Le petit café du matin

Suite à l’exécution policière de Nahel le 27 juin dernier, tandis que dans un pantomime bien rodé les uns ont réclamé « justice » ou « amnistie » à l’État, d’autres ne se sont pas privés d’agir à la fois contre la justice et contre ses serviteurs. Nuit après nuit, directement, loin des projecteurs et de tout dialogue avec la main gauche du pouvoir assassin. Cette dimension restée jusque-là un peu dans l’ombre des émeutes vengeresses, vient cependant de connaître un premier bilan officiel.

Après avoir visité la veille le tribunal d’Aurillac saccagé par qui a su saisir l’occasion (250 000 euros de dégâts), le ministre de la Justice était en effet ce matin au micro de RTL pour vanter son action contre le « processus de décivilisation » de la société, selon le mot d’ordre lancé par le Président Macron en mai et réitéré il y a quelques jours dans un grand hebdomadaire. C’est ainsi qu’on en a appris un peu plus sur les salutaires travaux de démolition qui ont égayé les nuits de la fin juin, et plus précisément sur ceux qui ont concerné un pilier honni de cette civilisation, à savoir les bâtiments de Justice.

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Aurillac (Cantal) : demander justice ou lui régler son compte ?

Le tribunal d’Aurillac attaqué en marge d’une manifestation
féministe au Festival du théâtre de rue

La Montagne/France Bleu & Trois, 26-28 août 2023

«Aurillac topless, la police en PLS.» Un millier de personnes, dont de nombreuses femmes seins nus, a défilé ce samedi 26 août à Aurillac (Cantal), en marge de la 36e édition du Festival international de Théâtre de Rue. La manifestation était organisée en soutien à Marina qui, avoir refusé de se couvrir le haut à la demande des policiers mercredi, avait été emmenée au commissariat puis visée par une ordonnance pénale pour « exhibition sexuelle », procédure simplifiée pour juger certaines contraventions et délits. Marina avait expliqué son geste à la presse locale, jeudi, en disant avoir eu « hyper chaud ». Elle a affirmé avoir voulu faire « comme la moitié des hommes » qui, en cette journée caniculaire, « n’[avaient] pas de tee-shirt ».

Dans une ambiance au départ bon enfant, le cortège s’est ébranlé peu après midi dans les rues du centre-ville. Les slogans se sont enchaînés, avec toujours un mélange de thématiques féministes et anti-police. Arrivée devant le palais de justice, la foule s’est ensuite prêtée à un «clapping», un applaudissement collectif. Pendant ce temps, des manifestants, le plus souvent masqués, ont décroché six drapeaux français, avant de mettre le feu à une partie d’entre eux, tandis qu’ « un groupe constitué d’une dizaine de personnes a ensuite ouvert les grilles du tribunal et a fracturé la porte, vraisemblablement à l’aide d’un grand cendrier installé à lentrée » selon le maire (PS) Pierre Mathonier. Sur les murs, des «A» majuscules cerclés, symbole du mouvement anarchiste, ont été tagués. A l’intérieur du tribunal, la salle des pas perdus et des salles d’audiences ont été dégradées, des dossiers ont été brûlés et «un début d’incendie» a été déclenché.
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Emeutes : filmer = balance, une fois de plus

Émeutes après la mort de Nahel : 2 700 signalements
ont été reçus sur la plateforme Pharos

France Info, 28 août 2023 (extrait)

À partir du 27 juin, date de la mort de Nahel lors d’un contrôle policier à Nanterre, et pendant les émeutes des jours suivants, la plateforme Pharos a reçu quelque 2 700 signalements : des vidéos de pillages, d’incendies ou de dégradations, repérés et dénoncés par des internautes sur cette plateforme du ministère de l’Intérieur.

