Berlin (Allemagne) : On conspire – mise à jour sur l’enquête en cours

[Traduit de l’allemand de Kontrapolis par le Counter-Surveillance Resource Center, 27 juin 2023]

Introduction

Avec ce texte, on veut donner un aperçu de l’enquête en cours contre deux camarades qui ont été arrêté·e·s le 16 février 2023 à Adlershof, Berlin. On pense que les expériences individuelles peuvent être d’une utilité collective lorsqu’on trouve les bons moyens de les partager. La répression ne doit surtout pas être subie individuellement comme une fatalité, mais doit plutôt être une opportunité de nous rassembler dans un moment d’offensive. Ce texte devrait être un pas de plus dans cette direction.

Qu’est ce qui s’est passé ?

Dans la nuit du 15 au 16 février, l’hélicoptère de la police fédérale (« Pirol »[1].) effectue un de ses vols de surveillance de routine. À 0h26, l’équipe, à l’aide de caméras thermiques, identifie deux personnes sur les voies de chemin-de-fer au sud de S-Bahnhof Adlershof[2]. Ils alertent le centre de contrôle d’Ostbahnhof[3], qui envoie alors deux voitures de patrouille et une voiture civile (toutes de la police fédérale, puisque le chemin de fer relève de la juridiction fédérale) à Adlershof. Lire la suite

Guise (Aisne) : pendant que le député roupille…

Aisne : la voiture du député Jean-Louis Bricout incendiée
Courrier picard/France 3, 7 juillet 2023

La voiture du député de la 3e circonscription de l’Aisne Jean-Louis Bricout [ex-PS, siégeant au groupe Liot] a pris feu dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 juillet. La Peugeot du député était garée dans la rue Lesur, près de la nouvelle permanence parlementaire de l’élu qui doit ouvrir à la rentrée et qui est actuellement en travaux. Jean-Louis Bricout dormait cette nuit dans les locaux.

Il a été réveillé par les voisins vers 1h30 du matin vendredi.. Une voiture du laboratoire médical Synlab a aussi été touchée.

«  Ça fait désordre, dans le climat politique actuel, réagit le député. Il y avait la cocarde devant et mon écharpe de député sur les sièges arrières, est-ce que ça a suffi pour que ça échauffe les esprits et que certains décident d’y mettre le feu ? C’est une belle voiture aussi, peut-être que c’est pour ça qu’elle a été visée. »

Bruxelles (belgique) : les comicos flambent aussi !

Le commissariat de Saint-Gilles incendié cette nuit !
Sud Infos, 7 juillet 2023 (extrait)

Selon des témoins, il était aux alentours de 3 h du matin dans la nuit de jeudi à vendredi lorsqu’un individu cagoulé a jeté un cocktail Molotov sur la porte d’entrée du commissariat du Parvis de Saint-Gilles qui a par conséquent intégralement brûlé.

L’incendie a également provoqué des dégâts dans l’accueil du commissariat, mais qui sont limités sachant que les lieux sont blindés à partir de là. L’enquête est en cours pour identifier le « pyromane ».

Epinal (Vosges) : la PJJ sous le feu

Violences urbaines : des dégâts à la protection judiciaire
de la jeunesse

Vosges matin/Epinal infos, 7 juillet 2023 (extraits)

La préfète des Vosges et le procureur de la république d’Épinal ont rendu visite aux responsables de la PJJ, basée aux abords du Plateau de la justice à Épinal. L’entité a été la cible de violence urbaine.

Dans la nuit de dimanche à lundi [3 juillet], deux structures ont été victimes des agissements d’individus mal intentionnés. Les services de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) d’Epinal, située allée des Noisetiers, a été victime de dégradations volontaires sur deux véhicules. Des individus ont mis le feu à un véhicule et brisé les vitres du second. Cinq véhicules de l’AVSEA (Association Vosgienne Sauvegarde Enfance Adolescence) ont également été incendiés.

