniers mapuche et en menaçant le directeur de la prison de Angol…

[synthèse de la presse chilienne, 15 & 16 août 2022]

Hualqui (Chili) : faire péter le jus de ce monde



Dimanche 4 septembre
2022 vers 6h du matin, soit le jour même où la population chilienne devait se prononcer par référendum sur le projet de nouvelle Constitution (le vote était obligatoire), des inconnus ont placé quatre charges explosives sur un pylône à haute-tension situé à Hualqui (région de Bío Bío).

Le pylône de la ligne à haute-tension Hualqui-Lagunillas de la compagnie Transelec s’est effondré au sol, tandis que deux autres ont été sérieusement endommagés dans sa chute. Selon les enquêteurs chiliens, trois charges ont fait leur travail, tandis qu’une quatrième a fait long feu, et l’explosif utilisé serait de la dynamite à haute densité de type minier.

Sur place, une banderole signée Resistencia Urbana Autónoma (RUA) a été retrouvée, disant : « Lançons le sabotage contre les projets extractivistes sur le territoire / Qui oublie les prisonnier.e.s oublie la lutte /  Liberté (avec A cerclé) pour Víctor Llanquileo* et tous les prisonniers mapuche, anarchistes, subversifs et de la révolte ».

* Le prisonnier mapuche Víctor Llanquileo, incarcéré à Arauco, se trouve en grève de la faim sèche depuis le 30 août.

[Synthèse de la presse chilienne, 5 septembre 2022]

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Chili : le parquet demande 150 années de prison contre Mónica et Francisco 

Face aux peines requises par l’accusation :
solidarité et complicité avec Mónica et Francisco !

Le 24 juillet 2020, les compagnon-ne-s Mónica et Francisco sont arrêté-e-s lors d’opérations répressives. Le pouvoir accuse Francisco de l’envoi de colis explosifs contre l’ancien Ministre de l’ Intérieur Rodrigo Hinzpeter et contre le commissariat 54 de Huechuraba (action ayant eu lieu le 24 juillet 2019, revendiquée par les « Cómplices Sediciosos/Facción para la Venganza » [Complices Séditieux/Faction pour la Vengeance]), et les deux sont accusé-e-s du double attentat explosif contre le Bâtiment Tánica dans la commune de Vitacura (Action réalisée au beau milieu de la révolte, le 27 février 2020, revendiquée par les “Afinidades Armadas en Revuelta”[Affinités Armées en révolte]).

Durant ces plus de deux années en prison, Mónica est restée dans le module de connotación pública de la prison de San Miguel tandis que Francisco, d’abord incarcéré dans la section de sécurité maximale du CAS de Santiago, a ensuite été transféré, de même que d’autres compagnons, en juin 2021 à la prison La Gonzalina de Rancagua, où il se trouve actuellement.
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Chili : un mois de juillet enflammé dans les territoires mapuche

Le 9 juillet 2021 à Carahue (Chili), Pablo Marchant Gutiérrez était assassiné lors d’une attaque contre des véhicules de l’entreprise Forestal Mininco, filiale du géant de la cellulose CMPC. L’ex-étudiant en anthropologie de 29 ans qui avait ensuite rejoint la lutte mapuche à travers la CAM (Coordinadora Arauco Malleco), était en train de participer à l’incendie d’un minibus, d’un skidder et d’un camion-citerne vers 17h sur le domaine de Santa Ana-Tres Palos, lorsqu’il a reçu une balle en pleine tête tirée à courte distance par des carabiniers chargés de protéger les intérêts des exploitants forestiers. Suite à cet assassinat policier, c’est alors toute la zone mapuche qui s’était enflammée pendant de longues semaines.

Aujourd’hui, un an après la mort de Pablo Marchant, comment pense-t-on que des camarades tombés au cours de la lutte puissent être commémorés ? En organisant des marches blanches où l’on s’assoit dignement par terre dans un silence de granit ? En organisant des manifestations unitaires pour faire flotter ses grands drapeaux au vent entre deux conférences, tout en se gardant bien que rien ne puisse déborder, au nom de la « dignité » et de la « mémoire », bien entendu ? Ou alors en multipliant les attaques en ordre dispersé afin de poursuivre la lutte, continuant ainsi de faire vivre leurs idées en son sein ? C’est en tout cas ce qu’ont par exemple choisi les groupes décentralisés de la CAM, nommés Organes de résistance territoriale (ORT*), mais aussi d’autres groupes de lutte mapuche et des anonymes, avec une multiplication des intérêts forestiers détruits autour de cette date anniversaire dans différentes zones de la région.

