Villeneuve-Saint-Georges : baignade sauvage et vidéosurveillance

Villeneuve-Saint-Georges : un mât de vidéosurveillance scié
après deux interpellations
Le Parisien, 25 août 2024 (extrait)

Est-ce une réponse à l’intervention policière survenue plus tôt dans l’après-midi ? Un mât en béton avec sa caméra de vidéosurveillance a été scié dans la nuit de samedi à dimanche à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). La scène s’est déroulée dans le quartier Blandin. Ces dégradations, suivies de tensions avec les forces de l’ordre, pourraient être directement liées aux deux interpellations qui ont fait suite à l’ouverture d’une borne incendie quelques heures avant.
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Saïx (Tarn) : sabotage incendiaire du chantier de l’A69

Autoroute A69 : un ouvrage détruit par les flammes cette nuit à Saïx à côté de la ZAD, pompiers et gendarmes caillassés
La Dépêche/France Bleu, 23 août 2024 (extrait)

Un impressionnant incendie a détruit un ouvrage sur le chantier de l’autoroute A69, à Saïx (Tarn), entre Castres et Toulouse, dans la nuit de jeudi à vendredi, au niveau du parc du Dicosa, en face de la ZAD dite de la « cal’arbre ». Vers 1h30 du matin, plusieurs groupes d’individus cagoulés ont jeté des pierres sur la zone, contraignant les agents de sécurité à se mettre à l’abri. D’après nos informations, un troisième groupe aurait incendié l’ouvrage. Le concessionnaire Atosca évoque l’usage de plusieurs cocktails molotov.

Toujours est-il que cet imposant coffrage, une structure en bois et en métal, s’est enflammé. Pompiers et gendarmes sont intervenus, mais ont essuyé de nombreux caillassages. Les forces de l’ordre évoquent « une trentaine d’individus, vraisemblablement en provenance de la ZAD voisine. » Les opérations pour éteindre l’incendie ont été ainsi retardées, et le feu, quasiment maîtrisé à 6h30, était encore en cours à 8h30 ce vendredi, les pompiers devant même revenir sur place.
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Chili : quelques mots de Francisco Solar depuis la taule

[Pour rappel, depuis la confirmation définitive de sa peine en appel le 27 mars 2024, le compagnon Francisco Solar est en train de purger 86 années de prison au Chili pour plusieurs attaques explosives en 2019 et 2020 contre l’ex-ministre de l’Intérieur, une caserne de carabiniers et un immeuble dans un quartier de riches. Placé à l’isolement dans la taule de La Gonzalina (Rancagua) pour purger cette condamnation qui s’apparente à une perpétuité, une semaine d’agitation pour l’en sortir a été lancée du 10 au 17 août. On trouvera ci-dessous une lettre traduite de l’espagnol qu’il a fait sortir le 24 août à cette occasion.]


Des mots de Francisco Solar, dans le cadre de la semaine d’agitation internationale pour le sortir de l’isolement, du 10 au 17 août 2024

Il est important de comprendre que, dans différentes parties du monde, le Pouvoir est en train d’utiliser l’isolement comme un régime interne à la prison visant à combattre l’anarchisme d’action, en utilisant les mesures les plus dures prévues par les systèmes pénitentiaires, dans le but d’anéantir une fois pour toutes les idées et les pratiques qui sont ennemies de toute forme d’autorité. Ce n’est pas nouveau. Au cours de l’histoire, les moments où les États ont décidé d’en finir avec l’anarchisme sont nombreux, mais ils n’y sont jamais parvenus. Lire la suite

Atlanta (États-Unis) : les collabos de Cop City toujours sous le feu

Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest, 14 août 2024
(complété par la presse locale)

Les forces de l’ordre enquêtent sur un incendie criminel présumé à Atlanta mercredi matin 14 août, contre un chantier de construction d’une entreprise précédemment ciblée par des attaques similaires en raison de son rôle dans la construction d’un centre de formation de la police Cop City, qui fait face à un long mouvement de protestation et d’opposition. Cet incendie s’est produit sur un terrain dégagé de Memorial Drive, et les deux engins de chantier cramés vers 2h du matin appartenaient à l’entreprise Brent Scarborough and Company.