Lille (Nord) : retour de flammes pour l’éducatrice de la PJJ

Une éducatrice de la Protection judiciaire de la jeunesse
parle des jeunes qu’elle aide et des émeutes
La Voix du Nord, 7 juillet 2023 (extrait)

Parmi les victimes des émeutes qui ont touché la métropole lilloise, une éducatrice de la Protection judiciaire de la jeunesse. Elle a le sentiment d’avoir été trompée par ces jeunes qu’elle aide quotidiennement. Et a accepté de répondre à nos questions, sous couvert d’anonymat.

Le matin qui a suivi la deuxième nuit d’émeutes après la mort de Nahel, Sylvie (prénom d’emprunt) a déposé plainte pour l’incendie de son véhicule dans un commissariat de la métropole lilloise. Au policier qui la recevait, elle exprimait son désarroi, d’autant plus grand qu’elle aide tous les jours des jeunes. Sylvie est éducatrice à la Protection judiciaire de la jeunesse (après des années dans des structures sociales) et a le sentiment d’un mauvais renvoi d’ascenseur.
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Chabeuil (Drôme) : les voitures de flics à l’huile de vidange

Chabeuil : deux voitures de la police municipale dégradées
pendant la nuit
France Bleu, 6 juillet 2023 (extrait)

« Ces dégradations sont forcément liées à ce qui se passe en ce moment. » Alban Pano, le maire de Chabeuil, ne décolère pas ce jeudi 6 juillet. Deux voitures de la police municipale ont été dégradées dans la nuit de mercredi à jeudi. Elles étaient stationnées sur le plateau des Services techniques municipaux.

Les deux voitures ont été recouvertes d’huile pour moteur. L’une d’elle a eu la vitre brisée, l’huile a été répandue même à l’intérieur du véhicule. Cette voiture, une Peugeot 2008, venait d’être mise en service depuis deux mois. La ville avait dépensé 36 000 euros pour l’acheter et l’équiper. Des devis de nettoyage et réparation sont en cours.

Pour le maire de Chabeuil, le lien entre les émeutes récentes et les dégradations des véhicules cette nuit, est très clair : « Sur ce parking, il y avait une dizaine de véhicules et comme par hasard, ce sont les deux véhicules de la Police municipale qui sont visés, témoigne Alban Pano. À un moment, quand on voit tout ce qui se passe, ça donne des idées aux moins intelligents. Ces actes de vandalismes visent la République.« 

Pendant que les uns demandent justice…

Lorsque des anarchistes défendaient il y a fort longtemps que la domination reposait sur de nombreux piliers matériels à portée de main audacieuse, mais aussi sur des mécanismes de soumission constituant autant d’obstacles à tout bouleversement complet des rapports sociaux, ils avaient alors en tête l’oppression religieuse multiséculaire ou l’odieuse figure de l’ « Honnête ouvrier ». Mais ils ne seraient peut-être pas allés jusqu’à imaginer qu’un siècle plus tard, et autant de nouvelles couches de servitude volontaire, cette dernière irait jusqu’à épouser chez nombre de révoltés les traits de la dame aux yeux bandés.

Depuis l’assassinat policier à Nanterre le 27 juin, on a ainsi vu fleurir un peu partout le slogan « Justice pour Nahel », visant à relier ce meurtre d’Etat à tous les précédents, où au contraire de cette fois-ci, aucun flic assassin n’avait jamais été incarcéré en préventive. Ce slogan porteur de tribunaux et de prisons, voire de châtiment divin pour les plus bigots, s’est épanouit autant sur des murs tagués et des vitrines pillées que dans le néant connecté, autant à travers la voix de la famille appelant au calme, que chez les crapules de gôche cherchant des contre-feux à l’émeute destructrice. Justice ? Cette même justice au service quotidien de l’ordre et de la propriété, qui est actuellement en train d’envoyer des centaines d’émeutiers en taule ? Cette même justice qui n’est pas séparable de la police, et en constitue même l’indispensable prolongement à travers l’écrasement journalier prodigué par ses nobles employés du service public : juges, procureurs, greffiers et matons ? Mais ne serait-ce pas plutôt qu’en demandant « justice » à l’Etat après un assassinat policier, comme une sorte de réflexe conditionné, on essaie surtout de pacifier et de canaliser une situation potentiellement explosive, en éliminant d’emblée toute idée de vengeance contre le pouvoir et ses représentants ? Lire la suite

