Nouvelle-Calédonie : barrages, sabotages et tambouilles politiques

Le week-end dernier, à l’occasion des élections européennes, de nouveaux barrages ont été montés à Nouméa par des insurgés kanak dès la nuit de samedi à dimanche 9 juin, en perturbant fortement ces dernières. Pourtant, l’État avait tout fait pour tenter de préserver un semblant de normalité, quitte à regrouper les 57 bureaux de vote habituels de Nouméa au sein de 6 lieux (et les 296 bureaux des 33 communes du territoire sur 50 sites) ou à avancer l’horaire d’ouverture à 7h du matin. Sauf que dans les quartiers nord du Grand Nouméa, à Dumbéa sur mer, le Pic aux Chèvres, Koutio et Apogoti, les affrontements avec les flics ont repris dès l’aube, la quatre voies Savexpress a été bloquée, et même l’école Robert-Abel (Dumbéa) prévue pour accueillir les votards a été incendiée le 5 juin, suite à l’annonce de son affectation électorale.

De son côté, la maison des jeunes du quartier de Tuband (Nouméa) a cramé la veille du grand cirque, tandis qu’aucun vote n’a pu se dérouler dans les mairies bloquées de Kouaoua (celle où la serpentine de nickel est régulièrement incendiée) et d’Ouvéa (l’île où les militaires avaient assassiné 19 kanak en 1988, puis où les deux dirigeants du FLNKS avaient été tués l’année suivante par un indépendantiste kanak opposé à leur signature des accords de Matignon avec la France).
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La Tronche/Grenoble (Isère) : couper le jus de ce monde

Métropole de Grenoble : des transformateurs incendiés, des foyers privés d’électricité
France Bleu, 13 juin 2024

Les pompiers sont intervenus sur plusieurs incendies dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 juin dans la métropole de Grenoble. À La Tronche mais aussi près du centre commercial Grand’Place à Grenoble où plusieurs magasins sont sans courant. Une enquête a été effectivement ouverte par le parquet de Grenoble, et confiée à la police judiciaire, car la destruction de ces deux postes électriques rappelle forcément la vague d’incendie à Grenoble ces dernières années.

D’ailleurs, selon le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, « la quasi simultanéité des incendies des deux transformateurs, situés à une dizaine de kilomètres l’un de l’autre, fait en effet penser à des sabotages de l’ultra-gauche libertaire. Aucune revendication n’est encore intervenue, mais n’y en a pas toujours ». Lire la suite

Lyon/Bordeaux/Toulouse/Paris : quelques traces des manifs sauvages contre les fachos (et pas que)

Lyon, 12 juin. Statue de Louis XIV, place Bellecour

Lyon, 12 juin

Ce mercredi 12 juin 2024, près de 4 500 personnes se sont réunies dans les rues de Lyon pour protester contre la montée de l’extrême droite. Un rassemblement qui s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu après la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron et l’arrivée de Jordan Bardella en tête des élections européennes. Malgré une importante présence policière, d’importantes dégradations ont été réalisées.

Les manifestants ont parcouru la Presqu’île de Lyon, du côté de la place de la République, avant de partir de l’autre côté de la place Bellecour, dans le quartier d’Ainay. Les premières dégradations se sont rapidement enchaînées, notamment avec la statue de Louis XIV de nouveau taguée. Les forces de l’ordre ont utilisé des grenades de gaz lacrymogène pour tenter de faire redescendre la pression, mais des participants à ce rassemblement se sont encore plus déchaînés. Les portes du commissariat du 2ᵉ arrondissement ont été fracturées, des tags également inscrits sur les portes. Le local de la fédération du Rhône des Associations Familiales Catholiques (AFC) a aussi été saccagé. Des commerces et des banques du quartier d’Ainay dans le 2e arrondissement ont été pris pour cible, des vitrines ont été brisées et des tags tracés sur des façades. Des tirs de mortiers ont aussi éclaté sur la place des Terreaux, sous les fenêtres de l’hôtel de Ville. Lire la suite

Sur l’arrestation d’un compa en Suisse, puis des perquiz à Bruxelles et Amsterdam

Quelques détails sur les perquisitions suite à l’arrestation
d’un compagnon en Suisse

(Stuut, 11 juin 2024)

Le 23 mai 2024 la police force la porte de deux domiciles à Bruxelles. Les lieux sont fouillés et du matériel saisi : les flics repartent avec des supports de stockage de données, de l’outillage et des textes anarchistes.
Au même moment, un appartement est également perquisitionné à Amsterdam.

