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On trouvera ci-dessus deux brochures téléchargeables sorties il y a quelques mois et dénichées dans la Lettre d’Haokah n°2, une toute nouvelle distro anarchiste née au printemps dernier. La première reprend différents textes sortis entre décembre 2018 et décembre 2019 pendant et autour du mouvement des Gilets jaunes, en élargissant la réflexion à celle de l’intervention révolutionnaire anarchiste. Quant à la seconde, elle reprend deux textes de la même période, qui reviennent chacun à leur façon, à la fois critique et historique, sur les défilés du 1er Mai.
Sur le mouvement des gilets jaunes, l’intervention révolutionnaire et d’autres choses encore, A5, mars 2023, 52 p.
Inactualités sur le Premier mai / Projectualité de la vitrine, A5, mars
2023, 16 p.
Un autre fin de ce monde est possible. La solidarité avec les peuples autochtones et le blocage des infrastructures extractives au Canada, juillet 2023 (traduit de l’anglais, 2019), 36p. A5
« Renverser l’ensemble de l’économie coloniale est une tâche de très longue haleine, mais à moyen terme, nous voulons développer une capacité à bloquer et à détruire les infrastructures et les développements industriels, de la construction de pipelines aux opérations d’exploitation minière et de construction de barrages, en passant par tous les projets d’extraction auxquels les populations autochtones résistent. »
Sommaire
Un autre fin de ce monde est possible
Annexe 1: Infrastructures de transport au Canada
Annexe 2: Goulets d’étranglement des infrastructures vulnérables
Annexe 3: Blocage Wildfire pendant la crise d’Oka
Annexe 4: Blocages pendant la journée d’action Idle No More
Annexe 5: Actions anarchistes de solidarité dans le sud de l’Ontario
Annexe 6: Une sélection de communiqués repris de warriorup.noblogs.org
Annexe 7: Les 20 pires goulets d’étranglements du trafic
Pas vue pas prise, contre la video-surveillance, 92 p. A5, mai 2023
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Introduction
En quelques années la vidéosurveillance s’est imposée de manière incontournable dans notre quotidien. Les caméras ne sont plus réservées aux boulevards des villes ou aux allées des grands magasins, aujourd’hui on peut les croiser partout. Elles sont devenues banales au point qu’on ne les remarque presque plus. Pourtant, pour certain‑e-s, difficile d’oublier le poids de ces petits appareils voyeurs sur nos vies et nos modes de fonctionnement. Elles rendent les endroits pris dans leur champ de vision plus hostiles, parce que, forcément, avoir l’impression d’être épié-e en permanence rend méfiant-e. On se demande si n’on a pas l’air louche, on s’auto-censure. C’est le propre de la surveillance que de pousser à la normalisation, de faire qu’on s’assagisse de soi-même par crainte d’une répression potentielle. Lire la suite
Tout feu, tout flamme Entretiens sur la résistance armée avec des anciens des Cellules Révolutionnaires (RZ) Allemagne, 1973-1993, ed. Tumult, 580 p., juin 2023
En 1973, deux attentats à la bombe contre une multinationale des télécommunications en République Fédérale d’Allemagne marquent les débuts de ce qui allait devenir les Revolutionäre Zellen (RZ, « Cellules Révolutionnaires »). Inspirées par les mouvements de libération armés dans le dit tiers-monde et portées par l’agitation subversive qui secoue les métropoles occidentales, les RZ réalisent des dizaines d’attaques, ciblant plus particulièrement le complexe militaro-industriel. Au début des années 1980, elles définissent un angle plus social-révolutionnaire avec le foisonnement d’importantes luttes offensives contre la construction de centrales nucléaires et d’autres nuisances industrielles, de conflits contre l’OTAN et le militarisme, de combats contre le patriarcat et les nouvelles technologies, ou encore de révoltes d’une jeunesse enragée. Dotées d’une solide logistique souterraine décentralisée, les RZ revendiquent près de 200 attentats, principalement explosifs et incendiaires, jusqu’en 1993. Lire la suite
Guerre à la guerre. Perspectives anarchistes et internationalistes, 48 pages A4, avril 2023 + supplément « Bezmotyvni » de 34 pages
[Pour le n°1 (mars 2022) et le n°2 (juin 2022), voir ici et là]
Le troisième numéro du bulletin Guerre à la guerre – Perspectives anarchistes et internationalistes, vient de paraître.
