Rome (Italie) : un micro-espion trouvé dans une voiture

Traduit de l’italien de Brughiere, 9 août 2025

Un mouchard composé de deux micros, avec carte SIM de l’opérateur de téléphonie Vodafone, carte SD de 32 gigas et un GPS, a été retrouvé dans une voiture.

Il semble qu’il ait commencé à enregistrer et émettre le 14 février 2025, ayant peut-être été installé fin janvier. Le mouchard se trouvait côté conducteur, en bas, à côté du siège, à gauche. Il tirait son jus par des câbles passant sous le volant, et l’emplacement de chacun  des micros était le suivant : un sous le siège conducteur et un près de la ceinture de sécurité, toujours du même côté.

Fin des transmissions, sales merdes !
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[Archives] 2024 : Ce jour où…


Ce jour où le plus gros sabotage jamais vécu par la SNCF
a failli faire dérailler les JO
Les Echos, 11 août 2025

CELLULE DE CRISE (1/4) – Des attaques coordonnées sur le réseau TGV ont mis la SNCF sous tension le 26 juillet 2024, en pleine ouverture des Jeux Olympiques. Malgré des efforts énormes du transporteur, 800.000 voyageurs ont été impactés durant tout le week-end. La menace sur les infrastructures critiques inquiète toujours.

La journée du 26 juillet 2024 s’annonçait depuis longtemps particulièrement délicate, mais à la SNCF, elle le fut à la puissance 1.000. Côté transports, elle marquait rituellement l’un des plus grands chassés-croisés de l’année, pour les voyageurs partant ou rentrant de leurs congés. A cela s’ajoutait, de manière exceptionnelle, la soirée d’ouverture des Jeux Olympiques, à partir de 19 h 30, une très ambitieuse parade de navires sur la Seine : ce soir-là, le monde entier aura les yeux braqués sur la capitale, et nombre de spectateurs ont choisi de longue date le train pour y assister.

Chez le transporteur national, Alain Krakovitch, le directeur des TGV et Intercités, entame ce matin-là sa semaine d’astreinte, une rotation qu’effectuent à tour de rôle onze dirigeants, pour gérer tous les sujets sensibles le cas échéant. Dès 5 h 40 du matin, son téléphone sonne : trois lignes de TGV différentes ont été attaquées par des inconnus [qui ont revendiqué leur sabotage sous le nom de Une délégation inattendue] pendant la nuit de jeudi à vendredi, entre 1 h 00 et 5 h 30, à des points très sensibles du réseau : les grandes bifurcations des voies, sur les réseaux Atlantique, Nord et Est Europe.

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Munich (Allemagne) : lettre de la compagnonne N. depuis la prison d’Aichach (mai 2025)

Sur la vie d’une prisonnière

Tout ce qui rend cette société, dans laquelle nous sommes contraints de vivre, si hostile et si réfractaire à la vie, transparaît dans le lieu qu’elle a inventé pour rappeler à tous les êtres humains – ceux qui s’écartent de la norme comme ceux qui semblent pleinement s’y intégrer – ce qui attend quiconque franchit les limites ou sort de cet ordre : la prison. Un lieu qui, à la place ou en plus des condamnations à mort d’autrefois et d’aujourd’hui, met en œuvre une autre forme d’exécution : la mort suspendue. Enterrés vivants dans un tombeau jusqu’au jour de la résurrection, coupés de nos proches, du monde vivant et de l’impulsion naturelle de notre corps à se déplacer librement dans le monde, réduits à un numéro dans une machine parfaitement fonctionnelle, pour être gérés, observés, éduqués.

Lorsqu’on se retrouve pour la première fois dans les griffes de cette machine, on est surpris de voir à quel point tout nous semble familier. Certains diront même : « Ce n’est pas une punition. C’est un internat de rééducation. » Et ils ont raison. Mais ils oublient que nous ne découvrons pas la prison le jour de notre incarcération ; elle fait partie de notre vie depuis notre plus jeune âge : au jardin d’enfants, à l’école, à l’hôpital, puis plus tard au bureau, à l’usine, à la caserne, à la maison de retraite. Triés et rangés, habitués dès le plus jeune âge au tic-tac de l’horloge et au rythme des machines, enfermés dans des cavernes de béton, coupés du rythme pulsatoire du devenir et du déclin, réduits à une fonction dans le système, conditionnés à considérer le pays et ses habitants en fonction de la valeur monétaire que l’on peut en tirer, pleins d’ignorance, voire de mépris arrogant envers toutes les activités et compétences liées à la subsistance et à l’auto-organisation. Lire la suite de la lettre de N.

