Traduit du grec d’Indymedia Athènes, 4 décembre 2023
Le 17 novembre au petit matin, nous avons attaqué et incendié 3 engins d’Attiko Metro sur le chantier de la ligne 4 dans le quartier de Kaisariani, à la jonction des rues Ethniko Antistaseos et Filolaou.
Notre action est la continuation du slogan que nous avons crié tant de fois avec des milliers d’autres manifestants, lors des rassemblements et des manifestations contre la destruction de la place Exarchia, opérée à travers la coopération de l’État, des entrepreneurs, de la compagnie Attiko Metro et des autorités municipales. Des mobilisations qui se sont intensifiées récemment, suite à l’invasion de la place par des engins de chantier afin de débarrasser la zone de ses arbres, buissons, etc.
Nous avons pris le risque de mener cette attaque afin de donner du courage à ces mobilisations et de nuire, ne serait-ce qu’un peu, au prestige et aux intérêts économiques d’Attiko Metro et de ses sous-traitants. Nous pensons que ces actions, ainsi que les diverses mobilisations des habitants d’Exarchia et d’autres endroits, pourraient ouvrir une brèche dans les plans de l’État et des intérêts économiques qui tentent d’imposer ce projet. N’oublions pas que la ligne 4 du métro, actuellement en construction, doit engloutir toute une série de places, d’espaces verts et d’espaces non aménagés sur son passage : la place Kypseli, la place Potomaya, la place Kolonaki, le parc Evangelismos, la place Gardenia, le bois du campus universitaire, etc.
Et les conséquences de ce projet ne se limitent pas à la destruction de toute notion « d’espace vert », mais s’étendent également à la restructuration de la vie de zones entières : marchandisation des quartiers, forte augmentation des loyers, déplacement des couches sociales les plus pauvres, congestion du trafic autour des nouvelles gares, etc. Autant de raisons qui nous poussent à rejeter en bloc la planification urbaine de l’extension du métro au sein de la métropole, même s’ils nous promettent une mobilité plus rapide dans notre exploitation quotidienne.
Dans la nuit du 19 au 20 novembre, nous avons attaqué l’alimentation électrique de deux sites de production du groupe Aubert et Duval :





Il y a quelques jours, entre l’adoption définitive de la loi dite « Plein emploi » (avec ses 15 heures d’activité hebdomadaire obligatoire pour les bénéficiaires du RSA) et celle en cours d’examen contre les immigrés et les demandeurs d’asile *, les progressistes en toge et en cravate ont fini par trouver un petit motif de satisfaction. Ouf, enfin une victoire des libertés formelles sur la raison d’Etat, enfin de quoi continuer à défendre coûte que coûte les institutions de la domination, qui après tout comportent aussi quelques garde-fous bien méritoires contre l’injustice.
Comme vous le savez peut-être, pour construire une autoroute, on doit couper des arbres. Ils ne tombent pas tout seul, depuis des décennies qu’ils plongent leurs racines embêtantes dans une terre hostile pleine de trucs vivants et grouillants. Fort heureusement, des entreprises spécialisées s’en occupent, et le monde va mieux.