Ces signalements ont permis l’interpellation de possibles émeutiers : 32 personnes ont été arrêtées ces dernières semaines, dont certaines ont déjà été condamnées à des peines de prison ou placées sous bracelet électronique. Elles ont été repérées et identifiées grâce à des signalements de citoyens qui ont fait remonter au ministère de l’Intérieur des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, montrant des images de magasins pillés, d’écoles ou de commissariats incendiés. Au total, une centaine d’enquêtes ont été ouvertes, notamment pour les faits les plus graves.
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Fragment de l’an 2023 : Karl Marx, Louise Michel, Marianne et le graffeur


La mairie retrouve des couleurs après les émeutes
Le Parisien, 26 août 2023

Durement touchée par les émeutes qui ont suivi la mort de Nahel à Nanterre (Hauts-de-Seine), la ville de Bezons (Val-d’Oise) panse lentement ses plaies. L’hôtel de ville, qui avait été pris pour cible, est en train de prendre un nouveau visage. Les vitres de la façade ayant été brisées, des panneaux de bois ont été posés. Afin de rendre ces surfaces blanches plus attrayantes, la ville a fait appel au graffeur Baron pour les habiller aux couleurs de la République.

« L’idée, c’est de faire plaisir aux habitants, que ça soit plus joyeux. Les planches, c’est un peu triste », explique Baron. La consigne était de proposer une fresque en rapport avec les symboles républicains. Les couleurs du drapeau sont représentées par des jets de peinture assez larges. « Il fallait quand même que ça reste street art. Je ne voulais pas que ça ressemble à de l’adhésif », indique le graffeur.
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Limoges (Haute-Vienne) : de l’essence pour le service public

Cinq voitures de la Maison du Département incendiées
Le Populaire du centre, 25 août 2023 (extrait)

Vers 2 heures dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 août, cinq voitures de la Maison du Département [qui regroupe tous les services du département, de la PMI au RSA avec le contrôle qui va avec], basée 36 allée Fabre-d’Églantine dans le quartier de Beaubreuil, à Limoges, ont été incendiées.

Le chiffre du jour : 250 000

A Nîmes, après  la panne d’électricité dans le centre de rétention suivie de la mutinerie incendiaire des retenus et l’évasion de six d’entre eux le 19 août dernier, les dégâts de la révolte dans le CRA ont été évalués à au moins 250 000 euros.

Par ailleurs, deux sans-papiers de 20 et 22 ans incarcérés dans le centre de rétention à ce moment-là sont accusés d’avoir bouté le feu, et sont poursuivis pour « dégradations par un moyen dangereux » et « mise en danger de la vie d’autrui » . Leur comparution immédiate vendredi 25 août a été reportée à la demande de leurs avocats… qui ont obtenu de la présidente du tribunal de Nîmes ce renvoi « compte tenu de la complexité de l’affaire », et plus précisément afin d’appuyer leur demande d’ouverture d’une instruction judiciaire. Comme quoi, quand il s’agit de chasser ensemble plus de gibier de justice (en l’occurrence de potentiels incendiaires supplémentaires du CRA), avocats et juges parviennent parfois à trouver un terrain d’entente cordiale.

(A partir d’Objectif Gard, 24 & 25 août 2023)

Argentine : vague de pillages à travers tout le territoire

Plombée par l’inflation, l’Argentine est confrontée
à une vague de pillages de commerces

En Argentine, une vague de pillages de supermarchés et de commerces depuis quatre jours a mis le pays en alerte, ravivant le souvenir traumatique de la «Gran Crisis» de 2001 [Voir ici la brochure Recueil de textes argentins (2001-2003), ed. Mutines Seditions, 2003], sur fond d’élection présidentielle prévue en octobre. Même si le gouvernement nie tout lien de cause à effet, cette vague intervient alors que le peso argentin vient d’être dévalué d’environ 20% mi-août. La troisième économie d’Amérique latine est aux prises avec une inflation endémique, à deux chiffres depuis plus de douze ans, et de 115% sur un an. JPMorgan anticipe même une inflation de 190% à la fin de l’année. Une inflation telle que le gouvernement a lancé en mai un billet de banque de 2.000 pesos, le plus important qui n’ait jamais circulé.

