En ce moment, l’enthousiasme semble de mise chez les bergers syndicaux, satisfaits comme jamais du troupeau qui défile sagement au pas de leurs bannières contre l’énième réforme des retraites. Le temps de ces black-blocs, de ces gilets jaunes, mais aussi de tous ces voyous agiles maîtrisant encore l’art de saccager en ordre dispersé semble révolu dans la plupart des villes, eux qui n’en faisaient qu’à leur tête en ne respectant ni la sacro-sainte propriété privée, ni les accords de parcours négociés avec la préfecture, ni même les services d’ordre syndicaux et leurs collègues en bleu marine. Et s’il ne fallait qu’un symbole de l’éternel renouveau de la pacification jusqu’au sein du démocratisme radical, on pourrait par exemple se tourner vers l’organe de la composition parisienne, Paris-Luttes, le site qui avait publié dans l’entre-deux tours une tribune appelant à réélire le Président en place, et qui nous invite aujourd’hui à monter unitairement dans les cars de banlieue affrétés par la CFDT ou FO (avec lieux et horaires) afin de venir défiler dans la capitale, comme à alimenter les caisses de grève de SUD, ou à faire les petites mains sur les piquets matinaux de la CGT.
Mais si les bergers syndicaux savent manifestement si bien tenir leurs interminables promenades, c’est aussi parce qu’entre deux rendez-vous sous les ors ministériels, ils n’hésitent pas non plus à donner de leur petite personne pour que tout se passe au mieux. Petite illustration concernant les manifs parisiennes et au-delà.
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Le blocage du train-train quotidien par d’autres moyens







