Archives de catégorie : Répression

Paris : Un micro de flics trouvé à la bibliothèque anarchiste Libertad

Bibliothèque anarchiste Libertad, 2 avril 2022

Coucou à toutes et tous,

Bien que mes concepteurs m’aient pompeusement baptisée « RISO comcolor 7050 » en sortie d’usine, je suis plus connue sous le nom d’imprimante-photocopieuse de la bibliothèque anarchiste Libertad. Mon déménagement loin de la sale gueule des spéculateurs immobiliers qui m’employaient initialement me procura il y a deux ans un brin d’ivresse : adieu factures, quittances de loyer et autres dépliants publicitaires à reproduire… et que vivent les idées subversives ! Imaginez un peu si j’avais dû finir mes jours dans une énième succursale de la domination, à imprimer d’indigestes mémoires universitaires ou d’insipides pétitions démocrates adressées au pouvoir. Bref, dans cette bibli de Belleville, ce sont plutôt affiches, tracts, journaux, brochures et autres joyeusetés anti-autoritaires qui ont commencé à défiler sous mes yeux à un rythme saccadé, quand je ne roupillais pas pépère dans mon coin au milieu de livres et de discussions enflammées contre ce vieux monde.
Jusqu’à ce bel après-midi de printemps…

Mardi 29 mars 2022, après avoir retiré une quinzaine de vis pour enlever plusieurs carters et accéder enfin à mes entrailles, des esprits curieux se sont en effet soudain retrouvés nez à nez avec un petit voyant rouge. Alors qu’ils tentaient pour la énième fois de résoudre une panne récurrente, c’est sur un dispositif d’écoute bien planqué qu’ils sont tombés. J’ignore depuis combien de temps il se trouvait là, mais toujours est-il que les larbins policiers ont au moins dû entrer dans la bibliothèque quand il n’y avait personne, avant de choisir mon bide pour le dissimuler et y faire un peu de bricolage. Pour cela, ils ont directement soudé deux câbles à ma prise d’alimentation, qu’ils ont ensuite relié à un transformateur (220v/12v), lui-même connecté à un petit boîtier contenant une carte routeur RB800 modifiée, une batterie, une carte micro SD de 64 Go, une carte sim Orange… d’où dépassaient une antenne et deux micros (gauche et droite), fixés au plus proche des fentes donnant vers l’extérieur. L’imposante stature de ma carcasse l’empêchant de partir en vadrouille, ils n’ont par contre pas jugé nécessaire de me rajouter un GPS, bien que la connectique soit présente à l’intérieur du boîtier. Enfin, suite à une petite autopsie, il s’avère que ce dispositif a été fabriqué par l’un des fournisseurs de différents services de renseignement : Innova, implanté à Trieste (Italie)*.

Quant au fond, il n’y a rien d’étonnant à ce que celles et ceux qui entendent détruire toute autorité fassent l’objet des attentions indiscrètes de l’État, que ce soit dans des bibliothèques ou des domiciles, des véhicules ou via les téléphones portables, dans le cadre d’enquêtes judiciaires comme de besogneuses « notes blanches » des services de renseignement. Même si c’est plus largement tout individu qui ne file pas droit qui peut entrer dans son collimateur. Ce n’est ainsi ni la première ni la dernière fois que les unes et les autres dénicheront ici ou là de tels dispositifs de surveillance.

Continuer à défendre et à diffuser ses idées subversives sans tomber dans la paranoïa, tout en trouvant des manières d’approfondir des relations affinitaires loin de tout appareillage électronique reste encore et toujours un défi. Quant à rendre publique cette découverte afin qu’elle puisse être utile à tous –selon les bons conseils que nous a immédiatement prodigués notre amie Riso–, cela nous semble le minimum à faire dans ce genre de cas.

Quelques participantes et participants
à la bibliothèque anarchiste Libertad
19 rue Burnouf – 75019 Paris
Permanences tous les mardis de 17h à 20h

* Voir ici : https://earsandeyes.noblogs.org/innova/

PS : on trouvera ci-joint l’ensemble des photos du dispositif-espion, ainsi que la fiche technique du RB800.