Les pillages, survenus aussi bien dans la ville de Bariloche, en Patagonie dans le sud du pays, qu’autour de la capitale Buenos Aires ou encore dans la région viticole de Mendoza, sont l’oeuvre de petits groupes qui pénètrent par effraction dans des commerces pour voler biens alimentaires et autres produits. Des bandes de 20 personnes, 40 ou plus, fondent sur un supermarché ou autre commerce, en mode «attaque de piranhas», ou de plus petits groupes, mus par des appels de dernière minute, via les réseaux sociaux, forcent parfois l’accès aux commerces fermés. Les assaillants s’emparent alors de la nourriture, mais aussi ce qu’ils trouvent: alcool, cigarettes, objets divers et variés, comme en témoignent les chariots de supermarché pleins abandonnés à l’arrivée de la police. Parfois, comme mardi à Moreno, le feu est mis au magasin. Lire la suite

Leipzig (Allemagne) : deux caméras de flics identifiées dans une voiture en planque

Système vidéo (de flics) dissimulé à Connewitz

Après la perquisition du 15 mars 2023 à Leipzig*, on a appris que la veille, l’entrée d’un immeuble de la rue Eichendorff avait été surveillée par un système vidéo dissimulé. En raison d’une confusion de personne sur ces images de surveillance, l’immeuble avait ensuite été pris d’assaut par un Commando d’intervention spécial (SEK) des flics en début de soirée, et deux portes d’appartement ouvertes par ces derniers avec une arme à feu.

Aujourd’hui, une voiture immatriculée L-UC 3015 a été découverte dans la même rue. Derrière la vitre arrière teintée, sur la plage arrière, se trouvaient 2 caméras respectivement dissimulées dans un panier et dans un sac de la marque Congstar. Un faisceau de câbles, dissimulé sous des serviettes, menait au coffre. Les objectifs étaient orientés vers une entrée d’immeuble et un trottoir.
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Paris : infos supplémentaires sur le dispositif de surveillance retrouvé à la bibliothèque Libertad

En avril 2022, un dispositif de surveillance avait été trouvé à l’intérieur de l’imprimante de la bibliothèque anarchiste Libertad à Paris. Sa découverte avait été racontée dans cet article.

Le contenu de la carte SD retrouvée avec l’appareil a depuis été analysé. On y a trouvé un historique de l’activité de l’appareil dans les semaines précédant sa découverte, entre le milieu de février et la fin mars – ce qui ne signifie pas qu’il n’était pas actif avant le milieu de février. Cet historique a révélé quelques informations techniques sur son fonctionnement, que nous partageons dans cet article au cas où ça intéresse des gens. On est pas des pros donc on a pu faire des erreurs, mais on pense pouvoir affirmer avec un haut degré de certitude que :

– L’appareil était doté d’une fonctionnalité d’ »activation sonore », c’est-à-dire qu’il ne s’activait que lorsque son microphone captait un niveau sonore suffisamment important. Au cours de la période d’un mois et demi, il s’est ainsi activé 2061 fois, avec une durée minimum d’activation de 58 secondes, une durée maximum de 12 heures et une durée moyenne de 10 minutes.
– Lorsque l’appareil était « activé » par le niveau sonore, il transmettait des données sur le réseau téléphonique (a priori, les données audio capturées par son microphone), généralement à une vitesse de quelques KO/s, avec des pics à 100 KO/s.
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Une usine de moins en moins ordinaire…

Une visite peut en cacher une autre

Le 30 mars dernier, les élèves de 4ème du collège Les Deux Vallées à Cheylard, dans le Vivarais, ont effectué une visite d’entreprise a priori banale. Si les plus assidus ont du se retenir de bâiller face à la présentation des différents métiers de l’aéronautique, les plus sensibles se sont peut-être dits qu’après tout, une journée de classe loin des quatre murs qui enferment les rêves, c’était déjà ça de pris. Le même jour, un second groupe faisait également le tour de cette usine, mais de façon beaucoup plus intéressée, puisqu’il était entièrement composé d’entrepreneurs et d’élus.

