La Cour de cassation a rendu son verdict le 6 juillet sur le procès Scripta Manent. Elle a requalifié l’attentat à l’explosif contre l’école de formation des carabiniers de Fossano (Cuneo) du 2 juin 2006, revendiqué par Rivolta Anonima et Tremenda / Federazione Anarchica Informale et pour lequel Anna et Alfredo étaient accusés, en « massacre politique » (art. 285 du code pénal), renvoyant l’affaire à la Cour d’appel de Turin pour un recalcul aggravé de leur peine *.
Toutes les autres condamnations allant de 1 an et 9 mois à 2 ans et 6 mois de prison ont été confirmées contre 11 compagnons avec acquittement pour le reste des accusés, peines et acquittements qui deviennent donc définitifs.
Le temps viendra pour des réflexions plus approfondies. Ce qui semble évident est la volonté de l’État de briser le mouvement anarchiste et la lutte révolutionnaire, en aggravant encore le verdict sorti de la Cour d’assises de Turin, avec une sentence qui ne semble contenir aucune marge de manoeuvre. Alors que les contradictions sur lesquelles repose cette société deviennent de plus en plus ingouvernables, avant que les tensions sociales ne prennent des formes ingérables pour le pouvoir, l’État tente de porter un coup au mouvement et un avertissement à celles et ceux qui ne reculent pas : deux ou trois ans contre qui écrit dans un journal, des dizaines d’années de prison et même la prison à perpétuité contre qui passe à l’action.
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