Hambourg (Allemagne) : sabotage du trafic portuaire de marchandises

Saboter le bellicisme et le réarmement ! «Quoi qu’il en coûte. »
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 8 août 2025

La nuit du 7 au 8 août 2025, nous avons saboté une ligne ferroviaire de fret dans le port de Hambourg, au sud de Wilhelmsburg. Nous avons délibérément choisi cette portion car nous ne voulions pas frapper les passagers, déjà en difficulté, mais plutôt l’industrie de l’armement et les fauteurs de guerre.

Le port de Hambourg est un important point de transbordement de matériel militaire. Des tonnes d’armes, de munitions, d’équipements et de composants militaires en partent chaque jour.
Nombre de ces équipements militaires sont produits à Hambourg. Diverses entreprises hambourgeoises fabriquent elles-mêmes les instruments de guerre ou fournissent sciemment des composants particuliers, qu’ils soient optiques, électroniques ou mécaniques. Ceux qui profitent de la guerre fournissent aussi bien la Bundeswehr [armée allemande] que les forces armées d’autres pays.

Des transports nucléaires transitent également régulièrement par le port de Hambourg, malgré la sortie de l’Allemagne du nucléaire. Les navires des compagnies maritimes MACS, OOCL et Hapag-Lloyd sont particulièrement impliqués dans ces opérations. En 2024, 154 transports nucléaires ont été recensés.
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La Côte-Saint-André (Isère) : Feu à France Travail !

L’agence France Travail de La Côte-Saint-André fermée une semaine à la suite d’un incendie volontaire
France Bleu/Le Dauphiné, 4-5 août 2025

Les faits se sont produits dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 août. Un véhicule de service de France Travail stationné sur le parking de l’agence, rue du commandant Julhiet, à La Côte-Saint-André, a été incendié avant de toucher ensuite le bâtiment.

Le sinistre a provoqué des dégâts. Outre la façade qui a été noircie par les flammes, des fenêtres ont éclaté sous la chaleur et l’intérieur du bâtiment a été touché par la fumée et la suie. Ce sinistre, qui a tout d’un incendie volontaire, a nécessité la fermeture de l’agence au public jusqu‘à la fin de la semaine.
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Leipzig (Allemagne) : les profiteurs du contrôle sur le grill

Feu aux profiteurs du contrôle et de la surveillance.
Teilauto sur le grill
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 6 août 2025

Au cours des dernières années, des voitures appartenant au service municipal chargé de faire respecter l’ordre public, appelé « police municipale » [Polizeibehörde] à Leipzig, ont pris feu spontanément à plusieurs reprises.

En 2020, ils ont perdu tellement de voitures qu’ils ne pouvaient plus se rendre sur leurs lieux d’intervention. Des interventions au cours desquelles, pendant l’état d’urgence lié au coronavirus, ils harcelaient les gens dans les parcs parce qu’ils ne voulaient pas se confiner, effectuaient des contrôles 2G [contrôles liés au pass sanitaire obligatoire], etc.

Afin de rétablir leur capacité opérationnelle, ils ont alors utilisé des véhicules de Teilauto [entreprise régionale d’autopartage]. Nous considérons cela comme un soutien à un État de plus en plus autoritaire, et avons donc incendié 4 voitures de Teilauto la nuit du 4 au 5 août, dans la Karl-Heine-Straße [quartier de Plagwitz].
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Oregon (États-Unis) : Toutes les caméras sont des flics

[Traduit de l’anglais sur indy nantes de Rose City Counter-Info
3 août 2025]

Le 25 juillet, le FBI a mené une descente matinale sur une maison à Portland et kidnappé une personne âgée de 24 ans sur des accusations fédérales reliées à une manifestation au bâtiment de l’ICE. Iel encourt 20 ans de prison prétendument pour avoir « agressé un agent » et des dégradations sur la façade du centre de l’ICE à SW Portland début juin. Le FBI l’a identifié·e en faisant passer une photo (sur laquelle son visage est visible) dans un logiciel de recherche par reconnaissance faciale. La photo a été prise par Mark Graves, un photographe du Oregonian.