Brochure : Pas vue pas prise, contre la video-surveillance

[Reçu par mail, 7 juillet 2023]

Pas vue pas prise, contre la video-surveillance, 92 p. A5, mai 2023


Cliquer sur l’image pour ouvrir le PDF, et avoir de la patience (le fichier est lourd)

Introduction

En quelques années la vidéosurveillance s’est imposée de manière incontournable dans notre quotidien. Les caméras ne sont plus réservées aux boulevards des villes ou aux allées des grands magasins, aujourd’hui on peut les croiser partout. Elles sont devenues banales au point qu’on ne les remarque presque plus. Pourtant, pour certain‑e-s, difficile d’oublier le poids de ces petits appareils voyeurs sur nos vies et nos modes de fonctionnement. Elles rendent les endroits pris dans leur champ de vision plus hostiles, parce que, forcément, avoir l’impression d’être épié-e en permanence rend méfiant-e. On se demande si n’on a pas l’air louche, on s’auto-censure. C’est le propre de la surveillance que de pousser à la normalisation, de faire qu’on s’assagisse de soi-même par crainte d’une répression potentielle.
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La Motte-Servolex (Savoie) : Encore un pylône électrique à terre !

Dans la nuit du 25 au 26 juin, nous avons scié les pieds d’un pylone électrique 225kV aux alentours de la Motte-Servolex, dans la banlieue de Chambery.

Nous avons suivi le protocole décrit dans le sabotage du pylone dans le gard, que nous reproduisons ci-dessus :

1) Scier les traverses. Note : Ce sont les barreaux qui relient les pieds entre-eux.
2) Scier avec des coupes obliques sur les deux pieds dans la direction de la chute. Note : Le pylone doit chuter perpendiculairement aux cables.
3) Scier avec des coupes droites toujours sur les mêmes pieds une trentaine de centimètres au dessus des coupes précédentes.Note : Scier bien jusqu’au bout pour avoir un morceau entièrement détachable.
4) Percuter les morceaux sciés encore maintenu en place par la gravité du pylone avec un bélier. Note : un petit tronc d’arbre pourra être utilisé
5) Pendant que le pylone chute s’éloigner par de petits pas dans la direction opposée. Note : des scies à métaux et de l’huile suffisent pour réaliser cette action.

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Les chiffres du jour sur les émeutes [MàJ]

Au total entre la nuit du 27 au 28 juin et celle du 3 au 4 juillet, il y a eu officiellement 12 031 véhicules brûlés, 2 508 bâtiments incendiés ou dégradés, dont 273 locaux de la police nationale, municipale et de la gendarmerie, 105 mairies incendiées ou dégradées, 168 écoles qui ont fait l’objet d’attaques. 722 membres des forces de l’ordre ont été blessés.

3 625 personnes ont été placées en garde à vue
sur l’ensemble du territoire (dont 1124 mineurs). Parmi l’ensemble des interpellés, « la moyenne d’âge est entre 17 et 18 ans (…) le plus jeune a 11 ans et le plus âgé 59 ans, un tiers sont mineurs », « 60% du total n’ont pas de casier judiciaire », « 10% des personnes interpellées sont non-françaises et il y a eu 40 placements en centre de rétention administrative » selon le ministre de l’Intérieur. Sur le nombre de gardés-à-vue, 990 majeurs et 253 mineurs ont été déférés devant le parquet, et 480 majeurs renvoyés au tribunal en comparution immédiate. A ce jour, 380 personnes ont été envoyées en prison, qu’elles aient été condamnées ou placées en détention provisoire en attente d’un procès.