Selon les dires d’un flic, la procédure serait liée à l’arrestation d’un compagnon.
Il est au moins certain que dans les jours précédents un anarchiste a été incarcéré en détention provisoire au Centre de police et de justice de Zurich (Suisse). Mais en plus des murs et des barbelés, les restrictions de l’u-haft (préventive) et le secret de l’instruction observé par l’avocat commis d’office empêche jusqu’à maintenant d’avoir un contact avec lui. Il aurait été transféré dans une autre prison depuis.
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Castanet-Tolosan (Haute-Garonne) : Oups we did it again !

(Indymedia Lille, 9 juin 2024)

Dans la nuit du 7 au 8 juin, nous avons brûlé deux poids lourds dans l’enceinte de l’ entreprise de Jean Lefebvre, filiale de Vinci, à Castanet-tolosan.

Eurosatory, marché militaire mondial, s’ouvre dans dix jours à Paris alors que les massacres en Palestine continuent et que Macron se noie encore et encore dans ses discours de réarmement total. L’économie de guerre actuelle nous condamne à une austérité toujours plus violente. En France, la guerre intérieure et extérieure se basent sur la conquête territoriale dont les infrastructures, militaires ou civiles, de contrôle comme de circulation, détruisent nos espaces de vie .

Le BTP/TP et Vinci comme une de ses plus grosses entreprises françaises profitent largement de cette guerre permanente, tant dans le quadrillage des villes, les autoroutes bitumant les campagnes que dans les chantiers de reconstruction à venir, lorgnant sur les marchés internationaux là où les dévastations coloniales ont cours.
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Grand-Couronne (Normandie) : la maire a un nom… et une adresse

La voiture de la maire de Grand-Couronne incendiée
France3/Le Parisien, 4-5 juin 2024

Qui en veut à la maire de Grand-Couronne ? La voiture de Julie Lesage (PS) a été en partie incendiée devant son domicile dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 juin 2024, vers trois heures du matin.

« J’ai entendu une explosion, les pompiers et la police sont arrivés très vite, raconte l’édile. C’est un incendie volontaire dans le cadre de mes fonctions, c’est traumatisant. Les maires sont hyper exposés les faits se multiplient. Ce sont des faits graves. » C’est la première fois que Julie Lesage fait face à des faits d’une telle ampleur. Une enquête a été confiée au service interdépartemental de la police judiciaire qui a mobilisé les moyens de la police technique et scientifique pour passer au peigne fin la voiture en partie calcinée et les abords du site où une bouteille sentant l’essence a été retrouvée

Le préfet a, dans la foulée, déployé les moyens alloués dans le cadre du « pack sécurité élu », un dispositif qui prévoit une prise en charge spécifique et une vigilance renforcée de la part des forces de l’ordre auprès de l’édile concerné, avec notamment la mise en place de patrouilles dédiées.

Leipzig (Allemagne) : incendie solidaire d’un voiture de flics

Nous avions rendez-vous – Voiture des flics fédéraux brûlée
(traduit de l’allemand de de.indymedia, 31 mai 2024)

Le procès de deux compagnons accusés d’entente pour commettre un crime a débuté lundi à Berlin. Ils ont été découverts par un hélicoptère de la police fédérale le long de la voie ferrée, ce qui a amené les flics et le parquet à penser qu’ils avaient prévu de mettre le feu à des câbles de la Deutsche Bahn [SNCF allemande].