Chaque caméra est un atout pour l’État et une menace pour celleux qui résistent. Du journaliste professionnel « ne faisant que son travail » au livestreamer du mouvement qui est « de ton côté », au manifestant·e agitant son téléphone pour une publi de réseau social – toutes les caméras sont des flics. Cette affaire est juste l’exemple le plus récent, mais il y en a eu beaucoup plus auparavant. Alors que s’étend l’utilisation de l’IA et de logiciels de reconnaissance faciale, il est plus important que jamais de bloquer, peinturlurer, et péter des caméras aux manifs.
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Düsseldorf (Allemagne) : coup double contre le trafic ferroviaire !

[Dans la septième plus grande ville d’Allemagne, Düsseldorf, située dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le « Commando Angry Birds » fait régulièrement parler de lui depuis quelques années. En août 2024, il a par exemple revendiqué un incendie de câbles de signalisation ferroviaires à Mettmann, qui est venu se rajouter à ses précédents sabotages déjà menés contre le trafic ferroviaire : l’un à Düsseldorf en janvier 2024, et cinq autres dans la même ville revendiqués en mai 2023. Après avoir généreusement partagé un manuel intitulé « Mettre le feu aux câbles pour débutant.e.s » à l’automne 2024, il est revenu sur sa propre vision de l’effondrement dans son Communiqué n°4 publié en janvier 2025, puis a revendiqué le sabotage de trois nouvelles antennes de télécommunication en juin 2025.
Au beau milieu de l’été, le « Commando Angry Birds » vient de provoquer une nouvelle perturbation à quelques jours d’un énorme chassé-croisé : la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 juillet, sur l’une des plus importantes lignes ferroviaires allemandes, entre Duisbourg et Düsseldorf où passent plus de 620 trains par jour (hors trains de marchandises) et à deux pas de l’aéroport, s’est produite une double attaque simultanée contre les câbles situés le long des voies. La première en a endommagé près de 60 m aux abords d’un poste d’aiguillage, et la seconde, un kilomètre plus loin, en a détruit cinq de la taille d’un poing, mesurant chacun 20 mètres de long. Ce sabotage a été revendiqué par le communiqué n°6 du Commando Angry Bird, publié sur le 31 juillet sur de.indymedia, dont nous livrons ci-dessous une traduction de l’allemand.]


Sabotage ferroviaire – Communiqué n°6
Switch off the system of destruction

Le corridor Rhin-Alpes relie Rotterdam, Amsterdam, Duisbourg, Cologne, Francfort, Mannheim, Bâle, Zurich, Milan et Gênes, quelques-uns des centres économiques les plus importants d’Europe. Dans la région « Duisburg-Düsseldorf-Cologne », ce corridor se heurte à un de ses nombreux goulets d’étranglement. Toute perturbation du trafic ferroviaire à cet endroit provoque des répercussions directes ou indirectes sur cet espace économique, en raison des déviations des trains concernés.
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[Livre] : L’extinction des lucioles

[Trognon, 31 juillet 2025]

Un nouveau bouquin est dispo, qui est en réalité une compilation de textes et brochures. Il est dispo de la main à la main à prix libre, et dans quelques distros ici et là. Il est aussi dispo en ligne chez Lutines Séditions. Ci-dessous, l’intro et le sommaire.


L’extinction des lucioles

Dans son livre
Contre le Léviathan, contre son histoire, Fredy Perlman dit qu’à bien des égards, nous sommes des dépossédés. Nous ne savons plus écouter les plantes pousser, ressentir cette croissance par tous les pores de la peau. Nous sommes étrangers à ce monde. Nos ancêtres étaient à l’inverse des possédés. Ils savaient danser autour du feu et être présents au monde. Ils connaissaient la joie de la possession – pas la possession des choses, mais celle de l’être. Je ne sais pas pourquoi, mais à la lecture de ce passage, il m’est revenu des souvenirs d’enfance avec mon frère et mon cousin, lorsque nous parcourions la campagne près de chez ma grand-mère. Nous ne connaissions alors pas ce qu’était une nuit noire. Déjà, le peu de lumière artificielle permettait d’observer le ciel étoilé. Il y avait aussi un peu partout des vers luisants, qui éclairaient la nuit. Il n’y en a plus guère aujourd’hui.