Ces deux visites se sont déroulées à La Voulte-sur-Rhône (Ardèche), et plus précisément au siège de l’entreprise Fregate Aero, qui construit « des sous-ensembles de structures pour les avions et hélicoptères, à base de métal, de tôle, de pièces usinées. Cela peut être des morceaux d’aile, de carlingue, d’armoire électrique… avec pour principaux clients Airbus, Dassault et Safran » selon les explications données aux petits comme aux grands par Frédéric Guimbal, son président. Ce jour-là, l’homme au sourire crispé qui distillait une sotte publicité pour sa boîte de mort, avait pourtant d’autres préoccupations en tête. De celles qui ne concernent pas un auditoire captif, mais un tout autre type de visite  : trois jours plus tôt, lundi 27 mars vers 5h du matin, un incendie volontaire venait en effet de toucher la seconde usine du groupe Fregate Aero, située dans le village de Beauchastel à moins de cinq kilomètres de là.
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Colombelles (Calvados) : la borne de recharge de nouveau sabotée

[Reçu par mail, 21 août 2023]

Le 21 août à Colombelles, près de Caen, une borne de recharge électrique MobiSDEC a été sabotée avec de la mousse expansive. C’est la même borne de recharge qui avait été sabotée le 31 mai dernier, une action revendiquée dans un communiqué.

La mousse a été répandue à la fois sur les deux prises qui donnent accès au chargement (ces prises sont protégées par une trappe mais il y a un petit interstice en bas de celle-ci qui permet d’insérer la valve pour diffuser la mousse à l’intérieur, directement sur la prise de chargement) et sur les terminaux de paiement par carte. Cette technique permet de rendre inutilisable la borne dans l’immédiat, mais selon la réactivité des autorités, une borne de recharge sabotée de la sorte peut être rapidement remise en état de marche (une question de jours ou de semaine). D’où la nécessité de s’attaquer régulièrement à la même infrastructure, où d’imaginer d’autres manières de faire… avis aux amateur-ice-s.
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Nîmes (Gard) : incendie du centre de rétention et sextuple évasion

Six personnes évadées après des incendies dans
un centre de rétention à Nîmes
Ouest France/Libération, 20 août 2023

Samedi 19 août vers 22 heures, survient une panne d’électricité au centre de rétention administrative de Nîmes (Gard), et «pour une raison qu’il faudra déterminer, le groupe électrogène (n’a pas pris) le relais, plongeant de très longues heures le CRA dans le noir», détaille dans un communiqué le syndicat de police Alliance.

Vers 22h15, des retenus en profitent alors pour arracher des caméras de surveillance, briser des portes et mettre le feu à 14 chambres, dans trois zones de l’établissement. Rapidement, six casernes de pompiers interviennent pour stopper l’incendie et des renforts arrivent du commissariat de Nîmes pour assurer la surveillance des 90 retenus placés dans la cour en attendant.

Mais face au nombre de retenus et à la situation, les 11 gardiens du CRA et les renforts policiers ne suffisent pas : six personnes parviennent à s’évader du bâtiment. Ce dimanche 20 août 2023, de nombreux transferts de retenus auront lieu vers Toulouse et Marseille. Une enquête est en cours pour estimer le coût des réparations et déterminer l’identité des coupables, tandis que « deux zones de vie » du centre de rétention « sont complètement hors service ».

Munich (Allemagne) : de nouveaux engins de chantier réduits en cendres

Mais qui a dit que l’été n’était pas propice aux attaques incendiaires contre des structures de la domination ? Pas la police de la capitale bavaroise, en tout cas, où ces dernières n’ont pas cessé. Le 8 juillet, c’est en effet un engin de chantier qui a cramé le long du Föhringer Ring, au nord de Munich, en détruisant les câbles de télécommunication situés le long du pont. Le 16 juillet, c’est une antenne de téléphonie mobile qui a cramé dans le parc de Forstenrieder, au sud de Munich. Puis le 26 juillet, ce sont cinq engins du chantier de construction de la station de métro de Martinsried qui ont été touchés par les flammes à Planneg, cette fois à l’ouest de la ville. Et le 27 juillet, vers 22h30, c’est une machine forestière, utilisée pour les travaux d’abattage de gros arbres, qui a été engloutie par les flammes dans la forêt de Perlach, au sud de la ville, avec encore une fois plus de 100 000 euros de dégâts.

