Le chiffre du jour : 18 agents pour 24h de filoche

Seize millions de touristes… et autant de suspects potentiels. Les spécialistes du monde du renseignement s’inquiètent de l’arrivée possible, cet été, d’agents venus de l’étranger pour mener des missions de surveillance, voire de recrutement. Les Jeux olympiques représentent « une aubaine pour les espions du monde entier », prédit l’un d’eux, qui les imagine avec une couverture de simple touriste, ou… d’athlète doté d’une autre mission que de rapporter une médaille. « Les services de contre-espionnage seront, quoi qu’il arrive, débordés », annonce un autre.

En France, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) assure ce fameux contre-espionnage mais aussi l’antiterrorisme, le suivi de l’ultragauche, de la fachosphère ou encore de l’écologie radicale. Ces milieux aux nombreux « fichés S » pourraient être tentés de s’emparer de l’événement [les Jeux Olympiques] pour servir leur cause. Depuis mars, le niveau « urgence attentat » est déclaré sur l’ensemble du territoire national, soit le degré d’alerte le plus élevé du plan Vigipirate.

Filer un seul suspect pendant 24 heures mobilise 18 agents. Entre les délégations et les fans, chaque nation pourrait essayer d’échapper à des effectifs trop courts en jouant sur le nombre. Et, pourquoi pas, en multipliant les leurres : des individus qui adopteraient des conduites erratiques, proches de lieux sensibles, afin d’attirer l’attention de leurs chaperons pendant quelques jours et laisser libre champ aux véritables infiltrés…

[Extrait du Parisien, 16 juin 2024, « Paris 2024, nid d’espions ? »]

Lac de Grand Lieu (Loire-Atlantique) : un nouvel engin de chantier de NGE réduit en cendres par le GIEC

Communiqué du GIEC (Générateur d’images et expériences combustibles)
IAATA, 18 juin 2024

« S’appeler NGE, Nouvelles Générations d’Entrepreneurs, c’est avoir l’audace nécessaire à la prise de risques. Nous sommes cette entreprise de BTP. » Et effectivement, quelle entreprise de BTP ! S’appliquer soigneusement au saccage de 400 hectares de terres pour un projet inutile au profit de quelques uns. Et quelle prise de risque ! Facturer 20 € aux utilisateurs pour parcourir 54 km, de quoi s’assurer une belle rentabilité et disrupter le BTP !

Les entreprises comme NGE ne connaissent pas la précarité et la crise climatique qui écrasent les personnes sous le rouleau compresseur du libéralisme autoritaire. Ils marchent main dans la main avec les gouvernants, et avec eux ne reculent devant rien pour s’assurer un matelas confortable au prix de la destruction et de la répression de celles et ceux qui veulent simplement vivre dignement. Ils nous accompagnent joyeusement vers la mort, et en plus nous font payer le voyage !

C’est pourquoi nous aussi, nous nous engageons dans une prise de risque. Emboîtant le pas des autres GIEC, nous avons réduit en cendre un engin de chantier NGE utilisé pour déverser 600 tonnes de béton armé près de deux zones Natura 2000 du Lac de Grand Lieu. Un juste retour sur leur investissement 🙂 Lire la suite

Saïx (Tarn) : feu au camion porte-char le long du chantier de l’A69

Incendie d’un porte-char sur le chantier de l’A69 à Saïx
La Dépêche/Journal d’ici, 17 juin 2024

De nuit et maintenant de jour. Jusqu’où ira la série d’incendies d’engins sur le chantier de l’A69, entre Castres et Verfeil ? Après plusieurs feux nocturnes revendiqués par le « Giec » (un groupe d’opposants à l’autoroute), un dernier a été constaté vers 13h30 aujourd’hui, en face de l’ancienne Zad de la Crem’arbre, le long de la D50. Le camion porte-char était stationné sur le chemin menant au hameau de La Gascarié à Saïx. Hormis quelques palettes jetées sur son site de Cambounet-sur-le-Sor et un grillage tagué, l’entreprise voisine de la Zad de la Cal’arbre avait été jusqu’ici épargnée. Le prix d’un camion porte char de ce type pourrait grimper jusqu’à 80 000 €.