Alors que les mouvements et partis autoritaires se renforcent en Allemagne, les partis « modérés » se voient contraints de réagir et décident de surenchérir avec de nouveaux durcissements des lois sur les frontières et l’immigration, afin de ne pas perdre complètement leurs fidèles au profit des fascistes. Les flics fédéraux obtiennent de plus en plus de pouvoirs (sous la forme d’une réforme de la loi sur la police¹) pour surveiller la vie quotidienne grâce au gouvernement tricolore [Ampel, coalition entre la gauche, les Verts et les libéraux], et appliqueront avec zèle et bonne conscience chaque nouveau durcissement des lois. Les moyens bien connus comme le profilage racial continuent bien entendu aussi d’être pratiqués, en blessant et tuant les Noirs/personnes de couleur avec une régularité écœurante.
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Nouvelle-Calédonie : l’insurrection kanak et l’industrie du nickel

13 mai 2024. Le centre commercial « Kenu In » part en fumée dès la première nuit de l’insurrection

Malgré le volontarisme des autorités coloniales françaises, qui annoncent jour après jour à grand renfort de communiqués un retour à la normale, la situation en Nouvelle-Calédonie est loin d’être réglée quatre semaines après le déclenchement de l’insurrection d’une partie de la jeunesse kanak. Et certains signes ne trompent pas, comme le maintien du couvre-feu (18h-6h) au moins jusqu’au 17 juin, la réquisition de stations-service à destination exclusive des flics et militaires qui vient seulement d’être levée le 8 juin, ou encore le fait que l’aéroport international de La Tontouta reste fermé « jusqu’à nouvel ordre ». Seul l’aérodrome de Magenta est de nouveau ouvert aux vols commerciaux depuis le 5 juin, soit aux vols internes à la Nouvelle-Calédonie vers Lifou, Ouvéa et Maré, et près de 500 touristes français sont ainsi toujours bloqués sur l’île depuis trois semaines. Quant au Nord de la Nouvelle-Calédonie, c’est l’armée qui se charge directement de l’approvisionnement (et donc du rationnement et des priorités) des magasins, en gérant les containers qui arrivent par barge jusqu’à Koné.

A l’heure actuelle, malgré la pression des 3500 flics et militaires envoyés sur place, une partie des barrages sont encore remis en place par des insurgés kanak après leur démantèlement, dans les quartiers de Nouméa ou le long de la route de 50 kilomètres qui mène à l’aéroport, sans oublier parfois de les piéger avec des bonbonnes de gaz ou même de préparer quelques surprises-maison pour les bleus : le 4 juin à Dumbéa, un gendarme est par exemple tombé au fond d’une bouche d’égout, en marchant sur des branchages placés dessus afin d’en masquer l’ouverture. « D’une profondeur de 1m20, des fers à béton de 2 mm de diamètre avaient été positionnés au fond à la verticale pour créer des pieux. Le gendarme s’est empalé au niveau d’une jambe et un pieu métallique s’est infiltré entre le gilet pare-balles et le gilet de corps qui a été percé mais sans pénétration, grâce à la plaque en kevlar ».
Au total, sur cet archipel de 270 000 habitants, ce sont 212 policiers et gendarmes qui ont été blessés depuis le 13 mai, mais aussi un nombre important de Kanak que les autorités se refusent officiellement à comptabiliser, mais dont on sait qu’il est important et de façon parfois très grave : plusieurs insurgés ont perdu un œil ou ont les os du visage fracassés suite à des tirs policiers de flash ball, d’autres présentent des blessures par balles et sont dans le coma.

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plateau de Beille (Ariège) : c’était bien une attaque qui a ravagé le tourisme écocide

Incendie au plateau de Beille : le parquet de Foix confirme la piste criminelle mais clôt l’enquête sans avoir pu identifier les auteurs
La Dépêche/actu.fr, 7 juin 2024

Le 21 avril 2023, un important incendie ravageait la station de ski. Le bâtiment, dont la construction avait duré 20 mois pour un coût de 8 millions d’euros, était né de l’action conjuguée des pouvoirs publics (État, région, département, communauté de communes de Haute Ariège) et de la famille Lacube, via une délégation de services publics. Jason Lacube, fils de Philippe, président de la chambre d’agriculture, gérait le restaurant inclus dans le bâtiment, qui comprenait aussi des bureaux, une salle hors sac ou encore la station de vente des forfaits de ski.