Nous invitons toute personne que sa lecture ou sa diffusion intéresse à nous écrire à l’adresse suivante : lapaixlaguerre[AT]riseup.net.
Au sommaire de ce numéro :
Un panache de fumée noire « A l’arrière de la guerre, des usines ordinaires » Le problème à la source Mener sa propre guerre Deux de moins Lueurs depuis la Russie Lire la suite
En grève jusqu’à la retraite – feuille d’agitation (Caen), numéro 4, avril 2023, 4 pages A4
En grève jusqu’à la retraite est à la fois une feuille d’agitation et un espace d’organisation collectif autonome entre anti-autoritaires et anticapitalistes.
C’est une feuille d’agitation et un espace pour approfondir notre critique du travail salarié, dépasser la question de la réforme des retraites en cours et attaquer l’ensemble des tissus de relations et des dispositifs matériels et idéels par lesquels l’Etat, le capital, mais également le patriarcat et d’autres formes de dominations et d’exploitation maintiennent leur emprise.
Les attaquer par la plume, mais les attaquer également par l’action et le geste, à travers cet espace, mais également par l’action de groupes affinitaires et en soutenant, nous mêlant ou nous associant à des assemblées auto-organisées.
Pour nous rejoindre, nous rencontrer ou échanger :
engreve-caen(at)riseup.net
NdSN : on peut télécharger le premier numéro (février 2023) ici et les n°2 et 3 (mars 2023) là.
Deux zozo.e.s d’Ariège, Contre le phagocytage des luttes par les Soulèvements de la Terre, 5 pages, A4, avril 2023
[Phagocyterv. tr. : absorber et détruire]
L’objectif de ce texte est de mettre en garde contre les pratiques, les objectifs, et la ligne politique des Soulèvements de la Terre. Il s’appuie sur une connaissance directe des luttes à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes jusqu’en 2018, où les futurs leaders des Soulèvements s’étaient illustrés, et sur plusieurs témoignages récents de personnes s’étant rendues à des événements organisés par eux. Il n’a pas pour but de décourager quiconque de se rendre à ces événements, mais vise à partager certaines inquiétudes et certaines méfiances, en particulier d’un point de vue anti-autoritaire.
***
Les chefs des Soulèvements de la Terre (« Benoît Feuillu » ou « Basile Dutertre » par exemple) sont donc ceux-là même qui, à la ZAD, sont parvenus à transformer et à contrôler la lutte à leur profit, avec des méthodes souvent brutales voire violentes. À la tête d’un groupe nommé CMDO, ils se sont peu à peu présentés comme les représentants du mouvement d’occupation dans son ensemble, tout en refusant de participer aux réunions et assemblées de lutte. Ils ont promu l’ « unité » avec les organisations réformistes au nom d’un pragmatisme politique qu’ils appelaient « stratégie ». Après l’annulation officielle du projet d’aéroport, en janvier 2018 – le succès d’une lutte de plusieurs décennies – ils ont proclamé la « victoire » et, en fin de compte, organisé la liquidation de la ZAD comme mouvement. Ils ont accepté de négocier avec l’État, non pas en leur nom propre mais au nom de tous, ce qui leur a permis d’obtenir pour eux-mêmes des maisons et des terres légalement, avec même une clause où ils s’engageaient à dénoncer aux services de l’État toute occupation illégale et à ne pas s’opposer à leur expulsion. Les récalcitrants ont été intimidés, menacés et violentés. Sur toute cette séquence, et la lutte qui l’a précédée, nous vous conseillons la lecture de l’excellent texte Réflexions à propos de la ZAD, une autre histoire (référence en fin de texte). Lire la suite
[version mise à jour reçue par mail, 6 avril 2023]
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Samedi 25 mars 2023, à Sainte-Soline, pour défendre leurs solutions industrielles optimisant la production capitaliste dans un monde où l’eau commence à manquer, l’Etat a tenté d’assassiner.