Il m’apparaît que ce déclin est un signe explicite de l’appauvrissement généralisé que provoquent les ravages de nos sociétés modernes, capitalistes et industrielles. Il ne s’agit pas seulement d’une destruction du vivant, mais aussi de nos capacités d’imagination.

Quelles peuvent être les rêves des enfants dans un monde de plus en plus artificialisé, pollué, dominé par des esprits de caserne et de profit ? L’extinction des lucioles, c’est un peu le reflet du désastre ambiant dans lequel on s’embourbe.

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Nantes (Loire-Atlantique) : Contre les CRA contre l’État

Indymedia Nantes, 29 juillet 2025

La semaine dernière dans le cadre de la lutte contre les CRA (Centre de Rétention Administrative), les frontières et l’enfermement en général une mairie annexe (Chantenay) a été attaqué à coup de marteau et de tags (“Feu aux CRA” et “Crève la taule”) .

Traqués par les institutions de l’Etat que ce soit par la CAF,  France Travail les contrôleurs ou les flics les sans papiers sont des indérisables bien utile pour les patrons qui peuvent les exploiter contre pas grand chose (voir rien du tout) la menace d’une expulsion planant constamment au dessus de leurs têtes, ils sont considérés comme jetable et indésirable que ce soit par la droite ou la gauche qui ne cherche qu’à accentuer leur exploitation et à toujours plus faciliter leur expulsions.

Contre l’Etat et contre ceux qui aspirent à le gérer (qu’ils soient de droite ou de gauche) reprennons l’offensive. Pour des cendres de rétention feu à toutes les prisons !

Contre l’apathie vive l’attaque !
Sabotons la machine à expulser !
Mort à l’Etat vive l’anarchie !

1953-1966 : bref retour sur trois sabotages contre l’usine sidérurgique de Knutange (Moselle)


Juillet 1965 : sabotage du téléphérique manqué, un avertissement ignoré ?
Le républicain lorrain, 28 juillet 2025

Deux sabotages à treize ans d’écart. En 1953 et 1966, le téléphérique entre Boulange et Knutange est violemment pris pour cible. Avec de très importantes conséquences matérielles. Retour il y a un peu plus de soixante-dix ans…

Dans la nuit du 22 au 23 août 1953, le téléphérique de près de 10 kilomètres, vital pour le transport du minerai de fer extrait à Boulange jusqu’à l’usine sidérurgique de Knutange, est brutalement interrompu. Un câble porteur est sectionné à hauteur du hameau de Bassompierre. À l’époque, il s’agit du seul lien logistique entre la mine et l’usine.

Ce câble soutient plusieurs centaines de berlines métalliques, chacune pouvant transporter une tonne de minerai. La rupture provoque une scène de chaos : les berlines se détachent et dévalent les pentes à toute vitesse. Certaines s’écrasent contre un pylône, le faisant dangereusement pencher. Dans leur chute de 86 mètres pour retrouver la terre ferme, elles arrachent câbles électriques et infrastructures sur leur passage, avant de finir leur course dans la vallée de Pierrevillers.

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Le chiffre du jour : 550

Le 24 juillet dernier, dans son rapport sur l’état de la menace en 2024*, la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) a relevé la multiplication des attaques, physiques, cyber et humaines contre ladite « base industrielle et technologique de défense » (BITD). A l’heure où la population devrait serrer sa ceinture d’un cran supplémentaire, afin d’affecter davantage de milliards aux assassins en uniforme, voilà une info qui tombe à pic.

