[reçu par mail le 18 décembre, illustration comprise]
En réponse à l’expulsion du campement du parc alliance et à la fermeture du site du campement rue des alliés, dans la nuit du 16 au 17, une voiture eiffage a pris des coups dans son pare prise et une voiture citiz en autopartage a été incendiée.
Au parc alliance, la mairie, la préfecture et leurs flics de merde n’ont pas hésité à mettre à la rue et dans des situations encore plus précaires des dizaines de personnes en détruisant au passage leurs tentes avec leurs affaires et leurs papiers à l’intérieur. Alors qu’il fait moins de 0 degrés toutes les nuits.
C’est pas quelques pauvres nuits à l’hotel pour les gen.tes qui vont vous racheter une image bande de crevures.
La politique de non accueil des exilé.es en france et en europe se resserre de plus en plus.
Combien de mort.es encore ? Lire la suite
G20/Loïc : Des nouvelles du procès de l’Elbchaussee BureBure info, 14 décembre 2021
Aujourd’hui, le 13/12, à Leipzig, a eu lieu l’appel du procès portant sur la manifestation de la rue bourgeoise Elbchaussee lors du G20 de Hambourg [2017].
Notre ami Loïc a déjà fait 1 an et 4 mois derrière les barreaux, en Allemagne, avant d’être condamné à 3 ans de prison ferme en première instance. En juillet 2020, il avait fait appel de cette peine avec ses avocats ainsi que le procureur qui avait décidé de pousser la folie répressive à son paroxisme en demandant, pour sa part, 4 ans et 9 mois ferme.
Aujourd’hui, la cour fédérale allemande a rejeté l’appel du procureur ainsi que celui de Loïc. Notre ami se retrouve donc sous le coup de l’application de la peine ordonnée en première instance : 3 ans de prison ferme. Il devrait théoriquement passer encore 1 an et 8 mois en cellule, soit 20 mois ferme. Lire la suite
Contrairement à ce que nous pouvions espérer, l’arrêt de la sédation il y a environ un mois et demi [soit la sortie de la mise en coma artificiel] n’a pas été le début d’un franc rétablissement.
Boris est encore dans le service des grands brûlés de l’hôpital de Metz, au service de réanimation en soins intensifs. Son état est fragile et instable. Il n’est toujours pas en état de parler ou d’écrire. On ne sait pas dans combien de temps il pourrait retrouver ses capacités.
Par ailleurs, ses affaires ne peuvent pas être récupérées en prison. On peut donc imaginer que l’enquête sur l’incendie de la cellule reste en cours.
Des nouvelles seront données en fonction de l’évolution de la situation.
Fresnes : Un ancien détenu dégrade 11 voitures de surveillants pénitentiaires devant l’UHSI
Un site de matons, 23 novembre 2021 (extrait)
Les faits se sont produits vendredi 19 novembre à l’Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de Fresnes qui se trouve à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière [à Paris]. C’est au petit matin que les agents de l’Administration Pénitentiaire [les matons, quoi] ont retrouvé leurs véhicules dégradés.
Au total, 11 voitures du personnel dont une moto et un véhicule pénitentiaire ont été dégradés. Les agents ont déposé plainte au commissariat. « Au vu du nombre de véhicules dégradés des agents pénitentiaires et du véhicule pénitentiaire sur un emplacement matérialisé administration pénitentiaire dans l’enceinte de l’hôpital Pitié- Salpêtrière, il va de soi que cette attaque visait l’administration pénitentiaire. » explique le syndicat FO Justice.
Le syndicat rapporte également que selon les premiers indices de l’enquête il semblerait que ce soit un ancien détenu incarcéré à l’UHSI qui se serait défoulé sur les véhicules des agents de l’administration pénitentiaire.
La construction d’une nouvelle prison commence à Noisy-le-Grand (93) Indymedia Lille, 20 novembre 2021
À Noisy-le-Grand une SAS va commencer à sortir de terre en décembre. Derrière cet acronyme se cachent de nouvelles places d’enfermement donc plus de prisonnier-es. D’après ses concepteurs cette « Structure d’Accompagnement vers la Sortie » est un dispositif de plus pour favoriser « l’insertion », et aider à l’« autonomisation des personnes détenues ». 24 nouvelles prisons de ce type sont prévues sur le territoire, faisant partie du plan prison national, où 15 000 nouvelles cellules doivent être construites d’ici à 2027. Contrairement aux discours du ministère, ces petites prisons ne seront pas dans des immeubles lambdas en centre-ville, avec de nombreuses peines en semi-liberté. En réalité, vu les réticences locales à voir des taulard-e-s déambuler dans les rues, la plupart seront reléguées en périphérie, certaines étant même prévues sur des domaines pénitentiaires pré-existants. De toute manière quelque soit la hauteur des murs et la présence ou non de miradors et barbelés, sortir sans permission restera une évasion.