Les agences policières qui se sont rendues sur place sont les fédérales ATF et FBI, ainsi que le Bureau d’enquête de Géorgie et les unités d’enquête sur les incendies criminels des villes de DeKalb et d’Atlanta. Par ailleurs, le chef de la police d’Atlanta (APD) a offert une prime de 200 000 dollars pour toute balance permettant l’arrestation des responsables de l’attaque.
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Villenauxe-la-Grande (Aube) : une visite à la pénitentiaire

Des voitures d’agents pénitentiaires dégradées
à Villenauxe-la-Grande
L’Est éclair, 15 août 2024 (extrait)

Dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 août, vers 3 h du matin, trois véhicules appartenant à des agents pénitentiaires, garés sur le parking du centre de détention de Villenauxe-la-Grande, ont été vandalisés.

« Il y a eu deux véhicules de dégradés et un véhicule de brûlé, appartenant à des surveillants, sur le parking », indique un délégué syndical.

Santiago (Chili) : sortie incendiaire et solidaire avec Francisco Solar

Traduit de l’espagnol de Informativo Anarquista, 17 août 2024

Mercredi 14 août, un groupe de compagnons cagoulés est sorti du campus Juan Gómez Milla de l’Université du Chili pour bloquer la rue et incendier un bus RED [compagnie de bus urbains de Santiago] de la ligne 506 sur l’avenue Grecia, rejoignant ainsi la campagne contre l’isolement du compagnon Francisco Solar.

En réponse, les COP [forces anti-émeute de la police] ont fait irruption sur le campus et le parquet a chargé le laboratoire d’investigations criminelles des carabiniers (Labocar) et l’OS-9 de rechercher les responsables et des preuves. Au moment de la publication, personne n’avait été arrêté.

Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) : sabotage d’un golf

dans la nuit du 12 au 13 août, nous avons labouré un green et saboté 2 trous de golf.

dans une région sévèrement touchée par la sécheresse depuis deux ans, modifiant les paysages, asséchant les cours d’eau et où les restrictions d’eau permanentes sont imposées par un système écocidaire, ce type d’action nous parait plus que nécessaire et doivent se multiplier – rappelons que d’après la fédération française de golf, un golf de 27 trous consomme en moyenne 75 000 m3 d’eau soit l’equivalent de celle de 1 500 personnes à l’année.

nous tenons aussi à exprimer notre soutien à la lutte contre la création d’un nouveau golf à villeneuve-de-la-raho – à 10 kilomètres de Saint-Cyprien – et toutes les luttes de résistance pour le vivant et contre le modèle de vie capitaliste.
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Carquefou (Loire-Atlantique) : feux d’artifice estivaux pour les taulards

Indymedia Nantes, 11 août 2024

Samedi 10 août, près de la prison de Carquefou, nous avons tiré des feux d’artifice et gueulé en direction de la maison d’arrêt (des « Crève la taule ! »). C’était en soutien à toutes les personnes enfermées et qui subissent la répression dans le contexte politique actuel.

Plein de courage aux détenu.es, aux retenu.es et à leurs proches !
Crève la taule !
Crève la France et son drapeau !

Saint-Amand-sur-Ornain (Meuse) : Sabotage voie ferrée – TRAIN TO NOWHERE

(Indymedia Lille, 9 août 2024)

Au cours de l’été, nous avons déformé un rail à l’aide d’un cric hydraulique bouteille sur l’ancienne voie ferrée entre Nançois-Tronville et Gondrecourt-le-Château. Nous avons précisément choisi d’opérer entre Tréveray et Saint-Amand-sur-Ornain, non loin du champ où se tiendra le festival de résistance à Cigéo les Burelesques du 16 au 18 août prochain.