Petit aperçu chronologique de ces attaques récentes en territoire mapuche (régions de La Araucanía, Los Ríos et Bío Bío) Lire la suite

Las Condes (Chili) : attaque explosive contre le constructeur de prison Besalco

traduit de l’espagnol de noticiasdelaguerrasocial, 6 juillet 2022

Dans la nuit du mardi 5 juillet, vers 23h, une personne anonyme parcourt à vélo les rues aisées de la commune de Las Condes avant de s’arrêter au croisement des rues Ebro et Encomenderos. Là se trouve le siège de l’entreprise en bâtiment Besalco : l’anonyme réussit à faire passer un petit paquet entre les grilles, qui donnent vers l’intérieur du bâtiment. Quelques minutes plus tard, l’engin explose, endommageant sa façade, principalement le pilier, la grille d’entrée et les vitres de l’immeuble.

La silhouette inconnue parvient à poursuivre son chemin sans aucun problème et sans se faire repérer. Sur les lieux arrive le personnel policier typique pour ce genre de faits : GOPE, LABOCAR, OS-9 sous la houlette du déjà traditionnel Parquet Sud, expert autoproclamé pour cette sorte d’affaires. La Ministre de l’Intérieur du gouvernement progressiste Izkia Siches déclare : “Les investigations sont en cours, je les suis de près, et nous espérons qu’elles pourront aboutir rapidement. En tant que gouvernement, nous rejetons évidemment ces faits en espérant qu’ils ne se répéteront pas dans notre pays”. Pour sa part, le sous-secrétaire de l’intérieur Manuel Monsalve a déclaré : « Il ne faut pas anticiper de jugements, et il y a des images vidéos de la personne qui aurait placé l’engin explosif concernant l’entreprise Besalco ».

Quelques heures plus tard, le Grupo de Acción 6 de Julio-Nueva Subversión revendique l’action à travers des e-mails envoyés à différents médias de contre-information, en donnant comme principale motivation de l’attaque la participation de l’entreprise Besalco à la gestion de plusieurs prisons aux Chili, ainsi que comme geste de souvenir en mémoire de la camarade Luisa Toledo, en solidarité avec le camarade Marcelo Villarroel et contre les sentences de la justice militaire.

Voici la traduction du communiqué de revendication :
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Puente Alto (Chili) : attaque solidaire contre une antenne de télécommunication

Puente Alto (Chili), 5 juin 2022 : sabotage incendiaire d’une antenne de télécommunication Entel

Traduit de l’espagnol de anarquia, 12 juin 2022

Attaque réalisée la nuit du dimanche 5 juin 2022.

«Certaines cultures humaines font la guerre à la Terre depuis des millénaires. J’ai choisi de lutter du côté des ours, des pumas, des mouffettes, des chauve-souris, des cactus, des roses des falaises et de toutes les choses sauvages.»
Bill Rodgers, membre de l’ELF.

Cela fait 13 ans que notre compagnon Mauricio Morales, el punky, a quitté la vie sur terre au beau milieu d’une offensive qu’il menait avec courage et volonté contre les bâtards de bourreaux de l’école de matons [au Chili, la gendarmería est le corps des gardiens de prison]. Malheureusement, l’engin explosif qu’il transportait s’est déclenché plus tôt que prévu, avec les conséquences que beaucoup connaissent. Une accolade au punky et à ses actions du plus profond de notre esprit irréductible, alors que nous nous retrouvons avec lui sur différents fronts : contre les prisons, le kapital, le spécisme et la civilisation.

C’est sur ce dernier front, en réponse à l’appel en mémoire du punky au cours de ce mois de Mai noir, que nous avons décidé d’attaquer une antenne de télécommunications de l’entreprise Entel, située sur une colline de la commune de Puente Alto, dans la capitale du territoire dominé par l’État chilien. Nous sommes et serons toujours contre l’avancée de la technologie et la digitalisation de nos vies.


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Los Álamos (Chili) : « le développement capitaliste n’est pas compatible avec la vie des Mapuches »

Los Álamos (Chili), 28 avril 2022 : trente-trois camions et engins de chantier détruits par les flammes lors d’une attaque contre l’industrie forestière

Jeudi 28 avril 2022, un groupe de 40 personnes du groupe Resistencia Mapuche Lavkenche (RML), a attaqué au petit matin plusieurs entreprises d’exploitation forestière sur la commune de Los Álamos, dans la région de Bío Bío (Chili). Trente-trois camions-bennes, tractopelles, chargeurs frontaux et autres camionnettes ont été livrés aux flammes en moins de trois heures, tandis que les deux voies d’accès aux entreprises (route de Trongol et chemin de Pilpilco) était barrées soit par des camions en feu déplacés là, soit par des barrages d’arbres abattus. Cette attaque coordonée a été décrite par la presse chilienne comme la plus importante « depuis la reprise de la lutte violente par les groupes radicaux mapuche en 1997».