Mediapart, chien de garde de la DGSI

Mediapart, chien de garde de la DGSI
soutienauxinculpeesdu8decembre, 1er avril 2022

Alors que ses camarades et avocat.es tentent de visibiliser depuis des semaines la situation de Libre Flot, en grève de la faim après 15 mois passé à l’isolement pour une affaire pour laquelle il n’a pas été jugé, la DGSI organise une opération de contre-propagande dans laquelle elle a trouvé comme relai le journal Mediapart.

Une certaine vision de l’investigation

La situation était pourtant aussi simple que révoltante. Voilà 15 mois que Libre Flot et 6 autres accusé.es attendent leur jugement. Quinze mois depuis lesquelles Libre Flot est enfermé à la taule de Bois d’Arcy alors que ses camarades ont été progressivement libéré.es. Quinze mois durant lesquels on l’a laissé croupir à l’isolement. Quinze mois durant lesquels il a documenté dans ses lettres les graves dommages que l’absence de contact humain faisaient subir à son mental. L’isolement est une torture que rien ne justifie. La justice française la fait subir illégalement depuis 15 mois à Libre Flot en la justifiant uniquement par ses chefs d’inculpation, alors même qu’il est présumé innocent. Et voilà 33 jours qu’il s’est mis en grève de la faim, mettant en jeu ce qu’il lui reste de santé mentale et physique, pour exiger la fin de cette situation, le tout dans le silence assourdissant des médias capitalistes.

Ses avocat.es tentaient hier de briser ce silence via une conférence de presse. Mais la DGSI a décidé de tirer la première. Elle l’a fait par le biais de la journaliste Camille Polloni et de son journal Mediapart, dans un article laconiquement intitulé « Dans la seule affaire « terroriste » d’ultragauche, une grève de la faim qui s’éternise » – le mot « terrorisme » étant mis entre des guillemets de rigueur, mais certainement pas le mot « ultragauche », terme policier dont personne ne sait vraiment ce qu’il signifie. Les mots des flics repris dès le titre sans distance, on sentait que l’on allait déguster.
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Lormont (Gironde) : filmer = balance, une fois de plus

Lormont : un jeune de 14 ans interpellé pour l’incendie
de la voiture d’un prof du collège Lapierre

France Bleu, 27 mars 2022

A Lormont l’incendiaire présumé du véhicule d’un enseignant a été interpellé et placé en foyer d’accueil ce week-end. Les faits remontent au 3 février dernier devant le collège de la ville.

Pendant un conseil de classe la voiture d’un prof avait été incendiée. Indignés, les profs avaient le lendemain exercé leur droit de retrait. Depuis des vidéos circulaient sur internet. Les images ont permis d’identifier l’auteur des faits. 

C’est un élève du collège, âgé de 14 ans. Il a été interpellé mercredi dernier et présenté à un juge pour enfant vendredi. Il a fait l’objet d’une mesure judiciaire d’investigation éducative et a été placé dans un foyer avec obligation de soins et interdiction de paraître à Lormont.


On pourra notamment relire à propos des filmeurs (journaleux, alternos ou amateurs) de protagonistes d’actes illégaux :

Avis aux amateurs : le chantier du CRA d’Orléans commence

À Olivet, la construction du premier centre de rétention administrative de la région est lancée
La République du Centre, 22 mars 2022

Le premier centre de rétention administrative de la région Centre doit entrer en service en 2023, près d’Orléans. Les travaux ont débuté ces derniers jours sur le site choisi par le ministère de l’Intérieur, en lisière du campus universitaire de La Source. 

Des grilles ont été installées pour délimiter le périmètre. Plusieurs engins de chantier ont déjà imprimé la marque de leurs chenilles dans la terre, traçant des allées au milieu de ce qui reste de végétation. La construction du futur centre de rétention administrative (CRA) a officiellement débuté à Olivet. Ces bâtiments du ministère de l’Intérieur, destinés à accueillir les étrangers en situation irrégulière et en attente d’expulsion, doivent entrer en service en 2023.

