Archives par mot-clé : Italie

Autriche/Italie/E-U : extension du pass sanitaire et de la vaccination obligatoires

En Italie, le passe sanitaire devient obligatoire
pour tous les travailleurs

La Manche Libre, 20 septembre 2021

Dès le vendredi 15 octobre, le passe sanitaire sera obligatoire pour tous les travailleurs italiens, qu’ils soient du secteur privé ou public. Même les bénévoles dans les associations y seront soumis. Au total, cette extension du passe concernera 23 millions de travailleurs italiens. Le gouvernement a pris cette décision le jeudi 16 septembre.

Le « green pass » (nom du passe sanitaire en Italie) est déjà obligatoire pour les soignants et les enseignants. L’Italie sera ainsi le deuxième pays européen, après la Slovénie, à rendre le passe sanitaire obligatoire pour les travailleurs. Dans le pays, un peu plus de 40 millions de personnes, soit près de 75 % de la population âgée de plus de 12 ans, sont vaccinés.
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Turin (Italie) : révolte incendiaire au centre de rétention

traduit de l’italien (La Stampa, 10 septembre 2010, extrait)

(Turin) – Révolte dans le centre de rétention (CPR, Centro di Permanenza per il Rimpatrio) situé corso Brunelleschi : un groupe de migrants a mis le feu à plusieurs matelas, dans une tentative de déclencher un incendie contre les modules d’habitation. L’alarme s’est déclenchée dans le module rouge de la structure, subdivisée en plusieurs zones. Les effets de l’incendie étaient visibles jusqu’à l’extérieur, où une colonne de fumée s’est élevée au-dessus du centre.

Le module rouge a été entièrement détruit, soit 35 places du centre de rétention. Six retenus ont été transportés à l’infirmerie avec une légère intoxication liée à la fumée, tandis que les agents de la police de l’immigration tentent d’identifier les auteurs de la révolte.

Zelo Buon Persico (Italie) : feu à l’antenne-relais

Traduit de l’italien du Corriere della Sera, 14 août 2021 (extrait)

Le parquet de Lodi ouvre une enquête sur l’incendie de vendredi matin 13 août d’une antenne-relais à Zelo Buon Persico. L’hypothèse avancée par le procureur Domenico Chiaro est celle d’un incendie volontaire : les carabiniers ont déjà saisi les images de vidéosurveillance municipale près de l’antenne. L’alerte avait été déclenchée vendredi juste avant 5h du matin, et les pompiers déjà employés à combattre un incendie de vaste proportion dans un transformateur de la proche centrale thermique de Tavazzano, avaient dû envoyer une seconde équipe à Zelo.

Dans le premier cas, les flammes avaient été contenues en peu de temps, et la première hypothèse était celle d’un fait accidentel. A peu de distance de là, la police locale du Consorzio Nord Lodigiano et les carabiniers ont trouvé un tag sur un mur contre le Green Pass [pass sanitaire italien] et la 5G. Une découverte (même si selon les carabiniers les tags pourraient être antérieurs) qui a convaincu les militaires et le parquet à approfondir la nature de l’incident, puisque les tags (Non à la 5G, Non au Green Pass) peuvent apparaître comme une revendication.
A présent, l’hypothèse est celle d’un incendie volontaire. Au printemps dernier dans la zone contiguë de Cremona, s’étaient déjà produits de tels épisodes, avec des incendies boutés à des relais téléphoniques (y compris non 5G) suivis de revendications écrites.

Rome (Italie) : deux voitures de matons aux molotovs

traduit de l’italien de RomaToday, 26 juillet 2021 (extrait)

Deux voitures privées d’agents de la Police Pénitentiaire (les gardiens de prison) en service à la section pour femmes de la prison de Rebibbia ont été incendiées suite à un lancer de molotov et détruites par des flammes boutées dans la nuit par des inconnus. C’est le Sappe (syndicat autonome de la police pénitentiaire) qui a fait sortir l’information.

Les flammes ont éclaté dimanche via Bartolo Longo sur le parking de la prison. Une Fiat 500 et une Lancia ont été brûlées. Sur place, les agents du commissariat de San Basilio chargés de l’enquête ont aussi retrouvé une bouteille inflammable qui n’a pas pris.

Pozzallo (Italie) : révolte incendiaire dans le centre pour migrants

Dimanche 18 juillet vers 18h30, un incendie s’est déclaré dans le hotspot de Pozzallo, en Sicile (province de Ragusa), après que certains migrants aient mis le feu à leurs matelas. Le Hotspot de l’union européenne enfermait une centaine de migrants, dont une vingtaine de mineurs, arrivés récemment en Italie  à bord d’embarcations de fortune. Enfermés dans cette structure le temps de leur quarantaine-covid, ils devaient ensuite être orientés vers d’autres centres de rétention de Sicile.