Inutile de dire que les entreprises de dévastation de la forêt (comme l’Asociación de Contratistas Forestales) ont immédiatement réclamé la prolongation de l’état d’urgence instauré en octobre 2021 dans tout le Sud du Chili, qui avait pris fin le 16 mars dernier avec le nouveau gouvernement – de gôche – de Gabriel Boric. Il faut en effet souligner qu’au nord du Chili, un même état d’urgence (Estado de Excepción) avec intervention de militaires pour appuyer la police, instauré cette fois en février dernier, a par contre été maintenu à la frontière avec la Bolivie et le Pérou. Mais l’arrivée de migrants pauvres en provenance du Vénézuela au nord, n’est pas la lutte prolongée d’une partie des mapuche au sud pour récupérer la terre et en chasser les exploiteurs, avec laquelle l’État chilien tente de rétablir le dialogue. Et ce n’est pas la nouvelle ministre de l’Intérieur Iskia Siches qui le démentira, elle qui le 15 mars, lors de ses premiers jours en fonction, avait eu la mauvaise idée de vouloir apaiser le conflit par un geste symbolique, en se rendant dans la communauté de Temucuicui (région d’Araucanía) afin de rencontrer le père de Camilo Catrillanca, un jeune paysan abattu d’une balle dans la tête en novembre 2018 par le Groupe d’opérations spéciales des carabiniers chargé de rétablir l’ordre.
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Santiago (Chili) : incendie solidaire de trois bus de la capitale

traduit de l’espagnol de Buscando la kalle via athens.indymedia, 2 mars 2022

« Trois bus incendiés dans les communes de Lo Hermida, Peñalolen, Santiago, sur le territoire dominé par l’Etat chilien.

Sabotons le système de transport comme expression de refus pratique de la paix sociale des riches (début mars).

Jeunesse combattante : insurrection permanente !
Jusqu’à détruire le dernier bastion de la société carcérale !
Prisonnier.e.s subversifs, anarchistes et mapuche hors des prisons !  »
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Villa Francia (Santiago du Chili) : incendie solidaire d’un bus du transantiago

traduit de l’espagnol de Noticias de la Guerra Social, 6 mars 2022

Le 13 février 2022, le bus du Transantiago de la ligne 509 a été
intercepté entre les rues 5 de abril et vista hermosa, dans le quartier de Estación Central, secteur de Villa Francia.

Un groupe d’anonymes est monté dans le bus, a maîtrisé le chauffeur avec une arme à feu pour ensuite l’obliger à descendre du bus. Le bus a été incendié et des tracts laissés sur place.

L’action incendiaire a eu lieu la veille du procès de Luis Tranamil,
prisonnier politique mapuche.
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Rucalhue (Chili) : contre le projet de barrage hydroélectrique… destruction du poste des carabiniers

Samedi 1er janvier 2022 vers 23h, un incendie a entièrement détruit le seul poste de carabiniers de la commune de Rucalhue, près de Quilaco (région du Biobío). Les pompiers sont intervenus rapidement suite aux appels des voisins, mais ils ont dû laisser dans un premier temps les flammes dévorer le repaire des militaires à cause de la présence d’armes et de munitions à l’intérieur, en se contentant de refroidir le bâtiment à distance, ce qui n’a pas empêché sa destruction.

Les premières investigations penchent pour un incendie criminel, et les experts scientifiques des carabiniers (Labocar) se sont rendus sur place pour effectuer des prélèvements. Dans une interview à la télévision 24Horas, le maire de Quilaco, Pablo Urrutia, a relié cette attaque à la lutte contre les projets hydroélectriques dans la région : « apparemment depuis que la question du barrage de Quilaco a commencé, c’est compliqué, les gens ne veulent pas l’accepter ».

Ce projet de centrale hydroélectrique à Rucalhue sur le fleuve Biobío a été lancé en 2018 par l’entreprise China International Water and Electric Corporation (CWE), filiale de la compagnie d’État chinoise CTG responsable de la construction du barrage des Trois Gorges, qui avait déjà obtenu en juillet dernier l’expulsion des occupants de la zone concernée par les carabiniers.