Situé en lisière du campus de La Source, le long de la ligne de tram, ce centre s’étendra sur près de 4.700 mètres carrés et aura une capacité de 90 places. Il comprendra 1.200 mètres carrés de bureaux destinés à accueillir les effectifs de la police de l’air et des frontières (PAF). Le budget des travaux est évalué, dans l’appel d’offres, à plus de 12 millions d’euros.

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Savoie : deux arrestations suite au sabotage d’un collabo du nucléaire

Sabotage et menaces contre la société Poma :
deux suspects mis en examen

Le Dauphiné, 24 mars 2022

Deux hommes de 29 et 51 ans, suspectés d’avoir saboté un pylône de l’entreprise spécialisée dans le transport par câbles et régulièrement visée par des menaces des milieux anarchistes depuis son engagement dans un projet d’enfouissement de déchets nucléaires, ont été arrêtés ce mardi en Savoie.

Le 9 septembre 2021, un message posté sur une plateforme contributive proche des milieux anticapitalistes et anarchistes revendiquait, « le sabotage quelques jours plus tôt de lignes téléphériques de la société Poma dans les stations des Alpes”, sans qu’il soit précisé de quelles stations il s’agissait ni même du ou des départements alpins où elles étaient érigées. En des termes plus ou moins poétiques, illustrés d’une photo de boulons et d’écrous, il était ainsi écrit que : “Dans les montagnes alpines, nous avons fondu sur des installations de l’entreprise Poma pour venger son engagement dans le projet CIGEO d’enfouissement des déchets nucléaires ! »

Une semaine plus tard, le 16 septembre, la rédaction grenobloise du Dauphiné Libéré recevait une enveloppe contenant un écrou et une lettre revendiquant plusieurs autres déboulonnages et menaçant de s’en prendre plus généralement aux infrastructures des stations de ski mises en place par la société Poma. Deux courriers similaires parvenaient le lendemain à la société Andra à Bure dans la Meuse et au siège de la société Poma à Voreppe. L’un était accompagné d’une rondelle, l’autre d’un contre-écrou.

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Sevreau (Deux-Sèvres) : la flicaille espionne les opposants aux bassines

Ils découvrent une caméra militaire qui espionnait des militants écologistes
Le Courrier de l’Ouest, 18 mars 2022

Une caméra militaire raccordée à un routeur et des batteries lithium a été découverte sous un filet de camouflage à l’entrée du bourg de Sevreau, près de Niort. Elle était orientée vers le domicile du père de Julien Le Guet, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! ». Ce collectif s’oppose, depuis plusieurs années, au nom de la protection de l’environnement, à la construction de grandes réserves d’eau pour les agriculteurs des Deux-Sèvres.

« Souriez car à partir de maintenant, vous êtes filmés« . Julien Le Guet essaie d’en plaisanter mais il n’a pas vraiment envie de rire, ce vendredi 18 mars. A une semaine de la mobilisation citoyenne attendue à La Rochénard contre le projet des réserves de substitution, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! » a découvert que la maison de son père était sous surveillance vidéo et sans doute sur écoute.

À proximité de son habitation située à l’entrée du bourg de Sevreau, entre Niort et Magné, c’est tout un dispositif militaire qui a été installé à l’abri des regards. C’est le chien d’un ami qui a flairé les équipements dernier cri : une caméra, sortant à peine du sol, recouverte de ronces et d’herbe, reliée à un routeur Pepwave et à deux mallettes renfermant des batteries lithium de haute technologie étiquetées Accuwatt, dissimulées dans un fossé, sous une bâche et un filet de camouflage.

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Madrid (Espagne) : solidarité avec les compagnon.nes en procès pour l’incendie d’un DAB

Actualisation de la situation actuelle des compagnon.nes

Le 29 octobre 2018, deux compagnons anarchistes de Madrid ont été arrêtés, accusés d’un sabotage incendiaire contre un distributeur de billets de Bankia, le 13 avril de la même année. Récemment ils ont été informés que la date de leur procès a été fixée au 7 avril 2022.