Celle de Noisy sera coincée entre l’autoroute, des IUT, un entrepôt Amazon, un giga-chantier du grand paris express… avec seulement 30 prisonnier-es en semi-liberté sur les 120 qu’elle est censée enfermer. Ca veut dire pour les 90 autres des conditions comparables à un régime porte ouvertes de centre de détention, avec à priori plus d’activités, des entretiens pôle emplois, un « accompagnement individualisé »… Lire la suite
Une très bonne nouvelle : vendredi 5 novembre dernier, un prisonnier du CRA (Centre de rétention administrative) de Marseille est parvenu à s’évader !
Malheureusement, 3 autres personnes de ce CRA qui ont tenté aussi de se faire la belle n’y sont pas arrivées. Elles sont passées en garde-à-vue, et l’une d’elles a été condamnée à 2 mois de prison avec sursis après une comparution immédiate.
Avec les deux évasions de mai dernier au CRA de Nîmes, ça fait plaisir d’apprendre que les CRA de Nîmes et de Marseille renouent avec leur réputation de passoires d’il y a quelques années, comme en 2013 quand au moins 17 personnes s’étaient barrées du CRA de Marseille, ou en 2017 quand au moins 14 avaient réussi à quitter le CRA de Nîmes alors que les keufs avaient installé des barbelés anti-évasion flambants neufs… Lire la suite
Cenon : un nouveau lieu de rétention administrative chez les CRS
Sud Ouest, 26 octobre 2021 (extrait)
La préfecture a ouvert, mercredi 20 octobre, une structure de 12 places dans l’enceinte de la direction zonale des CRS du Sud-Ouest, en complément du centre de rétention administrative de Bordeaux.
Des étrangers faisant l’objet d’une mesure d’expulsion du territoire y ont séjourné depuis quelques jours. La préfecture de Gironde a confirmé ce lundi l’ouverture d’un lieu de rétention administrative (LRA), dispositif complémentaire au centre de rétention administrative (CRA) de Bordeaux. La régulière saturation de ce dernier avait déjà, par le passé, engendré l’ouverture de LRA, notamment dans des hôtels proches de l’aéroport de Mérignac, pour quelques jours seulement.
Le LRA de Cenon, installé au sein de la direction zonale des CRS du Sud-Ouest, sera un dispositif pérenne qui n’ouvrira, toutefois, qu’en cas de besoin. « Deux personnes y sont actuellement », indique-t-on à la préfecture, qui souhaite ne plus renouveler les dispositifs de très courte durée à d’autres endroits. Contrairement au CRA de Bordeaux, placé sous l’hôtel de police rue François-de-Sourdis, ce LRA pourra accueillir des femmes. La préfecture confirme en outre que le projet d’un centre de rétention administrative de 140 places est toujours d’actualité dans la métropole.
Isère : quatre enfants montent sur le toit de leur foyer
et jettent des tuiles sur l’église voisine
Le Dauphiné, 25 octobre 2021
Quatre jeunes résidents de la maison d’enfantsLe Chemin, site du Belvédère – un établissement social spécialisé dans l’accueil temporaire de mineurs en difficulté —, situé chemin de l’Église dans la commune de Corenc, n’ont rien trouvé de mieux pour s’occuper en ce dimanche 24 octobre ensoleillé que de monter sur le toit du bâtiment.
Repérés vers 16 heures, ces quatre garçons à peine âgés d’une dizaine d’années ont alors commencé à commettre des dégradations, arrachant notamment des tuiles qu’ils ont lancées sur l’église voisine.
Les sapeurs-pompiers ont été alertés pour pouvoir intervenir si besoin et les gendarmes de la compagnie de Meylan se sont joints aux éducateurs du foyer pour tenter de raisonner les quatre vandales et les convaincre de descendre.
Les négociations ont duré près d’une heure et demie, jusqu’à ce que les enfants décident de rejoindre la terre ferme et soient rattrapés alors qu’ils tentaient de s’enfuir.
Un cocktail molotov lancé contre la prison de Perpignan
France bleu/L’Indépendant, 23 octobre 2021 (extrait)
La maison d’arrêt de Perpignan a été la cible d’un ou plusieurs individus dans la nuit de vendredi à samedi. Un cocktail molotov a été lancé, probablement depuis la route, contre les filets anti-projection qui encerclent le bâtiment. Les pompiers ont rapidement éteint un incendie le long de la RD900.
