Archives de catégorie : Dans les publications

[Affiche] Athènes (Grèce) : Solidarité avec les anarchistes en butte à la répression à Munich

Affiche collée à Athènes

Solidarité avec les anarchistes en butte à la répression à Munich

Au petit matin du mardi 26 avril *, la police allemande a perquisitionné 4 domiciles de compagnons à Munich, ainsi que la bibliothèque anarchiste Frevel et une imprimerie. L’ensemble des machines et du matériel présents dans l’imprimerie ont été emportés dans des camions, tandis que dans les domiciles et la bibliothèque anarchiste, la plupart des publications, des documents personnels, des ordinateurs, des téléphones, des imprimantes et des supports de stockage numériques ont été confisqués.

Trois personnes sont accusées de « former une organisation criminelle » (article 129). Dans l’argumentation officielle de cette accusation, les flics pointent un refus des accusés de s’intégrer dans la société, leur rejet de l’État et de ses institutions, leur croyance en la violence comme moyen de lutte légitime, et plus précisément, leur participation à la création et à la distribution de l’hebdomadaire anarchiste Zündlumpen. Deux des accusés ont été arrêtés brièvement. Un prélèvement d’ADN a été ordonné pour tous les trois accusés.
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Publication : Avis de tempêtes n°53 – mai 2022

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Avis de tempêtesbulletin anarchiste pour la guerre sociale n°53 (mai 2022) vient de sortir.

« Face aux rouleaux compresseurs de la civilisation industrielle et du progrès, un des derniers mondes sensibles peuplé d’imaginaires terrifiants et de fantaisies enchantées est en train de disparaître sous nos yeux : celui des forêts. Celles qui ont pu être le domaine des seigneurs où s’alignaient les pendus, et le refuge où fuir les persécutions. Celles qui ont pu être l’obscurité où abandonner sa progéniture affamée, et le havre touffu d’où partir à l’assaut de l’existant. Celles qui ont pu abriter les mystères peuplés de dryades et de lycanthropes, et voir passer les bâtisseurs de navires de guerre et autres maîtres des forges venus les dépouiller en masse. Celles qui ont vu à Sherwood des bandits audacieux détrousser les riches, en Ariège des Demoiselles au visage de suie incendier et piller des châteaux, en Courlande des révolutionnaires continuer de porter leurs coups féroces contre la tyrannie tsariste, mais aussi assister dans les Alpes ou en Pologne à la mort de froid de migrants traqués par les garde-frontières européens.
Au fond, les forêts sont ambiguës jusque dans leur étymologie même, puisque la foresta a d’abord signifié les espaces extérieurs non utilisés par les villageois –à tel point que le mot sauvage vient lui-même de silvaticus, c’est-à-dire sylvestre–, avant de désigner les vastes zones boisées réservées à la noblesse et aux monastères en étant protégées des usages paysans. Par un étrange renversement de sens du mot foresta, l’inconnu dangereux que la civilisation romaine ne parvenait pas à asservir, en est venu à qualifier au bout de quelques siècles le territoire par excellence de la domination religieuse et féodale, avant de devenir finalement un nom générique et plutôt flou. »

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[Reçu par mail]

Publication : Avis de tempêtes n°52 – avril 2022

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Avis de tempêtesbulletin anarchiste pour la guerre sociale n°52 (avril 2022) vient de sortir.

« Dénoncer superficiellement le contrôle technologique dont se sert l’État chinois ou l’actuelle lancée guerrière de la Russie, en laissant supposer que le contrôle capillaire en vigueur de ce côté-ci et ses multiples « opérations anti-terroristes et humanitaires » à travers la planète seraient tout même le moins pire à souhaiter, n’a pas beaucoup de sens. Certes, on ne peut raisonnablement affirmer que se battre sur un territoire dominé par un État omniprésent et suréquipé serait équivalent à se battre sur un territoire contrôlé par un État moins à jour. Mais cela n’empêche pas que dans chacun des deux cas, l’un des pièges mortels à éviter est de participer volontairement, par nos combats mêmes, au réajustement en cours ou à l’accommodement de la domination (dont la caricature réside certainement sous nos latitudes dans les luttes pour des technologies plus inclusives garanties par l’État). C’est pour cela qu’il faut porter toute notre attention, en essayant de frapper là où ça fait mal, vers où le système pourrait moins facilement rebondir en reculant légèrement afin de mieux reprendre le contrôle par la suite. En somme, il ne s’agit pas simplement de nous rendre incontrôlables ou ingouvernables, mais de pouvoir viser directement dans ses angles morts à l’aide d’un effort d’analyse et de projectualité. »

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[Reçu par mail]

[Tract] : Caen, Le combat se joue dans la rue !