(synthèse de la presse chilienne du 2 janvier 2022)

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Concepción (Chili) : la Faculté de sciences forestières en feu

Vendredi 22 octobre vers 5h30 du matin, un petit groupe d’une dizaine de personnes masquées est intervenu sur le campus de l’Université de Concepción (UdeC), et plus précisément contre la Faculté de sciences forestières, afin de régler quelques comptes.

Après avoir chassé les vigiles de garde en les menaçant avec des armes à feu, ils ont mis le feu à deux différents véhicules de cette fac, ainsi qu’à l’auditorium du rez-de-chaussée du bâtiment, utilisé pour des colloques et réunions. Les flammes ont ensuite réussi à grimper jusqu’au premier étage du bâtiment universitaire en touchant une salle de classe, provoquant des dégâts supplémentaires.

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Chili : les attaques en zone mapuche continuent de plus belle

Vendredi 9 juillet à Carahue, un ex-étudiant en anthropologie de 29 ans qui avait  rejoint la lutte mapuche à travers la CAM (Coordinadora Arauco Malleco), Pablo Marchant, était assassiné par un carabinier d’une balle en pleine tête au cours d’une attaque contre des véhicules de l’entreprise forestière Forestal Mininco. Loin de réclamer une quelconque justice à l’État assassin, différents groupes mapuche radicaux de plusieurs régions (Biobío, La Araucanía et Los Ríos) avaient alors immédiatement entrepris de continuer à faire vivre les idées de « Toño » en s’en prenant à des entreprises qui exploitent l’eau ou la forêt : en moins d’une semaine, le pouvoir recensait déjà 44 blocages de routes, 22 attaques par armes à feu contre des patrouilles de carabiniers ou des vigiles, et 11 attaques incendiaires qui avaient détruit 39 véhicules (camions et engins de chantier forestiers).

Aujourd’hui 1er août, un peu moins d’un mois plus tard, tous ceux qui espéraient réduire ces attaques vengeresses à une inévitable flambée passagère de rage et de colère de quelques jours, ont reçu une petite douche froide lors du traditionnel bilan officiel du ministère de l’Intérieur. Ce dernier a en effet non seulement pointé une augmentation générale de 94% des « faits de violence » en zone mapuche (Macrozona Sur) lors du premier semestre 2021, mais aussi recensé plus de 150 « attentats » menés suite à l’assassinat de Pablo Marchant.

Voici donc la suite de notre petit aperçu chronologique des sabotages menés contre les entreprises de la région, qui ont détruit une cinquantaine d’équipements forestiers supplémentaires ces deux dernières semaines…
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Chili : la zone mapuche s’enflamme après l’assassinat de Pablo Marchant [mis à jour]

Au Sud du Chili, une partie de la population mapuche mène depuis de nombreuses années une lutte acharnée aussi bien contre les grands propriétaires latifundistes (incendie de leurs villas et occupations de terres) que contre les exploitants agro-forestiers, les grands barrages hydro-électriques ou les élevages intensifs de saumon. C’est dans ce cadre que vendredi 9 juillet à Carahue, Pablo Marchant Gutiérrez a été assassiné lors d’une attaque contre des véhicules de l’entreprise Forestal Mininco (filiale du géant de la cellulose CMPC).

L’ex-étudiant en anthropologie de 29 ans qui avait ensuite rejoint la lutte mapuche à travers la CAM (Coordinadora Arauco Malleco), était en train de participer à l’incendie d’un minibus, d’un skidder et d’un camion-citerne vers 17h sur le domaine de Santa Ana-Tres Palos, lorsqu’il a reçu une balle en pleine tête tirée à courte distance par des carabiniers chargés de protéger les intérêts des exploitants forestiers. Un autre saboteur ainsi qu’un employé ont également été blessés par balle lors de l’échange de tirs, et le parquet s’est empressé de faire l’hypothèse que celle qui a envoyé le second à l’hôpital venait du M16 qu’aurait tenu Pablo Marchant.

De son côté, la CAM a immédiatement rendu public le fait que Pablo venait d’être abattu par un carabinier lors d’une action de sabotage menée par un de ses groupes locaux (Órgano de Resistencia Territorial, ORT), celui nommé Lafkenche-Leftraru, devenant ainsi un combattant mapuche (weichafe) tombé au cours de la lutte. Son corps a été accompagné le lendemain par 300 personnes depuis l’institut médico-légal de Temuco jusqu’à la commune de Lumaco, où se tiendra la veillée de son corps (féretro) jusqu’à mardi 13 juillet, jour de son enterrement.

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