Le bâtiment principal a été mis hors d’usage par l’incendie, et la préfecture a immédiatement « réhabilité » l’ancien bâtiment destiné aux femmes, et aussi transféré une vingtaine de migrants à Cifalì, portant leur total restant à 78. Pourtant, ce qui fait que les comptes ne tournent pas rond, c’est que 36 migrants ont réussi à s’évader du Hotspot de Pozzallo grâce à son incendie. Si 7 ont été repris, les autres courent toujours…

[synthèse de la presse italienne, 20 juillet 2021]

Gênes (Italie) : sabotages incendiaires d’infrastructures technologiques et énergétique [mis à jour]

Gênes : Incendies de l’antenne-relais 5G du Pôle technologique Erzelli, d’armoires de data-serveurs et contre un pylône à haute-tension de Terna
traduction revue à partir de l’original en italien paru sur Actforfreedomnow, 30 juin 2021

Ndt : selon la presse italienne (Genova24 du 20 juin), les dégâts contre le pylône de Terna ont également conduit ce gestionnaire national du réseau électrique à haute-tension (équivalent de RTE en France) à couper provisoirement l’électricité dans toute la zone de Coronata où se sont produits ces sabotages.
Voici la traduction du communiqué de revendication :

Nous sommes dans une époque où le triomphe de la science, de la technologie et de la technique ne cesse de s’imposer. Cela ne signifie pas que nous nous trouvons dans un monde de science-fiction ou visionnaire, mais que, dans la réalité crue, la science après avoir fidèlement servi la politique (l’État) et l’économie (le capital), est désormais devenue la force motrice du nouveau cadre productif et économique.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, elle fournissait à l’Etat les moyens de propagande (TV, radio, presse), les moyens de répression (armes) et les moyens de production industrielle qui ont réduit la main d’oeuvre. Depuis le milieu du siècle dernier, le pouvoir de la science s’est accru toujours plus pour envahir chaque aspect de nos vies, et avec les bio- et nano-technologies, la vie elle-même.

Le monopole de la vérité semble avoir rendu la science toute-puissante, comme cela a été le cas pour l’État avec son monopole historique de la violence.
Science, Église et État se sont affrontés par le passé pour prendre le pouvoir ou pour le partage des pouvoirs. A présent, ce sont la science et la technologie qui déterminent et influencent la politique étatique et les stratégies économiques, sociales et répressives : elles ne sont donc pas neutres.
Le capitalisme finance des armées de techniciens qui se consacrent à la recherche et à la création de nouveaux produits et « ressources » uniquement gérables par des spécialistes, en plus des produits qui une fois mis à disposition des masses façonnent le monde qui nous entoure en devenant « indispensables » et parfois indestructibles, comme le nucléaire.
Ce processus est aussi rapide que la croissance de la technologie, et a restreint la liberté individuelle.

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Bologne (Italie) : la vitrine des matons en miettes

Bologne, 2 mai 2021 – C’est arrivé une fois de plus, pour la quatrième fois depuis son inauguration le 5 novembre 2019. Des pierres et des actes de vandalisme se sont produits contre le local de l’Anppe, l’association nationale de matons (associazione nazionale di polizia penitenziaria)  située via Ferrarese 11/C. Les dégâts se montent à trois mille euros.

L’action de ces inconnus remonte au 1er mai ou à la nuit précédente, et la Digos (DGSI) et le service d’investigation de la Pénitentiaire sont intervenus sur place. « Nous pensons que derrière ce nouvel épisode se trouvent des motivations politiques, mais nous n’avons aucun suspect pour le moment » a déclaré le responsable de la structure. Avant les pierres, le local avait déjà reçu des injures ces derniers mois (« Fascistes, assassins, amnistie* »).

NdT : « amnistie », certainement pour les prisonniers protagonistes des mutineries ravageuses dans les prisons italiennes en mars 2020 (voir ici et ).

[Traduit de l’italien. Extrait du journal local, Il resto del carlino, 2 mai 2021]

Offanengo (Italie) : l’antenne 5G part en flammes

Cela s’était déjà passé le 16 janvier dernier à Casale Cremasco (Crema). A présent cela s’est répété à sept kilomètres de distance, sur la commune de Offanengo. La cible est toujours la même : un pylône de téléphonie mobile 5G. La revendication aussi : « Non à la société digitale. Stop 5G», la première fois ; «Stop à la 5G», la seconde. Les carabiniers sont chargés de la double attaque incendiaire volontaire, dont la dernière vers 4h au matin du 26 avril sur un pylône de via Tirone, près du terrain de sport de la commune d’Offanengo. Les flammes sont montées jusqu’à vingt mètres de haut, alertant un voisin.  » L’enquête est en cours, les faits sont clairs, il existe un lien possible entre les deux faits« , a déclaré le lieutenant-colonel Lorenzo Maria Repetto, commandant du service d’enquête des carabiniers (Reparto operativo).