[Reçu par mail, 13 avril 2022
Tract d’appel au rassemblement du dimanche 24 avril à 21h
place du théâtre (Caen)]

Le combat se joue dans la rue !

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes.
Ni dieu, ni césar, ni tribun »,
Une vielle chanson

Les résultats du premier tour des élections présidentielles, qui n’avaient de toute façon rien de réjouissant à offrir si ce n’est l’oraison funèbre des vieux partis du PS et des Républicains, sont donc tombés. Dans une pâle réédition de 2017, nous devrions déléguer notre pouvoir et marcher au pas derrière le gendre idéal et, surtout, l’État et le Capital, ou bien s’abandonner dans les affres du racisme et d’un ‘’anti-système’’ complice au règne de la hiérarchie et de l’argent. Une autre possibilité est d’exprimer sans attendre notre révolte.

Le système électoral et leur démocratie sont des illusions, où on nous exhorte à nous identifier aux préoccupations du pouvoir, d’en accepter la langue de bois et l’agenda. Tout cela révèle ce que les élections n’ont jamais cessé d’être : un moment synonyme de passivité où le goût pour la délégation et la résignation est stimulé. Nous devrions, chagrins ou enthousiastes, confondre nos intérêts avec ceux de l’ordre établi et éprouver de l’empathie pour des représentant-e-s qui se disputent un supplément de part de richesse et de pouvoir.
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[Tract] : La construction d’une nouvelle prison commence à Noisy-le-Grand (93)

La construction d’une nouvelle prison commence
à Noisy-le-Grand (93)

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À Noisy-le-Grand une SAS va commence à sortir de terre. Derrière cet acronyme se cachent de nouvelles places d’enfermement donc plus de prisonnier-es. D’après ses concepteurs cette « Structure d’Accompagnement vers la Sortie » est un dispositif de plus pour favoriser « l’insertion », et aider à l’« autonomisation des personnes détenues ». 24 nouvelles prisons de ce type sont prévues sur le territoire, faisant partie du plan prison national, où 15 000 nouvelles cellules doivent être construites d’ici à 2027.

La liste des collabos à la construction de cette nouvelle prison ici, au verso du tract

Contrairement aux discours du ministère, ces petites prisons ne seront pas dans des immeubles lambdas en centre-ville, avec de nombreuses peines en semi-liberté. En réalité, vu les réticences locales à voir des taulard-e-s déambuler dans les rues, la plupart seront reléguées en périphérie, certaines étant même prévues sur des domaines pénitentiaires pré-existants. De toute manière quelle que soit la hauteur des murs et la présence ou non de miradors et barbelés, sortir sans permission restera une évasion.
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Brochure : L’extinction de la rébellion

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[reçu par mail]

L’extinction de la rébellion. Critique d’Extinction Rébellion, de la collapsologie et de l’idéologie de la résilience, 12 p. A4, mars 2022

Brochure compilant trois textes, et
diffusée à l’occasion des Marches pour le climat du mois de mars.

A imprimer soi-même ou à commander à :
jackdejean @ riseup.net

Publication : Guerre à la guerre

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Guerre à la guerre. Perspectives anarchistes et internationalistes, 28 pages A4, mars 2022

Sommaire

  • Contre la guerre et la mobilisation militaire – Notes préliminaires sur l’invasion de l’Ukraine
  • La guerre commence ici
  • A la brutalité de la guerre
  • Logiques de guerre
  • Le désespoir est obsolète
  • Fragments pour une lutte insurrectionnelle contre le militarisme et le monde qui en a besoin
  • La guerre commence ici : paralysons son infrastructure, là où
    nous le pouvons

[trouvé sur Indymedia Lille, 22 mars 2022 – où se trouve une version en couleur]

Publication : Avis de tempêtes n°51 – mars 2022

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Avis de tempêtesbulletin anarchiste pour la guerre sociale n°51 (mars 2022) vient de sortir.