Normal.
Lorsque des milliers de personnes se retrouvent pour exprimer un refus offensif, d’une bassine, d’une réforme, d’un état de fait qui opprime, les flics les attendent et canardent.
En grève jusqu’à la retraite – feuille d’agitation (Caen), numéro 2 et numéro 3, mars 2023, 4 pages A4
En grève jusqu’à la retraite est à la fois une feuille d’agitation et un espace d’organisation collectif autonome entre anti-autoritaires et anticapitalistes.
C’est une feuille d’agitation et un espace pour approfondir notre critique du travail salarié, dépasser la question de la réforme des retraites en cours et attaquer l’ensemble des tissus de relations et des dispositifs matériels et idéels par lesquels l’Etat, le capital, mais également le patriarcat et d’autres formes de dominations et d’exploitation maintiennent leur emprise.
Les attaquer par la plume, mais les attaquer également par l’action et le geste, à travers cet espace, mais également par l’action de groupes affinitaires et en soutenant, nous mêlant ou nous associant à des assemblées auto-organisées.
Pour nous rejoindre, nous rencontrer ou échanger :
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NdSN : on peut télécharger le premier numéro (février 2023) ici
Qui a écrit ça ? Un bref aperçu des méthodes modernes de la criminalistique linguistique pour déterminer les auteur·ice·s d’un texte, traduit de l’allemand de Zündlumpen n°76 (2020) par le Centre de documentation sur la contre-surveillance (CSRC), 8 pages A5, mars 2023
Introduction
L’article suivant tente de donner un aperçu d’un point de vue non technique. Il existe quelques publications académiques sur ce sujet qui pourraient être examinées pour une meilleure analyse. Cependant, mon objectif principal ici est de soulever la question, et non de fournir un point de vue solide et concluant. Si vous en savez plus, publiez !
La plupart des gens qui commettent occasionnellement des délits et ont des démêlés avec la justice s’intéressent sans doute à la possibilité d’éviter de laisser des traces qui pourraient leur coûter cher à l’avenir, peut-être même après des années ou des décennies. Ne pas laisser d’empreintes digitales, de traces ADN, d’empreintes de chaussures ou de traces de fibres textiles ou au moins se débarrasser des vêtements après coup, éviter les caméras de surveillance, faire attention aux traces d’outils, éviter les enregistrements de toute sorte, détecter la surveillance, etc. – tout ça devrait être une préoccupation pour toute personne qui commet des délits de temps en temps et qui ne veut pas être identifiée. Mais qu’en est-il de ces traces qui n’apparaissent souvent qu’après la commission d’un délit, dans le désir d’expliquer son acte de manière anonyme ou même en utilisant un pseudonyme récurrent ? Lors de la rédaction et de la publication d’un communiqué ? Lire la suite
(Tract distribué à Caen (Calvados) dans les dernières manifs autour de la réforme des retraites. Reçu par mail.)
Le blocage du train-train quotidien par d’autres moyens
A partir du 24 janvier, la circulation des trains de la Gare de l’Est à Paris a été interrompue 48 heures. En effet, dans la nuit, des câbles électriques aux abords de la voie ferrée et d’une installation SNCF ont été incendiés. Un moyen parmi d’autres de briser la routine, de casser la normalité et de commencer à bloquer le pays.
