Archives par mot-clé : Allemagne

Altena (Allemagne) : des voitures de flics sous les feux de la critique

traduit de l’allemand de chronik, 31 juillet 2021 (extrait)

(Focus). Dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie à Altena, des inconnus ont incendié deux voitures de patrouille de la police dans un parking souterrain vendredi 30 juillet. L’incendie, qui a totalement détruit les deux véhicules, a été découvert vers 12h30. En plus du poste de police, il y a aussi des magasins et des appartements dans le complexe immobilier au dessus du parking, qui a été en grande partie évacué par les pompiers pour éteindre le feu. Tous les locataires et utilisateurs de l’immeuble ont pu regagner leur logement après extinction.

Cet incendie à Altena, qui a été durement touchée par les inondations catastrophiques il y a quelques semaines, a provoqué de longs embouteillages autour des lieux de l’incendie, bloquant la Lenneuferstraße jusqu’à environ 15 heures. Les responsables estiment le montant des dégâts à plus de 100 000 euros. Aucune information n’a encore pu être donnée sur d’éventuels dommages au parking souterrain. La Sécurité d’Etat de Hagen a ouvert une enquête.


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Schwalmstadt (Allemagne) : sabotage contre le chantier d’autoroute

La forêt de Dannenrod après l’abattage des arbres pour faire place à l’autoroute A49

Des engins de chantiers de l’A49 mis hors service
traduit de l’allemand de Chronik, 4 juillet 2021

(HNA).
À Treysa, un quartier rattaché à Schwalmstadt dans la région de Hesse, des engins de chantier ont été endommagés par des inconnus sur le chantier de la A49 ce week-end [l’autoroute pour laquelle la forêt de Dannenrod a été rasée malgré la lutte]. Selon la police, les dégâts s’élèvent à 150 000 euros.

Cinq véhicules et équipements de chantier différents sur le chantier de construction de l’A 49 près de Treysa ont été gravement endommagés par des inconnus le week-end dernier. La police soupçonne un lien avec les manifestations contre la poursuite de la construction de l’A 49. La sûreté de l’État de la police criminelle de Homberg a repris l’enquête.
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Wanted interconnectés

Saarlouis, petite bourgade allemande de 35 000 habitants située à une cinquantaine de kilomètres de Metz (Moselle), ne fait pas souvent parler d’elle de ce côté-ci en dehors des manuels d’histoire. Les nostalgiques d’une France expansionniste se souviendront par exemple que cette ville-forteresse fondée par Vauban en 1680 est restée un morne poste frontalier jusqu’à la chute de l’empire napoléonien en 1815, avant de redevenir hexagonale par deux fois lors de l’occupation forcée de la région de la Sarre ayant suivi chaque guerre mondiale (1920-1935, 1945-1956). Quant aux plus autoritaires, ils écraseront certainement une larme en découvrant que Saarlouis fut la ville de naissance de Marx-père, né sujet du Royaume de France et mort sujet du Royaume de Prusse, alimentant peut-être la vindicte de son fameux rejeton contenue dans sa lettre à Engels du 20 juillet 1870 lors de la guerre franco-prussienne, quelques mois avant que la Commune de Paris ne vienne rebattre les cartes : « Les Français ont besoin d’une raclée. Si les Prussiens l’emportent, la centralisation du pouvoir d’Etat favorisera la centralisation de la classe ouvrière allemande… la suprématie allemande déplacerait [enfin] le centre de gravité du mouvement ouvrier ouest-européen en le transférant en Allemagne. »

Oubliée de beaucoup, Saarlouis a pourtant refait parler d’elle le 2 juillet dernier, lorsque le journal Bild a publié deux photos du visage d’un inconnu (masqué) en pleine action, capté par une caméra de vidéosurveillance, sous ce titre retentissant : « Prime de 2000 euros offerte. Qui connaît cet incendiaire d’antennes-relais ? ». Jusqu’alors plutôt discrète sur des faits qu’elle n’avait pu entièrement taire, et certainement lasse de faire chou blanc, c’est donc aux lecteurs d’un torchon populiste que la police a décidé de faire confiance pour l’aider dans ses recherches, n’ignorant pas qu’une bonne partie de son lectorat est justement composé des milliers d’ouvriers et de leurs familles de l’usine automobile Ford-Europe, qui fait vivre la bonne ville de Saarlouis depuis une cinquantaine d’années. Rien de nouveau sous le soleil en tout cas, puisque la pratique délatoire du journal du groupe Springer et son étroite collaboration avec la police remonte aux lointaines et tumultueuses années 60 contre les dits « groupes extraparlementaires », ce qui lui avait d’ailleurs valu de nombreux déboires, y compris explosifs.
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Berlin (Allemagne) : saboter à la source le complexe industriel de Tesla