D’ici quelques années, la SNCF prévoit de remettre en service ces rails afin qu’ils acheminent les déchets nucléaires que l’Etat voudrait enfouir à Bure. Des concertations publiques s’étaient tenues en 2022 à propos de ce projet de voie ferrée, et des sous-traitants de la SNCF ont depuis commencé les prises de mesure sur le tracé. Il s’agirait de 36 km d’une ancienne voie ferrée réhabilitée, passant en plein milieu des villages (laissant peut-être présager une future étape d’expropriations d’ici quelques années ?). L’ANDRA prévoit aussi le convoi de 6 trains radioactifs de 100 mètres de long à 40km/h par mois pendant 100 ans.
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Le chiffre du jour : plus de 700

Parmi l’ensemble des mesures policières mises en œuvre à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris, il en est une qui fait beaucoup moins de bruit, sur laquelle un article publié dès mars 2024 (Au programme des JO : perquisitions administratives et assignations à résidence…) revenait déjà : les « mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance » (Micas).

Les MICAs, c’est quoi cette merde ?

Ce dispositif administratif des Micas est directement issu de l’état d’urgence de 2015, qui a été pérennisé en 2017 par la loi dite « sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme » (Silt). Il se base sur le soupçon étatique qu’un « comportement » particulier « constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre public », ou que cette personne « adhère à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes ». Avec pour conséquence la délivrance d’une Mica, soit une assignation à résidence allant jusqu’à trois mois (renouvelable), ainsi que des perquisitions administratives et une obligation de pointage quotidien au comico, le tout sur la simple base de notes blanches des services de renseignement. Des mesures directement prononcées par le ministère de l’Intérieur à l’encontre de la personne concernée avec application immédiate (puis susceptibles d’un recours devant le tribunal administratif).

Le 17 juillet dernier, à une dizaine de jours de l’ouverture des Jeux Olympiques, le ministre de l’Intérieur sortait un premier chiffre de 155 Micas promulguées par ses services afin de « maintenir à distance » des J.O. (cérémonie d’ouverture ou passage de la flamme) des personnes « considérées comme très dangereuses ou pouvant potentiellement passer à l’acte ». Ce qui faisait déjà le plus grand nombre de Micas distribuées par l’Etat depuis l’état d’urgence de 2015, avec cette précision du ministère donnée à des journaflics : « les personnes suivies [sont] toutes proches des mouvances d’extrême droite, d’extrême gauche et islamistes » (L’Express, 24/7). Un nombre de 155 qui, on s’en doute allait être amené à augmenter considérablement au fil des jours.
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Des nouvelles policières de l’enquête sur les sabotages contre les J.O.

[Chacun sait que les grandes agences de presse internationales sont liées aux Etats, et notamment à leurs services de renseignement. Et Reuters, fondée en 1851 à Londres puis redevenue un des géants du marché depuis son rachat par le groupe canadien Thomson en 2007, n’échappe pas à la règle. Forte de cette position, elle a sorti hier une longue dépêche « exclusive » qui lève un petit coin de voile sur l’enquête à propos des sabotages qui ont frappé l’ouverture des Jeux Olympiques de Paris. Titrée « Exclusive: France seeks FBI help in probe of high-speed train sabotage hours before Olympics », nous avons pensé que ce document de Reuters puisé aux sources nord-américaines pourrait intéresser des lecteurs curieux. En voici la traduction de l’anglais à titre d’information, puisqu’elle n’avait pas réussi à franchir les vagues de l’océan Atlantique jusque là (les liens sont de nous).]

Exclusif : La France demande l’aide du FBI pour enquêter sur le sabotage des trains à grande vitesse quelques heures avant les Jeux Olympiques

PARIS, Aug 7 (Reuters) – La police française, qui enquête sur le sabotage de lignes ferroviaires à grande vitesse quelques heures avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, a demandé l’aide du FBI américain, ont déclaré deux sources ayant une connaissance directe de l’enquête française. Lire la suite

Mexico (Mexique) : «Nous avons décidé d’agir face à la dévastation capitaliste»

Traduit de l’espagnol La Zarzamora, 4 août 2024

Dimanche 4 août 2024, nous avons fait exploser une bombe composée de dynamite, de poudre noire et de gaz butane contre les installations de la dite « Tour du bien-être » à Mexico [gratte-ciel qui est le siège du ministère de la Protection sociale]. Nous avons décidé d’agir face à la dévastation capitaliste qu’on nous impose. Nous ne céderons pas. Ils ne peuvent nous offrir aucune « aumône », parce que nous continuerons à agir. Jusqu’au bout.