Pierre Grousset, secrétaire local du syndicat pénitentiaire UFAP UNSA a réclamé » la réparation rapide des filets avec du câble fin maillé métallique. »
Depuis environ deux semaines, Boris n’est plus sous sédation, cela signifie qu’il sort progressivement du coma artificiel. Son parcours de soin comme celui face à la justice (1) risque d’être encore long. Il lui appartient désormais de donner ou non de ses nouvelles.
Que chacun-e continue son chemin vers un monde débarrassé de toute autorité.
Rennes. L’exposition sur l’abolition de la peine de mort
vandalisée
France3, 9 octobre 2021
C’est un adhérent de l’association Champs de Justice qui a fait la découverte ce samedi 9 octobre, dans la matinée. Quinze panneaux accrochés sur les murs de l’ancienne prison Jacques Cartier à Rennes ont été tagués. « ACAB », « Crèvent le CRA (centre de rétention administrative) » pouvait-on lire. Certains étaient recouverts d’affiche portant mention de l’association l’Envolée qui milite contre l’enfermement.
Lithographie, photographies, des extraits de bande-dessinée ou encore des tableaux étaient installés ici pour une exposition prévue sur l’abolition de la peine de mort. 2021 marque en effet les 40 ans de cette abolition. L’un des panneaux rappelait notamment que Robert Badinter, ministre de la justice avait écrit son discours du 17 septembre lu à l’Assemblée nationale dans la maison de vacances de son amie Benoîte Groult à Doëlan dans le Finistère.
Jeudi en me baladant dans le bas Montreuil, j’ai aperçu des dizaines de messages sur les murs, en m’approchant, j’ai vu une affiche expliquant ce qui a été ciblé, archi 5, Orange et EGIS, en solidarité avec Boris, et contre ce monde de surveillance et d’enfermement.
En discutant avec un passant, on me dit qu’une 30-40 aine de personnes auraient pris la rue pendant une dizaine de minutes laissant affiches, tags, et bris de vitres sur leur passage dans la soirée du 29 septembre. Lire la suite
Attaque (qui l’a reçu par mail), 29 septembre 2021
C’est l’histoire d’une camionnette eiffage. Une camionnette toute neuve. Car elle a visiblement remplacé celle qui, on l’a lu, a été incendiée en début d’année dans le même secteur. Une camionnette flambante neuve, donc, qui finit par flamber.
Une camionnette eiffage sert le plus souvent à construire des cages.
Des cages tristes avec des couleurs qui sonnent faux. Des cages pour nous habituer au conformisme, pour nous préparer au travail et à bien jouer le rôle social qu’on nous a attribué. Lire la suite
traduit de l’allemand de Barrikade, 29 septembre 2021
Protectas [filiale suisse du groupe Securitas] est une entreprise qui utilise systématiquement la violence contre les réfugiés. Leur modèle économique consiste à maintenir les gens dans des camps d’asile fédéraux semblables à des prisons et à étouffer les conflits par la violence et les démonstrations de pouvoir.
En février, les employés de Protectas ont enfermé une personne dans un conteneur hypothermique à Perreux jusqu’à ce que la température corporelle soit tombée à 33 degrés et qu’elle ait dû être admise à l’hôpital. Chaque jour, ils harcèlent, tabassent, frappent et insultent des personnes dans les camps d’asile fédéraux. Il ne s’agit pas de cas isolés du personnel de Protectas, mais d’un système délibéré d’oppression et de précarité pour que l’espoir d’obtenir l’asile s’estompe et que l’attente devienne insupportable.
Dans la nuit du 28 septembre 2021 à Berne (Suisse) nous avons flambé une voiture de Protectas avec des allume-feu à la paraffine. Sabotons leurs outils, bureaux, déplacements… jusqu’à ce que tout le monde soit libre !
[Le procès] du 20 septembre, qui devait porter sur l’appel de la condamnation à 4 ans de prison dont 2 fermes de Boris, toujours en coma artificiel, n’a pu avoir lieu en raison de l’état de santé toujours critique de notre compagnon.
Les juges ont décidé de le « remettre en liberté » sans contrôle judiciaire, et de reporter son procès sine die.
Si l’on ne peut que se réjouir dans l’immédiat qu’il ne soit plus sous la main de l’administration pénitentiaire, il n’en a malheureusement pas fini avec la justice, vu que la fin de sa peine [jusque-là purgée en préventive] comme son procès en appel ne sont que suspendus.
Les mots et les actes qui se multiplient en solidarité avec Boris font exister le désir de vivre hors de toute autorité.
Des anarchistes complices et solidaires, Le 28 septembre 2021