En ces jours de grève et de manifs contre une réforme des retraites et bien d’autres choses, où ça parle grèves reconductibles et blocages économiques, ce sabotage a mis hors fonction l’un des réseaux nécessaires à la bonne marche de l’économie. Quelques câbles incendiés ont ainsi créé une panne dans un poste d’aiguillage et dans la signalisation, mettant automatiquement tous les feux au rouge et bloquant l’appareil de commande des voies. aucun des 250 trains n’a donc pu circuler. Lire la suite
[Mercredi 15 février 2023 à Nanterre, une dizaine de personnes ont fait irruption en milieu de matinée dans l’agence Pôle emploi de la rue Gambetta en distribuant des tracts. « Dégradation de l’accueil », « affiches déchirées » et « objets mis à terre » par « des gens de la mouvance anarchiste » lâcheront les journaflics du Parisien le jour même, tandis que Môssieur le Préfet des Hauts-de-Seine en personne publiera un communiqué pour « condamne[r] fermement la violente intrusion » dans l’agence et blablater sur sa « solidarité et total soutien aux agents de Pôle emploi et de tous nos services publics ». Suite à cette petite visite qui tombait pile le jour et l’heure où Pôle emploi organisait dans ses locaux une séance de recrutement pour le compte de la gendarmerie nationale (jardinage, cuisine, etc.), cinq personnes ont été arrêtées dans la foulée et quatre placées en garde-à-vue. Elles sont sorties le lendemain au bout de 30 heures avec une convocation au tribunal le 5 décembre prochain, pour « dégradations en réunion » et « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », ainsi que « refus de signalétique ». Voici le tract distribué ce jour-là au Pôle Emploi de Nanterre.]
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« C’EST QUOI C’TRAVAIL ?!! »
Pour beaucoup, malgré tous les formatages du monde, le Travail signifie exploitation de l’homme par l’homme, concurrence sans merci de tous contre tous, transformation du monde en marchandises et, l’inévitable cortège de souffrances et maltraitances physiques et psychologiques actent le caractère désastreux et misérable d’une telle condition. « Ici on n’est pas là pour déconner. » Lire la suite
En grève jusqu’à la retraite est à la fois une feuille d’agitation et un espace d’organisation collectif autonome entre anti-autoritaires et anticapitalistes.
C’est une feuille d’agitation et un espace pour approfondir notre critique du travail salarié, dépasser la question de la réforme des retraites en cours et attaquer l’ensemble des tissus de relations et des dispositifs matériels et idéels par lesquels l’Etat, le capital, mais également le patriarcat et d’autres formes de dominations et d’exploitation maintiennent leur emprise.
Les attaquer par la plume, mais les attaquer également par l’action et le geste, à travers cet espace, mais également par l’action de groupes affinitaires et en soutenant, nous mêlant ou nous associant à des assemblées auto-organisées.
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Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°59-60 (décembre 2022) vient de sortir.
« Les nuages qui couvaient à l’automne 2017 n’étaient pas des plus favorables pour entreprendre de longues promenades. C’est pourtant au cours de ces mois pluvieux, au gré d’échanges et de discussions animées, de réticences et de rêveries, que mûrit finalement l’idée d’un bulletin anarchiste régulier sur papier. Plus qu’une revue ou un journal d’agitation, nous voulions plutôt donner vie à ce que l’on nommait entre nous, non sans un certain orgueil, une feuille de combat. C’était le moment de lancer quelque chose de nouveau face aux marasmes qui étaient en train de gagner les enthousiasmes précédents…»
Jack Déjean, Nature et anarchie, 2e ed. revue et augmentée (Caen), décembre 2022, 384 p.
Le livre Nature et anarchie est republié dans une nouvelle version revue et augmentée (384 pages). De nouveaux personnages apparaissent dans le texte, comme André Prudhommeaux, André Léo ou Georges Navel, et un chapitre 4 évoque plus en détail ce qui nous détruit, depuis le développement du numérique jusqu’à l’extraction minière, et les impasses des faux-critiques (sommaire ci-joint).
Présentation :
« Dire que l’anarchisme est dès son origine une pensée « écolo » relèverait de l’anachronisme. Il a même parfois prôné l’industrialisation. En revanche, il est dès le départ un assaut contre le développement capitaliste, avec tous ses désastres. C’est justement pour cela qu’il n’est pas écologiste, et contribue au contraire à éviter le piège d’une pensée réformiste et gestionnaire. Il fournit des armes aussi bien contre la gestion salement industrielle du capital, ou celle plus novatrice qui se colle l’étiquette « verte » ou « durable ». Il n’est par ailleurs jamais question de la nature sans celle de la liberté. » Lire la suite