Le Parquet ainsi que Bankia et la Mapfre (l’assurance de la banque) réclament respectivement 3 ans de prison pour le délit de dégradation et 17 000 euros de dommages et intérêts. Le procès-verbal de la police relie les faits avec un communiqué publié sur des sites de contre-information et dans lequel l’action était revendiquée en solidarité avec Lisa, condamnée à 7 ans de prison (elle est maintenant en liberté conditionnelle) pour un braquage de banque à Aix-la-Chapelle (Allemagne). Il y est aussi affirmé que les compagnon.ne.s sont des anarchistes connu.e.s, en faisant référence à des contrôles d’identité lors de rassemblements, de collages d’affiches ou d’arrestations au cours d’expulsions de squats.
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Hambourg (Allemagne) : analyse du dossier de « mise sous surveillance » de trois anarchistes

traduit de l’allemand de de.indymedia, 14 janvier 2022

[Ndt : en Allemagne, l’État est tenu de notifier officiellement aux intéressés qu’ils ont été « placés sous surveillance » (soit en allemand « mis sous observation » avec écoutes, filatures, caméras devant des domiciles…) lorsqu’aucune suite immédiate n’a été donnée à cette dernière, en tout cas si les enquêteurs souhaitent pouvoir utiliser les éléments recueillis dans des procédures judiciaires ultérieures. C’est ce qui vient d’arriver à trois anarchistes de Hambourg]

En novembre 2021, trois anarchistes de Hambourg ont reçu la notification qu’ielles avaient été mis-e-s sous surveillance par les services hambourgeois de Sûreté de l’État de l’Office régional de la police criminelle pendant deux périodes de temps différentes. Ces mesures se placent dans la continuité de la procédure dite « du Banc public ». Il est aussi vraisemblable que les autorités considèrent ces personnes comme des « menaces».

Mises à part les deux périodes de temps – quelques mois au cours de l’hiver 2020/2021 et deux semaines à la fin de l’été 2021–, la notification contenait aussi les références de dossiers et les informations relatives à ces mesures. Selon ce papier, il s’agissait d’après les paragraphes correspondants d’une « surveillance à long terme » et de « traitement de données par des moyens techniques», et ce uniquement « à l’extérieur des domiciles».
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Les ventes suspectes de mortiers d’artifice désormais signalées à l’Intérieur

Les ventes suspectes de mortiers d’artifice désormais
signalées à l’Intérieur

Le Parisien, 20 décembre 2021

Les mortiers n’ont pas fini de faire parler d’eux. Les ventes « suspectes » de ces engins pyrotechniques parfois utilisés comme des armes, devront désormais être signalées au ministère de l’Intérieur, selon un décret publié lundi. Le Journal officiel stipule que « tout commerce coupable de ne pas signaler les transactions suspectes s’exposera désormais à une contravention de 5e classe, soit une amende de 1 000 euros ».

Le décret précise également ce qui constitue le caractère suspect d’une vente. Un signalement doit être réalisé « immédiatement après la tentative de transaction », si le client « refuse de prouver son identité », « refuse de préciser l’usage qu’il envisage de faire » des feux d’artifice, en achète « des quantités inhabituelles », qu’il insiste pour payer en cash, ou bien souhaite acquérir des « articles inhabituels pour l’usage envisagé ».

Les commerçants disposent d’un délai maximum de 72 heures pour faire remonter cette information au ministère de l’Intérieur. Ils devront également tenir un registre de leurs ventes des 18 derniers mois à la disposition de la police et de la gendarmerie.

Publié quelques jours avant le réveillon du Nouvel An, lors duquel les forces de l’ordre sont chaque année la cible de mortiers d’artifice, ce décret est la traduction de mesures votées en mai dans la loi Sécurité globale. Cette loi prévoit également d’interdire la vente de mortiers d’artifice au grand public, en punissant de six mois d’emprisonnement les commerçants qui accepteraient de les vendre à des non professionnels.