« Au fil des guerres qui ont parsemé le siècle dernier, et dans lesquelles ont été pris les compagnons, c’est aussi envers et contre elles que bon nombre d’interventions subversives ont pu être mises en pratique en fonction de l’endroit où ils se trouvaient, comme celle de constituer des groupes de combat autonomes (généralement décentralisés et coordonnés), de bâtir des réseaux d’aide aux déserteurs des deux camps, de mener des sabotages de l’appareil militaro-industriel à l’arrière des fronts, de saper la mobilisation des esprits et de miner l’unité nationale, d’exacerber le mécontentement et le défaitisme en tentant de transformer ces guerres pour la patrie en insurrections pour la liberté. On nous dira peut-être que les conditions ont bien changé depuis ces expérimentations, mais certainement pas au point de ne pas pouvoir puiser dans cet arsenal là si on souhaite intervenir dans les hostilités, c’est-à-dire en partant d’abord de nos propres idées et projectualités, plutôt que du moindre mal consistant à soutenir le camp et les intérêts d’un Etat contre un autre. Car si nous sommes contre la paix des marchés, contre la paix de l’autorité, contre la paix de l’abrutissement et de la servitude, nous sommes évidemment aussi contre la guerre. Parce que paix et guerre sont en réalité deux termes qui recouvrent une même continuité de l’exploitation capitaliste et de la domination étatique. »

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[Reçu par mail]

Brochure : Entre deux feux

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[reçu par mail, 13 mars 2022]

Entre deux feux, Recueil provisoire de textes d’anarchistes d’Ukraine, de la Russie et de Biélorussie à propos de la guerre en cours, mars 2022, 64 p. A5

Sommaire :

p. 5 Entre deux feux
Des anarchistes de la région ukranienne à propos de la menace de
guerre imminente (février 2022)
p. 25 Anarchistes et guerre
Perspectives anti-autoritaires en Ukraine (février 2022)
p. 41 contre les Annexions et l’agression impériale
Déclaration d’Action Autonome en Russie (28 février 2022)
p. 45 entretien avec le comite de résistance à kyiv
Une coordination anarchiste dans l’Ukraine sous
les bombes 1 mars 2022)
p. 49 Combattant anarchiste sur l’attaque russe
(1 mars 2022)
p. 51 Vue d’ukraine, vue de Russie
Un exilé du Donbass et un révolutionnaire en Russie
racontent leurs histoires (5 mars 2022)
p. 61 actions radicales contre la guerre
En Russie et en Biélorussie (7 mars 2022)

[Recueil publié ici à titre contre-informatif, afin que chacun.e puisse prendre connaissance de ces prises de position sur place et en discuter, de façon aussi critique… ça va de soi.]

Affiche : Je ne vote pas

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Affiche A4 couleur, trouvée sur Indymedia Lille, 10 mars 2022

Je ne vote pas

Je ne vote pas. Parce que je ne veux pas choisir un maître, choisir celui qui décidera à ma place de ce qui est bien pour moi, et me forcera à respecter ses choix, qu’il fera passer pour les miens. Je ne veux pas que la majorité détermine ma servitude, que le bétail construise les barrières qui le parquent et nomme ceux qui me dirigeront moi aussi, quoi que j’en pense.

Je ne vote pas parce que je ne veux pas du monde qu’ils m’imposent, je ne reconnais pas l’idée de nation, de peuple, de citoyenneté, considérant que les États s’arrangent toujours pour fabriquer des identités qui donnent l’illusion d’une unité dans une population. Ni ma nationalité, ni la langue que je parle, ni ma couleur de peau ne déterminent ce que je suis, et je ne reconnais pas les frontières de l’État dans lequel le hasard de la vie m’a fait naître. De même, je ne veux rien savoir d’un quelconque bien commun, car je ne veux faire partie d’aucune communauté, je ne veux avoir aucun devoir envers personne, et je veux choisir ceux avec qui je construis ma vie.