Une dizaine d’individus cagoulés auraient été aperçus en train de jeter un projectile incendiaire, avant de prendre la fuite. Dépêchés sur place, tout comme les pompiers, les gendarmes ont lancé un peu plus tard dans l’après-midi une opération sur un camp d’opposants situé un peu plus loin, avant Sémalens, qui leur servirait de base arrière. La descente de gendarmerie aurait conduit à une interpellation, sans que l’on nous précise si elle a un lien direct avec l’incendie du jour.

Cherbourg (Manche) : la police assassine, France Travail s’embrase

16 juin 2024, Cherbourg. L’agence France Travail sous le feu

Mort de Sulivan : nuit de colère et de feu à Cherbourg-en-Cotentin
Ouest France/Midi Libre/France Bleu, 16 juin 2024

La nuit de samedi à dimanche 16 juin 2024 a été émaillée de violences dans le quartier des Provinces à Cherbourg, là où vivait Sulivan, cet homme de 19 ans tué par le tir d’une policière à Cherbourg dimanche 9 juin. La fonctionnaire de police a été mise en examen pour « homicide volontaire » et placée sous contrôle judiciaire.

La nuit de lundi 10 à mardi 11 juin avait immédiatement été marquée par quelques scènes de « violences urbaines », selon les mots de la préfecture de la Manche. Une marche blanche, où s’étaient réunies 600 personnes, avait eu lieu mercredi 12 juin. Trois jours plus tard, un autre rassemblement avait été organisé à la demande de la famille de Sulivan devant le tribunal judiciaire de Cherbourg pour réclamer le placement en détention provisoire de la fonctionnaire. Et enfin, la nuit de samedi à dimanche 16 juin 2024, ce sont donc de nouvelles émeutes qui ont éclaté dans le quartier des Provinces, là où vivait Sulivan.
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Abbeville (Somme) : les mouchards à cyclistes ne passent pas

Près d’Abbeville, le compteur mobile dégradé pour
la troisième fois sur la Traverse du Ponthieu

Courrier picard, 13 juin 2024

Exemple de mouchard pour piéton

Trois dégradations en moins d’un an. C’est le sort subi par les compteurs mobiles installés à hauteur de Caours-l’Heure, près d’Abbeville, sur la Traverse du Ponthieu. L’idée est de mesurer la fréquentation de cette voie verte, récemment rénovée. Le dernier acte de vandalisme remonte à la fin du mois de mai 2024.

« Le Département de la Somme a mis en place deux compteurs mobiles sur la traverse du Ponthieu en juillet 2023, à Saint-Riquier et à Caours. Celui de Caours a été détérioré le 14 août 2023 », confirme Hubert de Jenlis, vice-président du conseil départemental en charge des infrastructures départementales et des bâtiments départementaux.
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Paris : à propos de l’instruction en cours sur les luttes contre les CRA

Des nouvelles de l’instruction en cours sur les luttes contre les constructions de CRA : mise en examen, placement en rétention, association de malfaiteurs
(Indy Lille, 14 juin 2024)

Une camarade a été mise en examen dans le cadre d’une instruction portant sur les luttes contre les constructions de CRA. Elle a été placée en CRA pendant 10 jours puis libérée ce lundi 10 juin. Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs, menace de mort sous condition de, et refus de PIN. Ce texte vise à faire le point sur les moyens qui auraient été utilisés par les flics dans l’enquête en cours.

Une camarade italienne a été interpellée le mercredi 29 mai à l’aéroport d’Orly (Île-de-France) alors qu’elle rentrait de vacances. Les flics l’ont emmenée directement à son domicile et ont procédé à une perquisition. Puis, la camarade a été emmenée en garde à vue dans le commissariat du 1er arrondissement de Paris. Elle a ensuite été déférée au Tribunal judiciaire de Paris, où elle a été mise en examen et informée qu’une instruction était en cours.
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Nouvelle-Calédonie : barrages, sabotages et tambouilles politiques