Nous ne voulons pas de leur déprédation civilisatrice, nous voulons être sauvages, nous unir à la nature. Et nous sommes la nature qui se défend, et …. nous ne nous arrêterons pas. Ni nous ni nos filles ne seront leurs servantes, leurs cuisinières, leurs objets de viol. Nous préférons lutter, lutter jusqu’à leur fin ou la nôtre. Nous n’avons pas peur d’eux.
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San Antonio (Chili) : feu aux entreprises de ciment le long du fleuve Maipo

[Samedi 3 août vers 21h50 à San Antonio, dans la région chilienne de Valparaíso, s’est produite une double attaque incendiaire contre une cimenterie et une entreprise de granulats qui dévastent les rives du fleuve Maipo. Plus d’une centaine de pompiers ont dû accourir sur place pour tenter d’éteindre les dix foyers d’incendies qui consumaient camions-toupie et installations des bétonneurs. Ce sabotage a été revendiqué le lendemain par la « Cellule insurrectionnelle pour le Maipo/Nouvelle Subversion » (Célula insurreccional por el Maipo. Nueva Subversión), à travers un communiqué publié sur informativoanarquista, dont nous livrons une traduction de l’espagnol ci-dessous.]


Campagne Switch Off! Revendication de l’attaque incendiaire contre des cimenteries « Melón » et « Áridos Río Maipo » (3 août. Secteur San Juan de Llolleo, région de Valparaíso, Chili)

« Nous sommes les tas de gravats et les grains de sable dans les engrenages d’une machine qui avance inexorablement à un rythme effréné. Nous sommes les facteurs perturbateurs dans la salle des machines »
Groupe Volcan

La nuit du samedi 3 août, accompagnés des forces du fleuve, nous avons décidé d’attaquer la cimenterie Melón et l’entreprise Áridos Río Maipo S.A. situées près de l’embouchure du fleuve Maipo. Nous avons tenté de paralyser le fonctionnement de ces deux entreprises en pénétrant dans leurs locaux et en mettant le feu à leurs lignes de production, à leur logistique et à leurs bureaux administratifs en y plaçant 10 engins incendiaires, ce qui a conduit à la destruction totale de leurs installations. Nous avons ainsi consolidé notre troisième acte de sabotage* en causant des dommages importants aux entreprises qui détériorent et menacent la vie le long du fleuve Maipo, en leur restituant une partie des dégâts qu’elles ont causés pendant des décennies à la terre et à l’environnement où elles opèrent, afin de contribuer à la lutte contre la dévastation. À la destruction de la terre et de nos vies, il n’est digne que de répondre par la destruction totale de ce qui les détruit.
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Allemagne : plein de bonnes raisons de saboter le réseau ferroviaire !

[La nuit de dimanche à lundi 29 juillet, un double sabotage de câbles le long des voies ferrées à Brême et à Hambourg a paralysé une partie des trains à grande vitesse allemands. Une attaque dont nous avions déjà rendu compte ici, à laquelle il faut désormais ajouter un autre sabotage identique à Berlin la nuit de jeudi à vendredi 1er août vers 3h, dans le quartier de Charlottenbourg. Selon la compagnie ferroviaire allemande, la Deutsche Bahn, plusieurs aiguillages et signaux sont hors-service entre la gare centrale de Berlin et Berlin-Spandau suite à l’incendie volontaire de plusieurs mètres de câbles sur un pont, provoquant des centaines d’annulations et retards de trains tant régionaux qu’à grande vitesse, qui vont durer au moins tout le week-end.
Le 2 août, un communiqué a été publié sur de.indymedia revendiquant les attaques contre le réseau ferroviaire à Brême, Hambourg et Berlin, dont nous livrons ici une traduction de l’allemand, et qui salue en passant la délégation inattendue et les saboteureuses qui ont successivement allumé la flamme olympique dans les regards de câbles de la SNCF puis dans ceux du réseau internet et des antennes-relais…]


Attaquer l’infrastructure de la Deutsche Bahn – saboter la guerre et le colonialisme

