Trognon, 27 mai 2024
On a diffusé ce tract anti-nucléaire le 22 mai à l’entrée d’une soirée de conférences sur le climat à l’université de Caen (en présence de François Gemenne, membre du GIEC), et le 25 mai lors de la marche pour le climat à Caen.

Et le nucléaire dans tout ça ?
L’expérience ordinaire rappelle tous les jours la dégradation générale des possibilités de vie sur Terre. Dans quelques dizaines d’années, le sol, l’eau et l’air seront encore plus empoisonnés, une partie des terres immergées et une quantité énorme d’espèces ne seront plus que des souvenirs. La sécheresse est d’ores et déjà une réalité palpable, même dans les régions tempérées. Le désastre est notre lot quotidien. Et dans cette affaire, il n’y a rien à attendre des gouvernements pour améliorer les choses et changer de cap, et pour cause : ils font partie du problème.
C’est avec effroi que nous constatons que le feu atomique est présenté comme la solution au réchauffement climatique. Et ce tour de force des plus cyniques semble fonctionner dans une partie importante des marcheurs et marcheuses pour le climat qui relaient, sans mentionner ses complicités avec l’industrie nucléaire, le discours de Jean-Marc Jancovici.
Pourtant, les mouvements « écolo », s’ils sont un tant soit peu sérieux et conséquents, ne peuvent pas passer à côté de la critique du nucléaire. Les catastrophes de Three Miles Island, Tchernobyl, Fukushima ont montré les dangers sanitaires et environnementaux de cette industrie – sans oublier Hiroshima et Nagasaki, car le nucléaire est toujours civil et militaire. D’ailleurs, alors que les gouvernements essayaient jusqu’à présent de cacher le fait que l’objectif de développer l’industrie nucléaire soit d’abord de s’assurer la possibilité de faire la bombe atomique, ils ne s’en cachent même plus aujourd’hui. C’est ainsi que Macron a annoncé publiquement que l’armée allait utiliser la centrale nucléaire de Civaux pour produire du tritium pour la bombe atomique. Le but est de nous habituer à une ambiance belliqueuse et patriotarde. Lire la suite



Vendredi 24 mai, dans une Nouvelle-Calédonie placée sous état d’urgence depuis plus d’une semaine par l’Etat colonial français, alors que les autorités mettent inlassablement en avant le lent démantèlement des barrages tenus par des insurgés kanak et le retour à l’ordre à l’aide de l’armée et des troupes d’élite (GIGN, RAID), la situation n’est pas revenue à la normale, loin s’en faut. A titre d’exemple, l’ensemble des vols commerciaux sont annulés depuis le 14 mai et le resteront au moins jusqu’au 2 juin, afin de laisser la priorité de l’aéroport international de La Tontouta aux militaires, aux flics, et à la gestion administrative de l’approvisionnement de l’île, tandis que toutes les écoles ont été fermées sur ordre le 19 mai, avec une rentrée qui n’est pas prévue avant le 17 juin. De la même façon, toutes les visites des proches aux 133 patients de la clinique de Nouville restent interdites depuis 10 jours. Après un premier bilan (imagé) des destructions en cours 