[Traduit du Corriere della sera, 27 avril 2021]

Rome (Italie) : attaque solidaire d’une antenne 5G

traduit de l’italien de roundrobin, 27 avril 2021

Contre le système technologique et le contrôle qui avance, nous ne pouvons qu’opposer l’action destructive. C’est pour cela que la nuit du 14 au 15 avril, une antenne 5G WindTre a été incendiée via Tor tre teste, à Rome.
Une pensée de feu à Juan et aux frères et soeurs du Chili en grève de la faim. Liberté pour Marcelo Villaroel !
Vive l’anarchie.

Monologue dans le vide de la grande antenne avant de s’éteindre

« Je veux m’en aller, je n’en peux plus de l’immobilité de ces gens, qui passent en-dessous de moi sans même me remarquer, alors qu’ils se tapent les ondes électromagnétiques que j’émets et restent les yeux fixés sur leurs smartphones comme des automates hagards, smartphones qui ne sont rien d’autre que l’outil qui les contrôle, les anesthésie et les abrutit, à leurs dépens mais pour le bien de l’Etat et des multinationales. A tout moment, de l’usine au petit tour dans le parc avec le chien, ils emmènent avec eux le bâton et la carotte de leur servitude obstinée. Il semble bien qu’ils se fichent d’être devenus complètement soumis à un rectangle de puce électronique et de couleurs à cristaux liquides. Il semble qu’ils se foutent comme de l’an quarante d’être pris pour des cobayes et des pantins, réduits à la portion congrue dans une vie gouvernée, schématisée, happée et violée par un pouvoir schizophrène qui s’érige en plus grand défenseur de la vie même, alors qu’il s’agit de défendre l’économie et les privilèges, avant de démontrer dans les faits que la vie humaine, vraie, libre et complète, vaut pour lui moins que zéro. Ces bien-pensants peu pensants que je vois défiler chaque jour dans la rues de Rome, passent à mes pieds en laissant tout passer.
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Rome (Italie) : attaque incendiaire contre l’Institut supérieur de la santé (ISS)

traduit de l’italien de roundrobin, 17 mars 2021

Un jour pas trop éloigné du 8 mars, l’entrée de l’ISS (Institut Supérieur de la Santé) a été incendiée.

Parce que c’est moi qui décide de mon corps.
Parce que les responsabilités des assassinats d’État dans les prisons en mars 2020 sont aussi à rechercher là-dedans*.
Parce que la médecine est une institution oppressive, un des multiples piliers sur lesquels s’appuie le système capitaliste patriarcal technoindustriel.
Parce que c’était la dernière journée avant le retour en zone rouge [et donc en confinement] et qu’il s’agissait de la passer dans la joie.
Et surtout, pourquoi pas ?

Solidarité avec ceux qui luttent dans les prisons, contre elles et contre tout type de cage.
Une pensée pour les virus opprimés du monde entier.
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Affiche : Ils nous ont volé la nuit

traduit de l’italien de infernourbano, 20 février 2021

Ils nous ont volé la nuit.
Nous avons oublié la date du début du couvre-feu, et nous sommes peut-être en train d’oublier lentement nos nuits en compagnie de la lune, des amis, des amants, des étoiles. Quelqu’un d’autre nous dit comment les passer entre les murs de chez soi. Ils tentent à présent de tout discipliner avec l’excuse du virus : comment nous relationner les uns aux autres, qui voir, où aller, les horaires… Et nous nous retrouvons à vivre des journées rythmées par le travail, la télé, l’ordinateur, le supermarché et la famille. Ils choisissent la couleur des lieux où nous vivons, et sur cette base construisent sur notre dos l’une ou l’autre cage. Et chaque jour ils inventent une nouvelle incohérence qui finit par nous façonner l’existence.

Depuis des mois, nous sommes enfermés à domicile, des dizaines de millions de personnes enfermées par peur ou résignation. Et même la police ne semble plus nécessaire pour dompter ces peurs. Nous nous découvrons silencieux et obéissants.
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Gênes (Italie) : trois antennes-relais partent en fumée

traduit de l’italien de infernourbano, 16 février 2021

Le 2 février, nous avons incendié trois émetteurs dans le Val Bisagno. Un appartenant à la RAI, un à DEDALUS, le troisième on ne sait pas [Vodafone d’après la presse, Ndt], mais ça le fait quand même.

Il a déjà été écrit beaucoup sur l’influence sociale/répressive que la technologie a désormais dans nos vies. Ce qui nous presse à présent et à quoi nous pensons est comment attaquer, attaquer, et encore attaquer.

Ce petit geste chaleureux s’inscrit dans dans un plus large éventail d’actions directes qui se passent dans le monde et qui ont comme dénominateur commun minimum l’attaque anarchiste contre l’existant.
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