Cette semaine, des attaques incendiaires contre l’infrastructure de la Deutsche Bahn [DB, SNCF allemande] ont eu lieu à Brême, Hambourg et Berlin. Les pannes provoquées par ces attaques permettront, souhaitons-le, de créer des interruptions efficaces dans la routine capitaliste. Le groupe ferroviaire public constitue, comme aucune autre entreprise, la colonne vertébrale et les artères vitales de l’économie allemande, en lui fournissant le carburant qui l’alimente et la fait tourner : chaque jour, des tonnes de matières premières pillées dans le monde entier sont acheminées par rail via sa filière fret, DB Cargo, vers les ateliers et usines des grandes industries de l’acier, de la chimie ou de l’automobile, pour satisfaire l’appétit insatiable en biens de consommation et en matériaux de construction de cette société.

En même temps, nous sommes au milieu d’un vaste processus de transformation, de l’ère des énergies fossiles vers un monde hautement technologisé et électrifié, que le gouvernement fédéral nous vend sous le terme trompeur de « transition énergétique ». La logistique de la Deutsche Bahn joue un rôle-clé dans ce processus. Elle développe par exemple actuellement des solutions de transport pour les batteries à hydrogène et au lithium afin de stimuler le développement d’une économie « verte » en Allemagne, et de rendre le pays attractif pour les entreprises qui souhaitent s’implanter et investir dans de nouvelles technologies. La gigafactory de Tesla à Berlin-Grünheide est sans doute l’exemple le plus connu et le plus controversé à ce jour de cette folie mensongère. Cela va de pair avec l’émergence et l’expansion de projets extractivistes et de nouvelles voies de transport, afin de convoyer les ressources convoitées et disputées telles que le cobalt, le lithium, le nickel, le cuivre ou le silicium, indispensables aux technologies prétendument durables, des mines vers les usines de traitement et les sites de production. Alors que la politique et l’industrie en espèrent de nouveaux marchés et des affaires lucratives, cette évolution signifie surtout une chose pour la planète : la progression vers sa destruction généralisée. Désormais, avec son label vert et au nom de la protection du climat, Deutsche Bahn est à l’avant-garde de ce mouvement.

Quand les trains s’arrêtent, les processus finement programmés de ce système d’exploitation et de destruction sont interrompus et ralentis.

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Le chiffre du jour : plus de 10 millions

A Fenouillet (Haute-Garonne), suite à l’assassinat de Maïky par des gendarmes pour un « refus d’obtempérer », plusieurs intérêts économiques et administratifs ont flambé les deux nuits du 25 et du 26 juillet autour du camp de Ginestous, où habitait le jeune gitan. Parmi ces derniers, on compte des camions-toupie du bétonneur Lafarge, des véhicules et un bâtiment de Toulouse-Métropole, mais aussi une entreprise jusque là trop peu connue : CSI Sud-Ouest, spécialisée dans la fabrication de circuits imprimés pour l’armée, l’aéronautique ou l’industrie nucléaire.

Une semaine plus tard, le directeur général de CSI qui n’a pas oublié sa particule dans la poche, Éric de Ponthaud, vient de livrer la bonne nouvelle du jour : « 2000 m² se sont embrasés. La structure est toujours debout, mais tout est noir à l’intérieur. Un seul bâtiment a été sauvé, mais ne représente qu’un quart des processus de l’usine. « Les machines qui ont disparu ont une valeur supérieure à 10 millions d’euros », détaille le directeur. S’ajouteront aussi les coûts de démantèlements, reconstructions, la perte financière de l’arrêt d’activité. Des sommes colossales. » Il mise sur un chantier de reconstruction qui va prendre au moins 18 mois, pendant lesquels toutes les industries de mort qu’il se faisait un plaisir d’alimenter ne recevront plus leurs précieux composants made in Toulouse. Un « refus d’obtempérer » aux intérêts supérieurs de la nation, mais à l’insu de son plein gré en quelque sorte…

[La Dépêche du Midi, 2 août 2024 (extrait)]

anonyme, inconnu, inqualifiable, innommable, insupportable