Une enquête avait été ouverte après les faits pour déterminer la cause du brasier et le procureur de la République de Foix, Olivier Mouysset, en a rendu les conclusions ce jeudi 7 juin. Selon le rapport des techniciens en identification criminelle de la gendarmerie nationale et de deux enquêtrices, expertes en incendie du laboratoire de police scientifique de Toulouse, « une origine volontaire est retenue pour expliquer le départ de cet incendie. » Lire la suite

Mirepoix (Ariège) : Sabotage aux gravières

(IAATA, 4 juin 2024)

Personne ne vous apprendra si ce n’est nous, le sabotage en février dernier du site d‘extraction des gravières de Mirepoix (Ariège 09), exploité par l‘entreprise Rescanière, filiale d’Eurovia. Aussi bien que celles s’étendant autour de Saverdun, les gravières de Mirepoix produisent l’évaporation des stocks en eau issue des Pyrénées et la pollution d’une ressource à l’origine de toute vie sur terre.

Personne d’autre ne vous apprendra que les tapis charriant les graviers ont été sectionnés et les systèmes électriques rendus inutilisables, car il semblerait bien que les médias préfèrent ne pas ébruiter ce genre de nouvelles. Serait-ce que dans le flot d’infos accablantes celle-ci pourrait bien nous réjouir. Combien d’actions de ce type sont tenues sous silence ? Serait-ce qu’on nous préfère éco-anxieux.se.s, étouffé.e.s à la vue de la catastrophe au dessus de nos têtes. Nous refusons de céder au fatalisme du monde sans issus qu’on nous fais bouffer à dose de résilience antivomitive.

Au même titre que l’occupation de terres, le blocage de la circulation des marchandises, le pillage suivi de redistribution collective, la grêve, le sabotage est notre option comme acte de lutte sociale pour ne pas se laisser enfermer dans le jeu truqué des modalités acceptables du « dialogue social » qu’on nous vend le flashball à la main.
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Teulat (Tarn) : le GIEC revendique l’incendie du rouleau-compresseur

Les incendies d’engins de chantier le long du tracé
de l’A69 revendiqués
Le Tarn Libre, 3 juin 2024 (extrait)

L’incendie d’un rouleau compresseur, dans la nuit du 30 au 31 mai à Teulat, a été revendiqué. Par la voie d’un communiqué, parvenu aux différentes rédactions du Tarn, le groupuscule des “Gauchistes Ingénieur.es en Eviction de Catastrophes” (GIEC) s’est attribué les derniers faits commis sur le chantier de l’A69.

Comme en écho au symbole du rouleau compresseur qui écrase l’opposition, c’est un engin de ce type qui a cramé. C’est le quatrième incendie en quatre semaines contre NGE. Il faut dire qu’au GIEC, on est en forme ! C’est aussi la onzième machine cramée sur le tracé ! Avec les trois toupilles de Carayon à Cambounet, les quatre engins de Saïx, les deux de Lacroisille et la pelle de Puylaurens ; bientôt chaque village où se rend NGE aura eu droit à sa petite surprise”, a fait savoir le groupuscule militant qui justifie ses actions : “C’est bien parce que c’est la légitimité qui guide nos actes forts, à l’heure où il ne reste plus que l’action directe pour se faire entendre. Cette destruction intervient alors que les machines de mort continuent leur saccage : aussi longtemps qu’il y aura des machines entre Castres et Toulouse, il y aura des cadavres de machines”, a prévenu le GIEC qui a donné rendez-vous les 7-8-9 juin “pour rentrer en Roue Libre contre l’A69″ et conclu son propos par : ” Enfin, nous avons une pensée émue pour les opposant.es à l’A69 réprimé.es par l’appareil étatique et plus largement pour tous.tes les opprimé.es ; force à tous.tes les résistant.e.s au néo-coloniaslime capitaliste et ses dérives, partout dans le monde. Du Tarn à Nouméa en passant par Gaza et tous lieux de résistance. Palestine et Kanaky vivront, projets écocidaires et néo-colonialisme tomberont. Pour une insurrection et la généralisation du désarmement”.