(Pour lire la suite, ouvrir l’affiche)

Publication : Avis de tempêtes n°50 – février 2022

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Avis de tempêtesbulletin anarchiste pour la guerre sociale n°50 (février 2022) vient de sortir.

« La liste de toutes les assertions du pouvoir qui contiennent déjà une réponse à base de solutions aveuglément techniciennes ou stupidement gestionnaires afin de prolonger l’agonie de l’existant serait longue, mais c’est cependant sur la dernière en date que nous avons choisi de nous attarder. Il y a quelques jours, elle a été plus ou moins formulée de la façon suivante aux moutons désireux de choisir leur berger, par celui qui est d’ores et déjà annoncé comme le futur dirigeant de ce misérable pays : « réchauffement climatique ou nucléaire » ?

L’idée derrière cette farce grotesque était en fait de projeter de colossaux investissements énergétiques, puisque le Président a aussitôt tranché en faveur de la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires pour 2035, plus huit autres à l’étude pour 2040, plus un énième prolongement de la durée de vie des centrales actuelles, plus une cinquantaine de parcs éoliens en mer d’ici 2050, plus des dizaines de fermes solaires (ah, la novlangue)… le tout pour la coquette somme de 70 milliards d’euros par an pendant les trois prochaines décennies. Bon, disons-le d’emblée, non seulement il ne s’agit pas là de sources d’énergies « décarbonées » qui empêcheront le réchauffement climatique, mais l’essentiel de ce plan étatique vise surtout et officiellement à accroître la production d’électricité à l’horizon 2050 de 60% par rapport à son niveau actuel. Ce qui correspond en fait à la marche forcée de la domination vers une électrification massive de l’économie, où la numérisation couplée à l’intelligence artificielle dans l’ensemble des secteurs tout comme les véhicules électriques sont des figures de proue. »

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[Reçu par mail]

[Affiche] : Detruisons les caméras

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Indymedia Lille, 8 février 2022

L’État développe d’années en années son matériel et ses méthodes de surveillance généralisée. Le processus de gentrification et d’embourgeoisement des populations qu’accompagne le projet du Grand Paris, les Jeux Olympiques de 2024, le fameux ”sentiment d’insécurité”, sont autant de raisons et de prétextes pour la mise en place de nouveaux dispositifs de sécurité, en banlieue parisienne, mais pas seulement. Ce n’est pas nouveau d’ailleurs, que l’État nous fiche, nous gère, et espionne nos vies par des moyens toujours plus perfectionnés, intrusifs et efficaces. Ses sales caméras nous filment dans les rues, sur les places, dans les magasins, dans les transports, les ascenseurs, les interphones, les smartphones, les drones, aux péages, etc…  Au nom de l’insupportable sécurité de tous, de la paix sociale et du bien commun dont nous ne voulons pas. Cette sécurité est toujours la réduction de la vie, restreinte pour nous pacifier dans la machine de production capitaliste. La surveillance, en tant qu’outil de contrôle, pose dans son acceptation ou son refus la question de la vie. Combattons cette existence plate et fade, sans aucune subversion de la normalité, sans aucune mise en mouvement de nous-même, sans perspective d’une émancipation collective globale. Les caméras, et la surveillance de manière générale, brident nos envies. On se dit que rien ne sert de voler un coffre, de brûler une voiture ou de briser une vitrine puisqu’on sera repéré. Le rôle des caméras est aujourd’hui majeur dans la pacification des révoltes, tant en prévention par leur aspect dissuasif qu’en répression par leur utilité judiciaire. L’État veut nous faire croire par ses caméras qu’il est tout puissant, qu’il pourrait en permanence avoir accès à tous nos faits et gestes : non il ne l’est pas ! Ses caméras, comme tous les bâtiments qu’il érige sont imparfaits dans leurs fonctionnements mais également périssables et destructibles. Les caméras serviraient à ”nous” protéger ? Mais qui est ce ”nous” ? C’est l’ordre, l’argent, la propriété, la bourgeoisie, l’État. Nous, elles nous emmènent en prison. Refusons les logiques sécuritaires, de fichage, de contrôle et de gestion ! Détruisons les barrières qui se dressent entre nous et la liberté. Attaquons leurs caméras de surveillance.
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Parution : Caracremada. Sur les sentiers de la guérilla anarchiste en Espagne (1945-1963)

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La vie de celles et ceux qui luttent pour l’anarchie est difficile à raconter. Vouées à l’action, leurs vies se déroulent aussi discrètement qu’elles sont vécues pleinement. La vie de Ramón Vila Capdevila, dit Caracremada, fait partie de ces parcours souterrains.