Lundi 17 mai 2021, le célèbre patron milliardaire de SpaceX et de Tesla Elon Musk s’est déplacé à Grünheide, petite ville située à l’est de la capitale allemande dans le Brandebourg, afin de visiter le site de sa future usine de voitures électriques de luxe, qui sera sa quatrième « Gigafactory » dans le monde (après celles des Etats-Unis et de Chine), exploitant 12 000 personnes. Il a annoncé son ouverture programmée pour fin 2021, où Tesla devrait y produire d’un côté 500 000 voitures du Model Y, mais aussi des cellules de batteries pour en faire à terme la plus grande usine d’Europe en la matière.

La nuit du 25 au mercredi 26 mai vers 3 heures, ses beaux projets avaient toutefois un peu de fumée dans l’aile et prendront un peu de retard. En effet, à environ 250 mètres du site de l’usine Tesla de Berlin/Grünheide –et plus précisément à proximité immédiate de l’autoroute A10 au niveau de la sortie Freienbrink –, le groupe Volcan a incendié avec succès six câbles électriques à haute tension (110 000 volts) de la compagnie Edis qui alimentaient le chantier et se trouvaient dans un couloir dédié derrière une clôture.
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Munich (Allemagne) : saboter l’industrie de guerre à la source

traduit de l’allemand de chronik, 21 mai 2021

Couper le jus aux producteurs de guerre !
Foutre un coup de pied au cul des fournisseurs d’énergie !

Le 21 mai 2021, nous avons attaqué le réseau d’électricité et de fibre optique de la compagnie Stadtwerke (SWM) dans l’Est de Munich. Le principal objectif de cette action était la société d’armement Rohde & Schwarz située près de la gare de l’Est, à qui nous avons heureusement pu couper le jus pour au moins 24 heures.

Rohde & Schwarz est l’une des nombreuses entreprises qui tirent leurs profits de la production d’armes, de la guerre et de la mort, et qui contribuent à ce que depuis des années l’Allemagne figure parmi les 5 premiers exportateurs d’armement au classement mondial.
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Berlin (Allemagne) : ça chauffe la veille de l’expulsion

traduit de l’allemand de chronik, 25 mars 2021

(Berliner Zeitung). La protestation contre l’expulsion programmée du bar de quartier Meuterei a connu une escalade dans la nuit de mercredi 24 à jeudi 25 mars. Des vandales ont mis le feu dans plusieurs quartiers de la ville. Des voitures de luxe ont brûlé, ainsi que des véhicules d’entreprises immobilières, des containers à poubelles et l’entrée d’un poste de police municipale !

► A Lichtenberg, dans la rue Gotlindestraße la Mercedes Citaro d’une entreprise de travaux urbains a brûlé vers 1h.
► A Prenzlauer Berg dans la rue Süderbrokerweg une BMW a entièrement brûlé vers 1h30.
► A Mitte, dans la rue Hannoverschen une Porsche Cayenne tout terrain a brûlé vers 1h30.
► A Reinickendorf, dans la rue Brusebergstraße, une fourgonnette d’une entreprise immobilière a brûlé vers 2h. Une voiture garée devant a aussi été atteinte par les flammes.
► A Reinickendorf, dans la rue Lübener Weg, des inconnus ont placé des pneus de voiture devant la porte d’entrée de la police municipale (Ordnungsamt, OA, voir ci-contre) du quartier. L’entrée a été gravement endommagée et le bâtiment enfumé.
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Allemagne : quelques brèves de février

Flensbourg (Schleswig-Holstein) : le gentrificateur perd ses véhicules
traduit de l’allemand de Chronik, 21 février 2021

(SHZ). Dimanche soir vers 20h, une voiture de service de l’investisseur hôtelier de Flensbourg, Jan Duschkewitz, est partie en fumée à Holsteingang près du vieux lycée.