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Besançon (Doubs) : des news sur le fauteuil de compet’ pour Boris

Début mars, sortait un quatre pages détaillant l’histoire de l’anarchiste bisontin Boris, de son attaque en 2020 dans le Jura contre deux antennes-relais de flics et des opérateurs de téléphonie jusqu’à son incarcération à la prison de Nancy, de sa condamnation à quatre ans de taule dont deux fermes et sa lettre publique écrite depuis l’intérieur dans laquelle il défendra son acte, jusqu’à sa longue hospitalisation suite à un incendie de cellule qui l’a laissé tétraplégique. Et enfin le combat pour sortir du service des soins palliatifs de l’hosto où il avait été enterré. Depuis, la procédure de mise sous tutelle du compagnon lancée contre lui par la médecin de ce service a été annulée suite à des recours juridiques, et Boris a passé ces six derniers mois dans un centre de soin et de réadaptation (SSR) qui lui ont permis d’aller un peu mieux.

Dans ce texte, nous lancions alors un appel à soutien financier, afin d’envisager un retour vers la rue et le soleil pour Boris, loin du lit et des appareillages qui le clouent depuis trop longtemps sous les néons d’une chambre d’hôpital, destiné à l’achat d’un fauteuil électrique verticalisateur sur mesure.
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Partout : 5e et 6e nuits de révolte émeutière sous pression [Re-MàJ]

[Suite à l’assassinat policier de Nahel à Nanterre (Hauts-de-Seine) mardi matin, une première, une deuxième nuit, une troisième nuit, puis une quatrième nuit d’émeutes se sont déroulées dans tout le pays, émeutes destructrices dont nous avons publié de larges recensions illustrées ici. Et finalement, deux autres (5e et 6e) se sont déroulées ce week-end au cours des nuit du 1er au 2 puis du 2 au 3 juillet, sous grosse pression policière (plus celle exercée par les structures associatives para-municipales ou citoyennistes).
Ce qui a marqué ces cinquième et sixième nuits d’émeutes, que l’Etat et ses relais ont présenté comme beaucoup plus calmes malgré les 157 bâtiments incendiés ou dégradés en un court week-end, a notamment été que faute de pouvoir tenir suffisamment la rue ou effectuer des pillages abondants comme les jours/nuits précédents, on a aussi vu ces deux derniers jours des attaques plus ciblées et à moins nombreux, notamment de lieux dédiés à la Justice (tribunal, résidence pénitentiaire ou Maison du Droit – à Créteil, Aix-en-Provence, Blois, Forbach, Villeneuve-sur-Lot), d’un club de tennis et d’une base de loisirs ou de biens privés appartenant aux maires. Mais qu’on se rassure, les institutions de la domination de proximité (centre social, médiathèque, mairie, école, police) n’ont pas été épargnées non plus…]


Quelques chiffres

Pour la nuit de samedi 1er à dimanche 2 juillet, le ministère de l’Intérieur a recensé 871 incendies sur la voie publique, 958 de véhicules et 123 de bâtiments. Au total, 26 repaires de flics (dix commissariats, dix casernes de gendarmerie et six postes de police municipale) ont été attaqués. Le ministère de l’Intérieur rapporte 45 membres des forces de l’ordre blessés et quelque 773 personnes interpellées lors de la cinquième nuit de révolte.
Pour la nuit de dimanche 2 à lundi 3 juillet, le ministère de l’Intérieur a recensé 352 incendies sur la voie publique, 297 voitures brûlées et 34 bâtiments incendiés. Quelque 157 personnes ont été interpellées lors de cette sixième nuit de révolte.

Lire la recension des 5e et 6e nuits d’émeutes

Crever le Tour de France cycliste…

Plusieurs crevaisons causées par des clous sur la route
de la 2e étape du Tour de France

L’Equipe/AFP, 3 juillet 2023 (extrait)

Échappé la veille, sur la route de Bilbao, le Français Lilian Calmejane (Intermarché-Circus-Wanty) était furieux ce dimanche à l’arrivée à Saint-Sébastien en montrant la roue avant de son vélo percée de cinq clous, visiblement jetés intentionnellement sur la route. D’autres coureurs ont également évoqué cet incident, après que la deuxième étape du Tour de France a été marquée par une série de crevaisons dans le final, laissant suspecter la présence d’objets pointus.