S’engageant d’abord dans les groupes d’action armée nées au sein de la guerre sociale dans l’Espagne des années 20, Ramón connut ensuite les joies et les amertumes d’une vaste révolution sociale. Exilé en France après la victoire des franquistes, il rejoignit le maquis contre l’occupant nazi. Puis il reprit la lutte clandestine contre le régime militaire en Espagne : incursions pour amener des armes et du matériel, sabotages de pylônes à haute tension, d’usines et de voies ferroviaires, soutien logistique aux groupes de guérilla urbaine, expropriations pour financer la lutte. Ce fut une vie dure et intense au rythme des saisons dans les forêts et les montagnes de Catalogne. D’une endurance exceptionnelle et d’une force de caractère hors du commun, Ramón sut prolonger les hostilités pendant des décennies. Agissant souvent seul ou en petit groupe, Caracremada arpenta les montagnes jusqu’à son dernier souper.

CARACREMADA
Sur les sentiers de la guérilla anarchiste en Espagne (1945-1963)
212 pages – 8 euro
Format 19x13cm – Couverture sérigraphiée

Pour toute commande, envoyer un mail à :
tumult_anarchie[arobase]riseup.net

Pour les autres titres publiés par Tumult,
voir le catalogue sur : tumult.noblogs.org

Publication : Avis de tempêtes n°49 – janvier 2022

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Avis de tempêtesbulletin anarchiste pour la guerre sociale n°49 (janvier 2022) vient de sortir.

« Depuis l’émergence des cités, la puissance économique a fondamentalement toujours marché sur les mêmes deux pieds : énergie et extraction. De l’esclavage au nucléaire, le progrès économique additionne les sources énergétiques qui confèrent toujours plus de puissance aux dominants, et vice versa, car c’est l’exploitation des sources énergétiques qui alimente directement la domination. A l’instar de l’extraction du pétrole qui a libéré une vertigineuse force énergétique, vieille de millions d’années, donnant des dimensions inouïes à l’industrialisme et à la guerre à l’échelle mondiale, l’économie numérique et électrifiée dépend de la vitesse d’extraction des métaux qui lui sont nécessaires. Ainsi se dessinent les lignes de front où sont et seront menées de terribles batailles. Chambouler leurs prévisions, transformer les occasions et situations en facteurs de désordre et d’imprévu, scruter ces lignes de front où l’ennemi se montre certes confiant, mais cependant plus vulnérable qu’ailleurs, se jeter dans les conflits qui se dessinent en y apportant sans tarder l’action directe, voilà des cris de bataille qui pourraient nous mettre activement sur les traces de l’ennemi. »

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[Reçu par mail]

Liberté pour Claudio Lavazza !

[reçu par mail, 3 janvier 2022]

Liberté pour Claudio Lavazza !

Pilier sur lequel repose toute l’organisation sociale, la prison, contrairement à la rhétorique des gouvernements démocratiques, n’a pas une fonction de rééducation et de réinsertion dans la société, mais plutôt la fonction de punir, d’anéantir et d’éliminer ceux qui y sont emprisonnés ; autrement dit, ceux qui sont inutiles ou contre le bon fonctionnement de la société et de son économie. Le régime de détention de l’État français, celui de « Liberté, Égalité et Fraternité » issu de la Révolution, n’est pas différent ; il suffit de dire que la peine de mort n’a été abolie dans sa législation qu’en 1981. Mais la guillotine n’a été remplacée que par la volonté de tuer d’une manière plus “propre”: par l’écoulement lent et répétitif du temps enfermé.

Parmi les nombreuses vies prises dans l’étau de cette législation démocratique figure celle de l’anarchiste Claudio Lavazza.
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