Jan Duschkewitz est un investisseur dans le très contesté hôtel de la gare. Des autonomes ont annoncé que pour chaque arbre abattu, une voiture serait incendiée.

En janvier déjà, plusieurs véhicules d’entreprise de Duschkewitz avaient été dégradés. Son entreprise, de même que l’établissement de son co-investisseur, Ralf Hansen, sont actuellement sous protection policière.
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Munich (Allemagne) : une évasion à la prison de Stadelheim

traduit de l’allemand de Zündlumpen, 18 février 2021

Mardi 9 février, un détenu s’est évadé de la prison munichoise de Stadelheim. Selon les médias, il s’est caché dans un camion de livraison qui avait livré des marchandises à l’intérieur, puis a quitté la prison en matinée malgré la surveillance des porcs des forces de la justice. Malheureusement, il a été repris quelques heures plus tard près du domicile familial.

En 1986, six prisonniers avaient réussi à s’évader de Stadelheim avec de fausses clés en utilisant les points faibles des portes, puis à travers un puits d’alimentation souterrain qui menait au réseau des égouts. Au début des années 90, deux prisonniers s’étaient évadés en franchissant le mur de la prison de six mètres de haut. La situation avait été favorisée par une cabane de chantier dont les prisonniers avaient su profiter. Malheureusement, l’un des deux s’était blessé au pied en sautant dans le vide, et ils avaient été repris. Selon le porc-en-chef de la taule de Stadelheim, la méthode la plus répandue pour sortir de cette prison reste toutefois de s’évader lors des « extractions », quand on est baluchoné pour se rendre par exemple au tribunal, chez le médecin, à l’hôpital, etc.
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Freistett (Allemagne) : jamais deux sans trois

Dans la région du Bade-Wurtemberg, située de l’autre côté du Rhin, on se souvient que deux antennes-relais étaient parties en fumée à la fin de l’année dernière. Le 20 novembre 2020 à Gaggenau-Selbach, puis le 5 décembre à Rheinau sur le terrain de sport de Freistett, comme on pouvait le lire ici.

Dimanche 7 février au petit matin, vers 2h30, une troisième antenne-relais a cessé de se mettre au service du télétravail, de la surveillance policière et de la mutilation des rapports. Les dégâts de l’incendie volontaire sont évalués à 100 000 euros, et c’est la police criminelle d’Offenbourg qui a été chargée de l’enquête.

Pas de bol pour les usagers friands de technologie, puisque les clients de Vodafone et d’O2 déploraient déjà une absence de réseau de téléphonie et d’internet mobile dans le sud de la ville de Freistett depuis deux mois, suite au sabotage de décembre (la réparation est toujours en cours). Ce petit problème de discrimination est donc réglé, et l’ensemble des habitants du coin sont à présent sur un pied d’égalité : tous vont devoir se passer temporairement du petit appareil, qui était devenu au fil du temps une véritable prothèse de leur cerveau.

[synthèse de la presse locale dont le Badische Neueste Nachrichten, et Zündlumpen du 18 février 2021]

Munich (Allemagne) : les vœux virtuels tombent à l’eau

traduit de l’allemand de Zündlumpen, 23 janvier 2021

Le soir de la Saint-Sylvestre du 31 décembre 2020, entre 19h15 et 19h30, des inconnus ont endommagé plusieurs bornes de raccordement électrique (Energieanschlusssäulen, voir description plus bas) à Munich dans le quartier de Neuperlach au niveau des rues Charles-de-Gaulle-Straße, Jakob-Kaiser-Straße et Ollenhauerstraße. Selon les informations des médias, des câbles conducteurs de courant ont ainsi été sectionnés, ce qui a donné lieu à des coupures d’internet et du téléphone dans les foyers adjacents et aurait causé plusieurs milliers d’euros de dégâts. « Les vœux de bonne année par Skype ou Zoom sont tombés à l’eau » écrit un journal local à ce propos.
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Allemagne : les mystérieuses auto-combustions d’antennes-relais