Le week-end dernier, à l’occasion des élections européennes, de nouveaux barrages ont été montés à Nouméa par des insurgés kanak dès la nuit de samedi à dimanche 9 juin, en perturbant fortement ces dernières. Pourtant, l’État avait tout fait pour tenter de préserver un semblant de normalité, quitte à regrouper les 57 bureaux de vote habituels de Nouméa au sein de 6 lieux (et les 296 bureaux des 33 communes du territoire sur 50 sites) ou à avancer l’horaire d’ouverture à 7h du matin. Sauf que dans les quartiers nord du Grand Nouméa, à Dumbéa sur mer, le Pic aux Chèvres, Koutio et Apogoti, les affrontements avec les flics ont repris dès l’aube, la quatre voies Savexpress a été bloquée, et même l’école Robert-Abel (Dumbéa) prévue pour accueillir les votards a été incendiée le 5 juin, suite à l’annonce de son affectation électorale.

De son côté, la maison des jeunes du quartier de Tuband (Nouméa) a cramé la veille du grand cirque, tandis qu’aucun vote n’a pu se dérouler dans les mairies bloquées de Kouaoua (celle où la serpentine de nickel est régulièrement incendiée) et d’Ouvéa (l’île où les militaires avaient assassiné 19 kanak en 1988, puis où les deux dirigeants du FLNKS avaient été tués l’année suivante par un indépendantiste kanak opposé à leur signature des accords de Matignon avec la France).
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La Tronche/Grenoble (Isère) : couper le jus de ce monde

Métropole de Grenoble : des transformateurs incendiés, des foyers privés d’électricité
France Bleu, 13 juin 2024

Les pompiers sont intervenus sur plusieurs incendies dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 juin dans la métropole de Grenoble. À La Tronche mais aussi près du centre commercial Grand’Place à Grenoble où plusieurs magasins sont sans courant. Une enquête a été effectivement ouverte par le parquet de Grenoble, et confiée à la police judiciaire, car la destruction de ces deux postes électriques rappelle forcément la vague d’incendie à Grenoble ces dernières années.

D’ailleurs, selon le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, « la quasi simultanéité des incendies des deux transformateurs, situés à une dizaine de kilomètres l’un de l’autre, fait en effet penser à des sabotages de l’ultra-gauche libertaire. Aucune revendication n’est encore intervenue, mais n’y en a pas toujours ». Lire la suite

Lyon/Bordeaux/Toulouse/Paris : quelques traces des manifs sauvages contre les fachos (et pas que)

Lyon, 12 juin. Statue de Louis XIV, place Bellecour

Lyon, 12 juin

Ce mercredi 12 juin 2024, près de 4 500 personnes se sont réunies dans les rues de Lyon pour protester contre la montée de l’extrême droite. Un rassemblement qui s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu après la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron et l’arrivée de Jordan Bardella en tête des élections européennes. Malgré une importante présence policière, d’importantes dégradations ont été réalisées.

Les manifestants ont parcouru la Presqu’île de Lyon, du côté de la place de la République, avant de partir de l’autre côté de la place Bellecour, dans le quartier d’Ainay. Les premières dégradations se sont rapidement enchaînées, notamment avec la statue de Louis XIV de nouveau taguée. Les forces de l’ordre ont utilisé des grenades de gaz lacrymogène pour tenter de faire redescendre la pression, mais des participants à ce rassemblement se sont encore plus déchaînés. Les portes du commissariat du 2ᵉ arrondissement ont été fracturées, des tags également inscrits sur les portes. Le local de la fédération du Rhône des Associations Familiales Catholiques (AFC) a aussi été saccagé. Des commerces et des banques du quartier d’Ainay dans le 2e arrondissement ont été pris pour cible, des vitrines ont été brisées et des tags tracés sur des façades. Des tirs de mortiers ont aussi éclaté sur la place des Terreaux, sous les fenêtres de l’hôtel de Ville. Lire la suite

Sur l’arrestation d’un compa en Suisse, puis des perquiz à Bruxelles et Amsterdam

Quelques détails sur les perquisitions suite à l’arrestation
d’un compagnon en Suisse

(Stuut, 11 juin 2024)

Le 23 mai 2024 la police force la porte de deux domiciles à Bruxelles. Les lieux sont fouillés et du matériel saisi : les flics repartent avec des supports de stockage de données, de l’outillage et des textes anarchistes.
Au même moment, un appartement est également perquisitionné à Amsterdam.