Autant de destructions anonymes qui ont de quoi donner le tournis à des uniformes qui ne savent plus à quel Saint se vouer et dans quelle direction creuser, si bien que des hélicos se sont même mis à tournoyer de nuit dans le ciel munichois afin de partir à la pêche aux saboteureuses. Toujours en vain.
La nuit de dimanche à lundi 14 août, vers 3h30 du matin, l’équipage d’un hélicoptère de la police a ainsi remarqué –mais un peu tard pour lancer la chasse– un nouvel incendie de pelleteuse. Celle-ci se trouvait à la hauteur du barrage central de la rivière Isar, entre Pullach et Höllriegelskreuth au sud de la ville, et appartenait à l’entreprise communale Stadtwerke München (SWM), une des plus grandes sociétés du secteur de l’approvisionnement en énergie d’Allemagne. Les dégâts sont estimés à «  plusieurs centaines de milliers d’euros » par les flics, et l’enquête a une fois de plus été confiée au Kommissariat 43 (infractions à la sécurité de l’État).
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Cruis (Alpes-de-Haute-Provence) : le projet de centrale photovoltaïque sous les critiques

De nouvelles dégradations sur le chantier de la future
centrale photovoltaïque

La Provence/Le Dauphiné 17-18 août 2023

Quand on approche de la zone sensible, un système de vidéosurveillance se met en marche automatiquement. Celui-ci actionne une sirène dont l’écho part rebondir en contrebas alors qu’un haut-parleur annonce d’une voix stridente : « Attention ! Vous entrez dans un site protégé. Vous devez vous présenter au centre de surveillance ». Les deux sites du futur parc photovoltaïque de Cruis sont en cours de balisage et sont surveillés par des stations mobiles de vidéo-protection.

Au pied de cette installation alimentée par un panneau solaire, quelques dizaines de manifestants, réunis sous le cagnard, au centre d’un large terrain défriché : [le 16 août], en milieu de matinée, des membres du collectif Elzéard-Lure en résistance se sont réunis sur ce site de la Montagne de Lure, à Cruis. Propriété de la commune, le lieu est destiné à devenir -en deux parcelles- un parc photovoltaïque de 17 hectares, sous l’égide de l’entreprise canadienne Boralex [qui possède déjà un autre parc photovoltaïque en activité dans le coin, à Peyruis, qui a été saboté à deux reprises en avril et juillet dernier]. Lire la suite

Londres (R-U) : 288 caméras de surveillance sabotées en quatre mois

Londres. Sabotage massif de caméras de surveillance
Le Matin (Suisse), 18 août 2023

La police londonienne a indiqué vendredi avoir recensé des centaines de sabotages de caméras en amont de l’extension très polémique de la taxe sur les véhicules les plus polluants, prévue à la fin du mois dans la capitale britannique. Restreinte au centre de Londres à son introduction en 2019, la zone ULEZ (ultra low emission zone) avait déjà été considérablement élargie en 2021 et doit être étendue à tout le Grand Londres le 29 août.

L’extension de la taxe, en pleine crise du coût de la vie au Royaume-Uni, est vivement critiquée par les riverains et certains opposants s’en prennent aux caméras placées sur les routes – censées lire les plaques d’immatriculation pour vérifier que le véhicule est exempté ou que la taxe a bien été payée.

Dans un communiqué, la Metropolitan Police a précisé avoir recensé au 1er août 288 infractions liées aux caméras ULEZ, principalement des câbles endommagés et des vols de caméras. La police avait commencé son enquête en avril, après que Transport for London, l’agence qui a installé les caméras, a rapporté des cas de vols et de vandalisme parmi les 2750 caméras installées pour couvrir les nouvelles zones taxables.
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anonyme, inconnu, inqualifiable, innommable, insupportable