Leipzig (Allemagne) : les peines continuent de tomber en appel suite aux émeutes du G20

G20/Loïc : Des nouvelles du procès de l’Elbchaussee
BureBure info, 14 décembre 2021

Aujourd’hui, le 13/12, à Leipzig, a eu lieu l’appel du procès portant sur la manifestation de la rue bourgeoise Elbchaussee lors du G20 de Hambourg [2017].

Notre ami Loïc a déjà fait 1 an et 4 mois derrière les barreaux, en Allemagne, avant d’être condamné à 3 ans de prison ferme en première instance. En juillet 2020, il avait fait appel de cette peine avec ses avocats ainsi que le procureur qui avait décidé de pousser la folie répressive à son paroxisme en demandant, pour sa part, 4 ans et 9 mois ferme.

Aujourd’hui, la cour fédérale allemande a rejeté l’appel du procureur ainsi que celui de Loïc. Notre ami se retrouve donc sous le coup de l’application de la peine ordonnée en première instance : 3 ans de prison ferme. Il devrait théoriquement passer encore 1 an et 8 mois en cellule, soit 20 mois ferme.
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Grenoble (Isère) : « Sale bourgeois, je ne pourrai jamais me payer un costume comme le tien ! »

Sursis pour les agresseurs du procureur de Grenoble
Le Dauphiné, 11 décembre 2021

Le 23 juin à 22 h 45, entre le palais de justice, qu’il quitte, et son domicile, le procureur de la République de Grenoble, Éric Vaillant, est cerné, place Grenette, à Grenoble, par quatre individus. Deux se détachent du groupe et l’apostrophent. « Sale bourgeois, je ne pourrai jamais me payer un costume comme le tien ! Alors donne-moi de l’argent ! »

Ils l’insultent et le pressent en le suivant pour le « faire chier ». La marche est agressive et menaçante. Le procureur prend son téléphone et commence à filmer les deux personnes pour conserver une trace et une identification. Le voyant faire, l’un des deux individus avance et lui réclame le mobile. Le magistrat tourne le dos pour partir et c’est à ce moment-là qu’il reçoit un coup de pied dans les lombaires. Sans qu’il ne résulte de dommage corporel.

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Guadeloupe : l’Etat se venge contre les émeutiers

Plus d’une centaine d’arrestations et de condamnations
depuis le début du conflit

Guadeloupe la 1ere, 27 novembre 2021 (extrait)

Huit jours après le début de l’escalade sociale, le parquet de Pointe-à-Pitre communique sur un premier bilan des procédures judiciaires engagées contre les personnes qui se sont rendues coupables de délits sur le terrain.

Après une « première vague » consacrée aux pillages, le ressort se penche désormais sur les délits commis sur les barrages : 51 personnes dont 9 femmes ont été présentés à ce jour devant la justice et 17 personnes ont été incarcérées. Les autres, pour la plupart ont été condamnées à des peines à domicile.
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Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) : ardoises de toiture vs distributeurs de billets

Saint-Brieuc : il détruit une douzaine de distributeurs de billets « pour s’en prendre au capitalisme »
Le Télégramme/France bleu, 29 octobre 2021 (extraits)

Un Costarmoricain a été interpellé ce jeudi 28 octobre à Saint-Brieuc après avoir détruit « a minima » douze DAB (distributeurs automatiques de billets) entre le 24 et le 28 octobre à Saint-Brieuc, Trégueux et Ploufragan. Le quinquagénaire est également soupçonné d’avoir dégradé une dizaine d’horodateurs. Le tout pour un préjudice de plusieurs milliers d’euros. Pour détériorer ce matériel, le vandale bien connu des services de police, utilisait des ardoises de toiture.

Celui qui revendique « s’en prendre au capitalisme » d’après une source policière, aurait principalement visé des distributeurs du Crédit Agricole… Ce jeudi en fin de soirée, vers 22 heures, les policiers de la BAC nuit de Saint-Brieuc ont arrêté cet homme avant de le placer en garde à vue.  Il a été condamné à sept mois de prison et incarcéré à l’issue de son jugement sur reconnaissance préalable de culpabilité, ce vendredi 29 octobre à Saint-Brieuc,a près avoir expliqué aux enquêteurs avoir voulu « dénoncer des injustices sociales ». Préjudice pour les banques : des factures de réparation allant de 200 € à 2000 € par distributeur.

Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) : la seule folie serait de ne pas le faire

Jugé pour l’incendie de voitures de gendarmes
Ouest France, 20 octobre 2021

Un jeune homme de 26 ans a été condamné, hier, par le tribunal de Saint-Nazaire pour l’incendie de six voitures de gendarmes et de civils à Saint-Brevin-les-Pins et Pornic, en 2020.

Affalé contre l’une des vitres en plexiglass de son box, le prévenu se fait rappeler à l’ordre par la présidente du tribunal de Saint-Nazaire. C’est un homme de 26 ans, le visage fatigué, les cheveux en pagaille, qui se redresse mollement en fixant les juges. À toutes les questions qui lui sont adressées ce mardi, il répond « je ne me souviens pas », « je ne sais pas » ou encore « je réfléchis ». Il est accusé d’avoir incendié six voitures de gendarmes et de civils en 2020.
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« Quasiment tous conspis », vraiment ?

[Parmi les plusieurs centaines de sabotages d’infrastructures de télécommunication qui se produisent depuis 2018, il est par nature impossible de savoir qui a pu les commettre, sans compter que n’ayant pas une mentalité policière ce qui ? ne nous intéresse pas, a fortiori lorsqu’ils ont volontairement choisi de ne pas laisser de message derrière eux.
Par contre, sur la petite partie de personnes arrêtées, il y a bien entendu eu plusieurs fachos et réactionnaires comme la personne de l’Isère en avril 2021 ; un quinquagénaire « anti-5G mais pas anti-fibre optique » dans la Drôme en mars 2021 ; les deux moines intégristes du Rhône ce mois-ci ou le récent illuminé parisien carrément conspi, accusé du sabotage de 26 antennes (voir ci-dessous) ; mais également toute une diversité comme les accusés mutiques de Douai en juillet 2020, à part un bref « je suis contre la 5G, qui a des effets néfastes pour la santé et l’environnement », et chez lesquels les flics avaient retrouvé du matos d’agitation « antifasciste et anarchiste » ; un petit groupe de cinq gilets jaunes qui s’en prenait « à tout ce qui touche à l’État » dont une antenne-relais en Dordogne condamnés en mars 2021 ; un autre groupe de quatorze gilets jaunes accusés de l’incendie de neuf antennes en Alsace en septembre 2020 ; deux amis dont l’un a dénoncé «  le côté néfaste de la 5G sur la santé et sur les animaux » au procès et condamnés dans le Jura en juillet 2020 ;  les trois personnes de gôche accusées dans le Limousin en juin 2021 ; les deux amis dont l’un tendance citoyen-écolo arrêtés dans les Alpes-maritimes en juin 2020 ; bien sûr le compagnon anarchiste Boris incarcéré en septembre 2020 suite à un sabotage anonyme dans le Jura dont il a pris la responsabilité après son arrestation, et actuellement dans le coma suite à un incendie de cellule ; un gilet jaune incarcéré en juin 2019 dans le Var pour plusieurs incendies (radars, station service) dont deux antennes et dont on ne sait rien ; les trois personnes incarcérées dans les Alpes-de-Haute-Provence en avril 2019 suite à des sabotages contre des infrastructures d’énergie ou de téléphonie, et dont on ne sait rien ; ou encore ces quatre gilets jaunes de la Nièvre qui avaient cramé quatre armoires et huit pylônes de téléphonie, condamnés en décembre 2019, et dont l’un repassait seul en septembre 2021 pour deux armoires et deux antennes (voir ci-dessous).
Alors assez d’ « ineptie idéologique » qui projette et reprend à bon compte les catégories de l’Etat contre une lutte en cours, et que chacun chacune agisse de la manière qui lui semble la plus adéquate… et pour ses propres raisons, évidemment !]


Un homme de 37 ans jugé coupable d’avoir incendié des installations téléphoniques dans le Cher et la Nièvre avec des cocktails Molotov
Le Berry Républicain, 22 septembre 2021
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