[synthèse de la presse régionale allemande du début de l’année]

Keltern, 31 décembre 2020. Dans le Bade-Wurtemberg, une antenne-relais de 50 mètres de haut située dans la carrière de Keltern s’est enflammée vers 19h40 sur la Regelbaumstrasse, comme l’a constaté une patrouille de la brigade de maîtres-chiens de la police de Pforzheim, qui avait été appelée pour cet incendie. Il est rapidement devenu évident que le feu s’est propagé jusqu’à la partie supérieure.
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Leipzig (Allemagne) : le fourgon du constructeur de taules Spie part en fumée

traduit de l’allemand de chronik, 15 janvier 2021

Une nouvelle fois, un véhicule d’une entreprise impliquée dans la construction de la nouvelle prison de Saxe-Thuringe à Zwickau est parti en flammes. Le Mercedes Vito de cette entreprise internationale du bâtiment se trouvait dans la rue Tiefe à l’Est de Leipzig, lorsque, peu après minuit, des inconnus ont brisé une vitre et placé un engin incendiaire à l’intérieur.

Le transporter a entièrement brûlé. La police a annoncé des dégâts s’élevant à 20 000 euros. En décembre, un véhicule de la même entreprise [il s’agit donc de Spie] avait déjà été incendié à Leipzig. Sur les pages internet d’extrême-gauche, la filiale d’un grand consortium de construction français est citée sur une liste des „profiteurs des taules“ .
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Eisenach (Allemagne) : le bar de fachos fait boom


[reçu par mail]

Attaque d’un lieu de rendez-vous néo-nazi
traduit de l’allemand de chronik, 12 janvier 2021

Au matin du 11.01.2021, nous avons attaqué en tant que femmes le dit „Bulls Eye“, un bar facho à Eisenach. Nous avons enjolivé la façade grise et déposé un engin explosif dans ses beaux yeux. Celui-ci a entre autre assuré la destruction du stock derrière le bar. Même si cet endroit a déjà été la cible d’attaques par le passé, il est pour nous un objectif qui a toujours mérité d’être attaqué, comme tout autre lieu de repli de nazis. Ils ne doivent jamais reposer en paix, mais en permanence avoir peur pour les lieux où ils se meuvent, où ils vivent et diffusent leurs idéaux. Au cours des derniers mois nous avons particulièrement vu avec le corona à quel point il est et il reste important de combattre continuellement les idées fascistes et de ne pas les laisser prospérer.
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Solidarité vécue

Solidarité vécue

De nombreux cercles d’anarchistes se retrouvent en ce moment dans la ligne de mire de la répression étatique et doivent affronter des arrestations, des perquisitions à large échelle et des procès. Mais dans l’ensemble de la société également, les chiens de garde de différents États prennent de plus en plus les exploité-e-s et les exclu-e-s dans leurs tirs croisés, indépendamment des frontières, mettant en place et remplissant toujours plus les camps d’internements et les geôles. La vision d’exécutions de peines plus perfectionnées, de machines à expulser monstrueuses, de prisons high-tech, de lois anti-terroristes durcies à la minute et de militaires, ou de flics-robocops ressemblant à des soldats, patrouillant dans les rues ne s’annonce pas rose pour les perspectives de liberté auxquelles nous aspirons. Ce scénario pourrait conduire à sombrer dans la léthargie et à penser, en cédant au fatalisme, que notre vie se déroule peut-être juste comme dans un mauvais roman noir…

D’un autre côté, des rebelles conspirant de concert continuent à mettre le feu aux fesses des puissants. Les marques de la guerre sociale dessinent donc un panorama où des arrestations peuvent suivre les moindres attaques contre des structures du pouvoir, en même temps que, parfois en une semaine, des révoltes sociales éclatent dans des pays plus ou moins lointains. Et il n’y a finalement rien de nouveau à ce que l’épée de Damoclès de la prison soit constamment suspendue précisément au dessus des ennemi-e-s déclaré-e-s de l’ordre social.
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