Une vingtaine de crevaisons immédiates ou à fuite lente se sont en effet produites à environ 45 km de l’arrivée, selon les témoignages de plusieurs responsables d’équipe, obligeant à des changements de roue alors que le peloton approchait de la montée décisive du Jaizkibel.

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Nouveau cadastre en ligne pour squatteur·euse·s !

[Reçu par mail, 3 juillet 2023]

Quand on veut squatter des bâtiments vides c’est parfois pratique de savoir à qui les bâtiments appartiennent. En France, pour répondre à des questions telles que « Qui possède ce bâtiment ? » ou « Quels sont tous les terrains appartenant à la mairie dans ce village ? », la solution officielle est d’aller demander un extrait de cadastre à la mairie locale, ce qui n’est pas toujours très pratique (ni très discret).

C’est là qu’intervient cadastre.squat.net, le nouveau cadastre en ligne pour squatteur·euse·s ! Cette carte interactive affiche toutes les parcelles cadastrales appartenant à des personnes morales (entreprises, associations, État…) à l’échelle de la France (métropolitaine et outre-mer). Elle permet de filtrer les parcelles par département, commune, propriétaire ou référence cadastrale, ou simplement de zoomer sur le coin qui vous intéresse pour voir qui y possède quoi.

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Partout : 4e nuit de révolte émeutière, ça flambe et ça pille toujours [Re-MàJ]

[Suite à l’assassinat policier de Nahel à Nanterre (Hauts-de-Seine) mardi matin, une première, une deuxième nuit puis une troisième nuit d’émeutes se sont déroulées dans tout le pays, émeutes destructrices dont nous avons publié de larges recensions illustrées ici. Et finalement, une quatrième ne s’est pas fait attendre cette dernière nuit du vendredi 30 juin au samedi 1er juillet.
Ce qui a marqué cette quatrième nuit d’émeutes, en plus des affrontements avec la police aux quatre coins du pays,  a été l’entrée de nouvelles villes dans le bal (petites ou moyennes), les débuts d’usage ou le vol d’armes à feu du côté émeutier (Lyon, Marseille), et des pillages pour lesquels des centaines de jeunes gens ont pu se donner rendez-vous (y compris en journée ou début de soirée : selon le ministre de l’Economie, le bilan est déjà de 200 magasins de la grande distribution attaqués et pillés, 250 débits de tabac, 250 agences bancaires touchées et une dizaine de centres commerciaux, soit 700 en tout).
Avec du côté des cibles détruites —sur lesquelles nous nous concentrons plus volontiers bien que les journaflics les filtrent davantage—, c’est encore tout ce qui incarne la domination étatique et institutionnelle de proximité (des mairies aux écoles, en passant par les centres socio-culturels, les bailleurs sociaux ou La Poste) qui a été le plus cramé cette nuit.]


Quelques chiffres

Le ministère de l’Intérieur a recensé cette nuit du 30 juin au 1er juillet, 2.560 incendies sur la voie publique (contre 3.880 dans la nuit de jeudi à vendredi), 1.585 incendies de véhicules (contre 1.919 la nuit précédente) et 266 bâtiments incendiés ou dégradés, dont 26 mairies, 24 écoles et 5 établissements de justice (contre 492 la nuit précédente). De plus, 58 repaires de flics ont été attaqués (31 commissariats, 16 postes de police municipale et 11 casernes de gendarmerie).
1311 personnes ont été interpellées cette nuit partout en France. Un total de 79 policiers et gendarmes ont été blessés cette nuit.

Lire la recension de la 4e nuit d’émeutes

anonyme, inconnu, inqualifiable, innommable, insupportable