Selon la DRSD, ce sont ainsi entre 500 et 550 atteintes aux fers de lance de l’économie de guerre frrrançaise qui ont été menées en 2024. Et parmi elles, l’organisme fait même un petit topo sur lesdites « menaces physiques », qui représentent 18% de l’ensemble, en notant que « depuis fin 2023, plusieurs actions d’origine criminelle ont ciblé des entreprises de Défense. Ces atteintes prennent principalement la forme d’incendies qui ciblent les infrastructures énergétiques des sociétés. Dans ce cadre, les actions contestataires de la mouvance d’ultragauche (UG) ont continué de s’intensifier. »
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Toulouse : une antenne et Vinci flambent pour le 14 Juillet

Vinci Énergies visée par une attaque ciblée
La Dépêche, 15 juillet 2025 (extrait)

C’est vers 3 heures du matin, chemin de Virebent [au nord de la ville], que deux individus se seraient introduits illégalement dans l’enceinte de l’entreprise Vinci Énergies avant d’y incendier deux voitures, garées à distance l’une de l’autre. Le feu s’est rapidement propagé à deux autres véhicules voisins, entièrement détruits malgré l’intervention rapide des pompiers. Une antenne installée sur le parking a également été touchée. Les premières constatations orientent les enquêteurs vers un acte volontaire.


Contribution aux incendies du 14 juillet, contre Vinci Energie
à Toulouse

Indymedia Nantes, 17 juillet 2025

Les artifices de l’unité nationale ne balayent pas les annonces du 1er ministre comme du général des armées, sur l’austérité sociale au nom du projet « Rearm Europe ».

A l’Ouest comme à l’Est rien de nouveau, les multinationales se partagent les profits des politiques guerrières. Elles se partagent le gâteau dans l’opulence et le mépris. On mérite mieux que des rapports basés sur le fric et la compétition, que ce monde à vomir que propose Vinci et ses amis. Cette entreprise rassemble des intérêts dans tous les secteurs de l’exploitation et du désastre mondial : Nucléaire, extractivisme, construction de prison de toutes sortes, marché de l’armement … Lire la suite

[Brochure] Enrayer la machine extractiviste

Cliquer sur l’image pour ouvrir le PDF de la brochure (28 pages A5)

Enrayer la machine extractiviste, juin 2025, A5, 28 p.

Ces modestes pages s’adressent aussi bien à qui s’intéresse déjà à l’extractivisme qu’à n’importe qui d’autre n’ayant qu’une vague connaissance du sujet, et ne contiennent d’ailleurs pas de définition de ce terme si propice au bégaiement autant qu’aux fautes de frappes.

Pour commencer donc, des textes écrits depuis l’Italie, la plupart extraits de La Megamacchina devastatrice, publié à l’occasion de deux journées contre l’extractivisme et le monde qui en a besoin, au squat Bencivenga à Rome, les 16 et 17 décembre 2023.

Suivent quelques brèves du désordre des quinze dernières années, en espérant qu’elles puissent donner le sourire – pas celui « de l’arrogance industrielle », mais celui offert par la malice et l’inspiration – à celles et ceux qui cherchent quelques bouffées d’air dans l’ambiance irrespirable du moment.

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Bretonnières (Suisse) : Cramer Holcim, joyeusement !

Cramer Holcim, joyeusement !
Attaque contre la carrière d’Holcim à Bretonnières
Renversé, 3 juillet 2025

La semaine passée, alors que nous faisions une belle randonnée dans la forêt de Bretonnières. (Canton de Vaud, Suisse), une triste réalité est venue gâcher notre moment.

Au bout du chemin, la forêt était coupée net. On a découvert alors une carrière d’Holcim. D’un coup la colère est montée. On se rappelait que c’est ceux-là qui avaient financé Daech à coup de millions pour protéger leurs activités ; Et aussi que leurs pratiques dans le reste du monde sont encore plus crades que dans nos pires cauchemars.

Les plus gros pollueurs de Suisse étaient là, sous nos yeux.
Nos cœurs battaient fort. On ne pouvait quand même pas repartir de là la tête baissée. Ne pas broncher.

D’un coup, comme synchronisé.es, on s’est mis touxtes ensemble à dévaler la pente jusqu’au fond de cette carrière. On sentait notre tristesse se transformer en courage. Et c’est comme si ce qu’il y avait a faire était limpide. Des gestes d’autodéfense se sont coordonnés pratiquement sans un mot.

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anonyme, inconnu, inqualifiable, innommable, insupportable