[Revue] : Takakia #2 (printemps 2024)

[Reçu par mail, 3 juin 2024]

Bonjour,
Le deuxième numéro de la revue Takakia vient de sortir. N’hésitez pas à nous contacter pour recevoir des exemplaires (précisez une adresse postale). Sur notre site, il y a un formulaire de contact sécurisé (PGP).

bonne lecture,
l’équipe de Takakia


TAKAKIA. Rugissements contre la société techno-industrielle
#2 (printemps 2024) – 90 pages

prix libre (coût de fabrication 1,75 euros)
abonnement de soutien : 20 euros (3 numéros par an)
tirage 1000 exemplaires
Pour commander :
via le formulaire sur takakia.blackblogs.org
via le mail takakia {a) riseup.net Lire le sommaire et le message de service

Privas (Ardèche) : internet ne tient qu’à un fil

Acte de vandalisme : une dizaine de communes impactées
par une grosse panne internet d’Orange

Le Dauphiné/France Bleu, 31 mai 2024

Dans la nuit du 30 au 31 mai, un câble important du réseau d’Orange en Ardèche a été endommagé suite à un acte de vandalisme , lorsque des fils ont été sectionnés, causant une importante panne internet pour l’ADSL et la fibre. Idem pour le réseau téléphonique y compris cuivre. Toutes les communes des cantons de Privas et du  Pouzin ont été concernées totalement ou partiellement. « Les zones de Privas, Alissas, Cruas, Rochemaure, Meysse et le Teil ont aussi été touchées », a précisé Orange.

Toute la journée, l’opérateur est intervenu pour réparer. En début de soirée, les usagers impactés ont retrouvé leur connexion. Une plainte a été déposée par Orange.

Lorient (Morbihan) : le siège du PS à coups de masse

À Lorient, le siège du Parti socialiste « sévèrement dégradé »
France Bleu, 2 juin 2024

Des tags « social traitre » sur la devanture de la Fédération du Morbihan du Parti socialiste et deux grandes vitrines brisées. Le siège du parti de gauche dans le département a été « sévèrement dégradé » dans la nuit du samedi au dimanche 2 juin, « entre 4h et 5h du matin », précise dans un communiqué le Parti socialiste. Après signalement, les forces de l’ordre sont intervenues dans la nuit, ont fait poser des panneaux de bois pour sécuriser le local. Les responsables départementaux du parti ont déposé plainte ce dimanche matin au commissariat de police de Lorient.

Munich (Allemagne) : les fantômes continuent de hanter la nuit

Dans la nuit de mercredi à jeudi 4 avril, vers 3h30 du matin, les pompiers de Munich sont alertés d’un gros incendie dans le quartier de Meillerweg, à seulement quelques centaines de mètres du Maximilianeum, le siège historique du Parlement du Land de Bavière. Sur place, ils découvrent quatre engins de chantier en train d’être dévorés par les flammes : une pelleteuse, deux chargeuses sur pneus et un Unimog (petit camion utilitaire tout-terrain de marque Mercedes).

Sauf que ce lieu n’est pas n’importe lequel, car en plus d’être situé à deux pas du palais des dirigeants du Royaume de Bavière, il s’agit aussi du chantier de construction de la deuxième ligne principale du métro de la capitale, le S-Bahn. Et plus précisément du déplacement d’une conduite de chauffage urbain pour y construire un puits de secours à partir du tunnel ferroviaire. Les quatre engins, éloignés les uns des autres, ont été entièrement détruits, avec des dégâts qui se montent à six chiffres. A présent, les enquêteurs s’interrogent sur les auteurs de cette nouvelle attaque contre une infrastructure critique à Munich, et c’est donc l’Office central bavarois de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme (ZET) ainsi que le groupe d’enquête « Raute » qui se sont rendus sur place avec des chiens renifleurs et la police scientifique.
Lire la fantomatique suite

anonyme, inconnu, inqualifiable, innommable, insupportable