Selon les dires d’un flic, la procédure serait liée à l’arrestation d’un compagnon.
Il est au moins certain que dans les jours précédents un anarchiste a été incarcéré en détention provisoire au Centre de police et de justice de Zurich (Suisse). Mais en plus des murs et des barbelés, les restrictions de l’u-haft (préventive) et le secret de l’instruction observé par l’avocat commis d’office empêche jusqu’à maintenant d’avoir un contact avec lui. Il aurait été transféré dans une autre prison depuis.
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Castanet-Tolosan (Haute-Garonne) : Oups we did it again !

(Indymedia Lille, 9 juin 2024)

Dans la nuit du 7 au 8 juin, nous avons brûlé deux poids lourds dans l’enceinte de l’ entreprise de Jean Lefebvre, filiale de Vinci, à Castanet-tolosan.

Eurosatory, marché militaire mondial, s’ouvre dans dix jours à Paris alors que les massacres en Palestine continuent et que Macron se noie encore et encore dans ses discours de réarmement total. L’économie de guerre actuelle nous condamne à une austérité toujours plus violente. En France, la guerre intérieure et extérieure se basent sur la conquête territoriale dont les infrastructures, militaires ou civiles, de contrôle comme de circulation, détruisent nos espaces de vie .

Le BTP/TP et Vinci comme une de ses plus grosses entreprises françaises profitent largement de cette guerre permanente, tant dans le quadrillage des villes, les autoroutes bitumant les campagnes que dans les chantiers de reconstruction à venir, lorgnant sur les marchés internationaux là où les dévastations coloniales ont cours.
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Grand-Couronne (Normandie) : la maire a un nom… et une adresse

La voiture de la maire de Grand-Couronne incendiée
France3/Le Parisien, 4-5 juin 2024

Qui en veut à la maire de Grand-Couronne ? La voiture de Julie Lesage (PS) a été en partie incendiée devant son domicile dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 juin 2024, vers trois heures du matin.

« J’ai entendu une explosion, les pompiers et la police sont arrivés très vite, raconte l’édile. C’est un incendie volontaire dans le cadre de mes fonctions, c’est traumatisant. Les maires sont hyper exposés les faits se multiplient. Ce sont des faits graves. » C’est la première fois que Julie Lesage fait face à des faits d’une telle ampleur. Une enquête a été confiée au service interdépartemental de la police judiciaire qui a mobilisé les moyens de la police technique et scientifique pour passer au peigne fin la voiture en partie calcinée et les abords du site où une bouteille sentant l’essence a été retrouvée

Le préfet a, dans la foulée, déployé les moyens alloués dans le cadre du « pack sécurité élu », un dispositif qui prévoit une prise en charge spécifique et une vigilance renforcée de la part des forces de l’ordre auprès de l’édile concerné, avec notamment la mise en place de patrouilles dédiées.

Leipzig (Allemagne) : incendie solidaire d’un voiture de flics

Nous avions rendez-vous – Voiture des flics fédéraux brûlée
(traduit de l’allemand de de.indymedia, 31 mai 2024)

Le procès de deux compagnons accusés d’entente pour commettre un crime a débuté lundi à Berlin. Ils ont été découverts par un hélicoptère de la police fédérale le long de la voie ferrée, ce qui a amené les flics et le parquet à penser qu’ils avaient prévu de mettre le feu à des câbles de la Deutsche Bahn [SNCF allemande].

Alors que les mouvements et partis autoritaires se renforcent en Allemagne, les partis « modérés » se voient contraints de réagir et décident de surenchérir avec de nouveaux durcissements des lois sur les frontières et l’immigration, afin de ne pas perdre complètement leurs fidèles au profit des fascistes. Les flics fédéraux obtiennent de plus en plus de pouvoirs (sous la forme d’une réforme de la loi sur la police¹) pour surveiller la vie quotidienne grâce au gouvernement tricolore [Ampel, coalition entre la gauche, les Verts et les libéraux], et appliqueront avec zèle et bonne conscience chaque nouveau durcissement des lois. Les moyens bien connus comme le profilage racial continuent bien entendu aussi d’être pratiqués, en blessant et tuant les Noirs/personnes de couleur avec une régularité écœurante.
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Nouvelle-Calédonie : l’insurrection kanak et l’industrie du nickel

13 mai 2024. Le centre commercial « Kenu In » part en fumée dès la première nuit de l’insurrection

Malgré le volontarisme des autorités coloniales françaises, qui annoncent jour après jour à grand renfort de communiqués un retour à la normale, la situation en Nouvelle-Calédonie est loin d’être réglée quatre semaines après le déclenchement de l’insurrection d’une partie de la jeunesse kanak. Et certains signes ne trompent pas, comme le maintien du couvre-feu (18h-6h) au moins jusqu’au 17 juin, la réquisition de stations-service à destination exclusive des flics et militaires qui vient seulement d’être levée le 8 juin, ou encore le fait que l’aéroport international de La Tontouta reste fermé « jusqu’à nouvel ordre ». Seul l’aérodrome de Magenta est de nouveau ouvert aux vols commerciaux depuis le 5 juin, soit aux vols internes à la Nouvelle-Calédonie vers Lifou, Ouvéa et Maré, et près de 500 touristes français sont ainsi toujours bloqués sur l’île depuis trois semaines. Quant au Nord de la Nouvelle-Calédonie, c’est l’armée qui se charge directement de l’approvisionnement (et donc du rationnement et des priorités) des magasins, en gérant les containers qui arrivent par barge jusqu’à Koné.

A l’heure actuelle, malgré la pression des 3500 flics et militaires envoyés sur place, une partie des barrages sont encore remis en place par des insurgés kanak après leur démantèlement, dans les quartiers de Nouméa ou le long de la route de 50 kilomètres qui mène à l’aéroport, sans oublier parfois de les piéger avec des bonbonnes de gaz ou même de préparer quelques surprises-maison pour les bleus : le 4 juin à Dumbéa, un gendarme est par exemple tombé au fond d’une bouche d’égout, en marchant sur des branchages placés dessus afin d’en masquer l’ouverture. « D’une profondeur de 1m20, des fers à béton de 2 mm de diamètre avaient été positionnés au fond à la verticale pour créer des pieux. Le gendarme s’est empalé au niveau d’une jambe et un pieu métallique s’est infiltré entre le gilet pare-balles et le gilet de corps qui a été percé mais sans pénétration, grâce à la plaque en kevlar ».
Au total, sur cet archipel de 270 000 habitants, ce sont 212 policiers et gendarmes qui ont été blessés depuis le 13 mai, mais aussi un nombre important de Kanak que les autorités se refusent officiellement à comptabiliser, mais dont on sait qu’il est important et de façon parfois très grave : plusieurs insurgés ont perdu un œil ou ont les os du visage fracassés suite à des tirs policiers de flash ball, d’autres présentent des blessures par balles et sont dans le coma.

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plateau de Beille (Ariège) : c’était bien une attaque qui a ravagé le tourisme écocide

Incendie au plateau de Beille : le parquet de Foix confirme la piste criminelle mais clôt l’enquête sans avoir pu identifier les auteurs
La Dépêche/actu.fr, 7 juin 2024

Le 21 avril 2023, un important incendie ravageait la station de ski. Le bâtiment, dont la construction avait duré 20 mois pour un coût de 8 millions d’euros, était né de l’action conjuguée des pouvoirs publics (État, région, département, communauté de communes de Haute Ariège) et de la famille Lacube, via une délégation de services publics. Jason Lacube, fils de Philippe, président de la chambre d’agriculture, gérait le restaurant inclus dans le bâtiment, qui comprenait aussi des bureaux, une salle hors sac ou encore la station de vente des forfaits de ski.

Une enquête avait été ouverte après les faits pour déterminer la cause du brasier et le procureur de la République de Foix, Olivier Mouysset, en a rendu les conclusions ce jeudi 7 juin. Selon le rapport des techniciens en identification criminelle de la gendarmerie nationale et de deux enquêtrices, expertes en incendie du laboratoire de police scientifique de Toulouse, « une origine volontaire est retenue pour expliquer le départ de cet incendie. » Lire la suite

anonyme, inconnu, inqualifiable, innommable, insupportable